‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 2 sur 126 · L. Leclerc · texte numérisé non relu

L. Leclerc

FRA]\[ÇOis DE SIEXXE (Fraucesco di Bartolomeo Casini da Siena). Fut compère et médecin du pape Urbain VI, ami de Pétrarque et en correspondance avec Catherine de Sienne qui le désigne comme un médecin de grande réputation (Tirab. V, 70, 190, 215).

Grégoire XI qui connaissait son mérite l'appela, en 1574, à Pérouse, comme professeur de médecine, et il en fit son médecin. En 1587 il fit partie d'une dépulation envoyée par les habitants de Pérouse auprès de Binalto Orsini comte de Tagliacozzo, pro arduis casibns ex summe tangentibiis statum liberum et bonum et pacificum civilatis. Francesco avait en efl'et une position très-élevée, il était allié du cardinal Pietro Orsini, et le pape Urbain VI, successeur de Gi^égoire XI avait tenu son fils sur les fonts de baptême. Plus tard Francesco professa à Pise, et il se mit au service de Malatesta, seigneur de Pesaro ; enfin

10 FRANGULINE.

son traité sur les bains de Petrioli est dédié au rév. évêque de Pavie. On place sa mort en 1590, deux ans après celle du pape Urbain YI dont il avait toute la confiance, et qui légua à sa fille une somme de quatre cents ducats d'or. Pétrarque lui avait écrit une lettre pleine de témoignages d'amitié et qui renferme ce remarquable conseil : Si quid mihi credis, enitere, ut unus sis illorum [si qui sunt) non qui syllogizant, sed qui curant [Rer. senil. XV, Ep. m).

Il y eut encore un autre Franeesco da Siena, souvent confondu avec le précédent, et qui environ dix ans après la mort de celui-ci (1400) fut appelé à Pérouse pour enseigner et pratiquer la médecine. C'est sans doute lui qui était professeur à Bologne en 159G, position que Renzi rapporte par erreur au premier, puisqu'il était mort en 1390. C'est sans doute au dernier qu'il faut attribuer un Consiglio optinio contro le morbi pestilenziale, imprimé dans le quatorzième siècle, sans lieu ni date (Henschelj .

On a de Franeesco di Bartolomeo da Siena :

I. Tractatus de Balneis Petrioli, etc., in Coll. de Balneis. Yenet., i553, in-fol. — II. En Ms. Tractatus de Veneitis, terminé en 1575. Bgd. et L. Hn,

FRAIVGIPAÎXIER. Nom sous lequel on désigne plusieurs espèces de plantes appartenant à la famille des Apocynacées et au genre Plumiera (voy. ce mot).

FRAiVGVLil.. Nom donné dans les officines au Rhamnus frangula L. [Voy.

Nerprun).

FRAiVGllLrVE. Matière colorante jaune, cristallisable, contenue dans l'écorce de Bourdaine [Rhamnus frangula L.) et dans diverses autres parties de cet arbre : suber, étui médullaire, baies, etc. La franguline a été isolée pour la première fois en 1855 par Buclmer [Annal.der Chemie u. Pharm., Bd. LXXXYII, p. 218, et Joî/r?i. de pharm., 5^ sér., t. XXIV, p. 295), qui lui donna le nom de rhamnoxanthine. Ce principe fut ensuite étudié de plus près par Casselmann {Annal, der. Chemie u. Pharm. ,Bd. CIV, p. 17, et Jonrn. de pharm., t. XXXIII, p. 79), qui la désigna sous le nom de franguline et lui attribua la formule C^H^O'. D'après les travaux plus récents de Faust {Zeitschr. f. Chemie, Bd. V, p. 17, et Bull, de la Soc. chim., t. XII, p. 485), la franguline serait un glycoside et aurait pour formule C-'H-^O^"; enfin Liebermann et "NValdstein [Deutsche chem. Gesellsch., 1876, p. 1778) expriment la composition de ce principe par une formule légèrement différente : C-*H-''0^'*.

La franguline offre une certaine analogie avec l'acide chrysopbanique ; mais elle en diffère par sa composition élémentaire, sa moindre solubilité dans l'alcool et l'éther, et par la manière dont elle se comporte en présence de l'acide nitrique.

