L. Hs
FRÉESE (Nils-Fredric) . Médecin suédois, né à Stockholm, le 14 mai 1785. Il étudia la médecine successivement à Upsal et à Lund, où il prit ses premiers grades, passa quelques mois à Copenhague, en 1805, puis devint vice-médecin provincial de Kronobergs-Lân, prit son diplôme de docteur en médecine à Lund en 1806, et de maître en chirurgie en 1807, et la même année devint médecin provincial ordinaire à Kronobergs-Lân. Nommé en 1810 médecin du régiment d'Elfsborg, il prit part, en 1813 et en 1814, aux campagnes d'Allemagne, de
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Brabant et de Norvège. En 1826, Fréese devint médecin de la 1^ brigade d'inianterie suédoise. II a contribué à vulgariser dans sa patrie la pratique de la vaccination et a obtenu une récompense nationale. On a de lui :
Boctrina Brunonis de opportunitale expositio critica. Pars I. Dissert, inaug. prœs. Engelhart. Lundae, 1805, iri-4°. L. Un.
FREG. Voy. Ferg.
FREtiE (Christiak-August). Né à Zwochau, le 15 septembre 1759, mort dans la même localité, le 23 septembre 1854, doit être nienlionno à cause de son traité sur les plantes vénéneuses. Reçu docteur en philosophie en 1785, il fut pasteur successivement à Laass (1788), à Striegnitz (1801) et à Zwochau, (1805), et prit sa retraite en 1853.
I. Anleitung zur Kenntnissder schâdlichen und gifligen Pflanzen. Gopenhagen u. Leipzig, 1796, in-S". — TI. Publia : Imm. Kant : Allgem. Naturgescliichfc und Théorie des Himmels, etc. Leipzig, 1797, gr. in-8°, 4te Aufl. Zeitz, 1008, gr. in-S". L. Un.
FREGOSE (Jean-Baptiste). Cet écrivain, qui vivait au quinzième siècle et qui a fait mention accidentellement de la syphilis, n'était pas médecin, mais bien doge de Venise. Il est souvent cité par les auteurs, depuis Astruc, sous le nom de Fulgose. M. A. Desprez dans son Traité théorique et pratique de la syphilis (1873) fait remarquer que ce dernier nom a été substitué au premier par C. Gilini, dans sa traduction latine des écrits du doge. Cette famille se désignait elle-même par les divers noms de Fiilgoso, Campofulgoso, Freyoso et Friyoso. Ceux qui ont adopté pour l'auteur dont nous nous occupons le nom de Fulgose n'ont donc fait que suivre un des usages reçus, comme l'avait suivi le traducteur. On sait d'ailleurs que cette diversité patronymique se rencontre souvent dans les familles du moyen âge.
L'ouvrage de Gianbattista Fregoso a pour titre « : De dictis, factisque mémorabilibus. » Il a été écrit en italien pendant l'iîxil oîi l'auteur avait été envoyé par le cardinal Fregose ou Fulgose, son oncle. La mention qui y est faite de la syphilis est d'ailleurs très courte et fait remonter l'origine du mal à 1492. Trad. lat. de C. Gilini, Mediolanum, 1509. Dechambre.
FREHER (Les deux).
Freher (Paul). Fils d'un jurisconsulte de Nuremberg, naquit dans cette ville, le 5 février 1611. Il lit ses humanités à Genève, et après avoir beaucoup voyagé, fut reçu docteur à Altdorf, en 1659, et se fit agréger au collège des médecins de Nuremberg, dont il devint plus tard le doyen. Il exerça, paraît-il, l'art de guérir avec grande réputation. Aujourd'hui, il n'est plus connu que par un grand ouvrage, auquel il travailla pendant douze ans, et qui ne fut publié qu'après sa mort par son neveu, Carl-Joachim. Cet ouvrage, intitule : Theatrum virorum eruditione clarorum a sœculis aliquot ad hœc usque tempora florentiiim (Norimb., 1688, in-fol.) , renferme 2850 articles biographiques, fort incomplets du reste surtout au point de vue bibliographique, et 1300 portraits d'une ressemblance plus que douteuse ; cet ouvrage, assez utile néanmoins aux érudits, est devenu très-rare, à cause de la perte des cuivres, qui a empêché
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d'en faire une seconde édition. La dissertation inaugurale de Freher a pour titre :
Dissert, de fehretertiana intermittente. Altorfii, 1639, in-4°. L. Hx.
