‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 58 sur 126 · G^H*S0) = GS^ + G«H · texte numérisé non relu

G^H*S0) = GS^ + G«H

Tliiol'uifuiol. Pjrofurfurol.

D'après Schwanert, le pyrofurfurol aurait pour formule :

Il existe un furfurol sélénié, G^H^SeO, substance résineuse, qui s'obtient par l'action de l'hydrogène sélénié sur une solution alcoolique de furfuramide.

FURNARI. 385

Le furfurol se dissout à froid dans la méthylamine et l'éthylamiiie sans subir d'altération ; la solution noircit à chaud et il se forme un dépôt d'une substance noire à peine azotée (Wurtz).

Le furfurol se combine à un grand nombre d'aciiles en perdant la molécule H-0; Baeyer {Deut. chevi. Gesellsch., 1877, p. 555) admet que les composés nouveaux qui en résultent renferment le groupe G*H'0, résullant de C*H*0* (furfurol) par élimination de CHO, et il appelle ce groupe fiirfur, d'où les dénominations de :

Acide fiirfuracrylique, C''H«0' = G■'IP0^C4P0.

Acide furfurpropionique, C'H^O' = G^IPO^C*H'0.

Acide furfiimngélique, C^I'OO^^ C^IPU^Cnr-O.

Acide furfiirvalérianique, C^I1'^'0^ = G5H90^C*H'^0, etc.

Tous ces acides sont cristallisables.

Le furfurol, chaulfé avec l'aniline, forme un composé basique, de couleur brun pâle, la furfuraniline, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, difticile à obtenir pure; ses sels, d'une belle coloration rouge, la donnent à peu près pure par double décomposilion.

De même que l'aniline, la toluidine forme avec le furfurol un composé basique, la fur fur toluidine, qu'on obtient de ses sels. L. Hahn.

FL'RITAXO (Antonio). Pharmacien de lu Sicile, a exercé son art à Palerme, dans la première moitié du dix-neuvième siècle, et a publié :

1. Inslituto di chimica farmaceutica. Palermo, 1819, 2 vol. in-S". — II. Analisi délie acque iermali di Slafani, di Cefala, di Terinini e délie acque non termali del Bivato. l'alermo, 1825, in-S". — III. U analisi chimica su l'acqita minérale di Termini ; presentala ail' Istitulo R. d'incorraggiam. di Napoli dal sig. Sementini. In Annali d'Agric, t. IV, p. 175. L. Un.

FURLOXGE (Les).

Furlonge (William). Médecin irlandais, né vers 1785, reçu docteur à Edimbourg, le 13 septembre 1813, a longtemps exercé la médecine à Kinsale, dans le comté de Gork. Il fut pendant vingt-qualre ans médecin du Alacroom Dispensary. Furlonge vivait encore en 1860. Il était membre de la Société royale de médecine d'Edimbourg. Nous ne connaissons de lui que sa dissertation inaugurale :

Diss. inaug. de gaslrilide. Edinburgi, 1815, gr. in-8°. L. H.

Furlonge (Johin). Né vers la fin du dernier siècle, dans l'ile de Monserraf, vint faire ses études en Angleterre et fut reçu docteur par PUaiversité d'Edimbourg en 1822. 11 alla se lixer à Saint-Jean d'Antigoa, où il pratiqua pendant de longues années l'art de guérir. Il était membre du GoUége royal des chirurgiens d'Edimbourg. On peut citer de lui :

I Diss. inaug. de cerehro concusso. EJiiiburgi, 1822, gr. in-8°. — II. A Few Remarks on Ihe Dandy, ivhicli prevailed in ilie West Indies towards Ihe Close o/'1827 and Beginning of 1828. In Edinb. Med. a. Surg. Journ., t. XXXIIl, n" 102, p. 50, 1850. — III. Heureuse guérison d'un trismus neonatoruin. Ibid., Jan. 1850, et in Hufeland's Journ. d. Heilk., Dd. LXXI, p. 115, 1850. L. Hn.

rCRXAR^ (Salvator). Né en Sicile, vers le commencement de ce siècle, fut reçu docteur à Palerme en 1830, et autorisé à exercer la médecine en

DIT EN'C. 4* s. VI. 25

France en 1834; il se rendit à Paris et y acquit une certaine notoriété dans le traitement des affections oculaires ; mais un dispensaire pour les maladies des yeux, qu'il fonda de concert avec Carron de Villars, n'eut pas tout le succès désirable. En 1841, le gouvernement français le chargea d'une mission médicale dans nos possessions d'Afrique, et le nomma, à son retour, chevalier de la Légion d'honneur. En 1848, il retourna en Sicile et accepta la chaire de clinique ophthalmologique à l'Université de Palerme; il l'occupa avec distinction jusqu'à sa mort, arrivée en 1866.

Furnari était membre de l'Académie royale de Palerme et chevalier de Saint- Ferdinand. 11 fut à Paris, pendant plusieurs années, secrétaire de la rédaction du Journal des connaissances médicales et rédacteur en chef de YEscidape. On peut citer de lui :

I. Essai sur une nouvelle méthode d'opérer la cataracte. Paris, iSoO, in-8°, 3 pi. — II. Traité pratique des maladies des yeux, suivi de conseils hygiéniques et thérapeutiques... Paris, 1842, in-8°, 4 pi. — III. Essai sur les causes, la nature et le traitement des ophthalmies en Afrique, ou de Vophthalmologie considérée dans ses rapports avec les différentes races. Paris, 1841, in-S". — IV. Adelon : Fisiologia deW uomo. Sulla sec. ediz. francese. Palermo, 1834, iii-S". — V. Nouvelles recherches sur la rage. In Archives gén. de méd., 1834. — YI. De l'action ernménagogue d'une nouvelle préparation thérapeutique, le cyanure d'or et d'ammoniaque. In Journ. des conn. méd., 1836-37. — VII. De l'emploi du marrube blanc contre le rhumatisme et la goutte. Ibid., 1836. — VIII. Travaux sur les maladies des artisans et l'hygiène des professions. In Dictionnaire de médecine usuelle,

1837. — IX. de l'abus de l'emploi des enfants dans les manufactures. In VEsculape, 1859. — \. Sur un nouvel ophthalmostat. \h'id., \^%^. L. Hx.

FUBXIVAL (John-James). Médecin anglais de mérite, né vers 1790, reçu docteur à Edimbourg en 1818, devint par la suite premier chirugien du Western Dispensary de Londres, puis médecin de l'Infirmerie générale de Hertford et du St-Mark's Hospital for Fistula. Il était membre du Collège royal des médecins de Londres et du Collège royal des chirurgiens, et inspecteur des asiles d'aliénés de Hertford. Furnival est mort il y a une dizaine d'années. 11 s'est fait connaître par les publications suivantes :

I. Disserl. inaug. de phlh'isi pulmonali. Edinburgi, 1818, in-8°. — II. On the Successful Treatment of Consumptive Disorders and Female Complaints connected therewith ; on Scrofulous Diseuses and on Management of Délicate Health, hy Diel and Regimen. Loiidon,

1838, gr. in-12. — III. Articles dans the Lancet, sur le rhumatisme, la phlhisie, la scrofule, les maladies du cœur, etc. L. Hn.

FUROi\CLE (vulg. Clou). On désigne sous ce nom une affection inflaiîimatoire circonscrite de la peau, caractérisée par une tumeur rouge, acuminée, douloureuse, qui se termine généralement par l'érosion ulcérative de son sommet, et par le rejet à l'extérieur d'une petite masse appelée bourbillon.