Préparation. On obtient la franguline en épuisant à cbaud, par de l'eau ammoniacale, l'écorce de bourdaine, réduite en petits fragments, puis en neutralisant par l'acide chlorhydrique et abandonnant au repos pendant plusieurs semaines; il se forme dans ces conditions un dépôt brun-noirâtre, constitué par de la franguline impure. On le dissout dans l'alcool et on traite par une solution ammoniacale d'acétate neutre de plomb; on laisse déposer et on ajoute à la liqueur filtrée du sous-acétate de plomb qui forme avec la franguline un composé insoluble. Le précipité est lavé, puis délayé dans de l'alcool étendu et traité par l'hydrogène sulfuré ; on épuise ensuite le mélange de sulfure de plomb formé

FRANGULIQUE. H

et de franguline par l'alcool bouillant qui dissout la franguline et la laisse déposer par le refroidissement en une masse cristalline; la franguline ainsi obtenue est quelquefois mélangée d'une petite quantité de soufre cristallisé provenant de l'hydrogène sulfuré; on la purifie par cristallisations successives dans l'alcool.

On peut encore préparer la franguline en épuisant l'écorce de bourdaine concassée par de l'alcool à 90 degrés bouillant; on concentre par évaporation et on ajoute une solution d'acétate neutre de plomb aussi longtemps qu'il se forme un précipité; on traite la liqueur filtrée par le sous-acétate de plomb qui détermine un précipité rouge ; on délaie ce précipité dans l'alcool et on traite par l'hydrogène sulfuré ; la liqueur filtrée donne par évaporation des cristaux de franguline qu'on purifie par une nouvelle cristallisation dans l'alcool.

Propriétés. La franguline se présente sous forme de petits cristaux soyeux, laune-citron, d'un jaune transparent au microscope, sans odeur ni saveur. Presque insolubles dans l'eau et l'éther froid, ces cristaux se dissolvent difficilement dans l'éther chaud et assez facilement dans l'alcool chaud qui les laisse déposer par le refroidissement. La franguline est très-soluble dans les huiles grasses bouillantes, dans la benzine et dans l'essence de térébenthine.

La franguline fond entre 225 et 226 degrés, et non à 249 degrés, comme l'indique Casselmann; à une température plus élevée, elle se sublime, se décompose en partie et donne lieu à la formation d'aiguilles jaune d'or microscopiques.

Soumise à l'action de l'acide sulfurique, la franguline prend une coloration rouge-foncé: elle se dissout sans altération dans l'acide azotique concentré et froid ; à chaud, il se produit de l'acide oxalique et un composé nitré que Casselmann a désigné sous le nom d'acide nitrofrangulique. En faisant bouillir la franguline avec de l'acide chlor hydrique, on obtient, d'après Faust, du sucre et de l'acide frangulique :

Franguline. Acide Giycose.

frangulique.

Les alcalis dissolvent la franguline en développant une belle coloration pourpre ; l'ammoniaque forme d'abord une solution incolore, qui devient rouge ensuite ; la franguline, précipitée de cette solution par un acide se présente de nouveau avec toutes ses propriétés. Par l'ébullition avec une solution de soude caustique, on obtient de l'acide frangulique. Les sels métalliques ne précipitent pas la franguline de ses solutions ; les oxydes métalliques forment avec elle une laque colorée. L. Hahn.

FRAA'GULIQIJE (acide). C**H"0^ OU, d'après Liebermann et \Yaldstein : C^WW [Deutsche chem. GeseUsch., 1876, p. 1775); d'après ces auteurs, l'acide franguUque serait identique à ïémodine, principe contenu dans la rhubarbe.

Préparation. L'acide frangulique peut s'obtenir en traitant la franguline en dissolution alcoolique par un acide, tel que l'acide chlorhydrique, etc. La réaction peut s'exprimer par la formule suivante :

La solution, étendue d'eau, laisse déposer l'acide hydraté : C^*H'W,ffO. Cet acide peut se retirer directement de la bourdaine, dont on fait bouillir la racine ou l'écorce avec une solution étendue de soude caustique; la liqueur

12 FRANK (Les).

filtrée est saturée par l'acide chlorhydrique et soumise de nouveau à rébullitiou pendant plusieurs heures ; le précipité formé par le refroidissement est soumis à l'ébullition avec de l'alcool; la solution alcoolique ainsi obtenue est traitée par l'acétate neutre de plomb, filtrée, puis additionnée de sous-acétate de plomb; le nouveau précipité, mis en suspension dans l'alcool, est traité par l'hydrogène sulfuré; la liqueur laisse déposer par le refroidissement des cristaux d'acide frangulique, que l'on purifie par un nouveau traitement par l'acétate neutre et le sous-acétate de plomb, ou simplement en faisant cristalliser dans l'alcool. Par ce procédé, pour 1000 parties d'écorce de bourdaine, on obtient à peine 2 parties d'acide frangulique (Merk).

