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GALLATIN

nâtres. Cet éther est peu soluble dans l'eau froide, très-soluble dans l'eau bouillante, l'alcool et l'éther ordinaire. Il partage une grande partie des réactions de l'acide gallique, mais il ne précipite pas l'émétique. 11 fond vers 158 degrés et se décompose vers 225 degrés en fournissant des aiguilles blanches, légères, probablement de pyrogallate d'éthyle (E. Grimaux, Bid.Soc. chim., 186i, t.ll, p. 94). Cet éther a été étudié aussi par MM. Ernst et Zwenger {Annal. Chem. und Pharm., 1871, t. CLIX, p. 27) et par M. Schiff {Ibid., t. CLXllI, p. 209).

Les solutions d'éther gallique décomposent les carbonates alcalins à l'ébullition. Elles donnent, avec la plupart des solutions métalliques, des précipités de composition variable. Le précipité plombique renferme de 55 à 60 pour 100 de plomb ; il cristallise dans l'acide acétique, mais en se combinant à ce dernier. Suivant M. Schiff, le précipité plombique renferme (G'^H^O^G-IP)-Pb'' et sa corn-

( CO^C-'tP binaison acétique Cil- < (011)^

( 0. Pb. OC^H'O.

Le composé triplombique, traité par l'iodure d'éthyle, fournit de l'iodure de plomb et un produit sirupeux très-amer, soluble dans l'éther, à peine soluble dans l'eau.

Le précipité zincique est blanc ; le précipité cuivrique, rouge brun. Les sels^ ferreux produisent dans une solution d'éther gallique une coloration violette, qui devient bleue à l'air; les sels ferriques donnent immédiatement une coloration bleue.

Lorsqu'on ajoute un léger excès de bicarbonate de sodium à une solution chaude d'éther gallique, il se sépare de petits cristaux durs et jaunâtres, qui renferment CHHNaO^C-H^H-G^H^U'C-fl^ Chauffés, ces cristaux donnent un sublimé d'éther gallique, tandis que la combinaison sodique est décomposée» La solution d'où se sont déposés ces cristaux jaunit par l'ébullition, par suite d'une oxydation, et laisse déposer des cristaux soyeux jaunes qui constituent Vellagate acide de sodium C^H'0'Na+ H^O.

On obtient de même Vellagate d'ammonium par l'action de l'air sur la solution ammoniacale d'éther gallique (Ernst et Zwenger).

Le chlorure d'acétyle transforme à l'ébullition le gallate d'éthyle en éther triacétijl gallique C®H-(OG-H"'0)^COOG-H\ Ce composé s'obtient sous la forme d'une huile jaune, qui abandonne à la longue des cristaux insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool. L'eau bouillante le décompose peu à peu. Il ne colore pas les sels de fer (H. Schiff).

Gallate d'amyle C''H-(0H)''C00C^H'^ Il cristallise en aiguilles soyeuses, fusibles à 130 degrés. Il est un peu sublimable. Il est soluble dans l'eau chaude, peu soluble dans l'eau froide ; sa saveur est amère. Il est soluble à froid dans l'alcool et dans l'éther ; à chaud dans le chloroforme. Il se comporte avec les alcalis comme le gallate d'éthyle (Ernst et Zwenger) . Ed. W.

GALLATIIV (Jean-Louis). Médecin suisse, né à Genève en 1751, mort à> Paris en 1785. 11 fit ses études médicales à Montpellier, oii il eut pour maître le célèbre Tronchin, qui l'honora de son amitié. Reçu docteur, il devint médecin du duc d'Orléans, puis médecin de l'hôpital que venait de fonder à Paris madame Neckei . « il s'appliqua aux devoirs de son état avec une sollicitude qui lui coûta la santé et abrégea ses jours ». Nous connaissons de lui :

I. Dissert, de aqua. Monspelii, 177 , in-i". — II. Suites d'expériences faites pour assurer

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