DES
fra:scesc'UI (Giacomo). Médecin italien de mérite, exerça l'art de guérir à Lucques dans la première moitié de ce siècle. Il était médecin de la cour, professeur de thérapeutique spéciale, de clinique et de médecine légale au lycée royal de Lucques, directeur des bains de Lucques. On peut citer de lui :
I. Saggio sitll' uso dei barjui, per servir alla sloria dei bagni di Litcca. Lucca, 1811, in-8*; 2' édit., sous le litre : Igea de' bagni e piu parlicolarmenle di quelli di Lucca. Lucca
1820, in-8°. — II. Sut modo di consiliar i conlroslimolisti co' loro avversari. Lucca, 1818, in-8°. — in. Dello stato atluale délia medicina italiana, prolusioite alla cattedra di clinicanel R. lÂceo Lucchese per l'anno 1819-20. Lucca (1820), iii-8°. — IV. Anitali di medicina pralica compdali nelV Istiluto clinico dei /}. Licco Luchese. Anno primo. Lucca.
1821, gr. il. -8° (.\ual. iu Uinodei, Annali iiniv. di met/., vol. XXI, p. 1G9, 1822j. — V. Brevi cenni sul choiera. la Ann. univ . di med., t. LIV, p. 219, 560, 1851. L. ll.\-.
FRA>'CHl.UO\T DE FRA\KE\FELD (NicoL.\s). Professeur pendant quarante-trois ans à l'Université de Prague, comte palatin, médecin et conseiller des empereurs Ferdinand 111 et Léopold I", premier médecin du royaume de Bohême. Tels sont les places et les titres qui vinrent trouver ce personnage sans qu'il les méritât réellement, si l'on en juge, du moins, par les deux ouvra^^es qu'il a laissés, rapsodies compilées de quelques mauvais auteurs. Franchimont mourut le 28 février 1684.
I. Nexus Galeno hippocraticus de passione hypochondriacâ- Prague, 1675, in-4°. — II. IJthotomia medica, seu tractalus lithontripticus de calcula reiium et vesicœ. Prague 1683 in-S". A. c'
FRAXCHIPAXIER. Voy. Frangipanier. Pl.
FRA\'CEO\i (Sauveur). Médecin sicilien, né vers le milieu du seizième siècle, mort le 4 juin 1627, tenait une officine pharmaceutique à Palerme. D'après Mongitore {Bibliotheca Sicula), il jouissait de l'estime de ses conci-
DICT. BNG. A' S. VL J
2 FRANCIUS.
toyens et était considéré comme uii fort savant homme. Il a publié un traité élémentaire de pharmacie sous ce titre :
Discorsi nelle quali s'insegna con diligenza alli discepoli delV arle Varte délia septlaria Palermo, 1625, in-4°. L. Hn.
FRAIVCIS (John-William). Né à New- York en 1782, fit toutes ses études médicales dans cette ville, où il fut reçu docteur en mai 1811. Fut nommé successivement professeur de matière médicale à l'université en 1835, puis professeur d'accouchements et de médecine légale au collège Rutger. Il est mort en 1840. Nous connaissons de lui :
I. An Inaugural Dissertation on Mercury ; emhracing ils Médical History, curative Action, and abuse in certain Diseases. New-York, 1811, in-S" ; autre édition, 1816, in-S". — II. Letler on Fébrile Contagion, addressed to Dav. Hosack. New-York, 1816, in-8°. — III. Cases ofMorbid Anatomij : 1. History ofa Case of Diseased OEsophagtis, with a Détail of the Morbid Appearences of Ihat and otker Parts of the Body, with Remarks. — 2. Case of Scirrhus oft/ie Pylorus. — 3. Case of Scirrhus oftlie Pylorus Accompanied luith a Tuberculated Liver. — 4. Cases of Tubercles of the Liver. In Transactions of the Litt. and Philos. Society of New-York, X. I et New- York, 1820. — IV. Two Cases of Extraordinary Tumours fornied on the External Surface of the Utérus. In America7i Médical Piccoi-der, octobre 1821. — N. Cases of Ichthyosis. In American Journal of Médical Science, t. II, 1828. — VI. Letter on the Choiera Asphyxia. New- York, 1832, in-8°. — VII. Observations on Minerai Waters of Avon. New-York, 1834, in-S". A. D.