Propriétés. L'acide frangulique se présente en longs prismes jaune-orangé, quelquefois brunâtres, insolubles dans l'eau froide, très-peu solubles dans l'eau bouillante; il est peu soluble dans le chloroforme et la benzine, mais se dissout aisément dans l'alcool et l'éther.

L'acide frangulique perd son eau de cristallisation à 120 degrés, mais ne devient absolument anlndre qu'à 180 degrés (Faust), et alors il est isomère avec l'alizarine. D'après Liebermann et Waldstein, il ne perd plus d'eau à partir de 140 degrés et répond alors à la formule C'^H'^O*. Il fond vers 2.')4 degrés, mais commence à se sublimer avant d'avoir atteint son point de fusion.

L'acide Iranguliquc, en se dissolvant dans une solution de potasse caustique, développe une coloration rouge-cerise qui disparaît par l'ébullition avec de la poudre de zinc, pour reparaître ensuite à l'air libre. En présence de la poudre ardente de zinc, il donne naissance à de l'anthracène d'après Faust, à du méthylanthracene d'après Liebermann et Waldstein.

Les sels alcalins et un grand nombre de sels métalliques ajoutés à la solution ammoniacale d'acide frangulique forment avec lui des combinaisons insolubles. L'acide azotique fumant le transforme en acide nitrofrangulique.

Acide difrangulique. C-*H^*0^ Ne diffère de l'acide frangulique que par une demi-molécule d'eau en moins et se forme, d'après Faust, en même temps que l'acide frangulique. Sa coloration est un peu plus foncée qne celle de ce dernier acide, et iLcristallise avec deux molécules d'eau, qu'il perd à 120 degrés; il fond vers 250 degrés.

ÂciBE niBROMOFRASGULiQUE. G^^H'Br-O*. S'obtient en traitant une solution alcoolique d'acide frangulique par du brome en excès ; il cristallise en aiguilles microscopiques d'un jaune pâle, très-peu solubles dans l'alcool.

Acide diacétylfrangdlique. C**H''(C-H*0)^0*. Cristallise en lamelles brillantes, d'un jaune de laiton, solubles dans environ 500 parties d'alcool bouillant et fusibles à 1 84 degrés. La potasse le décompose en acide acétique et en acide frangulique.

Acide nitrofrangolique. C^''H"(AzO')*0^, d'après Casselmann. Donrie par évaporation dans l'eau des cristaux jaunes, par évaporation dans l'alcool des cristaux microscopiques brillants, d'un rouge-orangé. 11 se dissout aisément dans l'alcool et l'éther, en développant une coloration brun-foncé, et dans les alcalis en leur communiquant une teinte d'un rouge violet. L'acide nitrofrangulique l'obtient en traitant la franguline par l'acide nitrique fumant ; pour l'avoir pure, il faut l'extraire de son sel d'argent : G^"Hi<'(AzO-)=*0^ Ag. L. Hah.>-.

FBAIVK (Anthropologie). Voy. France.

FRA^K. Nom de plusieurs médecins allemands, à savoir :

FRANK (Les). ' 13

Frank (Jean-Pierre). Né le 19 mars ilAb, à Rolalbeti (Grand duché de Bade), où son père, d'origine française, exerçait la profession de cultivateur. Destiné à entrer dans les ordres, il commença ses études à Rastadt, puis se rendit à Metz et à Pont-à-Mousson pour y faire sa philosophie et achever ses études. C'est alors que le goût de la médecine s'empara de son esprit, il demanda qu'on lui permît de séjourner quelque temps à Ileidelberg, passa en

1765 à Strasbourg, pour y suivre les cours pratiques des hôpitaux, puis dut retourner à Heidelberg, où il fut reçu docteur en 1766. Il se livra ensuite, de

