‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 111 sur 126 · GARIOT · texte numérisé non relu

GARIOT

omTage quelques médicaments inconnus aux auteurs grecs, on les devait trèsmanifestement aux relations continuelles de Tltalie avec le Levant et aux voyages^ des négociants juifs.

Outre le Passionnaire, Gariopontus avait écrit d'autres ouvrages, par exemple, le de Dynmnidiis, inséré parmi les œuvres de Galien et qu'il cite dans le Passionnaire comme étant de lui {ut in Dynamidiis scripsi) ; et de fait, par le style et par les idées, ces deux ouvrages sont manifestement sortis de sa main ; certaines idées se trouvent même textuellement reproduites dans les deux ouvrages. Renzi pense que l'on doit encore restituer au médecin de Salcrne les traités attribués à Galien : de Catharticis et de Simplicibus medicaminihns ad Paterniamim. Relativement au premier, l'auteur renvoie très-catégoriquement au traité rfe Dynamidiis : il n'y a donc pas de doute possible; ajoutons que l'on y rencontre quelque^ principes du méthodisme. Quant au second, c'est un catalogue, par ordre alphabétique, des médicaments simples tirés des trois règnes, avec une brève description, l'indication des circonstances qui les réclament. Cette compilation est surtout tirée de Pline, de Galien, de Théodore, de Marcellus, etc. Elle est dédiée à un certain Paterniano, nom évidemment italien, et avec la formule charissime frater, qui ne fut jamais à l'usage des médecins grecs ou de la basse latinité, ni surtout de Galien. La manière dont l'auteur a parlé de certains produits, de certaines localités, prouve qu'il était de l'Italie méridionale, et le style démonti-e que l'ouvrage a été écrit entre le dixième et le onzième siècle, alors que la langue latine était déjà corrompue et infestée de mots barbares.

Enfin, M. Daremberg pense devoir restituer à Gariopontus un fragment exhumé par lui de la bibliothèque de Bourgogne, à Bruxelle s, qu'il avait fait paraître sous le nom d'Aurelius, et qui est un abrégé du traité de Caelius Aurelianus de Morbis acutis. Au total, cet ouvi'age vient concurremment avec ses opinions méthodiques que l'on rencontre et chez notre auteur et chez les Salernitains, pour montrer que cette école possédait les écrits de quelques médecins méthodistes et savait les mettre à profit.

Gariopontus joue donc un grand rôle dans l'histoire de la médecine ea nous faisant connaître le passage direct de la médecine gréco-latine à l'Ecole de Salerne, avant l'introduction des Arabes (Renzi, Collect. Saleimit.).

Outre les ouvrages imprimés avec ceux de Galien et revendiqués en faveur de Gariopontus, on a de lui :

I. Passioiiarlus Galeni de œgritudinibus a capite ad pedes usque complectens, inquinqve lihros particulares divisus, unà cum febrium tractatu corumque sintomatibus. Lugduni. 4516, 1526, in4°. — II. Garioponti vetusti admodum medici totitis corporis œgritudines remediorum Trpaçi'jjv libri Y. Ejusdem de febribus atque eorum sxjmplomatibus lib. II. Basilere, 1551, in-4°. Ces ouvrages ont été imprimés en outre avec le précédent. — III. Habes sincerioris medicinœ amator îteriim renatos VIII de morborum caiisis accidenlibus et ciiratioi'ibus libres Garioponti medici, qui usu et successu artis. etc. BasileEe, 1556, in-S".

Gariopontus paraît encore, d'après Haeser, être l'auteur de plusieiu's autres^ ouvrages, dont il parle lui-même : 1° Metuaticon [u.iOooiy.ù-j'}]; 2° Metamaticorum: 5° un opuscule, de Chirurgia, dont Roger de Parme fait mention; A° Liber physicorum, etc. ; b" de Remediis expertis. L. Hn.

CARIOT. Un des noms du Geum urbaninn L. ou Benoite. Pl.

<>i.\RlOT (Je.^-Baptiste). Voici ce que disait Dezeimeris, en 1854, sur ce

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