FRAIXCIS (Thomas). Né à Ghester, fit ses humanités à Oxford, et après avoir obtenu la maîtrise ès-arts, étudia le théologie; mais il abandonna bientôt cette branche pour étudier la médecine, à partir de 1550, avec l'assentiment du docteur Wryght, vice-chancelier de l'Université. Dès 1551, il enseignait la médecine comme suppléant de John Warner ; il obtint le grade de docteur en médecine le 9 mai 1554. En 1560, il fut agréé fellow du Collège des médecins de Londres, qu'il présida en 1568. Dans les annales de la savante compagnie, il est nommé : « Vir probus atque doctus et eadem universitate (Oxford) prolector publicus medicinœ. » Il fut donc professeur à l'Université d'Oxford ; en 1561, il succéda à Hugh Hodson comme prévôt de Queens Collège, et plus tard il devint le médecin particulier de la reine Elisabeth, qui, paraît-il, le tint en grande estime. ' L. Hn.
FRAXCISCEA. Nom donné par Pohl, à un genre de Scrofulariacées que les botanistes actuels réunissent aux Brunsfelsia (voy. Brunsfelsie). Pl.
FRAI^^CIISCI (Jean). Médecin danois né àRipen,dans le Jutland, en 1532, fit ses études médicales à Copenhague, alla ensuite les poursuivre à Francfort et à Heidelberg et fut reçu, dit-on, médecin en France. Nommé professeur de médecine à Copenhague en 1561, il exerça la médecine dans cette ville et reçut du gouvernement le titre d'inspecteur de l'instruction publique. Francisci est mort le 4 juillet 1584. Il est connu par ses traductions latines d'une partie des ouvrages d'Hippocrate et de Galien , et passait pour un habile versificateur. Un poëme de lui est fort recherché des bibliophiles médecins ; il a pour titre :
De oculorum fabricâ et coloribus carmen. Wittemberg, 1551, in-8°. A. D.
FRAMCIUS (Giovanni-Battista). Médecin italien, né à Pallenza, vivait dans la seconde moitié u seizième siècle. Il fit ses études médicales à Pavie et
FRANCK DE FRANCKENAU (Les deux). 5
obtint le bonnet doctoral à l'Université de cette ville; il se fixa ensuite à Milan et y exerça l'art de guérir pendant un grand nombre d'années. D'après Argelati [Bibliotheca Mediolanensis) , Francius a publié :
I. Elenchus utilitatum de sectione venarum in pedibus. Mediolani, 1693, in-12. — II. Pillola antivenerea, o sia inistura aiiliacida unico purificativo degli umori. Milano, 1700, in-12. L, Hn.
FRAIVCK (Anders-Georg). Né à Uddevalla, le 19 juillet 1793, fit ses premières études à Gôllieborg, puis en 1812 étudia à l'Université d'Upsal, subit en 1815 son examen médico-philosophique, et lut nommé médecin (candidat) en 1819.11 servit ensuite à l'hôpilal des Séraphins, prit sa licence en 1821, devint pensionnaire du Fàlt-Lakarc-Corps, puis médecin à l'hôpital militaire de Stockholm. Enfin, il se fit recevoir docteur en médecine à Upsal en 1822 et fut nommé successivement aux fonctions de vice-médecin provincial à Blekinge, intendant des bains de Ronneby et médecin de bataillon à un régiment d'artillerie, en 1822, puis nommé chirurgien de la ville de Gôtheborg, en 1824. Il prit en 1825 son congé comme médecin de bataillon, et se fixa délinitivement à Gôtheborg. Il devint membre du Vetensk. och VUterhets-SamhàUet en 182G,du Svensk Làkare Sâllkapet en 1828. On a de lui :
I De origine myrrhce controversa. Spec. 2 (praes, Afzelius). Upsaliae, 1818. — II. Dissert. inaufj. jihysiol. indolem nec non absoriionem cinjli sistens (pra^s. J. Aakeriiiaiin). Upsaliic, 1822. — III. Hândelse af Buksaar. \i\Sv. Lâk. Sâllsk. Handlingar, Bd. X, p. 146, 1825. — IV. Autres arlicks dans Sv. Lâk. Sâllsk. Handlingar. L. Un.
FRAIVCK DE FRA1VCKEIVAIJ (Les DEUx) .