1766 à 1775, à peu près exclusivement h h pratique médicale : on le voit successivement accepter les postes de médecin de la garnison et de la ville de Rastadt, puis de médecin de la ville de Bruchsal, conseiller aulique, premier, médecin du prince-évèque de Spire, etc., mais il a préparé, pendant cette période, les matériaux de travaux considérables pour l'époque, sur l'hygiène et la salubrité publique, la police médicale et la médecine légale, à ce point qu'on peut le considérer comme le législateur en Allemagne de l'hygiène publique. Son traité en six volumes, sur cette branche importante de la science médicale, est encore cité aujourd'hui, et renferme, pour la partie historique, des renseignements qu'on trouverait difficilement ailleurs. Ses cours particuliers, les écrits qu'il répand sur les sujets variés de ses études, appellent sur lui l'attention des savants. L'Université de Gottingue se l'attacha en 1784 en qualité de professeur de clinique et, en 1786, l'Université de Pavie lui offrit la chaire du célèbre Tissot. 11 fut chargé de rédiger un nouveau plan des études médicales, il fut alors nommé directeur général du service sanitaire de la Lombardie et continua de faire un cours de clinique des plus suivis. En 1795, l'empereur d'Autriche l'appela près de lui, comme directeur du service de santé des armées, puis directeur général de l'hospice civil de Vienne, et le nomma conseiller aulique, mais en 1804, sollicité par l'empereur de Russie, il se rendit à Wilna pour y organiser des cours de clinique et il devint bientôt premier médecin de l'empereur, et professeur de médecine pratique à l'Académie médico-chirurgicale de Saint-Pétersbourg. Cependant sa santé s'accommodait mal avec le rude climat de la Russie, et il dut quitter Pétersbourg en 1808 avec une pension de 5000 roubles, pour aller résider près de sa fille à Fribourg en Brisgau. La guerre avec la France l'obligea de séjourner à Vienne, où il fut mandé près de Napoléon, qui le consulta, dit-on, sur l'état du maréchal Lannes. L'on assure même que l'empereur des Français lui offrit une position brillante en France, mais il déclina cette offre et retourna à Fribourg, qu'il habita jusqu'en 1811, date de la mort de son enfant. 11 se rendit après ce douloureux événement à Vienne, devint médecin de la cour et mourut dans cette ville le 24 avril 1821, comblé d'honneurs de tous genres. Il a publié un grand nombre d'ouvrages et mémoires, parmi lesquels :

I. Sendschreiben eines Rheinischen Arztes ûber einige von dem Kollegium der Aerlze zu Munster aufgesstelUe Grundsàtze. Mannheim, 1776, in-8°. — II. Epislola invitoria ad eruditos de communicandis quœ ad politiam medicam spectanl, principum ac legislatorum decretis. Mannheim, 1776, in-S". — III. System einer vollslândigen medicinischen Polizey. Mannheiin, 1779, t. I, in-8°. Nouvelle édition augmentée, 1784, t. II. Mannheim, 1780; t. III, ibid., 1783 ; t. IV, \\M., 1788 ; t. V, ibid., 1813 ; t. VI. Vienne, 1813-19. Edition en italien par Barzelotti, 1827, in-8°, 19 volumes. — IV. Observationes medicochirurgicœ de singulari abscessu hepatico et de seclione symphysis ossium pubis in episcopaiu Spirensi peractâ. Erfurt, 1783, in-4. — V. Programma delarvis morborum biliosis . Gottingue, 1784, in-4''. — VI. Oratio inaug. de instituendo ad praxim medico, professionis med. adeundce causa die 25 mau 1784. Gottingas habita. Gott., 1784, in-4°. — VII. Ankimdi-'

U ' FRANK (Lks).