Freher (Carl-Joachim). Neveu du précédent, né à Nuremberg, le 29 août 1655, mort dans cette ville, le 6 novembre 1690. Il étudia la médecine à Bâle, y prit le grade de docteur en 1677, et en 1679 se fit agréger au collège de sa ville natale. Il est surtout connu par la publication du Theatrum vironnn ernditorum de son oncle. Sa tbèse inaugurale est intitulée :
Dissert, de melaiicholia hijpochondriaca. Basileœ, 1677, in-4''. L. Hn.
FBEILAS (Aloxso de). Médecin espagnol de la fin du seizième siècle. Villalba dit de lui : « D. Alonso de Freilas, médecin de la chambre de l'illustre cardinal D. Bernardo de Rojas y Sandoval, archevêque de Tolède, a écrit un ouvrage sur la peste... C'est un des meilleurs que nous possédions... »
Freilas, né à Jaen, reçu docteur à l'Université de Grenade, où il avait fait ses études, exerça en effet la médecine dans sa ville natale et y observa particulièrement la peste qui y régna en 1603, aussi bien que dans le reste de l'Andalousie; il paraît qu'il fut très-heureux dans sa pratique, pour combattre le fléau, et il fut chanté par les poètes et les gens de lettres de son époque. Il composa un livre sur la peste, et l'ayuntamiento de Jaen adressa une pétition aux Certes pour demander au roi Philippe III l'autorisation de faire imprimer le susdit ouvrage, licence qui fut accordée, et le livre parut à Jaen en 1606, in-4''. Il comprend trois traités différents dédiés à la cité de Jaen, approuvés par le docteur Pedro Sanchez de Soria, et intitulés :
I. Conocimiento, curacion y preservacion de la peste... — II. Tratado nuevo del arte de descontagiar las ropas de sede, telas de oroy plata, tapicerias, lienzos y otras cosas coniagiadas. — III. Discorso... si Los melancôlicos jmedcn saber lo que esta par venir con la fuerza de su imaginacion 6 sonando. L. Hn.
FREIX. On appelle ainsi en anatomie des brides de parties molles disposées de manière à maintenir en place certains organes ou à limiter leurs mouvements (freins de la langue, de la lèvre, du clitoris, du prépuce, des tendons). On donne quelquefois le nom de frein de la vulve au repli semi-lunaire qui joint les petites lèvres (fourchette). Les freins de la glande pinéale sont ce que d'autres appellent les rênes ou les pédoncules. D.
FREIXD (JoH>). Célèbre médecin anglais, naquit en 1675, à Croton, petite ville du comté de Northampton, oii son père était ministre de la religion anglicane, et mourut le 26 juillet 1728. Ses études, commencées à Westminster, et terminées à Oxford, furent marquées par de brillants succès littéraires. Néanmoins, Freind embrassa la carrière médicale, pour laquelle il avait toujours manifesté une vocation prononcée. A peine revêtu du simple grade de bachelier en médecine, il se faisait déjà connaître par un traité sur la menstruation et les maladies qui s'y rattachent : ouvrage qui, bien qu'entaché des hypothèses alors en vogue, promettait à la littérature médicale un écrivain distingué. C'était en 1705 : Freind avait alors vingt-huit ans. Un an plus tard, l'Université d'Oxford lui fournissait l'occasion de se montrer sous un nouveau jour, en l'appelant à professer la chimie, dont il avait fait une étude approfondie. En 1705, le comte de
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Peterborough le décidait à le suivre en Espagne, en qualité de médecin des armées. A l'issue d'une double campagne, Freind voulut, avant de retourner en Angleteri-e, visiter Rome, oîi deux illustres praticiens, Baglivi et Lancisi lui tirent le plus brillant accueil. En 1712, la Société royale de Londres, alors présidée par le grand Newton, l'appela dans son sein. La variété et l'étendue de ses connais.sances, non-seulement en médecine, mais dans la plupart des sciences et dans les langues anciennes, devait en faire un des membres les plus actifs de cette illustre compagnie. Dans la même