Franck de Franckenau (Georges). Naquit à Naumbourg, dans la Misnie le 3 mai 1643. 11 fit ses premières études dans sa ville natale, à Mersebour"^ et à Leipzig. « Pour cultiver les heureuses dispositions qu'il montrait, dit Dezeimeris, les chanoines de Naumbouig lui fournirent les moyens d'aller, à Và"e de dix-huit ans, continuer ses études dans l'Université d'Iéna. 11 y liit nommé poëte lauréat, pour le talent avec lequel il faisait des vers allemands, latins grecs et hébreux. Au bout de trois ans, il fut en état de faire des cours de botanique, de chimie et d'anatomie, et peu de temps après il prit le bonnet de docteur à Strasbourg (166(5). 11 occupa successivement les chaires de médecine des Universités de Heidelberg (1671), de Wittemberg et de Copenhague, et fut médecin de l'électeur palatin, de l'électeur de Saxe et du roi de Danemarck, qui l'honora des titres de conseiller aulique et de justice. Franck mourut le 16 juin 1704 (à Copenhague), à l'âge de soixante ans. Pendant son séjour à Ileidelberf, il avait été douze fois doyen de la Faculté, recteur et vice-cliancelier de l'Université. En 1692, l'empereur Léopold l'anoblit avec toute sa famille, et le nomma comte palatin en 1693. 11 était membre de l'Académie des Curieux de la Nature (sous le nom d'Argus], de la Société royale de Londres et de diverses autres Académies. De toute la célébrité dont jouit Franckenau, il ne lui est resté que la réputation de médecin fort érudit, et encore faut-il ajouter qu'il a plus souvent appliqué son érudition à traiter des sujets bizarres que des sujets utiles. Ses œuvres ne consistent guère qu'en des programmes et des disserta-tions académiques dont une partie a été réunie dans une collection, » et qu'on trouvera énumérées dans Haller et dans la biographie médicale de Pauckoucke. Nous nous bornerons à citer les plus importantes :
4 FRANCKE (Les).
I. Dissert, de colica. Arg-entorati, 1665, in-4° (prœs. J. A. Sebiz). — II. Diss. de pleuritide. Argentorati, 1666. in-4°. —III. Diss. de scorbuto. Heidelbergaî, 1670, in-4°. — IV. Diss. de hœmorrho'idibui. Heidi'lb., 1672, in-4°. — V. Diss. de musica, Heidelb., 1672, in-4°. — YI. Institutionum medicarum synopsis ac methodus dïscendi medicinam, quain priinis jjrœlectionibus delineavit. Heidelb., 1672, in-4°. — WX.Lexicon vegelabiliumusualiiim, in iisum medicinœ, pharmacopœœ et chirurgiœ studiosoruin. Argentorati, 1672, in-12 ; Lipsiœ, 1676, in-8°. — VIlI. Tractatus philologico-medicus de cornutis, in quo varia curiosa delibantur ex tlœologorum, juriconsultorum, medicorum.. .monumentis. Heidelbergœ, 1678, in-4°. — IX. Dissert, de phtliiriasi, vwrbo pediculari, qua nonnulli imperatores, reges, aliiquc illustres viri ac fœminœ misère inlerierunt. Heidelb., 1678, 111-4°. — X. Bibliotheca parva zootomica. Heidelb., 1680, in-4°. — XI. Agonismata physico-medica undecim de medicamentorum simplicium laudibus . Heidelb., 1681, in-4''. — XII. Collegii disputatorii ad institutiones medicas conamina Vil. Heidelb., 1686-87, in-4°. — XIII. Dissert, de orlu et progressa universitalis in Germania antiquissimœ Heidelbergensis. Heidelb., 1687, in-4''. — XIV. Satyrce medicœ viginti, quibus accédant dissertationes sex varii sitnulque rarioris argumenli. Lipsiœ, 1722, in-8» (publié par son fils Georges-Frédéric). — XV. Nombreux mémoires dans les Éphémerides des Curieux de la Nature et en manuscrit une bibliographie générale des médecins. L. Hn.
Franck de Franckenau (Georges-Fréderic). Fils du précédent, naquit à Strasbourg le 28 août 1669, étudia la médecine successivement à Altdorf et à léiia, et prit le grade de docteur à cette dernière Université en 1692. Peu après il fut nommé professeur extraordinaire à Witlemberg, et plus tard obtint la place de professeur ordinaire à l'Université de Copenhague. C'est dans celte ville qu'il mourut en mai 1732. Il était membre de l'Académie des Curieux de la Nature sous le nom de Philarète. « U s'occupa spécialement de la physiologie et combattit avec avantage les opinions singulières de Berger au sujet de la nutrition ; mais les hypothèses qu'il crut devoir substituer à celles de ses adversaires ne valent guère mieux. » (Biogr. Panck.).