A cette définition il est utile d'ajouter que l'inflammation dans le furoncle ne s'étend pas profondément au derme périphérique et au tissu cellulaire sousjacent, de façon à en amener la mortification. Si, en effet, la peau est prise dans une certaine étendue, s'il y a élimination et gangrène du derme, il s'agit d'un anthrax [voy. Anthrax, t. V, p. 260j. Ce caractère anatomo-pathologique sépare nettement les deux affections, qui sont liées d'ailleurs entre elles par la plus étroite parenté, l'anthrax n'étant autre chose qu'mie éruption furonculeuse confluente.

Anatomie pathologique et siège du fdroncle. Au début, la maladie est constituée par une petite élevure rouge, qui ne tarde pas à devenir conique. Autour

•lie ce point s'observent déjà une tuméfiiction et une induration légère. Assez souvent le sommet du furoncle est surmonté d'une petite papule, plus souvent d'une vésicule remplie de sérosité sanguinolente et noirâtre. La vésicule se rompt et est remplacée par une croûte, d'autres fois l'épiderme se déchire et laisse le derme à nu.

La petite tumeur furonculeuse augmente de volume, les parties périphériques rougissent et s'indurent davantage; vers le cinquième Jour environ, le sommet s'ulcère, il en résulte une ouverture appelée cratère qui laisse échapper quelques gouttes de pus et ce magma jaunâtre qu'on désigne sous le nom de bourbillon.

Follin qui, un des premiers, a examiné au microscope la composition du furoncle, y a reconnu la présence de globules purulents, de lymphe plastique et de quelques fibrilles de tissu cellulaire. Aujourd'hui, on admet généralement avec Hobin, Richet, Trélat, Denucé, que le bourbillon renferme, au milieu d'un lacis de fibres élastiques et lamineuses, une grande quantité d'éléments granuleux, vestiges encore reconnaissables des glandes pilo-sébacées en voie de désorganisation. Le bourbillon, suivant l'heureuse expression du professeur Trélat, est une « eschare glandulaire. » Quant à sa coloration jaunâtre, la présence de quelques rares leucocytes ne suffit pas à l'expliquer ; elle est due à la couleur même des fibres élastiques et des éléments granuleux {voy. Lamineux, t. 1, 2'^ série, p. 254).

Après l'élimination du bourbillon, il reste une excavation peu profonde, dont le fond est irrégulier et jaunâtre. Puis la rougeur diminue, l'induration disparaît, l'excavation se rétrécit peu à peu, laissait à sa place une cicatrice légèrement déprimée, violacée d'abord, puis noirâtre et qui peut persister fort longtemps.

Dans quelques cas le furoncle avorte ; alors il n'y a ni inflammation gangreneuse ni élimination; la tumeur dure, violacée, sans cratère et sans bourbillon, se résout très-lentement.

Quelquefois on observe une inflammation plus intense de la peau et du tissu cellulaire, se terminant même par la formation d'un abcès. Mais, s'il y a gangrène du tissu sous-dermique, ce qui arrive lorsque plusieurs furoncles sont agglomérés, la maladie prend un autre nom, comme nous l'avons dit plus haut, elle devient un anthrax.

De nombreuses discussions se sont élevées sur le siège anatomique du furoncle. Pour les anciens auteurs, c'était le tissu cellulaire sous-cutané. Dupuytren admet que l'inflammation envahit les pelotons cellulo-adipeux contenus dans les aréoles de la face profonde du derme. Le bourbillon est constitué par l'élimination des paquets ccUuleux gonflés par l'inflammation, et étranglés entre les parois inextensibles des ai'éoles dermiques. Nélaton dit aussi que l'anthrax et le furoncle ont pour siège essentiel et primitif le tissu cellulaire graisseux que contiennent ces aréoles. En 186G, Hénocque, examinant au microscope les lésions anatomiques de l'anthrax, pensait que les plus avancées se trouvaient dans le tissu aréolaire, où l'on observerait une destruction complète des pelotons adipeux remplacés par des masses purulentes. Cet examen microscopique lui semblait favorable à la théorie de Dapuytren; il dit, en effet, avoir trouvé les glandes sébacées sans autre altération, même au niveau du bourbillon, qu'une hypersécrétion légère à l'intérieur des follicules. Le bourbillon ne lui a montré de détritus glandulaires que dans les points où la peau était ulcérée.

Une autre opinion est celle de Gendrin, Denonvilliers, Gosselin, qui n'admettent pas d'étranglement possible dans les aréoles dermiques ni d'élimination

gangreneuse. Les cavités du tissu cellulaire seraient assimilables à de petites séreuses qui, sous l'influence de l'intlammation, ppuri'aient sécréter des produits pseudo-membraneux ou plastiques dont serait formé le bourbillon.

Enfin la majorité des chirurgiens placent le furoncle dans l'appareil glandulaire de la peau. Astruc, un des premiers, a eu le mérite de défendre cette opinion. « Les glandes de la partie affectée, dit cet auteur, sont engorgées et gonflées, parce que l'humeur de la sueur qu'elles filtrent se trouve trop épaisse pour en sortir, et qu'ainsi elle est forcée de croupir dans les glandes... Cette humeur est non-seulement épaisse, elle est en même temps acre et presque corrosive, et produit ainsi une douleur acre et brûlante, »

« Depuis longtemps, dit le professeur Richet, j'ai acquis la conviction que le point de départ des furoncles est dans les follicules pilo-sébacés, dont la matière sécrétée normalement se mélange avec les produits versés par la poche kystique enflammée pour produire ce qu'on a appelé le bourbillon. »

Telle est, en somme, l'opinion à laquelle nous croyons devoir nous rattacher, à la suite de Trélat, Denucé, etc. Considérant les théories de f)upuytren et de Gcndrin comme purement hypothétiques, nous pensons que c'est à l'appareil glandulaire de la peau qu'il faut attribuer la maladie, et cela d'après les considérations suivantes :

Le furoncle naît dans les régions pourvues de glandes sébacées et couvertes de poils. Souvent on trouve un poil implanté au centre de la tumeur. La forme du clou est exactement circonscrite; il succède à l'acné, à Tectliyma. Enfin l'examen microscopique a nettement démontré que le bourbillon est constitué par des éléments fibreux et épithéliaux altérés, qui appartiennent à la glande frappée de gangrène. Nous ne pouvons admettre sans réserves les conclusions tirées des examens microscopiques d'Hénocque, signalés plus haut. Dans les faits publiés par cet auteur, on remarquera qu'il s'agissait d'anthrax étendus, et dans lesquels tous les tissus constituants de la peau étaient pris indistinctement; rien ne démontre que les glandes pilo-sébacées n'aient pas été le siège primitif de la phlegmasie. « 11 est vrai, dit Hénocque, qu'on n'a pu examiner de points où la peau fût ulcérée, par conséquent on n'a examiné que les parties périphériques de l'anthrax. »

Parmi les glandes souvent prises, signalons celles de la face dorsale des doigts (panaris anthracoïde) , les glandes de Meibomius, qui donnent naissance aux orgeolets. Les abcès tubéreux de Velpeau, développés aux dépeus des grosses glandes sudoripares de l'aisselle, doivent-ils être considérés comme une variété de furoncles, ainsi que le veut le professeur Yeriieuil? Il faut admettre alors que, dans certains cas, les glandes sudoripares jouent le rôle pathologique habituellement dévolu à leurs voisines. A ce titre, on signale également des furoncles de la région plantaire et de la paume de la main ; les glandes cérumineuses du conduit auditif externe s'enflamment aussi quelquefois.

Dans ces dernières années, Verneuil a soutenu l'opinion que le furoncle et l'anthrax peuvent siéger sur les muqueuses. Son élève Danielopoulo cite dans sa thèse plusieurs observations de furoncles développés sur la voiite palatine et sur le voile du palais. Ces faits ne sont ni assez nombreux ni assez concluants pour que nous puissions nous prononcer à leur égard. En tous cas, si les furoncles des muqueuses existent, ils sont d'une rareté extrême.

