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nistratives l'obligèrent de renoncer à ce poste et qu'il résolut de devenir professeur libre. En effet, il se fit construire un laboratoire, une salle de cours, et donna des leçons particulières, où il enseignait à lu fois, et successivement, la physique, la chimie, la botanique, la zoologie, avec un succès toujours croissant, sans cesser pour cela l'exercice de la médecine. Il fut d'ailleurs victime de ses devoirs professionnels, car, médecin d'un dispensaire de Londres, il contracta, en visitant les malades, une fièvre typhoïde dont il mourut, le 28 juin 1802. Nous citerons de lui :
I. Diasertatio de visu. Edimbourg, 1788, in-S". — II. Expej-imenU and Observations on the Horley Green Spaw near Halifax, with an Account of two Olhcr Minerai Walcrs in Yorkshire, 1789, in-8°. — Ilf. Account of a Suppuration of the Liver, tcrniinating Succesfullij, afler a Larye Discliarge of Purulent Malter by the Anus. In Duncan's Médical Conimentaries, Dec. II, t. III, p. 303. — lY. Expcriments and Observations on the Crescent Water at Harroivgate. Edimbourg, 1790, in-8°. — V. Trealise on the Minerai Waters of Harrowgâte : conlaining the History of thèse Waters. Iheir Chemical Analysis, Médical Propcrties a?id Plain Directions for their Use. Edimbourg, 1792, in-8°. — VI. Meteoroloyical Observations made on différents Parts of the Western Coast of Great-Britain. In Memoirs of the Utterary and Philosophical Society of Manchester, t. IV, part. I, p. 234; part. II, p. 517. — VII. A Case of Petechiœ unaccompanied with Fever, with Observations on the Same. Ii\ Memoirs of Médical Society of Lundon, t. IV, p. 235. — VIII. Observations on the Wiygicsworth Waler. Ibid., t. V, p. 119. — IX. Observations on the ISature and Virtucs of the Harroivgate-Watcr. Ibid., p. 123. — X. History of a Case of Dropsy, Cui-ed by the Use of the Infusuni Jsicotianœ. lu Duncan Med. Commentaries, Dec. II, vol. VI, p. 271. — XI. Account ofthe Discovenj of Azote, or Phlogistical Air, in the Minerai Waters of Harrowjate. In New Lomlon Med. Journal, t. I, p. 123. — XII. A Case of Tœnia, or Tape-Worm Ciircd by Flowers of Su/phur. Ibid., p. 32. — XIII. Observations on the Methods used for obtaininq the Différent Permancntly Elaslic Fluids froni Minerai Waters. Ibid., p. 253. — XIV. Outlines of a Course of Lectures on Chemistry. Londres, 1797, in-S». — XV. A Lecture on the Préservation of Health. Londres, 1797, iu-8°. — XYI. Letter on the Use of Oxygenated Muriatr of Potash. In Duncan Annals of Medicine, 1798, p. 444.— XVII. Observations on a Tour through the Highlands and Part of the Western Isles of Scotland. particnlarly Staffa and Ikoimhill : to ivhich are added a Description of the Falls of the CJyde ofthe Country round Moffat and an Analysis of its Minerai Waters. Avec carte et 52 gr. à l'aqua tinta. Londres, ItiOO, in-4°. — XVIII. Accouîit ofthe Benefit of Oxygenated Muriate of Potash, employed as a Medicine. In Médical Repository. t. 1, p. 578, — XIX. A short Account of Gihland ant its Minerai Waters. lu Montltly Magazine, 1800, p. 40. — XX. Annals of Philosophy, is'atural History, Chemistry , Literature, Agricidture and the Mechanical and Fine Arts for the \ear 1800, t. I, 1801, in-8°. — XXI. A Lecture on the Préservation of Health being a Popular Ulustration ofthe Brownonian Doctrine. Londres, 1800, in-8°. — XXII. Observations on the Irritability of Vegetables. In Monthly Magaz., 1801, p. 190. — XXIII. Observations on Bain Gages. In Transactions of the H. Irish Academy, t. V, p. 557. — XXIV. Account of the Good Effects obtaincd from Sulphurated Yegetable Alkali and Powder of Charcoal in Florid Consumpfions. In Duncan Med. Commentaries. Dec. II, t. X, p. 568. — XXV. Popular Lectures on Zoonomia, or the Laws of Animal Life; arrangea According to the Brownonian Theory. Londres, 1804, in^» (ouvrage posthume). A, D.
«AR^'IER (Les deux).