Voici la liste de ses ouvrages :
I. Diss. de pericardia. Altdorfii, 1699, in-4'' (pries. J. -M. Hoffmann). — II. Catalogus itariorum tractatuum, programmatum ac disputalionam sub Ge. Franci à Franckenau prœsidio habitarum, collectas ab ejus filio. Dresdœ, 1692, in-4''. — III. Onchyologia curiosa, seu tractatus de unguibus physico-medicus. lenae, 1696, in-4''. — IV. Diss. de sudore. Havniae, 1701, in-8°. — V. Aiiastomosis defecta, seu disp. physiol. posterior, mutuas vasorum osculaliones, secretiones animales et membranarum usus ostendens. Havnise, 1704, in-4°. — ^l.Diss. de morborum transplantatione et cura synipalhetica. Havniae, 1708, in-4°. — VII. De unguibus monstrosis et cornuum productione in puella Lalandica. Havnise, 1716, in-4'' [Ephem. Nat. Cur., Cent. I, obs. 32). — VIII. Diapedesis restituta. Havnise, 1716, in-4''. — IX. Disq. epislolaris de succi nutritii transita per nervos, ejusqae in corpore huinano affectibus. Lipsiœ, 1696, in-12. — X. De strophe seplimestri fœtus, Gallis dicta la culbute, falso hactenus crédita. Havnice, 1750, in-S". — XI. Observ. insérées dans les Ephem. JSat. Curiosorum. L. H\.
FRAIVCKE (Les).
Francke (Johann). Médecin allemand, mort à Ulm en 1728, à l'ào^e de quatre-vingts ans. 11 exerça, paraît-il, avec éclat l'art de guérir dans cette ville. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages sur la botanique médicale et la thératique, fort érudits il est vrai, mais dénotant une absence presque totale de critique et de jugement ; c'est une énumération interminable des propriétés médicales attribuées à chaque plante, un véritable monument élevé à l'empirisme le plus aveugle. Citons-en un exemple seulement : la pomme de merveille (Momordica) est balsamique, carminative, vulnéraire, susceptible de guérir les hernies des petits enfants, les gerçures du sein des nourrices, les hémorrhoïdes, les brûlures, etc., etc.
Voici rénumération des ouvrages de Francke :
FRANCKE (Les). 5
I. Polychresta licrba veronica, ad holaniccs, philnsophiœ et mcdicinœ ctjnosuram elaborata. Ulmaï, 1690, in-12. A paru encore sous le titre : Veronica tlieezans, seu collalio veronlcœ Europeœ cnm tliee Chinilko, accessit conjectura de Alijso Bioscoridin. Suabaci, ltJ93, in-12; Cuburgi. 1700, in-1'2. Trad. fr. : Le thé de l'Europe, ou les propriétés de la véronique. Paris, 1704, in-12; Reims, 1707, in-12. — II. Tiifolii fibrini historia selectis observationibus et perspicuis ezemptis illuslrata. Francofurti, 1701, in-12. — HI. lleiba alléluia, botanice considerata, ex veferum ac recentiorum dccretis, imprimla propria praxi in nupera 1703 et 1704 febri epidemica Ulmœ observata. Ulmre, 1709, in-12. —IV. De vera antiquorum aretosella cjusdemque virtute contra febres inalignas, petecliiales et pestem ipsam achrouma /«'s<or/co-mef//c«m. Augustœ Vindelicorum, 1717, in-12. — V. Spicileqium de euphrasia herba, m.edicina polychresta, veroque oculorum solamine, plurimis veferum medicorum moninientis completum. Francof. et Lipsiœ, 1717, in-8°. — VI. Bas verschmâlite und ivieder erhôhte Flachsseidenkraut oder Bericht von dem heylsamen und viclcn Mcn~ sclien verborgcnen Nutzen dièses Geivâchses. Ulm, 1718, in-8°. — VII. De scordio lierba, schediasma poslhumum Jo. Jac. Klein Icnechti, antiquorum monument is auctutn. Ulmœ, 1720, in-H". — VIII. Thappuach Jerusc/ialmi, seu momordicœ descriptio medico-chirurgico-pharmaceutica. Ulmœ, 1720, in-8°. — IX. Tractalus singularis de urtica urente, de qua Grœci et Latini pauca, paucissima Arabes conscripserunl. Dillingœ, 1725, in-8°. — X. Caslorologia. Augustae Vindel., 1685, in-8°, 1725, in-S". Trad. franc, par Eidoiis : Traité du castor, dans lequel on explique la tiature, les propriétés et l'usage médico-cirimique du castoréum. Paris, 1746, in-12 (ouvrag^e laissé inachevé par .1. 3Iarius et complélé par Francke). — XI. Grilndliche Untersucliung der unvcrgleichliclien Sonnenblume von Peru. Ulm, 1725, in-S". !.. Un.