année, nous le trouvons dans l'armée anglaise, en Flandre, oii il ne demeura que peu de mois. Revenu à Londres depuis la conclusion de la paix, il s'y livra exclusivement à l'étude et à la pratique de la médecine. Mais enlevé quelques années plus tard par la politique à ses utiles travaux, et envoyé en 1723 à la Chambre des Communes par le suffrage de ses concitoyens, il s'y fit remarquer par une opposition très-vive. Accusé d'avoir prit part aux menées d'Atterbury en faveur du prétendant, il fut enfermé, en même temps que l'évêque de Rochester, dans la tour de Londres. Freind conserva dans ces circonstances critiques toute la sérénité de son esprit, et il mit à profit les loisirs forcés de sa captivité pour jeter le plan de son histoire de la médecine, le meilleur de ses ouvrages. C'est alors qu'un homme qu'il avait toujoiu's rencontré sur un terrain opposé au sien en politique comme en médecine, Mead, que cette conduite honore, obtint, grâce à de pressantes démarches, son élargissement, puis son acquittement définitif; noble exemple en ces temps d'intolérance politique et religieuse. Georges II, qui, monte sur le trône en 1727, avait eu précédemment recours à Freind dans les maladies de ses enflmts, ne fut pas moins généreux ou, si l'on veut, moins habile ; ne se souvenant que des talents du praticien, il nomma premier médecin de la reine l'homme que ses travaux justement estimés et une pratique aussi heureuse qu'étendue désignaient à sa confiance. Mais l'illustre archiàtre ne devait pas jouir longtemps de cette haute position. Épuisé de fatigues et de travaux, il succomba en quelques jours à une fièvre ardente, à l'âge de cinquante-trois ans. Sa mort fut un deuil public; il jouissait en Angleterre d'une autorité égale à celle des anciens. L'aménité de ses mœurs, un talent de parole rare dans sa profession, la réserve pleine de dignité dont il avait toujours fait preuve, même au milieu de la polémique suscitée par quelques-uns de ses ouvrages, lui avaient concilié l'estime et l'affection générales. Bien que Freind ne fiât pas sans fortune, car il laissait, entre autres dispositions testamentaires inspirées par l'amour de la science, une somme de 1000 livres sterling pour la fondation d'une chaire d'anatomie ta Oxford, le roi, par un sentiment de gratitude non moins honorable pour lui-même que pour celui qui en était l'objet, voulut se réserver le soin d'assurer l'avenir de sa veuve et de son fils » (Saucerotte).
Freind était iatro-mécanicien et on s'en aperçoit surtout dans sa théorie de la menstruation; d'après lui, l'hémorrhagie menstruelle dépend de la pléthore locale, favorisée par le volume plus grand de l'aorte descendante, par la structure et le nombre de vaisseaux, et par la position verticale du corps de la femme. Il était en outre historien et a continué l'histoire de la médecine de Leclerc, non sans succès; il y a fait preuve de beaucoup d'érudition, surtout dans l'histoire des derniers médecins grecs et dans celle de la médecine arabe. Commentateur habile d'IIippocrate, il a eu le tort d'admirer jusqu'à ses défauts. Voici l'énumération des principaux ouvrages de Freind :
I. JEschinis contra Ctesiphontem et Demosthenis de corona orationes. Interpret. lat. et
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vocuni d/ffic. interprétât, adj. P. Foulkes et J. Freind. Oxoniœ, "1096, in-8°; ilnd., 1715, in-8°. — II. Ovidii Metamorphoseoii libri XY, cum interpret. Ban. Crispini in usuni Delphini a Joan. Freind rccensiti. Oxonife, 1696, in-8°. — III. Emmenologia, in qua fluxus muliebris menstî'ui pliœnomena, periodi, vitia, cum medendi methodo, ad rationes mechanicas exiguntur. Oxoniîe, 1705, in-4° ; Roterd., 1711, in-8°; Amstelod., 1720, in-S»; Paris, 1727, in-12. Trad. fr. par Devaux : Paris, 1730, in-12. — IV. La conduite du comte de Peterhorough en