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GAVARD (Hyacinthe). Né à Montmélian en 1753, ce médecin, cet anatomiste fort distingué, et qui, pourtant, a tenu peu de place dans le souvenir des hommes, se recommande d'une manièi"e toute spéciale à la postérité par son amour pour la science, pour les progrès réels qu'il lui a fait faire, et pour son zèle à prop.iger l'instruction. Il vint de bonne heure à Paris, et fut compté parmi les disciples les plus assidus qui assistaient aux leçons de Desault. Le disciple devint maître à son tour. Les ouvrages qu'il a publiés se ressentent bien de l'exactitude dans les descriptions qui rendit si célèbre la clinique du grand chirurgien. Gavard sut, en plus, y ajouter des considérations physiologiques par lesquelles il animait l'aride description des organes. Choisi par le gouvernement pour donner les secours de l'art aux élèves de l'École de Mars, il s'acquitta de ses fonctions avec le plus grand honneur. C'est à cette école qu'il imagina un procédé d'instruelion, presque un véritable enseignement mutuel, qu'il destinait surtout à l'usage des petits ramoneurs, et qui avait pour but de former un grand nombre d'élèves avec peu de professeurs. Eh bien, Gavard, malgré ses talents, malgré les services qu'il a rendus, vécut pauvre, et mourut dans la force de l'àg^', en 1802, n'emportant que la stérile considération de quelques hommes instruits et amis de la vérité. Ses ouvrages portent les titres suivants :
I. Méthode pour apprendre à e'crire, à lire et à écrire sous la dictée, à l'école des écoles primaires. Paris, an III, in-8°. — II. Traité d'ostéologie, suivant la méthode de Desault.
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Paris, 1791, 2 vol. in-8°; Ibid., 1795, 2 vol. in-S". — III. Traité de myologie. Paris, 1791, in-S"; Ibid., 1802, in-8°. — IV. Traité de splaiichnologie. Paris, 1800, in-8°; Ibid., 1802, in-8'' ; Ibid., 1809, in-S". — V. Observations sur la fracture de la clavicule et la luxation de V extrémité scapulaire de cet os, et description d'un bandarje propre à la cure de ces maladies[Journ. de mcd., chir. etpharm., 1787, t. LXX[,p. 445). — VI. Description d'une pince à gaine (de llunter), propre à retirer les corps étr-angers du canal de l'urèthre, ou d'autres cavités profondes et étroites, avec des observations relatives à ce sujet [Journ. de méd., chir. etpharm., 1787, t. LXXIII, p. 76. — VII. Bons effets de Vemplâtre de cantharides, appliqué sur la tête, dans les commotions du cerveau (Journ. de chir. de Desault, t. I, p. 177).
CiAVASSETi (MiCHAELi). Médecin italien du seizième siècle, disciple de Gapo di Yacca, était de Novellare, petite ville située à peu de distance de Parme. Il exerça avec succès l'art de guérir à Padoue. On connaît de lui :
I. Exercitatio methodi anatomicœ. Patavii, 1584, in-4° (extrait de Galien). — II. Libri duo : aller de nalura cauterii et ejus accident ibus ; alter de prœludiis anatoniicis, seu totius artis medicœ fundamentis. Venetiis, 1584, in-4'>. — Accessit liber terlius de mcthodo anatomica. Venet., 1587, in-4°. — III. Libri duo : alter de rébus prœter nalurani; alter de indicationibus curativis, seu de metliodo medendi. Venetiis, 158Ô, in-4''. L. IL\.
CAVET (Jacques). Né à Piumilly, dans la Savoie, vers 1674, étudia la médecine à Montpellier et se fit recevoir docteur à Avignon en 1694, sous la présidence du fameux La Forêt. Il exerça ensuite la médecine avec succès à Chambéry. On a de lui :
I. Traité des fièvres. Genève, 1700. C'est probablement le même ouvrage que le suivant publié en latin : iSova febris idea, seu novœ conjoncturœ circa febris naturam. Genevae, 1700, in-1'2. — II. Traité de la peste, ou conjectures }>h]jsiques sur sa nature et ses causes. Lyon. 1722, in-Vl. L. Hn.
GAVIAL. Voy. Ckocodile.
GAVINET (Jean-Marie). Pharmacien de Lyon, membre de l'Académie des sciences de cette ville, y est né le 1"' décembre 1708, et y est mort le 17 novembre 1756, emporlé par la plithisie. Élève de Geoffroy, il a laissé quelques mémoires qui ont été recuellis par le Recueil de r Académie des sciences de Lyon. A. G.
GAVIRIA ILEOX (DiEGo). Médecin espagnol du dix-huitième siècle, membre et vice-président de l'Académie royale de Séville, médecin de la chambre du roi, n'a laissé que deux discours inauguraux, publiés dans le premier volume des Mémoires de l'Académie de Séville :
I. Oratio inauguralis pro solvendis studiorum feriis in regia Hispalensi societate, prœlecla a D. D. Didaco Gaviria et Léon, etc. Séville, 1736, in-4°. — II. Oratio inaug. ad novam studiorum reparationem in regia societate Hispalensi, etc. Séville, 1756, in-4°. L. Hx.
GAT (Les).
Gay (Jean-âîstoise). Docteur en médecine de l'ancienne Faculté de Paris, médecin à un hôpital de Montpellier, puis fixé à Paris, est connu par ses démêlés avec Portai au sujet de la saignée dans le traitement de l'apoplexie. 0 n a de lui :
I. Vues sur le caractère et le traitement de l'apoplexie, dans lesquelles on réfute la doctrine du D" Portai sur cette maladie. Paris, 1807, in-8°. — II. Essai de médecine contre
88 GAY (Les).
usage de la saignée, etc. Paris, 1808, in-8°. — III- Adresse à Son Exe. le comte de Montalivet... ou défense du traité contre la saignée et exposé du véritable traitement de l'hémorrhagie. Paris, 1810, in-S". — IV. Dissertation sur les propriétés du sucre. Paris, 1810, n-S" (Gay y prétend que le sucre de canne est un poison). — V. Pétition d'intérêt universel, présentée à l'autorité, afin qu'il me soit permis de constater dans un Itdpitnl, sous les yeux des commissaires nommés par elle, l'efficacité d'une nouvelle méthode de traiter toutes les maladies, sans jamais verser le sang des malades. Paris, 1818, in-8''. L. Hn.
Gay (Carlo-Gicseppe). Médccin italien de la fin du dix-huitième siècle, est connu par un bon traité sur la fièvre épidémique qui régna pendant plusieurs années à Monta et dans d'autres localités du Piémont, et qu'il considère comme une synoque maligne bilioso-putride. Gay était médecin pensionné à Monta.
Fehbre popolare del Piemnnte dcscritta dal medico Carlo Giuseppe Gag, aggiuntavi la maniera di pcnsare ed operare intorno ad essa. Torino, 1787, in-8°(ouvm£fe dédié à Dana).