Francke (Andreas-August). Né à Spaiidau, dans le Miltelmark, le 1/) octobre 1788, devint en 1804 élève du séminaire militaire médico-chirurgical de Berlin, servit en 1806, comme chirurgien d'ambulance, eu 1808 conmic aidechirurgien d'armée à Konigsberg, puis en 1810 revint à Berlin et en 1812 fut nommé préfet au séminaire militaire, et enfin après avoir servi de reclief dans l'armée subit en 1815 ses examens définitifs. 11 ne prit son titre de docteur qu'en 1817 à Halle, puis se fixa à Berlin oii il devint attaché à l'Institut royal Frédéric-Guillaume en qualité de médecin d'état-major. L'époque de sa mort nous est inconnue.
Nous citerons de lui :
I. Diss. inaug. de anevrysmatum curatione. Halse, 1817, pr. in-8°. — II. Ueber die Nothwendigkeit bei der Opération der Puhader-Geschwulst durch Unterbindung den rcchten Zeitmoment zu benutien. In Hust's Magazin f. Ueilk., Bd. II, p. 449, 1817. — 111. Krankheils- und Heilungsgeschichle einer ans organischer Ursache {durch cine Schusswunde) enistandenen Aphonie. Ibid., Bd. V, p. 224, 1819. L. Un.
Francke (Hrinrich-Léopold). Fils d'un médecin, naquit à Eilenburg sur la Mulde, vers 1785. 11 fit ses études médicales à Leipzig, où il prit son bonnet doctoral en 1811 ; il se fit recevoir en outre docteur en philosophie, puis alla se fixer à Dresde, m il devint conseiller de la cour en 1824, et remplit les fonctions de professeur à l'Académie médico-chirurgicale jusqu'en 1827; cette même année il fut nommé conseiller médical et peu après médecin particulier du roi de Saxe. En 1850 il fut décoré de l'ordre du Mérite civil.
On a de Francke :
I. Dissert, qua poliora doctrinœ de morbis animi capita nova examini subniittuntur. Lipsiœ, 1811, in-4°. — II. De noctis efficacia in mutando morborum decursu comnientat/o. Dissert, inaug. Lipsiœ, 1811, in-4°. — III. Geschichte einer Herzkrankheit, nebst einer merkwûrdigen und seltenen Anomalie iin Baue des Gefâssystems. In Dresdner Zeitschr. f. Natur- und Hedkunde, Bd. V, H. 2, p. 129, 1827 (Extr. publ. dans Journ. des progr. des se. méd., t. XVll, p. 250, 1829). — IV. Francke fut l'un des rédacteurs du Dresdner Zeitschrift fïir Natur- und Hedkunde, de 1819 à 1828. L. Hn.
Francke (Franz). Frère du précédent, vit le jour à Eilenburg le 14 sep-
6 FRANCO (Lus).
tembre 1796. Il fit ses premières études à la Nicolaischtiîe de Leipzig, puis en 1811 devint élève de l'école Saint-Afra à Meissen, et à partir de 1816 fréquenta successivement les Universités de Dresde, de Leipzig, de Gottingiie et de Berlin; il soutint sa thèse inaugurale à Leipzig en 1821, puis, après un voyage en France et en Angleterre, s'établit à Dresde. Jlaladif à partir de 1831, il fréquenta successivement les eaux de Carlsbad, de Tœplitz et d'Ems ; il mourut à Dresde le 6 mai 1857 d'une affection ganglionnaire très-complexe. On connaît de lui :
I. Dissert, inaug. med. pnychol. de serfe et causa vésaniœ. Lipsise, 1821, in-^". — II. Veber den Antheil des Kôrpers an Erzeugung psychischer Krankheituziistânde. In Nasse's Zeitschr. f. Anthropologie, Bd. \, H. 2, p. 257, 1824. — III. Une traduct. : Swa\. Veber die Localhrankheiten der Nerven. Aus dem Engl. mit Anmerk. Leipzig, 1824, in-S". L. Hn.