gung des klimschen Instituts zu Gœtlingen, wie solches bey seiner Wiederherstellung zum Vortheile armer Kranken, und %ur Bildung practischer Aerzte eingerichtet werden solle. Gottingue, 1784, in-4°. — VIII. J.-P. Frank an Malacarne, ûber die Ablôsung des Gliedschwamms (tumor albus). In liùhn's und WeigeVs italienische medicinisch-chirurgische Bibliothek, t. II. Extr. de la Biblioteca psica d'Eicropa, de BrugnalelU. — IX. Elwas ûber die Zwistigkeiten der Aerzte und ihre Ursachen. In Scherf's Archio, t. I. — X. Delectus opusculorum medicorum, anlehac in Gernianiœ diversis Academiis editorum, quœ in auditorum commodum collegit, et cum notis hinc indè aucta recudi curavit. Papise, 1785-92, in-8°, 12 vol. Leipzig, 1791, t. I-IV, in-S°. — Ce recueil contient, entre autres mémoires : 1. Oratio Acad. de populorum miser iâ morborum génitrice ; 2. De morbis fecudum medentibus nequaquam prœtervidendis ; o. Discursus academicus de circumscribendis morborum historiis ; 4. De medicis peregrinationibus ; 5. De vertebralis columnœ in morbis dignitate; 6. Dissertatio inauguralis curas infantuni ijliysico-niedicas exhibens ; 7. Programma piierperœ de infanticidio suspectœ defensionem exhibens ; 8. Oratio academica de convalescent/um conditione, ac prosperilate tuendâ. — XI. Synopsis nosologiœ methodicœ contiiiens gênera morborum ; auctore Guilielmo Cullen, editio guarta, emendata et plurimum aucta. Edimbourg, 1785, recudi curavit et prsefatus est J.-P. Frank. Pavie, 1787, in-8°. — XII. Opuscula rnedici argumenti , anlehac seorsim édita. Leipzig, 1790, ia-8°. Ce recueil contient les mémoires suivants: a. De larvis morborum bibliosis; b. Epistola invitât, de communicandis quœ ad polit, med. spectant, principum ad legislatorum decretis ; c. Senno academicus de civis medici in republica conditione aique officiis ; d. De vesicâ urinali ex viciniâ morbosâ œgrotante; e. Diseurs, de instiluendo ad praximmedicam; f. Diseurs, exhibens observ. de hœmetomate alteram de interna hydrocelis causa; g. Oratio de venœsectionis apud pucrperas abusu ; h. Oratio de chiruryo medicis auxiliis indigente ; i. Observationes quœdam medico-chirurgicœ ; j. Diseurs, de rachitide acutâ et adultorum; k. Observ. med. chirurgicœ ; 1. Oratio de signis morborum ex corporis situ partiumque positione jictendis; m. Discurso de hœmorrhagia uteriex spastno secundinas incarcérante ; n. Oratio de virtutibus corp. nat. medicis œquiori modo determinandis . — XIII. De magistratu medico felicissimo. Goltingue, 1784, in-8°. — XIY. Piano de regolamento del dij-eltorio medicochirurgico di Pavia. Milan, 1788, in-4°. — XV. Piano di regolamento per la farmacia délia Lombardia-Austriaca. — XVI. Piano di regolamento... Milan, 1788, in-S", Ces trois mémoires ont été traduits en allemand. Leipzig, 1794, in-S». — XVII. Plan d'école clinique, ou méthode d'enseigner la pratique dans un hôpital académique. Vienne, 1790, in-8°. — XVIII. De periodicarum affectionum ordinandis familiis, oratio academ. quam die 11 maii 1791 in regio ticinensi archigymnasio publiée recilavit. Pavie, 1791, in-S». — XIX. De curandis hominum morbis epitome, prœlectionibus acad. dicata, t. I à IV. Mannli., 1792, in-S"; V, part. 1, 1794; part. 2, 1807 ; t. VI, part. 1. Tubingue, 1811, in-8°; part. 2. Vienne, 1820, in-S»; part. 3, 1821, in-8°. Il y a eu une éd. ital. Tur., 1821, in-8°, et une éd. fr. Paris, 1820-22, in-S". — XX. Ueber die Vermôgen des mit Opium verbundenen Moschus die Schmerzen beym trocknen Brande zu lindern. In Kiihn's Magazin, t. I. Extrait de la Biblioteca fisica d'Europa, de BrugnatelH. — XXI. Apparatus medicaminum ad usum nosocomii ticinensis. Pavie, 1790, in-8°. —XXII. Abhandlung ûber eine Gesunde Kindererziehung nach medicinischen und physischen Grûndsaetzen, fiir sorgsame Eitern, besonders fur Miitter, denen ihre und ihrer liegt. Leipzig, 1794, in-8''. Traduction française, 1799, in-S». — XXIII. Sur la doctrine de Brown. In Acta instituti clinici Ticinensis de Joseph Frank. Vienne, 1797 in-S". — XXIV. Biographie des D. Joh. Pet. Frank von ihm selbst geschrieben. Vienne, 1802, in-8°. — XXV. Interpretationes clinicœ observatunum selectarum. Tubingee, 1811, in-8°; Milan, 1811, in-8°. A. D.'

