FURFUR
gie à l'Université de Fribourg en Brisgau, où il remplit son mandat avec le plus grand succès jusqu'à sa mort, arrivée le 16 août 1879. Il était conseiller aulique intime et membre de diverses sociétés savantes.
Funke avait acquis une grande popularité en Allemagne, surtout par son excellent manuel de physiologie, qui est arrivé actuellement à sa cinquième édition. Il est connu dans le monde savant, par ses importants travaux sur le sang des veines spléniques, sur les cristaux du sang, sur les cliylifères capillaires, sur la résorption des graisses et des substances albumineuses, sur l'action du curare, de l'ammoniaque, etc. L'un des premiers, il a fait voir que la substance nerveuse vivante, neutre aux réactifs à l'état de repos, devient acide par la fatigue ou après la mort.
Nous citerons, entre autres publications de Funke :
I. Dissertatio de sanguine vence lienalis. L\çs,\2&, 1851. — II. Lehrbuch der Physiologie fïir akad. Vorlesungen, etc. Leipzig, 1855-57, in-8°; ibid., 1858, in-8''; ibid., 1860, in-S"; ibid., 1863, in-S"; ibid., 1869-70, iij-S" (le 1" volume de la 5- édition a seul paru). — III. GuNTHER. Lehrbuch der Physiologie, fortgesetzt von 0. Funke. 2ter Dd. sous le titre : Lehrb.der spec. Physiologie. Leipzig, 1848-53, in-8°. — IV. Atlas der physiologischm Chemie. Zugleich als Supplément zu C. G. Lehmann's Lehrbuch der physiologischcn Chemie. Leipzig, 1853, gr. in-4°; 2te Aufl. ibid., 1858, gr. in-4». — V. Abhandlung iiber die Blutknjstallisation. \n Henle's u. Pfeufers Zeitschr. f. rat. Med., Bd. I u. H. — VI. Beitràge zur Uhre von der Verdauung. In Zeitschr. f. wiss. Zoolog., Bd. VI u. VII. — VII. Beitrag %ur Kenntniss der Schweissecretion . In MolcschotVs Untersuchungen zur Nalurlehr. d. Menschen u. Thiere, Bd. IV. — VIII. Zur Lehre von den Empfindungskreisen der Netzhaut. In Bericht iiber die Verhandl. der naturf. Gesellsch. in Freiburg, H. II, p. 89, 1864.
— IX. Veber Sâurebildung in den IServen. In Centralblatt f. med. Wisseiisch., 1869, rr 46.
— X. Ueber den Ein/luss der Ermûdung auf den zeillichen Verlauf der Muskelslhâligkeit. Universitdlsprogramm. In Pfliiger's Archiv, Bd. VIII, p. 213, 1873. — XI. Avec Deauna : Ueber die Wirkung des Ammoniaks auf den thierischenOrganismus. Ibid , Bd. IX, p. 416 1874. — XII. Grand nombre d'autres articles ou mémoires dans les journaux et recueils scientifiques. L. Hx.
FURCRŒA OU FURCROYA OU FOURCROYA. Genre de plantes }\onocotylédones appartenant à la famille des Broméliacées et qui, dans ses limites actuelles, ne contient que des plantes ornementales. La seule espèce, qui ait un peu d'intérêt pour les médecins, l'ancien Furcrcea odorata Poiret, est un Agave, dont les racines servent à faire une fausse Salsepareille {Voy. Ag.we et Salsepareille). Pl.
FIJRED (Eau mlnérale et booe de). Voy. Balaton-Filred.
FURFUR. Le mot latin furfur (qu'il est bien inutile de franciser par celui du furfure) signifiait une agglomération de petits corps lamelleux ; on l'employait presque toujours au pluriel [furfures). Il répondait au ttî-u/jov des Grecs. Le son était le type de ces lamelles, de ces écailles, et le pain de son ou de farine très-grossière était appelé m-Mpiot.;. Le mot latin, comme le mot grec, s'appliquait surtout aux lamelles écailleuses qui se détachaient de la peau, du cuir chevelu principalement; mais on l'étendait à certains dépôts de l'urine. L'urine contenant des particules furfuracées indiquait l'existence d'une psore de la vessie.
Aujourd'hui, l'expression de furfur a un sens plus limité ; d'abord, elle s'entend exclusivement des écailles épidermiques de la peau, bien que le fait de la sortie d'écaillés épidermiques provenant de la vessie soit aussi exact aujourd'hui
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que du temps d'Hlppocrate ; puis, parmi les productions épidermiques qui se détachent de la peau, on distingue le furfur de la farine qui n'a pas l'aspect ccailleux ; de la pellicule, formée d'un seul feuillet d'épiderme ; des squames, ou ensemble de lamelles agglomérées comme les écailles de poisson. Quant au furfur lui-même, il est formé de lamelles épidermiques très-petites et très-adhérentes. C'est M. Devergie qui a surtout insisté sur ces distinctions, lesquelles ne sont pas sans utilité pratique. D.
FIÎRFURAMIDE. G'*Il'l\z^O'' = (C^IPO)'Az^ Cette amide, découverte par Fownes, en 1845, s'obtient par l'action prolongée de 5 parties d'ammoniaque liquide sur une partie de furfurol. Au bout de plusieurs jours toute la masse se prend en cristaux assez blancs qu'on lave à l'eau et qu'on purifie par cristallisation dans l'alcool.
3(G=*HHr^) -+- 2AzfP = C'^ir^Az^O^ H- 3H^0
Furfurol. Furfuraiiiide.
La furfuramide pure se présente sous forme d'aiguilles incolores ou jaunâtres, presque sans odeur, insolubles dans l'eau froide, solubles dans l'alcool et l'éther; la solution est neutre aux réactifs et ne présente point de propriétés basiques. La furfuramide fond à 117° et brûle avec une flamme fuligineuse.
L'eau bouillante et même l'alcool bouillant la transforment lentement eu ammoniaque et en furfurol ; l'addition d'un acide détermine instantanément la réaction. Soumise à l'ébuUitlon avec de la potasse diluée, elle se dissout sans subir de décomposition et par le refroidissement laisse déposer des aiguilles blanches et soyeuses de furfurine, composé isomère avec la furfuramide ( Voy. Furfcrine).
Un coiu'ant lent d'hydrogène sulfuré transforme une solution alcoolique de furfuramide en furfurol sulfuré ou thiofurfurol {voy. Fvrfvrol). Dans les mômes conditions l'hydrogène sélénié détermine la formation de furfurol sélénié.