FRAIVCKEIVBERG (ABRAHAM von). Alchimiste allemand, né à Ludwigsdorf, enSilésie, le 24 juin 1593, mort dans la même localité le 25 juin 1652. 11 s'est rendu célèbre par ses polémiques avec le clergé sur les questions de la communion et de l'eucharistie qu'il rejetait; il dut même pendant quelque temps se réfugier à Dantzig, oiî il vécut plusieurs années avec le mathématicien Hevelius. Il s'est surtout occupé d'alchimie et entretenait une correspondance active avec plusieurs savants. Outre divers ouvrages d'une allure plus ou moins mystique : Sphœra mystica, Trias mystica. Gemma niagica, Notœ mysticœ, etc., il a publié :
Via veterum sapientium. Amstelodami, 1675. L. Hn.
FRiiKCO (Les).
Franco (Pierre). Cet habile chirurgien, natif de Turrières, ou Turriers, chef-lieu du canton actuel du département des Basses-Alpes, arrondissement de Sisteron, et qui enseigna l'anatomie à Fribourg et à Lausanne, est auteur des deux ouvrages suivants qu'on ne peut trop lire ni trop méditer :
I. Traité contenant une des parties principales de chirurgie, laquelle les chirurgiens herniaires exercent. Lyon, 1556, in-8°. — II. Traité des hernies. Lyon, 1561, in-S".
C'est dans ce dernier ouvrage que Pierre Franco dévoile pour la postérité, et dans un langage empreint d'une grande honnêteté alliée à une charmante modestie, la méthode de la taille dite du haut appareil, et un spéculum matricis. Cela vaut la peine qu'on s'y arrête.
Il paraît certain que Pierre Franco a été le premier qui ait proposé et mis en pratique la méthode du haut appareil dans un temps où on ne faisait guère usage que de celle du grand appareil. On a même donné le nom de Methodus Franconica à la première. Nous n'avons pas besoin de dire qu'il s'agit ici d'ouvrir la vessie dans son fond et à l'hj-pogastre. A peine Franco eut-il mis cette opération en usage, que les chirurgiens de son temps la condamnèrent et n'en parlèrent que pour la décrier. Franco l'a cependant pratiquée avec succès en 1560, à Lausanne, sur un enfant de deux ans. Et depuis ce temps là, Bonnet, Greenfield, Proby, Douglas, Tornhill, Smith, Pye, Macgill, Morand, Heister, et d'autres, lui ont donné leur approbation. Quant au specidum malricis, dont Franco donne la figure, l'on n'a pas fait attention au but que son inventeur s'était proposé. L'on n'a vu là qu'un simple spéculum, un miroir destiné à voir, plus ou moins clairement, ce qui se passait dans les organes génitaux de
FRANCO (Les). 7
la femme, tandis que notre chirurgien-herniaire avait imaginé cet instrument comme devant servir de forceps, de dilatateur à trois valves, au moyen duquel il avait en vue d'englober la tête foetale, de la saisir, et de l'attirer en dehors [voy. l'article Forceps (Histoire) de ce Dictionnaire]. A. C.
Franco (Jean). Il était d'Eersel, village du Brabant, dans l'ancienne Canv pine. Né vers le milieu du seizième siècle, il étudia la médecine et la philosophie à Louvain, quitta cette université pour aller prendre le bonnet de docteur ailleurs, se fixa ensuite à Bruxelles, où il fut reçu bourgeois, et pratiqua la médecine au moins jusqu'en 1594. Comme il avait aussi étudie les mathématiques, on le chargea de dresser les éphémérides, c'est-à-dire des almanachs pour la ville de Bruxelles. Ils parurent en flamand avec l'approbation du censeur ordinaire, et la permission du consul du Brabant, quoiqu'ils fussent remplis de visions astrologiques. Le titre de l'ouvrage que Jean Franco donna pour l'année ISO'i, peut se rendre ainsi en français : Éphéméride météorologique^ ou Grande pronostication et Journal des surprenantes révolutions de l'univers, mais particulièrement des inclinations favorables des astres par rapport aux Pays-Bas, pour l'année de IS.-S. 1594. Anvers, 1594, in-4".
Cette rapsodie, eut, avons-nous besoin de le dire, plus de succès de vente que les plus beaux chefs-d'œuvre de nos illustrations médicales. A. C.