Étiologie. Causes générales. Le furoncle, plus rare dans l'enfance et la vieillesse, plus fréquent dans l'âge adulte, attemdrait surtout les hommes- Mais

on comprend combien il est difficile de rassembler des éléments statistiques sérieux pour établir de telles propositions.

Le printemps, l'automne, l'été, disposeraient plus que l'hiver aux e'ruptions furonculeuses. On a signalé de véritables épidémies (Laycock, Kinghike, Ilunt, Tholozan, Cazin). Dans certaines contrées, le Bordelais, par exemple, la maladie serait endémique. « 11 est certain, dit 'Denucé, après dix ans d'études médicales à Pai is et quinze ans de pratique à Bordeaux, que dans nos contrées les furoncles, les anthrax surtout, sont plus fréquents, atteignent des proportions plus considérables, et revêtent des formes plus graves qu'à Paris. »

Parmi les causes générales, nous trouvons le mauvais état de la constitution, la misère physiologique, les excès de fatigues, les préoccupations morales. Dans un très-grand nombre d'observations, le malade était légèrement souffrant avant l'apparition de ses furoncles; depuis longtemps déjà, les auteurs avaient fait cette remarque importante. « .le ne crois pas, dit Brodie, que le furoncle soit simplement une maladie constitutionnelle; il est toujours précédé d'un trouble de la santé générale. 11 me semble qu'il y a dans la circulation quelque chose comme un poison, qui est localisé dans la membrane cellulaire, en sorte que nous pouvons être autorisé à classer cette maladie avec la variole et les autres exanthèmes. »

Plusieurs auteurs ont remarqué que les éruptions furonculeuses sont plus fréquentes chez les lymphatiques et les lympliatico-sanguins que chez les hommes à tempérament sanguin. Mais il faut insister sur ce fait que très-souvent le furoncle, de même que l'ecthyma, est une manifestation de la diathèse arthritique ou herpétique. Pour Bazin, cette éruption furonculeuse constitutionnelle a pour caractère de se généraliser et de se reproduire pendant longtemps. « Je considère le furoncle, dit Delioux de Savignac, comme étant chez beaucoup d'individus une manifestation de l'heipélisme. Je le considère ainsi surtout lorsqu'il est multiple, lorsque parla multiplicité et la fréquence de ses éruptions il constitue ce que l'on a appelé la diathèse furonculaire. Pour moi, cette diathèse est connexe de la diathèse herpétique. » Dans l'azoturie, dans la goutte, on observe assez souvent des éruptions furonculeuses, des anthrax dits uriques; Ledwich, Marchai de Calvi, en ont publié des exemples.

Une alimentation trop épicée, trop animalisée, l'abus de l'alcool, les affections des voies digestives, la dyspepsie, la constipation, la gastro-entérite, sont notés comme prédisposant au furoncle. « Parfois, dit le professeur Piorry, cette dermopathie n'est accompagnée d'aucun état pathologique appréciable des organes intérieurs, mais plus souvent elle coexiste avec quelques troubles dans la digestion et surtout avec la constipation. » 11 n'est pas rare d'observer des affections furonculeuses chez des malades soumis depuis quelque temps aux préparations alcalines ou arsenicales.

Depuis que Cheselden et Prout en 1840 ont signalé l'apparition des furoncles et de l'anthrax dans le couis du diabète contirmé, un grand nombre d'observations ont été publiées sur cet accident de la méliturie. Aussi les urines des malades atteints de fréquentes éruptions de ce genre doivent-elles être examinées avec soin ; c'est un fait devenu banal aujourd'hui. Au Brésil, le furoncle ou l'anthrax est un mode de début du diabète tellement fréquent, qu'il est connu même des gens du monde, qui concluent invariablement de l'accident local à la diathèse glycosurique.

Faut-il admettre avec Wagner, Vulpian, Philipeaux, que le diabète peut être

quelquefois l'effet, et non la cause, d'une éruption furonculeuse ? Rien ne démontre une telle proposition, qui semble difficilement admissible en pathologie générale. Qu'on ait trouvé l'urine sucrée après l'éruption, alors qu'il n'y avait ni avant ni pendant la poussée furonculeuse aucun signe sensible de diabète, rien à cela d'étonnant. La maladie glandulaire et la glycosurie sont toutes deux, au même titre, sous la dépendance d'une cause plus élevée, plus générale, qu'il faut sans doule chercher dans les centres nerveux. L'une des deux manifestations précède l'autre ; mais si les furoncles se sont montrés d'abord, cela ne veut pas dire qu'ils déterminent l'apparition du sucre ; le malade est déjà diabétique, avant la glycosurie. On peut dire aussi, avec Cl. Bernard, que si, pendant la durée des furoncles, on a constaté l'absence du sucre, cela tient à ce que la fièvre peut le faire momentanément disparaître. Un diabétique peut toujours, à un moment donné, avoir des urines privées de sucre, aussi bien qu'un albuminurique peut n'avoir pas d'albumine. Dans les observations que les auteurs ont mises en avant pour démontrer que les furoncles peuvent produire le diabète, les urines n'ont pas été examinées longtemps avant la poussée glandulaire : on ne peut donc affirmer que le diabète n'existait pas auparavant, et ce fait contribue à enlever toute valeur à une interprétation d'ailleurs si hasardée.

Les furoncles apparaissent, à la manière des phénomènes critiques, dans la convalescence de plusieurs maladies infectieuses, dans la variole, la rougeole, la scarlatine. Dans la fièvre typhoïde, ils peuvent se développer par centaines, et s'accompagner de phénomènes pyémiques (Griesinger). On les a signalés à la suite de la pneumonie (G. André).

« Le furoncle, l'anthrax et le panaris, dit Fonssagrives, sont des déterminations locales d'une même cause, la viciation putride de l'atmosphère, laquelle aboutit à une gangrène et développe des accidents graves d'étranglement. » Ce serait à la viciation de l'air, à « la vie en commun », à l'encombrement, qu'il faudrait attribuer la fréquence du furoncle chez les cavaliers de notre armée (J. Arnould).

Causes locales. Les parties du corps exposées à l'air, aux poussières irritantes, telles que les mains et la face, sont les plus disposées aux furoncles. Les^ fesses chez le cavalier (Levillain, Gaudaire), la nuque chez le fantassin, les^ parties qui subissent des irritations et des frottements incessants dans certainesindustries, sont particulièrement atteintes. Ainsi s'explique la fréquence de la maladie chez les travailleurs de métaux par la lime, les charbonniers, les ramoneurs.

Au nombre des causes locales, il faut citer la malpropreté, l'usage de pommades irritantes, telles que la pommade mercurielle, les vésicatoires, les exutoires, les pansements mal exécutés des plaies et des ulcères, l'abus des bains sulfureux et alcalins. Hébra signale le furoncle à la suite de l'application prolongée de l'eau froide, qui agirait comme irritant de la peau. L'excèsde chaleur compte aussi parmi les causes d'éruption remarquables par le nombre et la succession persistante des furoncles : tels sont les individus qui travaillent dans les forges, les hauts fourneaux, les machines à vapeur, et surtout les Européens non acclimatés soumis aux chaleurs tropicales (Delioux de Savignac) .

Dans certains cas, on voit naître le furoncle sous l'action d'une dermatose chronique accompagnée de démangeaison, telle que l'eczéma, la gale, le pru-

rigo on les teignes. Il succède aussi à l'irritation causée par les pediculi vestimentorum.

