‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 21 sur 126 · L. II.N · texte numérisé non relu

L. II.N

FRÔHLicn (Gottfried). Médecin allemand, naquit à Eybau, dans la Haute- Lusace, Je 4 août 1754, et mourut à Wigausthal le 24 juillet 1804, après avoir exercé l'art de guérir dans cette ville pendant une longue série d'années. On a de lui :

I. Diss. de phlogisto animali. Lipsias, 1767, in-4°. — II. Diss. de niorbo miliari. Lipsis, 1767, in-4». L. Hn.

Frôhiich (J.-B.). Autre médecin allemand de la première moitié de ce siècle, pratiqua son art successivement à Schôngau et à Weilheim, où il fut nommé médecin juridique. 11 a publié :

I. Einiges iiber Hundswuth und eine derselben analogen Krankh. der Fiichse, Kafzen, etc., Beissucht, Tobsucltt,Tollsucht u. dgl. zu nennen, mit tlinùcht auf eine Hornvich-Epizootie vom Jahre, 1819. In Henke's Zeitschr. f. Staatsarzneik., Bd. X, H. 3, p. 18, 1825. — II. Erfahrungen aus dem Gesamnitgebiete der Arzneikunde, mit besonderer Beziehung auf practische und gericlitliche Medicin. Ibid., Bd. XI, H. I, p. 103, 1826. — llLUeber Varioloiden und der en Verhàllniss iu den iibrigen Blatternarten. Ibid., Bd. XYII, H. I, p. 190, 1829. — lY. Ueber Begriffund Eintheilung der psychisclien Krankheitszustânde, Seelenkrankheiten , Seelenstôruugen, etc. Ibid., Ergânzungsh. X, p. 120, 1829. — V. Hoch einiges iiber den Werth der Kuhpockenimpfung. Ibid., Ergânzungsh. XIII, p. 118, 1850. L. Hn.

FROID. § 1. Physique. Le froid est seulement et à pi'oprement parler la sensation qui résulte de la déperdition de la chale\ir ; il n'est pas nécessaire, pour expliquer cette sensation, d'imaginer comme l'ont fait quelques auteurs un agent si)écÏ3i\, le frigorifique, qui, par ses manifestations, serait constamment opposé à cet autre agent supposé, le calorique, dont l'existence a été admise par un grand nombre de physiciens jusqu'au commencement du siècle. S'il en est ainsi, nous n'avons rien à ajouter au point de vue physique général à l'article Chaleur, et

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nous devons nous borner ici à faire connaître les procédés pratiques à l'aide desquels on peut produire du froid (nous continuerons à employer cette expression, l)ien qu'elle soit rigoureusement impropre, pour nous conformer à l'usaçe

général) .

Dans un autre sens, on désigne sous le même nom de froid toute basse température, toute température assez inférieure à la température moyenne de l'homme pour lui faire éprouver la sensation particulière à laquelle nous avons fait allusion ci-dessus.

Nous nous proposons d'étudier successivement la question à ces deux points

de vue :

I. Nous indiquerons sommairement dans quelles conditions on produit du froid et nous ferons connaître les principaux procédés pratiques qui ont été imaginés dans ce but.

II. Sans nous arrêter aux effets dus au froid sur l'organisme, nous signalerons les causes qui peuvent amener des températures très-basses et nous donnerons quelques chiffres extrêmes qui ont été observés.

I. Refroidir un corps, un espace déterminé, c'est en somme lui enlever un certain nombre de calories, et toute action capable de transporter une quantité de chaleur d'un point à un autre, ou de transformer cette quantité de chaleur peut être une source de froid. En réalité, on ne fait usage, bien entendu, que des procédés qui sont d'une application facile et peu coûteuse. En nous bornant à ces cas limités, on peut ramener les causes de production du froid à un petit nombre de circonstances distinctes. C'est ainsi que l'on peut produire du froid :

1" Par le contact avec un corps froid;

2" Par le passage d'un corps de l'état solide à l'état liquide, soit par fusion, soit par dissolution ;

5" Par le passage d'un corps de l'état liquide à l'état gazeux ou vaporisation;

4" Par une action mécanique.

Nous allons rapidement passer en revue les divers procédés correspondant à cette division.

1° Le procédé le plus simple pour refroidir un corps consiste à le mettre en contact avec un autre corps à une température inférieure avec lequel s'établit un équilibre de température; pour que l'effet soit aussi satisfaisant que possible, il faut que le contact soit intime et étendu, ce qui conduit à l'emploi d'un liquide comme corps réfrigérant : l'action sera d'autant plus rapide, plus énergique que le liquide aura une plus grande chaleur spécifique et qu'il sera meilleur conducteur. La première condition explique l'emploi ordinaire de l'eau dans la trempe de l'acier, par exemple, l'eau étant le liquide qui a la plus grande chaleur spécifique (1,00), tandis que l'on fait usage de l'huile (chaleur spécifique = 0,5), lorsque l'on veut obtenir une faible trempe; d'autre part, on emploie exceptionnellement pour obtenir une trempe dure l'immersion dans le mercure, corps bon conducteur de la chaleur. Lorsque l'on emploie l'eau, on peut par une agitation rapide dans le liquide obvier à l'inconvénient d'une mauvaise conductibilité. Dans les applications médicales c'est l'eau qui est toujours employée, soit qu'il s'agisse d'une action générale (bain froid), soit qu'il s'agisse d'une action locale. Lorsque l'on veut obtenir une réfrigération énergique, dans la méthode de Brandt par exemple, on peut, cpmme l'a proposé le docteur Clément, remplacer l'immersion dans une assez grande masse d'eau par une