Franco (FraxXCisco). Célèbre médecin espagnol du seizième siècle, naquit à San Felipe de Jativa, dans le royaume de Valence, étudia la médecine à Alcala de Henares, sous la direction de Léon, y prit le bonnet de docteur et y remplit une chaire de médecine jusque vers 1545. A cette époque, il se rendit à Coimbre, en Portugal, oii il obtint une chaire de matière médicale, et enseigna avec un succès considérable ; sa réputation arriva jusqu'au roi de Portugal, Jean III, qui le nomma son médecin particulier. Enfin vers 1550, Franco revint en Espagne, après avoir voyagé dans diverses parties de l'Europe. Il se fixa à Séville et y exerça l'art de guérir avec un succès toujours croissant et obtint la première chaire de médecine au Colegio major de Saiita Maria de Jésus, à l'Université. Une épidémie ayant éclaté à Utrera, V Arjuntamiento de Séville l'envoya dans cette localité pour étudier les maladies qui y régnaient. Franco s'acquitta avec honneur de sa mission et publia à cette occasion un livre fort intéressant sur les maladies contagieuses et leur traitement. Dans ce livre, il passe en revue une grande partie de la matière médicale de l'époque, mais combat l'usao-e exagéré de la saignée dans la peste, et l'abus que faisaient alors les médecins de la salsepareille dans le plus grand nombre de maladies. Yoici le titre de ce livre : Lihro de enfermedades contajiosas et de la preservacion de ellas. Sevilla 1569, in-4". Franco est en outre l'auteur d'un autre ouvrage sur les usases de la neige et de l'eau glacée : Tratado de la JSieve, dirigido al muy ilustre Sr. D. Bernardo Enriquez. Sevilla, 1059, in-4». Ajoutons enfin que pendant son séjour à Alcalâ de Henares, il eut l'occasion de rendre à cette ville, jusqu'alors très-malsaine et souvent visitée par la peste un service signalé, en faisant dessécher un vaste marais qui existait aux portes de la ville. L. Hn.
Franco (Miguel). Autre médecin espagnol, naquit à Andujar, étudia la médecine à l'Université de Séville, et après y avoir pris le grade de docteur, s'établit dans sa ville natale et y devint médecin titulaire. A l'occasion de la peste
8 FRANÇOIS (Les).
bubonique qui ravagea Séville, Ecija, Cordoue, et diverses parties de l'Andalousie, il publia l'ouvrage suivant :
Discurso médicinal, en el cual se déclara la orden que se ha de tener para preservarse de la peste y otras enfermedades. Cordoba, IGOl, in-8°. L. Un.
FRAIVCOA. Cav. Genre de plantes, de la famille des Saxifragacées, dont une série porte son nom. 11 a été considéré jadis comme le type d'une famille des Francoacées, et il présente en même temps de grandes affinités avec les Crassulacées. Ses fleurs sont généralement tétramères, polypétales, diplostémonées, et leur gynécée, libre, a un ovaire à quatre loges saillantes, complètes ou incomplètes, superposées aux pétales et renfermant chacune un grand nombre d'ovules anatropes. Le fruit est capsulaire. Les Francoa sont des herbes vivaces du Chili, à feuilles alternes, pinnatifides, à fleurs disposées en grappes simples ou composées. Dans leur pays natal, le F. soncliifolia Cav. et le F. appendiciilata Cav. sont employés comme plantes médicinales, sous les noms de Panke et de Llanpangue. Ce sont des herbes astringentes, et comme telles employées au traitement des inflammations, des contusions. Pour la même raison leur suc peut servir d'encre. C'est surtout le P. Feuillée qui a fait connaître leurs propriétés. On applique le suc de leurs feuilles sur les hémorrhoïdes et l'on modère ainsi beaucoup, à ce qu'on a assuré, le flux et les douleurs. Le marc des feuilles sert au même usage. Les racines servent à teindre en noir. H. Bn.
Bibliographie. — Cav., in Ann. cienc. nat., IV, 237 ; Icn., VI, 77, t. 596. — Fedill , Journ., II, 742, t. 31. — ExDL., Ge«., n». 4626. — Spach., Suites à Bu ff on, V, 68. — Méa. etDEt,., Dict. Mat. médic, III, 289. — C. Gay., FI. chil., III, 147. — Rosbnth., Synops. plané, diaphor, 57G. — H. Bx. Hist. des pi., III, 341, 421, 431, lig. 388-591.
FRANÇOIS (Les).