Espagne, surtout depuis la levée du siège de Barcelone en 1706, avec la campagne de Valence. Paris, 1750, in-8''. — V. Prœlectiones chymicce, in quibus omnes fere operationes chrpnicœ ad vera principia et ipsius nalurœ leges rediguntur. Londini, 1709, in-8°. Amst., 1710, 1718, in-8°; Paris, 1727, in-12, avec ÏEmmenologia; ibid,, 1735, in-8°. Lond., 1726, 111-8°. Trad. angl. Lond., 1729, in-8°. — VI. Hippocratis de morbis popularibus liber pirimus et tertius , grceco-latinus. Ilis accomodavit novem de febribus commentaria. Londini, 1717, in-4''. — VII. De purganlibus, in secunda variolarum confluentium febrc, adhibendis. Londini, 1719, in-4°; Amstelod., 1720, in-8°. — VIII. Oralio annivcrsaria in iheatro collegii regalis medic.Londin. habita ex Harvrei instituto. Londini, 1720, in-4°. — IX. De quibusdam variolarum generibus epistola. Londini, 1725, in-4°. — X. The Ilistory of Physic from the Time of Galen to the Beginning of the Sixteenth Century, chiefly with Regard to Practice. London, 1725-1720, 2 vol. in-8''; ibid., 1751, 2. vol. in-8<'. Trad. en latin par J. Wigan. Londres, 1734. 2 vol. in-12. Trad. en franc, par Et. Goulet. Londres, 1727, in-4°, ou 3 vol. in-12. — W. Opéra omnia medica. Londini, 1733, in-fol,; Venet., 1753, in-4°; Paris, 1755, in-4'' (Œuvres médicales de Freind, publiées en latin par Wigan avec une vie de l'auteur). L. Hn.
FREKE (John). Médecin anglais de la seconde moitié du dix-huitième siècle, chirurgien de l'hôpital Saint-Barthélemi de Londres, membre du collège royal des médecins de la métropole, a publié un assez grand nombre d'ouvrages estimés. A côté d'observations utiles et de la réfutation des préjugés anciens, consistant à regarder les plaies d'armes à feu comme empoisonnées, à faire dépendre l'érysipèle de la bile et le cancer de l'atrabile, etc., il émet diverses hypothèses insoutenables, entre autres celle concernant son système sur la nature et la source de l'électricité. Voici du reste, l'énumération des ouvrages de Freke :
I. An Essay on the Art of Healing, in which Pus Laudabile, or Matter, as also Incarning and Cicairising , and the Causes of Varions Diseases, are endeavoured to be accounted for, both from Nature and Reason. London, 1748, in-8°. — II. Essay to show the Causes of Electricity. London, 1740, in-8°. Trad. en franc, sous ce titre : Essai sur la cause de Vélectricité et sur son influence dans les rhumatismes du corps humain, dans la nielle des arbres, dans les vapeurs des mines, dans la plante sensitive, etc. Paris, 1748, in-12. — III. A Treatise on the Nature and Properties of Pire, in three Essays : 1 st. Shewing the Causes of V/tality..., 2d. On Electricity; 5d. Shewing the Mechanical Cause of Magnetism. London, in-S". — IV. Plain Account oftlie Cause of Earthquakes, being a Supplément to the Treatise on Fire. London, 1756, in-8''. — V. Incommon Exostosis of the Sjnne. In Philosoph. Transact., t. XLI, p. 309. — VI. Invention of a Neiv Ambe for Reâucing a Dislocated Shoulder. Ibid., t. XLII, p. 556. — VU. Extraordinary Case of Fracture of the Arm. Ibid., t. XLYI, p. 397. L. Hn.
FRELON. Voy. Guêpe.
FREIWERY (NiKOLAUs-KoRJNELis vak). Né à Ovcrschie, près de Delft, le iO janvier 1770, fit ses études médicales à Leyde, où il fut reçu docteur en 1793. En 1795, il fut nommé professeur ordinaire de médecine, de chimie, d'histoire naturelle et de pharmacie à l'Université d'Utrecht. Il avait été nommé médecin du roi Louis-Napoléon et mourut dans cette ville le 15 novembre 1844. Nous citerons de lui :
I. Dissertatio inauguralis de mutaiionibus figurœ pelvis, prœsertim lis quœ ex ossium emollitione oriuntur. Leyde, 1793, in-4°. — II. Oratio de arctissimo, quo cheniia cum physicis scientiis conjungitur vinculo. Utrecht, 1796, in-4''. — III. Oratio de chemia et arte pharmaceutica... In Annal, academiœ rheno-traject., 1821-22. A. D.