Symptômes. Le furoncle est solitaire ou multiple. Dans ce dernier cas, l'éruption est discrète ou confluenle.

Presque jamais on n'observe de signes prodromiques à proprement parler ; mais il existe souvent, ainsi que nous l'avons signalé en étudiant les causes, un mauvais état général ; dans les cas oii l'éruption est très-multipliée, on a signalé quelques troubles dans les voies digestives.

Le furoncle solitaire se présente tel que nous l'avons décrit en exposant les signes anatomiques : c'est une petite élevure rouge, conique, pustuleuse ou papuleuse au sommet, à couleur plus ou moins violacée, à base indurée dans une certaine étendue. La douleur a été comparée à celle que produirait une vrille enfoncée dans les chairs; elle se modifie d'ailleurs selon la sensibilité du malade et le siège de l'affection. C'est ce dont Boyer avait déjà fait la remarque, assurant que les furoncles de la paroi abdominale sont les plus douloureux. Avant le huitième jour, le sommet du cône se ramollit, s'ulcère, le bourbillon est éliminé, le cratère se forme; alors la douleur cesse, l'inflammation et l'induratiou disparaissent graduellement, la peau revient sur elle-même, la cavité s'efface, laissant une cicatrice un peu déprimée et qui reste violacée pendant longtemps. S'il y a une inflammation périphérique très-intense, le furoncle est dit phlegmoneux.

Dans l'éruption furo7iciileuse discrète, le nombre des clous peut être considérable. Quelquefois, dit Boyer, leur nombre est tel, que les malades ont peine à trouver une partie sur laquelle ils puissent reposer ou incliner leur corps. Ces furoncles viennent généralement par poussées successives, et chaque furoncle conserve les caractères du furoncle solitaire.

Uéruption furonculeiise confluenle débute presque toujours par un furoncle isolé, quelquefois par un petit nombre de furoncles distincts, mais très-rapprochés. Sur la zone rouge de ces furoncles primitifs, se développe une ceinture de furoncles nouveaux, autour desquels apparaît une nouvelle zone qui peut devenir à son tour le point de départ d'une poussée nouvelle. Ainsi se ti'ouve constitué l'anthrax.

La présence des furoncles peut causer l'engorgement des ganglions voisins. Des symptômes analogues à ceux qu'on observe dans les fièvres graves, ataxie, adynamie, ne s'observent guère que dans l'anthrax ; le clou vulgaire ne donne qu'un très-léger état fébrile. Certaines éruptions discrètes succédant à un mauvais état général sont suivies d'une convalescence assez longue.

Complications. Parmi les complications légères, notons la gêne causée par des furoncles placés dans de certaines régions. Marjolin a cité un furoncle du cou empêchant la déglutition, et un furoncle du périnée qui rendait la miction très-difficile. Yerneuil rapporte deux cas de simples furoncles, dont l'un avait perforé la bourse olécrânienne et déterminé un phlegmon diffus qui nécessita un large débridement ; l'autre avait entrahié à sa suite un hygroma phlegmoneux du genou droit.

Rarement on voit se développer des abcès de la prostate, des grandes lèvres, de l'aisselle, et des phlegmons gangreneux; ceux-ci appartiennent surtout aux anthrax, et principalement aux anthrax diabétiques (Demarquay).

Mais l'affection furonculeuse, si bénigne en général, peut revêtir à un moment donné une gravité exceptionnelle. De nombreuses observations démon-

592 FUllONCLE.

trent que l'infection purulente vient compli({uer parfois un furoncle ou un anthrax parfaitement circonscrit. Dans ces cas, le malade est pris de frissons, la température est irrégulière ; la peau qui entoure le mal devient rouge, violacée, oedémateuse ; des douleurs se montrent au niveau des articulations ; il y a du délire, de l'anxiété, et la mort survient rapidement. A l'autopsie, on trouve les caractères de l'intcîxication septicémique, et le plus souvent aussi les lésions de la phlébite.

C'est principalement à la suite de furoncles ou d'authrax de la lace, des lèvres en particulier, que cette terrible complication est signalée. Des observalions de Stanley et de Lloyd, en 1851 et 1852, de Wagner et de Weber, avaient attiré l'attention sur ce point, lorsque parut un important travail de Triide, eu 1860. A partir de ce moment, de nombreiix mémoires furent publiés, parmi lesquels il faut citer ceux de nubreuil,Nadaud, Le Dentu, Guttenberg, Gavasse, Broca, Verneuil, Danielopoulo, Reverdin, Chabbert. Le plus souvent, le mal siège à la lèvre supérieure, puis viennent, par ordre de fréquence, la lèvre inférieure, la région temporale, le sourcil, le nez, le menton, la joue, la région mastoïdienne. A l'autopsie, on a constaté dans un grand nombre de cas les lésions de l'infection purulente succédant à une phlébite, telle que l'inflammation delà veine opthalmique propagée ju-que dans les sinus, où on trouve du pus en plus ou moins grande quantité. Reverdin signale, sur le trajet des veines de la face et jusque dans l'épaisseur des muscles, de petits foyers miliaires, jaunâtres, qui ne sont autres que des abcès périphlébitiques.

Les premiers auteurs qui se trouvèrent en présence d'un furoncle ou d'un anthrax des lèvres accompagné de ces phénomènes terribles attribuèrent la gravité du mal à un virus analogue à celui du charbon; aujourd'hui encore, il semble régner en Allemagne une confusion qui n'est plus de notre âge, entre la pustule maligne et l'anthrax proprement dit. La théorie du virus fut défendue par Boxton, Harvey Ludlow, Budd de Bristol, Thomas Smith, Stanley et Lloyd, Virchow, Weber, Graefe. Elle ne compte plus guère de partisans en France, où on a reconnu que les furoncles de la face ne portent eu eux aucun génie spécilîque, et que leur gravité réside uniquement dans l'imminence de la phlébite par propagation, favorisée ici par l'extrême vascularité de la région et la texture des parties. Trùde, un des premiers, a signalé cette phlébite en 1865; Trélat attribua sa fréquence à l'abondance des veines de la face; les observations de Reverdin et des auteurs français que nous avons cités ont mis de plus en plus en lumière le rôle de ces riches plexus veineux, principalement développés sur le bord libre des lèvres. Peut-être faut-il ajouter, aux conclusions de tous ces travaux sur la phlébite faciale, que souvent il existe un état diathésique qui doit en favoriser l'apparition, et dont tous les auteurs n'ont pas suffisamment tenu compte. C'est ainsi que, dans les faits relatés par Kùchenmeister, Trùde, Wagner, Denucé, Verneuil, les malades qui ont succombé rapidement à des furoncles de la face étaient depuis longtemps glycosuriques, albuminuriques ou affectés de cirrhose du foie.

Tout ce qui précède nous montre que le pronostic du furoncle est variable, mais heureusement dans des limites restreintes. Il peut être, par son siège, la cause d'une phlébite redoutable et d'une mort rapide; il est d'un fâcheux augure dans les mauvais états généraux, tels que la goutte, l'alcoolisme, l'albuminurie et le diabète; mais, solitaire ou aggloméré, il est par lui-même, et dans l'immense majorité des cas, une affection très-bénigne.

Diagnostic. Rien de plus facile, en généwl, que de reconnaître un furoncle ; sa forme, la présence du cratère et du bourbillon, sont des caractères qui ne permettent guère de le confondre avec une autre maladie.

Le phlegmon circonscrit diffère du furoncle : 1" par sa forme, qui est liémisphérique et non acuminée ; 2° par la fluctuation, qui apparaît, suivant l'intensité du travail inflammatoire, du quatrième au cinquième jour ; 5° par la déchirure irrégulière du dôme cutané qui le recouvre, au niveau de sa partie la moins résistante; 4° par l'absence du bourbillon.