Frank (Joseph). Fils du précédent, né à Rastadt le 25 décembre 1771, commença ses études médicales sous la direction de son père, puis devint l'élève favori de Blumenbach à Gottingue et plus tard de Scarpa, à Pavie. Il fut reçu docteur dans cette ville en 1791, nommé successivement répétiteur et adjoint à la chaire de clinique de cette Université, puis professeur par intérim à la place de son père, il le rejoignit bientôt à Vienne et fut attaché comme médecin à l'hôpital général. En 1802, il se rendit à Paris, puis de là visita l'Angleterre et l'Allemagne, pour y étudier les établissements nosocomiaux et les écoles de médecine qui se trouvaient sur sa route ; on peut lire dans la relation de son voyage des renseignements utiles. En 1804, il alla rejoindre son père à Wilna et occupa la chaire de pathologie à l'Université de cette ville, et il

FRANK (Les). 15

lui succéda plus tard dans celle de médecine pratique. Il fonda successivement une Société de médecine qui existait encore il y a quelques années, une clinique et une consultation gratuites, un Comité de vaccine et une Maternité, institutions qu'il soutint longtemps de ses propres ressources. Enfin, nommé conseiller d'État et justement considéré du gouvernement impérial, il obtint une subvention pour la fondation d'un Institut dans lequel cinquante jeunes élèves lithuaniens et wolliyniens qui se destinaient à la médecine étaient entretenus aux frais de l'État. Joseph Frank se fit l'un des ardents défenseurs de la doctrine de Brown, il a étudié plus particulièrement la maladie connue sous le nom de plique polonaise, a publié plusieurs ouvrages et mémoires de toxicologie et s'est occupé, suivant l'exemple de son père, de l'organisation de la médecine, de la police sanitaire, etc. De retour à Vienne en 1824, il parut se borner à la pratique privée, et se rendit ensuite à Gôme où il est mort en 1841. On lui doit de nombreux écrits parmi lesquels :

I. Observationes médicinales circà res gestas in clinico instituto nosocomii Vindobonensis. Vienne. 1796, in-8°. — II. Ratio instituti clinici Ticinensis. Vienne, 1797, in-8°. — III. Erlâuterunfjen ûber die Erregungstlieorie. Vienne, 1797, in-8° ; IIeill)ronii, 1803, in-8°. — IV. Anltitung zur Kenntniss und Wahl des Arztes. Vienne, 1800, in-S°. — V. Grundriss der Pathologie nach den Gesetzen der Erregungslheorie. Vienne, 1803, iu-S". — VI. Versor. gungshduser , und ûbrige Anneninslitute , niedicinische Lehraustalten und Ge/ângnisse, Vienne, 1804, in-8°. — VU. Reise nach Paris, London und einen grossen Theile des ûbrigcn Englands und Schottlands, in Beziehung auf Spitâler. Vienne, 1804-1805, 2 vol. in-8°. — VIII. Acta instituti clinici cœsarceœ universitatis Vilnensis. Leipzig, 1808, etc., 6 vol. in-S". — IX. Prœcepta praxeos medicœ universœ. Leipzig, 1817-1821, 4 vol. ia-8°. A. D.

Frank (Louis). Né à Lauterbourg (Bas-Pdiin) en 1762, fît ses premières à Bruchsal, dans le grand-duché de Bade, puis alla étudier la médecine à Gottingue, sous la direction de Jean-Pierre Frank, son oncle, et le suivit à Pavie où il prit le grade de docteur en 1787. 11 se rendit ensuite à Milan, fut nommé médecin du prince de Kovenhulter et médecin-adjoint au grand hôpital. L'armée française victorieuse envahissant l'Italie, Louis Frank suivit son prince à Florence où il demeura jusqu'en octobre 1797, époque à laquelle il quitta rilalie pour aller étudier les maladies des pays chauds et publia plusieurs mémoires de géographie médicale. Il séjourna quelque temps à Alexandrie, puis au Caire et partit pour la Haute-Egypte; mais sur ces entreiaites l'armée française venait de débarquer, et Frank, suspect, demeura quelque temps prisonnier. Bendu à la liberté, -Monge et Berthollet, qui étaient liés avec sou oncle, le présentèrent à Bonaparte qui le nomma l'un des médecins de l'armée. Resté l'un des derniers à Alexandrie, après l'évacuation, il se rendit alors à Paris, mais ne put trouver d'emploi et partit pour Tunis. Il en revint en 1804 ayant été nommé médecin de l'hôpital militaire d'Alexandrie, poste qu'il quitta bientôt pour celui de médecin du célèbre Ali-Tebelin, pacha deJanina. Rentré de nouveau en France quelques années après, il obtint la place de médecin en chef à Gorfou, poste qu'il occupa jusqu'en I8I4. II quitta l'île après la cession, et revint à Marseille où il fut licencié de même que tous les fonctionnaires des îles Ioniennes. Son oncle le rappela alors à Vienne, où il pratiqua la médecine pendant une année, puis se fît nommer médecin de la duchesse de Parme, conseiller d'État, etc. Il est mort dans cette ville le 19 octobre 1825. Nous connaissons de lui :