FRÉMISSEMEî^T. 40
Fremery (Petrus-Joannes-Isaacus van). Né à Utrecht le 29 avril 1797, fils •du précédent, fit ses études médicales à Utrecht, où il fut reçu docteur en 1819 et nommé professeur en 1829. Il est mort dans cette ville le 7 septembre 1855.
Nous citerons seulement de lui :
1. Spcc.zoolocjicum, sistens observa tioiies, prœscrlim osteologicas, de casuario Novœ Hollandiœ. Utrecht, 1818, in-4°, — II. Spec. vicd. inaug. de lujdrope ligamentoriim uteri. Utrecht, 1819, in-i°. A. D.
FRÉMISSEMEXT. On appelle ainsi une sorte de tremblement du à une succession plus ou moins prolongée de vibrations ou de petits chocs secs perçus par la main sur certaines parties du corps. Ce phénomène qui dénote toujours une maladie des organes subjacents, est d'autant plus important à connaître (juc, suivant ses caractères et suivant la région où il siège, il se rapporte à des affections de natui^e très-diverse. Nous nous bornerons à décrire les fi^émissements les plus importants au point de vue du diagnostic des affections dont ils relèvent, à savsir le frémissement cataire, le frémissement artérioso-veineux et le frémissement hydatiqne.
a. Le frémissement cataire, ainsi appelé par Corvisart parce qu'il rappelle le ronron du chat, prend naissance lorsque le courant sanguin se trouve entravé à son passage à travers des orifices valvulaires rétrécis ou insuffisants, à bords indurés ou recouverts d'aspérités. Alors les valvules non tendues et indurées se mettent à vibrer à la façon d'une anche, et si le frémissement est moins accentué en cas d'insuffisance, c'est qu'alors les valvules sont plus tendues et partant moins vibrantes, grâce à la pression plus marquée exercée par le flot sanguin sur les bords de l'ouverture {Voy. Cœur, p. 500).
Le frémissement cataire est très-variable quant à son intensité : tantôt il iproduit la sensation d'un frôlement ou d'une vibration pareille à celle d'une corde de violon qui résonne sous l'archet, tantôt l'impression rude et râpeuse que donne à la main le mouvement d'un roiiet. Pour bien en saisir les nuances et ne plus les oublier, il faut les avoir perçues et constatées soi-même. Le frémissement est plus commun qu'on ne pense et dans certaines lésions valvulaires anciennes du cœur il est rare qu'xme main exercée ne perçoive au moins une légère trépidation dans tel ou tel point de la région prccordiale. Le frémissement cataire ne se propage que rarement dans les vaisseaux du cou. Il coïn- ■cide le plus souvent avec les bruits de souffle rudes et râpeux, mais ces rapports d'intensité n'ont rien de constant, car on peut observer un frémissement intense avec un souffle à peine perceptible ou un souffle très-fort sans frémissement. A lui seul le phénomène qui nous occupe ne constitue donc pas un élément l'igoureux de diagnostic et il nécessite toujours le contrôle de l'auscultation.
Certaines péricardites sèches donnent lieu, elles aussi, à une sorte de frémissement, mais qui .est plus superficiel, plus saccadé et plus semblable à un frottement ou a un craqtiement qu'à un véritable frémissement.
Le frémissement cataire est le symptôme des lésions valvulaires généralement anciennes du cœur. Cependant on l'a vu coïncider parfois avec les endocardites récentes compliquées de végétations. Suivant qu'il coïncide avec la systole ou avec la diastole ou qu'il siège à la base ou à la pointe du cœur, il fournit au diagnoïtic des lésions valvulaires les mêmes indications que le souffle cardiaque qui l'accompagne presque toujours [voy. Cœur, lésions valvulaires).