L'acné diffère du furoncle : 1" par l'absence de clialeur et de douleur; 2" par la lenteur de son développement ; 5" par l'induration chronique qu'elle pi ésente ; 4" par l'absence du bourbillon.

L'érythème noueux occupe surtout la partie antérieure de la jambe. On voit d'abord apparaître une tache rouge qui s'élève un peu au-dessus du niveau de la peau; une douce pression permet de constater l'existence d'une induration qui ne tarde pas à être remplacée par une fluctuation douteuse. Jamais l'érythème n'affecte la forme conique propre au furoncle.

Les auteurs du Compendium de chirurgie citent un exemple dans lequel la pustule maligne fut prise pour un furoncle. Si la tumeur furonculeuse est quelquefois précédée d'une vésicule, ainsi que Vidal en a vu des exemples, la marche des deux affections et la nature des lésions cutanées sont si différentes, que la confusion est généralement impossible pour un observateur attentif. La pustule maligne est essentiellement caractérisée par une vésicule centrale recouvrant une eschare brunâtre; autour d'elle ou trouve une couronne de vésicule* plus petites ; l'affectiuu est insensible ou à peu près. Le tissu sous-dermique est dense, résistant sous le bistouri, d'une couleur jaunâtre ou rouge plus ou moins foncée, ou bien infiltré de sérosité. On n'observe jamais, dans le charbon, la loime acuminée, la douleur et la rougeur vives du furoncle. Si ce dernier est surmonté d'un soulèvement circonscrit de l'épiderme, provoqué par l'intiltralion d'une sérosité claire ou sanguinolente dans la couche épithéliale profonde, on évitera l'erreur en rompant la vésicule, et en cherchant un point jaunâtre et mou à la surface du derme dénudé ; ce point est l'indice certain du furoncle. S'il est peu proéminant, à base dure, et que son centre soit occupé par une eschare livide, il faut inciser l'eschare pour mettre à nu le bourbillon, qu'on trouve dans le tissu aréolaire de la peau dès le début de l'inflammation, et avant qu'elle ait atteint sa plus grande intensité. Rien de semblable au bourbillon n'existe dans la pustule maligne.

Thérapeutique. Traitement local. Daîis la période de début, alors que la maladie s'accuse par une petite élevure rouge et dure, on a préconisé un grand nombre de moyens abortifs. Velpeau rapporte en 1865 trois exemples d'éruptions furonculeuses que Bretonneau lit avorter par des cautérisations au nitrate d'argent; il s'agissait de furoncles naissants. Boinet paraît avoir retiré de bons effets ■de la teinture d'iode caustique dans les mêmes circonstances. Tout récemment, le docteur Roth vient de publier un mémoire dans lequel il recommande, comme moyen abortif, les frictions souvent répétées soit avec l'onguent mercuriel, soit avec la pommade au précipité blanc. Lorsque le furoncle a un volume considérable, cet auteur prétend encore en enrayer la marche en appliquant un emplâtre mercuriel ou de ciguë. En somme, les abortifs sont peu usités, peu utiles, et ne doivent pas nous arrêter.

Les applications émollientes, cataplasmes de riz et de fécule, simples ou

arrosés de vin aromatique, d'eau blanche, d'eau phéniquée, tel est le meilleur ti'aitement local à instituer. La farine de graine de lin peut irriter légèrement la peau et faire naître une série de petits boutons capables de se transformer à leur tour en furoncle. Les émollients peuvent être continués avec avantage pendant toute la durée de la maladie, et ils suffisent dans la grande majorité des cas. Les bains doivent être aussi recommandés; ils font très-bien disparaître lesphénomènes douloureux. Mais on ne doit pas oublier les applications de sangsues et les onguents maturatifs.

Quelques auteurs anglais, Colles, Crampton, Smyly, James Paget, recommandent l'emplâtre de plomb ou d'opium, quelquefois même ils exercent ainsi une compression assez énergique ; en France, A. Després conseille aussi cette pratique. Mais c'est un moyen surtout utile aux anthrax, et qu'on n'emploiera que si les furoncles ont quelque tendance à s'étendre.

Faut-il inciser les furoncles? Recommandé depuis Dionis par la plupart des chirurgiens, Dupuytren en tète, ce traitement a perdu aujourd'hui beaucoup de terrain. Les scarifications sont inutiles ou dangereuses, et il ne resterait, en tous cas, que les incisions profondes. Leurs partisans prétendent qu'elles empêchent l'extension du mal : mais y a-t-il un signe à l'aide duquel on puisse dire d'un furoncle commençant qu'il est destiné à s'étendre et à se multiplier? 11 existe un grand nombre de faits où l'on voit les furoncles, traités d'abord par une large incision, continuer à se propager et devenir des anthrax graves. On soutient aussi que l'incision supprime la douleur ; c'est vrai surtout pour l'anthrax, mais la douleur du furoncle est généralement supportable, et les émollients, les bains, sufflsent à la calmer. Enfin, rien ne démontre qu'un furoncle incisé se cicatrise plus vite qu'un furoncle livré à lui-même. Il faut conclure de là que, dégagé de complications, le furoncle doit être dans la majorité des cas traité par l'expectation. Si cette pratique est adoptée aujourd'hui par la plupart des chirurgiens pour le traitement de l'aiithrax, en grande partie sous l'influence de Paget, qui a montré, dans une leçon clinique remarquable, combien l'incision atteint peu le triple but qu'elle se propose : empêcher l'extension, calmer la douleur, hâter la cicatrisation, à plus forte raison la même conduite est-elle de mise quand il s'agit d'un simple furoncle. Déjà, en 1836, le docteur Marini, de Bologne, l'avait recommandée ; plus près de nous Nélaton, Jarjavay, Feldmann, Verneuil, Gosselin, ont dit la même cliose. Dans un mémoire récent et fort intéressant, le docteur Paul Lamarque donne de bonnes raisons pour préférer en général l'expectation à l'intervention active dans le furoncle et dans l'anthrax.

Mais en sera-t-il de même, si le furoncle siège à la face? La question mérite d'être posée, en présence des accidents terribles que cause parfois la maladie dans cette région. Comme la phlébite est la complication imminente, les uns ont dit qu'il fallait s'abstenir quand même, pour éviter d'ouvrir les veines (Gosselin, Dolbeau) ; les autres, qu'il fallait inciser toujours et hardiment, pour prévenir l'étranglement des tissus et la propagation inflammatoire aux canaux veineux. Il est certain que l'abstention n'a pas toujours prévenu les complications et la mort; d'après Reverdin, l'incision large a plus souvent donné de bons résultats. Mais, d'autre part, l'incision dans la région faciale n'est jamais dépourvue de gravité, et trop souvent elle a été suivie d'érysipèle. Heureusement, nous avons mieux, et nous croyons,, avec Verneuil et P. Redard, que le débridemeiit hardi par le thermo-cautère est aujourd'hui le meilleur mode de traitement des

FURONCLE (bibliographie). 593

furoncles de la face, pour peu qu'ils menacent de s'aggraver. Sans doute, un. très-petit furoncle et bien isolé, sans gonflement inflammatoire notable, et n'occupant pas les lèvres, sera traité ici comme partout ailleurs par l'expectation. Mais dans les conditions opposées il faut l'attaquer sans hésitation par le fer rouge, débrider largement, au besoin perforer la lèvre. Et cela dès le début, car on ne sait pas d'avance quelle sera la marche ultérieure, et quand les phénomènes généraux graves auront éclaté, il sera trop tard. L'action du thermocautère calme la douleur, la tumeur diminue de volume, le gonflement de voisinage, souvent si étendu, s'affaisse, et tout rentre dans l'ordre.

