‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.43Chapitre 13 sur 61 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

Gay (Jacques-étienne). Célèbre botaniste, naquit à Nyon, dans le canton de Vaud, le H octobre 1786, et fit ses premières études dans une institution de sa ville natale, sous la direction du botaniste Gaudin, qui ne tarda pas à lui inspirer un vif goût ]iour la botanique. A Lausanne, où il lit de brillantes études univer.-ilaires, il continua à s'occuper avec ardeur de sa science favorite; dans l'intervalle, il explora avec Gaudin les deux versants des Alpes, de la frontière de la Savoie à celle du Tyrol, et les parties les plus remarquables de la Suisse. En dSH, il se rendit à Paris et y obtint la protection de de Sémonville, alors sénateur, depuis pair de France, qui l'attacha aux bureaux du sénat et lui donna la direction de son cabinet particulier. Il étudia avec zèle dans les bibliothèques de Paris et au jardin des plantes, où il écouta les leçons d'Ant.-Laur. deJussieu, de L.-C. Richard et de Desfontaines. Lors de la Restauration, de Sémonville le fit nommer secrétaire du comité des pétitions et en 1824 obtint pour lui la décoration de la Légion d'honneur.

Les événements de 18-48 vinrent supprimer, avec la Chambre des pairs, les emplois qui en dépendaient. Gay obtint néanmoins que son vasie herbier put rester dans les annexes du Luxembourg. En 1854, il prit part à la fondation de la Société botanique. En 18(31, malgré son grand âge, il fit un voyage dans les montagnes d'Auvergne, en 1802 dans les hautes terres du pays de Galles, en 1863 dans les Landes, à la recherche de plusieurs espèces d'Isoëtes. Il mourut à Paris, le 16 janvier 1864.

Dans les premiers temps de son séjour à Paris, Gay avait travaillé à la Flora helvetica de Gaudin ; plus tard il publia un grand nombre de notes et de monographies sur les principales familles de plantes phanérogames d'Europe ; il ne s'est que peu occupé des cryptogames et des plantes exotiques. On trouvera les publications de Gay, au nombre de soixante-cinq, disséminées dans les Mémoires du Muséum d'histoire naturelle, dans les Annales des sciences naturelles, dans le Bulletin de la Société botanique de France, etc., sans compter un grand nombre d'études, de mémoires restés manuscrits.

Une longue notice sur la vie et les travaux de Gay, avec l'énumération de toutes ses publications et manuscrits, par Ramond. se trouve insérée dans le Bullet. de la Soc. bot. de Fronce, t. XI, p. 541, 1864.

Gay (Claude). Naturaliste français distingué, néà Draguignan, le 1 8 mars 1 800. Il vint à Paris en 1818, suivit les cours du Muséum d'histoire naturelle, puis fit

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une première excursion dans la Grèce, l'Orient et l'Asie Mineure. Sur les conseils de Desfontaines et d'Adr.-Laur. de Jussieu, il se décida à aller explorer le Chili. 11 se rendit dans ce pays en 1828, et, après les premiers résultats de l'exploration scientifique de la province de Santiago, le gouvernement chilien lui offrit d'acquitter tous les frais que ses travaux pouvaient nécessiter. Grâce à cette haute protection, Gay put étendre ses courses et pendant deux années il visita la province de Colchagua, les hautes Cordillères, fit l'ascension du volcan de Talcaregue et explora les îles flottantes du lac Zuguatacua, récoltant partout des plantes nouvelles. Mais il comprit qu'il était nécessaire de joindre à ses recherches botaniques des observations de météorologie et de physique générale : aussi revint-il en Europe pour faire exécuter à Paris les instruments de précision qui lui étaient indispensables, et il repartit en J834, muni de précieuses instructions fournies par Arago et Ilumboldt.

De retour en Amérique, il explora le Pérou, l'île Jean Fucrnandez et les autres provinces chiliennes ; les intéressants, mais pénibles voyages de Gay, étaient terminés en 1840. Il ne quitta le Chili, pour revenir dans sa patrie, que le 26 juin 1842, après avoir achevé le classement du cabinet d'histoire naturelle de Santiago, dont il était le créateur.

Revenu en France avec d'immenses matériaux, Gay commença la rédaction du vaste ouvrage qui a pour titre Hlstoria fisica y politica de Chili, segiin documentas adquiridos en esta repuhlica, etc. (Paris, et au Chili, en et Museo de historia nalural de Santiago, 24 vol. in-8, av. atlas en 2 vol. gr. in-4), qui ne fut achevé qu'après une trentaine d'années; il parut de 1844 à 1852, et la législature chilienne vota à l'iinanimité les fonds nécessaires pour sa publication. La partie botanique à elle seule comprend 8 volumes (avec un allas), auxquels collaborèrent Clos, Decaisne, Em. Desvaux, Naudiii, .1. Remy et Montagne (^our la cryptogamie) ; on y trouve décrites quatre mille espèces, dont plus des trois quarts ont été recueillies par Gay lui-même. La faune comporte également 8 volumes. La partie qui concerne la géographie physique n'est pas moins intéressante ; le premier, Gay fournit des données complètes sur cette région de l'Amérique, jusqu'alors peu visitée.

Outre ce grand travail, Gay a encore publié, dans le journal chilien l'Aj'aifcano, plusieurs mémoires concernant l'origine de la pomme de terre, l'influence du déboisement sur la constitution du climat dans les provinces du nord du Chili, etc., etc.

En quittant le Chili en 1842, Gay obtint de la république tous les honneurs qui pouvaient être décernés à un étranger et reçut le titre de citoyen chilien. L'Académie des sciences de Paris l'appela dans son sein, en 1856, en remplacement de de Mirbel.

Depuis sou retour d'Amérique, il a en outre visité le Maroc, la Tartarie, une grande partie de la Russie et de la Pologne.

Gay a, par disposition testamentaire, légué à l'Académie des sciences le capital nécessaire pour instituer un prix annuel de 2500 francs, destiné à récompenser le meilleur mémoire de géographie physique. L. Hn.

GATAC. Voy. Gaïâc.

CAïAM. Arbre, d'espèce indéterminée, qui croît sur le bord des routes aux environs de vSourabaya, ville forte située sur la côte N.-E. de l'île de Java. Ses

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