FROID (physique). 125

circulation plus ou moins continue d'un courant froid dans une ceinture à double paroi, en caoutchouc vulcanisé, assez longue pour envelopper complètement le tronc et assez large pour couvrir la partie inférieure du thorax ainsi que la partie supérieure des cuisses et la région fessière. On peut, à l'aide de tuyaux d'arrivée et de décharge, faire passer l'eau à une température déterminée d'une manière continue; on peut également laisser séjourner l'eau dans la ceinture pendant un certain temps et la renouveler à des intervalles donnés, un quart d'heure, par exemple. Les résultats obtenus, au point de vue de la réfrigération, paraissent avoir été satisfaisants '.

2" Les changements d'état, fusion, vaporisation, correspondent toujours à une absorption de chaleur : si donc ils ne sont pas trop lents , ils peuvent être utilisés pour la production du froid. La fusion de la glace, en particulier, est très-fréquemment usitée : on sait que 1 kilogramme de glace à 0°, par la fusion qui l'amène à l'état d'eau à 0°, absorbe 80 calories, en chiffres ronds, c'est-à-dire est capable de refroidir 1 kilogramme d'eau de 80" à 0". Cette action très -énergique explique l'usage que l'on fait de la glace pour refroidir les boissons, comme aussi son emploi dans le bonnet de glace, par exemple.

On sait d'ailleurs que, pendant toute la durée de la fusion, la glace reste à cette même température de 0° ; de telle sorte que dans une pièce close contenant de la glace, dans une glacière en un mot, la température restera indéfiniment à 0° si l'on a soin de renouveler la glace au fur et à mesure de la fusion, qui pouri'a d'ailleurs être rendue lente par diverses dispositions de construction que ce n'est pas ici le lieu d'étudier. On conçoit qu'une telle pièce, dans laquelle les matières organiques se conserveraient indéfiniment, pourrait rendre des services dans une morgue, par exemple, comme M. le professeur Brouardel a demandé que cela fût installé à Paris.

Il n'est peut-être pas sans intérêt de faire remarquer que si la glace peut amener un refroidissement énergique, elle ne peut cependant jamais amener la congélation de l'eau si, ce qui est de beaucoup le cas le plus ordinaire, elle est à la température de 0° ; elle fondra en partie en prenant de la chaleur à l'eau avec laquelle elle est en contact et jusqu'à ce que celle-ci soit aussi arrivée à la température de O**; mais à partir de cet instant l'équilibre obtenu subsistera, et l'on ne comprendrait pas en effet que, spontanément, de la chaleur abandonnât un liquide, en faisant passer celui-ci à l'état solide, pour se rendre sur un solide àla même température, en produisantlafusion de celui-ci. Pour que de l'eau piit se congeler par son mélange avec de la glace, il faudrait que celle-ci fût en grande masse par rapport au liquide et que sa température fût notablement inférieure à 0".

Dans la fusion d'un solide, la chaleur qui disparaît est l'équivalent du travail mécanique nécessaire pour obtenir la désagrégation du solide, pour ainsi dire : on comprend dès lors qu'un effet analogue doive être observé lorsque le passage de l'état solide à l'état liquide se fait par voie de dissolution ; nous ne parlons pas, bien entendu, des cas où la dissolution se produit par une action chimique, la chaleur dégagée par celle-ci {voy. Thermo-Chimie) venant compliquer le phénomène. Si la dissolution ne produit, en général, qu'un abaissement de température peu sensible, il y a un certain nombre de substances pour lesquelles l'ac-

1 Ass. fr.pour l'av. des se, Congrès de Paris, 1878, p. 921.

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tion est assez énergique pour que le mélange du solide et du liquide constitue un véritable mélange réfrigérant.

On comprend que l'action soit plus énergique si l'on emploie de la glace au lieu d'eau, car la clialeur rendue nécessaire pour le passage de tout le mélange à l'état liquide correspondra à celle nécessaire à la fusion de la glace, augmentée de la chaleur absorbée par la dissolution proprement dite.

Dans certains cas, il peut y avoir une action chimique qui active la dissolution : si la chaleur produite par cette action chimique est notablement inférieure à celle qui correspond à la dissolution, le mélange pourra servir également de réfrigérant.

Nous donnons ci-dessous la liste des principaux mélanges réfrigérants qui ont été proposés et peuvent être commodément appliqués.

i partie azolate d'ammoniaque 1 , .„ ,

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