Traitement génércd. Celui-ci varie avec la cause et la constitution du sujet. Si le furoncle coïncide avec des troubles digestifs, on insistera sur les purgatifs- (Piorry, Mouton). Si le malade est arthritique ou herpétique, on utilisera les préparations arsenicales. Bazin conseille « d'avoir plus spécialement recours à l'arsenic, mais en apportant une grande réserve dans son emploi, car il n'est pas rare de voir des furoncles et des anthrax nombreux et rapprochés sur des dartreux qui ont abusé des préparations arsenicales. Les préparations alcalines intus et extra, l'eau de Vichy aux repas, une alimentation douce, surtout composée de viandes blanches et de légumes herbacés, l'usage fréquemment répété de légers minoratifs, seront mis en œuvre contre le furoncle de nature arthritique. » L'eau de Vicby est préconisée par beaucoup d'auteurs. « J'ai vu cesser de cette manière, dit Denucé, dans deux circonstances très-présentes à ma mémoire, des séries de furoncles que le temps, les bains, les purgatifs, les boissons rafraîchissantes, n'avaient pu arrêter. » Enfin Delioux de Savignac recommande le traitement arsenical comme réussissant très-bien contre le furoncle du bord libre des paupières ou orgeolet. Pour nous, tout en croyant volontiers à l'action bienfaisante des alcalins dans certains cas, et surtout chez les arthritiques, nous sommes persuadé qu'on peut débiliter ainsi en pure perte des lympliatiques qui continueront à souffrir de leurs éruptions furonculeuses ; chez ceux-là, au lieu de donner l'eau de Vichy par habitude, on réussira mieux avec l'huile de foie de morue et les préparations toniques.

Hunter, qui observait sur des goutteux, employait la soude caustique (quarante gouttes dans du lait, à prendre en une ou deux fois par jour). Mosse re(îommande la levure de bière, Rademacher le chlorure de calcium; le professeur Hardy s'est bien trouvé de l'eau de goudron. Si le malade est diabétique,, c'est le diabète qu'il faut traiter. L. Gustave Richelot.

Bibliographie. — Stahl. Diss. de ahscessu et furonculo, 1714. — Astruc. Traité des tumeurs et des ulcères, t. I, p. 140, 1759. — Berlix. Diss. de furonculo. Gôlting., 1779. — Yerluc. Pathologia de chir., I, C, E. — Pitcairx. Latham Vacts and Opinion concerning Diabètes. London, 1811. — Mouton. Art. Anthrax. In Dict. des sciences méd., 1812. — Yel- PEAD. Traitement abortif du furoncle. In Arch. gén. de méd., p. 427, 1825. — Gendbix. Hist. anat. des inflammations, t. I, p. 448, 1826. — Levillaix. Thèse de doctorat. Paris, 1828, n° 38. — DuPUTTREN. Leçons orales de clin, chir., t. IV, p. 468. — Marjolin. Art. Furoncle. In Dict. de méd. en 30 vol., Paris, 1836. — Marini. Pochi concetti concernenti il modo di curare il favo 0 vespajo, in-8°. Loreto, 1856. — Hunter. Œuvres complètes, trad. Richelot, t. I, 1859. — Pbodt. On the Nature and Treatment of Stomach and Urinarij Diseases, 5= édit., London, 1840; 5= édit., 1848. — Nélaton. Pathol. chir., t. I, p. 586, 1844. — Brodie. Lectures on Pathology, p. 592. London, 1846. — Yogt. Mémoire sur le diabète sucré , 1848. — tJTANLEï and Lloyd. Cases of Poisoned Pustule of the Lip. In the Lancet, 1851, toI. II, p. 10 i, et 1852, p. 174. — Cooper-Forster. Lancet, 1851, May. — Hamilton-Kinglake. Dublin Médical Press, 28 juillet, 1852, p. 57. — Harvey-Ludlow. Trans. of Abernrthian Soc, sept. 1852. — Thomas Hunt. On Carbuncles and Boils. In the Lancet, 14 Aug. 1852, vol. II, p. 149. — KiNGLAKE. The Edinburgh Monthhj Journal, 1852, vol. XV, p. 18. — Mosse. Trai-

39(j FURST.

temenl de l'anlhrax par la levâre de bière. In the Lancel, 1852, t. II, p. 113. — ^VEïL^:R. Furoncles et panaris épidémiques. In Gaz. des hôp., 1855, n" 58. — Tholoza^. Sur l'épidémie de certaines affections du tissu cellulaire. In Gaz. méd. de Paris, 1853. — Marchal. Recherches sur les accidents diabétiques. Paris, 1853. — Goolden. Guérison d'un cas de diabète par un furoncle. In Médical Times, 1854, t. IX, p. 598. — Galdaire. Du furoncle. Thèse de Paris, 1854, n° 252. — Laycock. On the Pathology and Treatment of Contagions Furonculoid. In Edinb. Med. Journal, Y>. 585, nov. 1856. — Weber. Ueber carbunkelartige Entzûndungen am Gesichte. In Virchow's Archiv filr pathol. Anat., 1857, t. XII, p. 401. — Wagner. Beziehungen zwischen der Meliturie und dcm Carbunkel. In Archiv fur path. Anat. und Physiol., 1857, t. XII, p. 401. — \ikzm. Leçons sur les aff. cutanées parasitaires, 1858. — Griesinger. Studien i'tber Diabètes. In Arch. fur phys. Krank., 1859, t. IX, p. 598.

— Malgaigne. Traite' d'anal, chir., art. Tégcuents, t. I, 1859. — IIebra. Ueber Dermalitis phleginonosa circumscripta. \n Allgem. Wien. med. Zeitg., 18C0. — Pfeiffer. Des furoncles multiples de la nuque. In Journal des connaissances méd., 30 mars 1860. — Trude. Ilosp. Tidende, 48, 1859; 10, 18G0. — Piiilipeaox et Vulpian. Diabète passager survenu pendant le cours du développement d'un Anthrax. In Gaz. hebdom., 1861, p. 782. — Dauvé. Essai sur l'ecthyma dans l'armée et spécialement dans la cavalerie. In Recueil de méd. et de pharm. milit., 1861. — Guntner. Anthrax et furoncles des lèvres et du nez terminés par la mort. In Oesterreiclùsche Zeilschrift fur pralu. Heilkunde, i862, t. VIII.— Stephensox. Acute Cuibuncular Inflammalion of the Face ; Pyamia; Death; Autopsy. In Med. Times and Gaz., 1862, t. Il, p. 195. — Feldmann. Gas. hebd., 1862. — Chassaignac. Gaz. des hôp.,\'èQ'ï>, n° 62. DuBREuiL. Cas de phlébite faciale. In Gaz. hebd., 1865. — Mauger-Lavemë. Des phlegmasies furonculeuses. Thèse de Paris, 1865, n° 46. — Alph. Guérin. Traitement de l'anthrax par l'incision sous-cutanée. In liuU. de l'Acad. de méd., 1864, t. XXIX, p. 885. — Nadaud. Furoncles de la face. Thèse de Paris, 1864. — Ver^euil. De V hydrosadénile phlegmoneuse- In Arch. gén. de méd., 1864, t. Il, et 1865, t. I. — Bolnet. Traitement aborlif du furoncle. In Bull, de la Soc. de cliir., 1865, p. 455. — Le Dento. Furoncles de la région sourcilière et temporale, phlébite, mort. In Gaz. hebd., 1865. — Gavasse. Gaz. hebd., 1865, p. 815. — Cod- GouRKux. Thèse de Paris, 1865. — Guttendebg. Wangen und Lippen Carbunkel mil pyœmischen Metastasen. Aerztliche Mittheilung. aus Baden, 16, n" 17. In Canstatl's Jahresberickt. etc., 1865. Wiirzburg, Bd. IV, p. 115. — Be^ucé. Des formes malignes du fwoncle et de l'anthrax. In Congrès méd. de France, 5° session. Bordeaux, 1865, p. 251. — Du même. Art. Furoncle du Dict.de méd. et de chir.prat. Paris, 1872. — Broca. Bull, de la Soc. de chirurg.,lS'o5, p. 815.

