FU.N'GER
compactes et très-élégantes. L'espèce type (F. hygrometrica Hedw.) doit son nom spécifique à la propriété qu'ont ses pédicelles de se tordre sur eux-mêmes pendant la sécheresse et de se dérouler rapidement à la moindre humidité. On la rencontre très-communémeut dans les jardins, les champs cultivés, les prairies, sur les murs ou le§ talus des fossés, dans les clairières des bois et des forêts, surtout sur l'emplacement des charbonneries, etc. C'est, avec le Ceratodon pnrpureus Brid. et le Bryum argenleum h., ses compagnons ordinaires et constants, celle de toutes les Mousses dont l'aire géographique est la plus étendue. En effet, comme l'expriment si bien les savants auteurs du Bryologia Europœa, « dans l'Australie et aux Grandes-Indes, aux îles des Océan Pacifique et Atlantique et à celles de la Méditerranée, au Cap de Bonne-Espérance et dans les steppes infinies de la Tartarie, dans les forêts vierges de toute l'Amérique, comme dans les plaines cultivées de l'Europe, le F. hygrometrica ne cesse de se montrer à la vue du botaniste voyageur qui, trompé par son habitat, en fait toujours de nouvelles provisions. »
Comme espèces voisines, nous citerons notamment le F. hibernica Hook., trèsrépandu dans les lieux sablonneux et sur les rochers quartzeux du sud de l'Europe, le F. flavicans Brid., propre à l'Amérique du Nord, et le F. calcarea Wahl., qui croît dans les terrains argileux et calcaires du midi de la France, et se retrouve dans les mêmes conditions en Sardaigne, en Pensylvanie et dans l'Asie Mineure. Ed. Lefèvre.
FUKGATE DE POTASSE. Voy. FuAGiQUK (Acide).
FUIVGER (JoHANNEs). Médecin hollandais du seizième siècle, né à Leeuwarden; il était fils du recteur de l'école latine de cette ville. Après avoir terminé ses humanités, il alla étudier la médecine et le droit successivement à Louvain et à Cologne, puis il visita plusieurs universités de France et d'Allemagne et revint probablement à Louvain pour prendre son grade de docteur en médecine et en droit. Il fut nommé ensuite recteur de l'école latine de Bolsward, où il demeurait encore en 1584; c'est à cette époque qu'il publia son Sylva carminum (Antverpise, 1585) et son IS ova poverbioruin farrago (LugduniBatav., 1585). Il quitta Bolsward pour Franeker, où il fut également recteur et où il habitait certainement en 158t). En 1590 ou 1591, nous le voyons investi de la même charge à Leeuwarden, où il résidait encore en 1806, puisque à cette date son neveu Cuningham lui écrivait, à l'adresse suivante : Aan Doctor Johannes Fungeri, Medicijn te Leeuwarden ende Rector scholce derzelverStede. En 1607, il revint à Franeker, où il succéda à Mantegum ; on peut voir son nom inscrit sur l'album de l'école de Franeker avec les titres suivants : Johannes Fungerus, J. U. Doctor et scholce Franekeranœ Rector.
Quoiqu'il se soit plus spécialement occupé d'instruction scolaire classique, et de littérature et de poésie latines, il n'en est pas moins certain que Funger pratiqua la médecine à Leeuwarden et à Franeker. Les œuvres d'Hippocrate, de Galien, d'Aristote, de Pline, etc., occupaient une place honorable dans sa bibliothèque et dans son Sylva carmimim, il montre qu'il a étudié ces anciens maîtres? il n'oublie pas davantage ses contemporains les plus illustres tels que Yelsius, Talpa, Merica, Tiara, Schotann, Auletius, Gemma Frisius, etc.; il y préconise en outre, la te7'ra lemnia comme une panacée, le bois de gaïac comme le spécifique de la vérole, le vinaigre comme un excellent remède contre une foule de