I, ISuovo Giornale délia pia récente litteratura medico-chirurgica. En collaboration avec Crespi, Monteggio et Ghiappari, t. I. Milan, 1790, in-8°; II, 1792. — II. Biblioteca medica Broxjûniana. Florence, 1796, 6 vol. in-8°. — III. Mémoire sur le commerce des nègres au, Caire et les maladies auxquelles ils sont exposés en y arrivant. Paris, 1802 in-8°. Trad.

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en italien. Panne, 1817, in-8°. — lY. Collection d'opuscules de médecine pratique. Parvs, 1817, in-8». Traduct. en allemand par Rincolini. Brunn, 1817, in-8°. — V. De peste, dijseiileriâ et ophtlialniiâ (cgypliacâ. Vienne, 1820, in-8°.— VI. Cenni ulteriori sul pepe in grana nellc fehhri intermitlenli. In Anuali universali di Medicina, 1824. — VII. Traducliun en italien de l'ouvrage de Saissy : Sur les maladies de l'oreille interne. — Vlil. Nombreux articles dans divers recueils de médecine, de chirurgie, notamment dans la Gazette médicochirurgicale de Salzbourg; un entre autres dans lequel il combat la contagion de l'ophllialmie d'Egypte contrairement à l'opinion des médecins anglais. A. D.

Frank (Ludwig-Friedrich YO?i). Chirurgien et accoucheur allemand de mérite, naquit à Stutigard le l"'' avril 1766. II servit à partir de 1781 dans l'armée, en qualité de chirurgien de compagnie, fréquenta de 1795 à 1797 les Universités de Berlin, de Vienne, de Wurfzbourg, prit son degré de docteur à Tubinguc, en 1797, et encore la même année devint chirurgien de lu cour. Eu 1800, il fut nommé chirurgien de la ville de Stuttgard, puis de 1801 à 1827, remplit avec zèle les fonctions d'accoucheur pensionné, de professeur des sagesfemmes et de directeur de l'établissement des sages-femmes, et fut de 1827 à 1828 assesseur au Collège royal de médecine. Le 14 septembre 1851, il célébra son jubilé d'entrée au service, et à celte occasion obtint de la ville de Stuttgard le diplôme de citoyen honoraire et la croix de chevalier de l'ordre de la Couronne de Wurtemberg. Il était conseiller médical depuis 1827. Frank mourut à Stuttgard le 2 octobre 1836, à l'âge de soixante-neuf ans, laissant :

I. Dissert, inaug. med.-cliir. sistens adversaria circa lithotomiam ope conductoris cistotomi et nonnullas hiijiis operaiionis emendationes proponens (praes. J.-H.-F. Autenrieth)- Tubingrc, 1797, in-4''. — II. Ueber einen Gebârmutterblutfluss, etc. In Grâfe's n. Walthers Journ. d. Chir., Bd. lll, p. 679, 1822. — 111. Extirpation eines durch eine betràchtliclie Kolhanhàufung itn Mastdarme entstandenen, veralleten Aftevorfalls. Ibid.,Bd. IV, p. 103, 1822. — lY. Eine seltenere Art von Zerreissung des Mittelfleisches bel Entwickelung des Kopfes. In Textor's neuer CJiiron, Bd. 1, St. 2, p. 157, 1822. — V. Von einer abnonnen Erweichiing der Synchondrosen des Beckens wahrend der Sckivangerscha/t. Ibid., p. 201. — VI. Beobacht. einer knorpel-iind lederartigen Ausartung der Placenta. In Neue Zeilschr. /'• Geburlsk., Bd. II, p. 201, 1854. L. Un.