— Labat, Desucé, Bitot. Mémoires de la Soc. médico-chirurg. de Bordeaux, 1866, t. I, p. 165.

— RicHET. Traité d'anat. médico-chir. , 5' éd., p. 6, 1866. — Scolz Furoncle de la face dorsale du pied gauche, suivi de phlébite avec infection purulente. In Wiener medicinische Wochenschrift, 1867, n" 96. — Verneuil. Gaz. hebd., 15 avril 1868. — Du même. Anthrax des lèvres et des muqueuses; phlegmon de la région sous-hyoidienne . In Gaz. hebdom., 1868, p. 724. — Danielopodlo. Siège anatomique et gravité de l'anthrax. Thèse de Paris, 1868, n° 264. — Hénocque. Ibid. — Reverdin. Arch. gén. de méd., juin 1870. — Pritchard. A Case of Carbuncle. In Philadelph. Med. and Surg. Reports, 25 octobre 1875. — De Lisle, Swkg. Case of Malignant Facial Carbuncle. In Med. Times and Gaz., Jnly 5, 1875. — LociiHART. Carbuncle. In Philadelphia Médical and Surgery Reports, 13 sept. 1875. — Rochmann. Beitrag zur Lehre von der furonculôsen Entziindung. In Arch. fur Dcrmatol. und Srjphil., p. 335, 1873. — Labattdt. Des anthrax et furoncles de la face. Thèse de Paris, 1874. — FoNssAGRivEs. Hygiène et Assainissement des villes. Paris, 1874, p. 445. — Rotii. Fin Nachtrag betreffend den Furunkel und Carbunkel und deren Abortiv-Behandlung. In Deut.^che Klinik, Tt" 54, 1874. — Donaud, Furoncle du nez; phlébite des sinus. In Bordeaux médical, n° 16, 1875. — CoRAZZA. L'acido fenico nella cura del carbonclio. In RacoglUore Med., Marz, 1875, p. 252. — Eade Peter. The Treatment of Boils and Carbuncles. In Brit. Med. Journal, July 1, 1876. — Pick. Ueber die Beiiehungen von Hautkrankheiten zum Diabètes. In Prag. med. Wochenschr., 1. 82, 1876. — Czernicri. L'année médicale d'un régiment de cavalerie. In Recueil de mémoires de méd. et de chir. milit., 1876. — Heise. Furoncle du conduit auditif Otiatrische Mittheilungen. In Deutsche Klinik, p. 874, 1877. — J. Arwuld. Remarques sur l'éliol. des furoncles et de l'ecthyma dans la cavalerie. In Recueil de mém. de méd. milit., jam. et tév. 1877. — Chabbert. De l'anthrax des lèvres; ses complications, son traitement. Th. de Paris, 1877. — J. Paget. Leçons de clin, chir., trad. Henri Petit, 1877, p. 559. — P. Lamarque. De la non-intervention chirurg. dans le trailenient de l'anthrax. Th. de Paris, 1878. — Delioux de Savignac. ie furoncle, ses relations avec l'herpétisme, son traitement par l'arsenic. In Bull. gén. de thérapeutique, 50 juin, 1878, p. 5^9.

FURST (J(idas-Isaack). Médecin allemand, né à Franefort-sur-l'Oder, vers 1772, fit ses études dans sa ville natale et y fut reçu docteur en 1798. 11 se fixa

FCRSTENAU (Les). 507

ensuite à Berlin, où il exerça la médecine avec succès et devint me'decin des pauvres. On a de lui :

I. Diss. Inaug. de siimptomatum palhologiœ qeneralioris. Francofurti ad Viadr., 1798. — II. Beitràge zur Verbesserung der Armenpflege, mil vorzùglicher Riicksicht auf die Stadt Berlin. Berlin, 1820, gr. in-8°. L. Hn.

FURST (Carl-Joh.vn). Médecin suédois, né à Carlskrona le 17 janvier 1791, était le fils du chirurgien Absolon. Il fut admis dès 1805 comme aide-médecin de l'amirauté, puis étudia à Lund en 1807, servit à l'hôpital de Carlskrona en 1808, prit en 1809 sa licence pro exercitio, fut reçu docteur en médecine à Lund en 1815, et encore la même année maître en chirurgie à Stockholm; en 1814, il prit du service dans la marine royale, et en 1815 fit partie de l'expédition de la frégate la Galathé en Barbarie. De retour à Carlskrona, en 1816, il fit un voyage à Copenhague et à Berlin, fut nommé en 1819 médecin de régiment, médecin de l'hôpital militaire de Stockholm, et, le 15 septembre de la même année, médecin provincial ordinaire à Blekinge-Lan. En 1821, il devint membre de la Société de médecine de Suède, et en 1826 médecin de la ville de Carlskrona. L'époque de sa mort nous est inconnue. On peut citer de lui :

I. Dissert, inaug. Doctrina Brunonis de opportunitate expositio critica P. 2 (prses. Engelhart). Lund», 1812, 111-4°. — II. Beskrifninger ocli Sjukdom- Hislorier af lue Polyperi hjertat. In Sv. Lâk. Sàllskap. Aarsherâllche for 1815, p. 5. — III. Tumores in abdotnine. botad genom vahrbildning. Ibid., 1826, p. 116. — IV. Embetsberàllelse for 1819. In Sv. Lâk. Sâllsk. HandL, Bd. VII. p. 152, 1820. — V. Autres articles dans : Sv. Lâk. Sâllski Aarsberâtlelse el Sv. Lâk. Sâllsk. Handliiigar. • L. Un.

FL'RSTEXAU (Les).

Fiirstenau (Johann-Hermann) . Célèbre médecin allemand, né le 1" juin 1688 à Herford, dans la Westphalie, était le fils d'un pasteur protestant. Après avoir terminé ses humanités, il se décida à étudier la médecine et se rendit dans ce but à l'Université de Wittemberg, puis fréquenta celles d'Iéna et de Halle; il fut promu au doctorat dans celte dernière ville en 1709. Il se fixa ensuite à Herford, pour y pratiquer l'art de guérir; mais, désireux de voir les pays étrangers, il « fit, dans les années 1711 et 1716, deux excursions, l'une en Hollande, l'autre en Angleterre, dont l'un des résultats les plus avantageux pour lui fut l'amitié de Leibniz, de Rau, de Ruysch, de Volckauier, de Bidloo, d'Heisler, de Commelin, de Verdries, d'Ameloveen, de Boerhaave et d'Uffenbach. En 1717, il revint à Herford, bien décidé à s'y fixer pour toujours; mais cette résolution céda, en 1720, à l'offre d'une chaire de médecine que le landgrave de Hesse-Cassel lui offrit à Rinteln. Le roi Frédéric, à qui le gouvernement de la Hesse échut en 17ô0, lui confia aussi celle d'économie, qu'il avait instituée pour mettre cette Université en harmonie avec celle de la Prusse. Fiirstenau reçut en 1752 le diplôme de docteur en philosophie que l'Université de (iottingue lui envoya sans qu'il l'eiit sollicité. L'Académie des Curieux de la nature l'admit également dans son sein, et depuis lors il s'en montra l'un des membres les plus zélés et les plus laborieux. La mort le surprit au milieu de ses travaux, le 7 avril 1756. Ses productions sont nombreuses; beaucoup sont disséminées dans les Breslauische Sammliingen, les Hamburgische Berichten von gelehrten Sachen et les Actes de l Académie des Curieux de la nature. Aucune ne renferme d'idées nouvelles, et l'on peut, sans hésiter, les ranger toutes dans la classe si