Garnier (Pierre). Médeciu français distingué, naquit à Lyon, où son père exerçait l'ait de guérir avec réputation. 11 éludia la médecine à l'Université de Montpellier et s'y fit recevoir docteur, puis revint dans sa ville natale où il fut nommé médecin agrégé au Collège et succéda en 1695 à Jean-Louis Paulhot dans la charge de médecin du grand Hôtel-Dieu. « Il introduisit dans le service de la pharmacie de cet hôpital des améliorations qui furent imitées dans beaucoup d'autres. Il mit à profit les moyens qu'il avait d'étudier les maladies vénériennes dans un établissement où elles affluaient en grand nombre, et il publia sur ce sujet un ouvrage essentiellement pratique qui n'est pas sans mérite, quoiqu'on ne puisse adopter sans grande restriction la méthode curative suivie par
750 i.ARiNOT.
l'auteur. En 1710, une maladie pestilentielle rav;igeait le Beaujolais; appelé au secours des habitants de cette province, Garnier s'y rendit en toute hâte. Ses succès répondirent à son zèle, il sauva beaucoup de monde, mais il paya leur vie de la sienne ; il fut pris du typhus et y succomba, dans un âge peu avancé. Une circonstance de la vie de Garnier, qui ne doit pas être omise, c'est qu'il réunissait chez lui dans des conférences habituelles tous les hommes qui cultivaient les sciences et les lettres et que ces réunions formèrent le noyau primitif de l'Académie de Lyon » (Dezeimeris). Voici la liste des ouvrages de Garnier :
I. Formules nouvelles de médecine, latines et françaises, à l'usage de l'Hôtel-Dieu de Lyon. Lyon, lCtl3, in-12. A la 2= cdit- est joint un Traité de la vérole. Lyon, 1699, in-12. Autres éditions avec augmentation. Lyon, 1726, 1750, in-12. — II. Examende la lettre de M. de Rhodes. Lyon, 1C9], in-4°. — IIF. Apologie sur le dialogue satyrique de Néophyle et de Myslagogue. Lyon, 1691, )n-4°, — IV. Dissertation physique en forme de lettre à M. de Sève, etc., dans laquelle il est prouvé que les talents extraordinaires qu'a Jacques Aymar, de suivi-e, arec une baguette, les meurtriers et les voleurs à la piste, de trouver de l'eau, l'argeitt caché, les bornes transplantées, etc., dépendent d'une cause tr'es-naturelle et trèsordinaire. Lyon, 1692, in-12. — V. Histoire de la maladie et de l'ouverture du corps de M. de Sève. Lyon, 1095, in-12.
Garnier (Laueekt). Fils du précédent, avait sept ans quand il perdit son père. Conîmelui, il alla étudier la médecine à Montpellier et y obtint le bonnet de docteur en 1722; de retour à Lyon, il devint médecin de l'Hôtel-Dieu en 1730, mais il n'occupa ce poste que jusqu'en 1755, où le mauvais état de sa santé l'obligea à l'abandonner. H fut médecin ordinaire du roi, doyen du Collège des médecins de Lyon, associé honoraire de l'Académie des sciences et belles-lettres de la même ville. Garnier termina sa carrière à Paris, le 29 août
Il a publié une édition très-augmentée du Formulaire de son père à Paris (1764-1785, in-12) et a écrit en outre plusieurs Dissertations sur différents points (le médecine -pratique et de physiologie, restées manuscrites et conservées dans la bibliothèque de Lyon. Nous citerons encore de lui :
I. Observations pratiques sur les fièvres intermittentes guéries par la graine de panais. Lyon, 1744, in-8°. — II. Observations sur une hydropisie-ascite compliquée avec une grossesse, guérie, etc. In Journal de médecine, t. lY, p. 106, 1756. — III. Lettre aux auteurs du Journal de médecine, relative au mémoire de M. Baumes sur le diabètes. Ibid., t. LVI, p. 353, 1781. L. Hn.