FR.4;v'HE (Friedrich). Médecin allemand, né à Boleslar, en Silésie, en 1785, était le lils du surintendant Johann-Georg. Il étudia la médecine à Berlin, prit son bonnet doctoral en 1812, puis se fixa à Landsberg, en Silésie, où il fut nomm.é par la suite médecin de la ville et du cercle. Il mourut à Landsberg le 12 décemhre 1850, laissant :

I. Dissert, inaug. de avium encephali anatome. Berohni. 1812, gr. in-8° — II. Eine Hungercur von grossem Erfolge... In Kausch's Memorab. der Heilk., Bd. III, p. 93, 1819. —

III. Hungercur und Inunctionscur bel Verhârtuiig des Utérus und bei veralteten syphililischen Leiden 7nit Zehrfieber. In HusCs Magaz. fiir Heilk., Bd. XVIF, H. 3, p. 591,1824. —

IV. Zweijâ/irige Làhmung des Riickenmarks durch Phosphor geheilt. In Hufeland's Journ. der Heilk., Bd. LIX, p. 112, 1824. — V. Tinea capitis durch Schwefelbàder geheilt. Ibid., Bd. LX, p. 141, 1825. — VI. Eine Làhmung der unlern Exlremitâten. In Froriep's Notizen, Bd. IV, n" 4, p. 64, 1825. L. Hn.

FRAXKEL (Les).

Frânkei (Zadok). NéàParchim, dans le Mecklenbourg, en mars 1766, étudia la médecine à Copenhague à partir de 1792, et y prit en 1796 ses degrés à l'Académie de chirurgie. Il servit ensuite successivement en qualité de chirurgien dans la flotte et dans une compagnie d'artillerie à cheval, puis de 1813 à 1818 fut médecin des pauvres du district de Christianshafen. Il se fixa ensuite à

FRÂNKENAU. i7

Copenhague et y devint, en 1824, conseiller de guerre caractérisé. 11 mourut d;ins celte ville le 2 juillet 1836. On a de lui :

l. Oin Tœnderne, derea Udbrud, Skiflning or/ Conservation. Kjobenhavn, 1817, in-8°. — H. Afhandling ont Komllânder. Kjôbenliavn, IS.'O, in-8°. — III. Conlraprôver mcd. Kokopper. In Nyt Bibl. for Pliysik., Bd. 111, p. 453, 1802. — IV. Om det Udslœts Nalur, livorf Vian kiinde slulte sicj t'd en Causal- Forbindehe nielteni Kokopper og Bôrnekopper. — V. Ont Ire Mennesker, qualte af knldantp, hvorledes de bleve beliandlele for at bringcs til Live. Ibid., Bd. VU, p. 95. — VI. Om de komtige Jwnders Ngtle og Skade. In Bibl. for Lâger, 1822, p. 28. — VII. Nogle Beniœrkninger om og i TandUegekonsten. Ibid., Bd. IX, p. 215, 1828. Tirage à part : Kjobenhavn, 1829, in-8». L. IIk.

Frânkel (Wolfgang-Bernhard). Naquit à Bonn, le H novembre 1795. et, après avoir terminé ses études au lycée de sa ville natale, servit à partir de 15^12 dans l'armée française et y obtint le grade de lieutenant, k son retour, en 1818, à Bonn, il étudia la médecine et se fit recevoir docteur en 1824. Il se fixa ensuite à Elberfeldety exerça longtemps la médecine avec succès, idw peut citer de lui :

I. Dissert, inaug. de laqueis artei iavum dtligalioni inscrvientibus propc nd nodiaa revinclum resecandis (piœs. Ph.-F. a Walt.bcr). Bonnac, 1821, gr. in-l". — I!. Cebcr die wir/digslen Gegcnslânde des ehetichen Lebens. Elbcrleld u. Barnicn, 1829, pet. in-8°. — 111. Die Fleclilcn und ihre Beliandlung. Elberfeld, li^50, in-8°; 3te Aufl. Wieshadcn, 1855, in-8°. — IV. Fall von Aneurysina der Arteria crnralis; ah Beilrag zur Lavtvencc'sciien U nterbindungs-McUiode. In Graefe's u. Walllier's Journal der Chirurgie, Bd. Xlll, 11. 4, p. 653, 1829. — V. Unterbindung der Arteria iliaca externa innerhalb der Bauchkôhle. Ibid., p. 0(50. — VI. Autres articles dans Graefe's u. Wallhcrs Journal. L. Un.

Frânkel (Johann-Caspar). Médecin de Hambourg, mort dans cette ville le 9 janvier 1850, à l'âge de quatre-vingt-un ans, a publié :

I. Adresse an die Einwohner von Malaga und in andern Pestgegenden, zur Vcrhiilung und Heilung der Pesl und aller bosarligen Fieber. Hamburg-, 18(i4, in-S". — 11. Erôrlerung des Fieberparoxysnius und der Entscheidungstage. Ilaniburg, 1815, pet, in-fci°.

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