398 FCRSTENAU (Les).

nombreuse des pures compilations » (Biogr. méd.). Voici la liste de ses principaux opuscules qui ont été publiés à part :

I. Diss. s istens desiderata anatomico-pliysiologica. Halae, 1709, iii-4°. — II. Diss. epistolaris de desiderata pathologico-scmioticis, ad Theod. Jans. ah Alnieloveen. Lugduni Batavorum, 1712, in-4°. — III. Diss. epistolaris de desideratis practicis ad Gothofr. Thoinasium, pohjhislorem Noribergensem. Francfort-siir-le-Mein, 1720, in-4°. — IV. Progr. de religione medici. Rintelse, 1720, in-4°. — V. Oralio inaicguralis de fatis medicorum, Rintelœ, 1720, ïn-i". — VI. Epistola de morbis jurtsconsultoruiii ad Zacliar. Cour, ab Vffenbach. Francof. ad M., 1720, in-4°. — VII. Dissertât, de vita longa. Rintelre, 1721, in-4°.

— VIII. Diss. de of/icio tnedici, speciatim ordinurii alias physici dicli, circa personas inspectioni suce demandatas. Rintehe, 1721, in-4°. — IX. Diss. de hijdrope pectoris. Riiitclaî. 1721, in-4°. — X. Diss. epistolaris quœ desiderata circa ynorbos eorumque signa ejponit. Theod. Janssonio ab Alnieloveen. Amstelod., 1723, in-S". — XI. Diss. de dysenteria alba in puerpera. Rintelic, 1723, in-4°. — XII. Progr. de valeludinc principum, invitatoriinn ad orationem panegyricum in serenissimi natalem. Rintelae, 1724, in-fol. — XIII. Progr. In exsequiis Herm. Zollii. Rinlelœ, 1725, in-fol. — XIV. Progr. in exseguiis Jo.-Uerm. Schminkii. Rintete, 1725, in-fol. — XV. Progr. invitatorium ad audiendam orationem inauguralem H. F. Gaddaei. Rinlelœ, 1725, in-fol. — XVI. Progr. ad orationem de desideratis niedico-forensibus. Rintelse, 1725, in-fol. — XVII. Progr. in exsequiis Chr.-Phil. Dolun. Rintelifi, 1726, in-fol. — XVIIl. Desiderata medica variis in locis et varia forma, tandem junctim édita, Lipsiœ, 1727, in-8°. — XIX. Progr. infunere Frid.-Guil. Bierlingii. Rinleke, 1728, in-fol. — XX. Progr, in natalem serenissimi de historia naturali. Rintelse, 1728, in-fol. — XXI. Diss. : Thèses medicœ inauguralis. Rintelse, 1729, in-fol. — XXII. Oratio de analogia academiœ et œconomiœ . Rintelre, 1730, in-4°. — XXIII. Z)ws. IV. Desiderata œconomica. Rintela;, 1731, in-4<'. — XXIV. Diss. de eo quod divinwu est in historia lilleraria. Rinlelœ, 1751, in-4''. — XXV. Diss. de usa et abusu acidularuni in affectibus spasmodicis et hypochondriacis. Rintelfe, 1751, in-4°. — XXVI. Progr. de vitiis eruditorum. Rintelse, 1731, in-4°. — XXVII. Diss. : exercitatio œconomica de aère. Rintelse, 1732, in-4''. — XXVIII. Novuni circa aeroscopiam tentamen, quo ex gravitate et elasticitate aeris omnes ejus motus derivantur. Rintelse, 1732, in-4''. — XXIX. Diss. de odoribus. Rintelse, 1752, in-4''. — XXX. Diss. de morbis medicorum. Rintelse, 1732, in-4°. — XXXI. Diss. de brutorum morbis. Rintelse, 1753, in-4"'. — XXXII. Diss. de tympanite. Rintelae, 1735, in-4°. — XXXIII. Diss. de xenodochiis. Rintelse, 1734, in-4''. — XXXIV. Spicilegium observationum de Indorum morbis et medicina. Rintelse, 1735, in-4'>. — XXXV. Crûndliche Anleitung zur Haushaltungskunst und dahin geliôrigen Schriften. Lemgo, 1756, in-S". — XXXVI. Diss. de carcinomate labii inferioris absque sectione persanato. Rintelse, 1739, in-4''. — XXXVII. Diss. de mania. Rintelse, 1759, in-4<'. — XXXVIII. Diss. de methodo medendi. Rintelfe, 1740, in-4''. — XXXIX. Diss. de initiis typograpldœ physiologicis. Rintelœ, 1740, in-4''. — XL. Diss.de resjyiratione sana et morbosa. Rintelse, 1741, in-4''. — XLI. Diss. de contagio et morbis contagiosis. Rintelse, 1742, in-4''. — XLII. Dissertatio abscessu?n musculorum ab- Uominis et vicinarum partium lœfa iristiaque exempta sistens. Rintelse, 1742, in-4''. — XLIII. Progr.de ritibus academicis. Rintelse, 1742, in-fol. — XLIV. Progr. de œconomia humana. Rintelse, 1744, in-4°. — XLV. Progr. de electricitate. Rintelae, 1745, in-4°. — XLVI. Diss. de sulphitre et medicamentis sulphureis. Rintelse, 1745, in-4''. — XLVil. Progr. de eodem et diverso in corpore Iiumano. Rintelse, 174f), in-4°. — XLVIII. Diss. de arle obstetrica. Rintelse, 1746, in-4''. — XLIX. Kurze Einleitung zur Ilaushallungs-Vieh-Arzneykitnst. ■\Volfenbiittel, 1747, in-S". — L. Diss. de oculorum vitiis prœcipuis. Kintelse, 1748, in-4°.

— LT. Diss. de meritis Lutheri in œconomiam publicam et privatam. Rintelse, 1749,. in-4''.

— LU. Diss. de Viti saltu sive chorea, vulgo Veits-Tanz.KinieVji, 1750, in-4°.— LUI. Progr. de prœjudiciis in artis exercitio salutaris vulgaribus sedulo vitandis. Rintelae, 1750, in-4°.

— LIV. Diss. de niedicamentorum viribus rite œstimandis. Rintelse, 1751, in-4°. — LV. Gegiûndete Anmerkungen von dem rechten Gebrauche und vielerley Missbrauch derer mineralischen Wasser, besonders des Pyrmonter Gesundbrunnens. Lemgo, 1751, in-S". — LVI. Diss. de scorhuto. Rintelae, 1751, in-4°. — LVII. Medicinœ forensis contracta: spécimen, I, II et III. Rintelse, 1752, in-4°. — LVIII. Diss. de doloribus. Rintelse, 1753, in-4°. — LIX. Progr. de libertate academica. Rintelse, 1753, in-4''. — LX. Diss. de brachio sphacelato ab integro reliqiio corpore spontanea naturœ vi separato. Rintelse, 1754, in-4''. — LXl. Progr. de festormn imminulione dierum œconomiœ publicœ profutura. Rintebe, 1754, in-4''.

— LXII. Diss. de febribus. Rintelse, 1755, in-4". L. Hn.

Fùrstenau (Johan.n-Fkiedrich). Fils du précédent, né à Rinteln, le 51 octobre 1724. « 11 embrassa, comme son père, la carrière de la médecine, et montra

Page 1