GARXOT(Prosper). Né à Brest le 13 janvier 1794, entra de bonne heure dans le corps de santé de la marine, fit divers voyages au Chili, en Australie, sur la côte d'Afrique, en qualité de médecin et de naturaliste, et séjourna aux Colonies comme chef de service. Il fut reçu docteur en médecine à Paris en 1822 et devint chirurgien en chef de la marine et membre correspondant de l'Académie de médecine. Il est mort à Paris le 8 aoiit 1838. Nous connaissons de lui :
I. Essai sur le choléra-morbus. Thèse de doctorat. Paris, 1822, in-4°. — II. Relation du naufrage du navire anglais le Roi-Georges IV sur la côte d'Afrique, au mois de juillet 1824. In Annales mar'd'imes et coloniales, XXVI, 1825, p. 83, et Annales des sciences naturelles, P. VI, 1825, p. 54. — III. Observations sur l'échidné épineux. Ibid., p. 85. — IV. Lettre relative à ce qui s'est passé à bord de la corvette la Coquille, sous le rapport sanitaire. Ibid, p. 430. — V. Quelques souvenirs sur le Chili. In Journal des voyages, t. XXVII, 1825, p. 257. — YI. Lettre à M. le directeur du Journal des voyages, Ibid., t. XXYIII, p. 150. —
VII. Remarques sur la zoologie des lies Malouines, faites pendant le voyage autour du monde de la corvette la Coquille, exécutée en 1822, 23, 24 et 1825. In Annales des sciences naturelles. Paris, 1826, in-8°. Extrait des Annales des sciences naturelles , t. YII, 1826. —
VIII. Sur la ville du Cap et ses environs. Extrait du Journal de M- Garnot, après son
CAROU (matière mkdicalk). "ï-jI
naufrage sur cette côte d'Atiique, suivi de la Relation de son voyage de Sebastian-Bai/ baie de Saint-Sébastien) au Cap. In Journ. des voyages, t. XXIX, 18'20, p. 40. — IX. U-tlrc sur les préparations anatomiques du docteur Auzoux. In Annales maritimes et coloniales, t. XXXII, 1827, p. 271. —X. Noies sur quelques peuples de la mer du Sud. In Journal des voyages, t. XXXIII, 1827, p. 275. — XI. Excursion dans les environs de la ville de Sydney {^Nouvelle-Hollande). Ibid., t. XLII, 1829, p. 159. — XII. Mémoire sur les Papouas ou PajKHts. In Annales des se. nat., t. X, 1827, p. 93 (avec Lesson). — XIII. Mémoire sur les Tasinnniens, sur les Alfourous et sur les Australiens. Ibid., p. 149, et Journ. des voyages, t. XXXVI, 1831, p. 53 (avec Lesson). — XIV. Leçons élémentaires sur l'art des accouchements, sinries d'un Traité sur la saignée et sur la vaccine. Paris et Saint-Pierre-Martinique, 1832, in-S"; 2= édit. Paris, 183i, in-18. — XV. Notice sur Vile de Taïli. Louviers, 1830, in-8°. — XVI. De Vhoynme considéré sous le rapport de ses caractères physiques. Paris, 1830, in-12. — XVU. Notice sur les îles Malouines considérées sous les rapports de la géographie et de l histoire naturelle. In Dictionnaire pittoresque d'histoire naturelle, t. IV, 1856. — XVIIl. Homme. Ibid., t. YI, 1830, p. VI. — XIX. Jeunesse. Ibid., p. 270. — XX. Malais, Ibid., p. 597. — XXI. Iles Malouines. Ibid., p. 003. — XXII. il/«M/'es, t. V, 1857, p. 105. — XXIII. Mélatiésicnne [zoologie]. Ibid., p. 128. — XXIV. Nain. Ibid., p. 580. — XXV. Nègres. Ibid., p. 028. — XXVI. Océaniens. Ibid., t. VI, 1830, p. 181. — XXVII. Papous ou Papouas, t. VII, 1838. — XXVIII. Pérou. Ibid., 295. — XXIX. Phalanges. Ibid., p. 544. — XXX. Progrès de la civilisation à Taiti. In France maritime, 1851. A. D.
OARO. Voy. Aquilaria, Aigle (Bois d'). Le Gcn^o de Malacca est VAquilaria malaccensis . H. Bn.
CiAROSUlJS, CiAROSlHUi^. D'après Mérat et De Lens {Dict. mat. médic, III, 537), ce nom est donné par quelques anciens auteurs à la Vulvaire {Clienojjodinm vulvaria L.). Pl.
«AROU, GAROUETTE. § 1. Botanique. Noms donnés au Daphne gnidiumh. {voy. Daphké). Pl.
■^ II. iTlatiére médicale. Écorce de saiiibois : celle que l'on emploie en France est produite par le Daphne gnidiuin, arbuste de la famille des Thymélées : ses fruits étaient connus jadis sous le nom de coccognidium; il parait eue le @^i>.zkoi.ia. des Grecs, le Thymelœa de Tragus; il croît aujourd'hui dans toute la région méditerranéenne jusqu'au Maroc. Le commerce fournit l'écorce de garou desséchée, en bandes de 20 à 25 centimètres de longueur, de 2 à 5 centimètres de largeur, convolutées à leurs extrémités et planes à leur partie moyenne; elles sont pliées en deux, la face interne de l'écorce en dehors, et arrangées soit en bottes, soit en petits paquets : l'écorce de garou est inodore, d'une saveur trèsâcre, jaune verdâtre ou jaune paille à sa face interne, qui est unie et luisante ; la surface extérieure est au contraire couverte d'un périderme demi-transparent d'un gris foncé ou brun, marqué de nombreuses petites cicatrices foliaires blanches, qui affectent une disposition spéciale; cette écorce est très-tenace et ne peut être que difficilement déchirée dans le sens transversal, tandis qu'on la sépare très-facilement dans le sens de la longueur, c'est-à-dire dans celui des fibres.