François (André). Médecin français distingué, né vers 1775, reçu docteur à la Faculté de médecine à Paris le 5 août 1804. Il avait servi dans l'armée en qualité de médecin militaire et résidé en 1802 et 1805 à Saint-Domingue, où il étudia particulièment la fièvre jaune. En 1821 il eut derechef l'occasion d'étudier cette maladie à Barcelone. François s'était fixé à Paris; il y devint membre de l'Académie de médecine, médecin de l'hospice des Incurables et de l'hôpital Saint-Louis, fut nommé chevalier de la Légion d'honneur, etc. Il était en outre chevalier de l'ordre de Saint-Louis, et depuis 1822 de l'ordre de Charles 111 d'Espagne. Il mourut vers 1840, laissant entre autres :
I. Dissert. inaïKj. sur la fièvre jaune observée à Saint-Domingue. Paris, 1804, in-12. —
II. Avec Bailly et Pariset : Histoire médicale de la fièvre jaune, etc. Paris, 1825, in-8°. —
III. Observ. sur Vemploi de l'extrait de laitue, faites à Vhôpital de la Pitié. Paris, 1825, iii-S" (Ext. publiéd.^Kn. delà mcd. pliys). — IV. iSot. sur l'épidémie régnante à Paris dejiuis le mois de juin 1828. Paris, 1828, iii-8°. — V. Observation de gangrène des extrémités inférieures causée par l'usage du seigle ergoté. In Rec. pér. de la Soc. de méd. de Paris de Sédillot, t. LVIII, p. 72. — VI. De la thridace ; mémoire lu à l'Acad. roy. de méd. le 14 juin 1825. In Arch. gén. de méd., t. VIII, p. 25X, 1825. — VII. Avec Caventon et Pelletier : Hech. sur les jiropriétés chimiques et médicales de la racine de cainca. In Journ. de chim. méd., t. VI, p. 10«, 1830. Tirage à part : Paris, 1830, \n-^\ — Vill. Opin. de quelques corporations médicales et de quelques professeurs en particulier, relativement à la contagion de la fièvre jaune. Trad. de l'espagnol. Ir\ Nouv. Journ. de méd., t. XIV, p. 526, 1822. — IX. Avec Uveniou, etc. : L'eau de Setters. Paris, 1826, in-8°. —X. Divers articles AnusJourn. de pharm., Rev. méd., Transact. méd., etc. L. Hn.
Fraaçoi« (Victor-Joseph) . Né à Lille en 1 7^, docteur en médecine de la
FRANÇOIS DE SIENNE. i)
Faculté (le Paris, président de la Commission médicale et de la Société des sciences et des lettres du Hainaut, membre correspondant de la Société géologique de Friince, de la Société royale de Bordeaux, de la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles, etc., exerça longtemps avec réputation la médecine à Mous, en Belgique. Il est l'auteur d'un ouvrage devenu classique, sur les gangrènes spontanées, et figure comme médecin-poëte dans le Parnasse médical de M. Chéreau.
Essai sur les gangrènes spontaiires. Ouvrage couronné en 1830 par la Société royale de médecine de Bordeaux. Paris et Mons, 1832, m-S". L. Un.
François (Henri-Auguste). Né à Hanovre, en 1812, d'un père français, eut une enfance très-pénible; sa mère se réfugia, avec ses trois enfants, à Strasbourg, où elle ouvrit une école, et le jeune François dut suivre sa carrière académique sans autre ressource que son énergie et sa persévérance. Grâce à l'hôpital militaire d'instruction où il fut admis, il put achever ses études médicales. Il prit son grade de docteur à Strasbourg en 1857, se fixa à la Bobertsan, près de Strasbourg, et y devint médecin communal quelipies années après. Il fut à même de rendre bien des services dans celte situation pénible et ne contribua pas peu, par ses conseils, à assainir la contrée et à faire ainsi diminuer l'endémie du crétinisme qui y régnait de temps immémorial. François mourut en janvier 1875, laissant, outre sa thèse inaugurale, un excellent mémoire sur les effets de l'air comprimé sur l'organisme.
I. Essai sur les fièvres intermittentes. Thè^e de Strasbourg, 1837, in-4°. — II. Des effets de l'air comprimé sur les ouvriers travaillant dans les caissons servant de base aux piles du pontdu Grand-Hhin. In Annal, d'hyg. publ., 2° série, t. XIV, p. 289, 18G0. L. Un.
FRANÇOIS DE PiÉMO]\T, Franciscus de Pede montium.
François, qui tira sans doute son surnom du lieu de sa naissance, vivait au commencement du quartorzième siècle à la cour de Robert d'Anjou, roi de Napics, protecteur des lettrés et des savants. Il ne nous est connu que par un supplément aux œuvres de Mésué le jeune, que Pierre d'Abano avait déjà complétées. Les éditions de Mésué contiennent tantôt l'un, tantôt les deux suppléments. Sprengel estime que, malgré ses défauts et la plus ennuyeuse prolixité, le travail de François de Piémont est le compendium pratique le plus complet de ce siècle. Frezeld y voit simplement une compilation tirée des auteurs arabes.