L'écorce de garou doit ses propriétés vésicantes à une résine très-âcre qui est contenue dans la portion interne de l'écorce et qui n'a pas encore été complètement étudiée ; on l'obtient en traitant le garou par l'alcool et reprenant l'extrait alcoolique formé au moyen de l'eau ; la résine reste comme résidu : l'écorce de garou contient en outre du sucre, de la cire, de l'acide malique, une matière colorante jaune et une matière neutre et cristallisable, la daphnine, trouvée en
752 GAROU (pu akmacoloi.ik).
1808 par Vauquelin dans le Daphne alpitia et retrouvée plus tard par Gtneliii cl Baer dans le Daphne mezereiim. La daphnine, d'après M. Rochleder, a la même composition que l'esculine C'"H'*0'^ H- 2II0 ; c'est un glucoside qui se dédouble, sous l'influence de l'acide sulfurique ou de l'acide chlorhjdrique, en glucose et en une nouvelle substance cristallisée, la daphnéline, qui, d'après M. Rochleder, j)0ssède la même composition, C^Wo^ -h HO, que l'esculétine fournie par l'esculine dans des conditions identiques : ces faits ont été vérifiés depuis par Stunckel [Berichte der deutschen chem. Gesellsch., t. XII, p. 109); la daphnine ne possède pas d'action vé^cante.
Le garou cède facilement ses principes actifs à l'alcool, à l'élher et aux corps gTas ; l'eau peut se charger aussi, mais à un degré moindre, de ces divers principes : par distillation sèche d'un extrait alcoolique d'écorce de garou, on obtient de l'ombelliférone (Zwenger).
Sous le nom d'écorce de mezeréon, on emploie en Angleterre, en Allemagne et dans tous les pays septentrionaux, l'écorce du Daphne niezereum (bois gentil); l'action thérapeutique et la composition de celle écorce sont identiques à celles de l'écorce de garou ; elle diffère de cette dernière par quelques caractères extérieurs; l'écorce de mezeréon est grisâtre à l'extérieur, marquée de petites élevures en général plus espacées que celles du garou ; la couche inteinie est blanche et satinée sur la face conliguë au bois et verte en dehors ; comme différence de structure microscopique, on a remarqué que l'écorce du Daphne ynidium possède des rayons médullaires plus nombreux et plus riches en matière tannique que ceux du Daphne mezereum; mais la zone coiticale moyenne est moins développée.
On substitue quelquefois aux deux écorces pi'écédentes celle du Daphne laureoloy espèce toujours verte et qui existe en assez grande abondance dans les bois des pays du Nord; l'écorce de la tige du Daphne laureoîa a la même structure que celle du Daphne mezereum, mais elle n'offre pas les cicatrices de feuilles proéminentes qui marquent l'écorce des branches supérieures de cette dernière espèce ; elle est bien moins active que celles du Daphne gnidinm et du Daphne mezereum.
§ 111. Pharmacologie. L'écorce de garou {Daphne gnidium), qui est la seule employée en France, sert surtout comme épispastique pour l'entretien des vésicatoires ; pour cet emploi, on la met sous forme de pommades, de taffetas, de papiers, de pois à cautères; nous allons énumérer ici les formules des principales préparations :
EXTRAIT ËTHÉRÉ DE GAKOU.
2£ Ecorce de garou Irès-divisée 10 parties.
Alcool à 80 degrés 70 —
Élher sulfurique alcoolisé à 0,760 10 —
On épuise le garou par déplacement au moyen de l'alcool, et l'on distille la teinture alcoolique; l'extrait mou que l'on obtient est introduit avec l'élher dans un flacon bouché à l'émeri et souvent agité pendant vingt-quatre heures : on décante la liqueur éthérée, on la soumet à la distillijtion et l'on évapore au bain-marie jusqu'à ce que le résidu ait acquis une consistance de miel {Codex). Cet extrait sert à la préparation des pommades et des papiers épispasliqu(is au garou.
Pour diviser l'écorce de garou, on la coupe d'abord au couteau, puis
GA.ROU (PHARMACOLOGU-;). ''S3
011 la pile dans un mortier de fer, en ayant soin de l'iiuraecter de temps en temps avec de l'alcool, jusqu'à ce qu'elle ait pris l'aspect de l'étoupe; l'alcool est ajouté ici pour empêcher les particules tenues de s'élever hors du mortier.