‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.43Chapitre 21 sur 61 · GEAI · texte numérisé non relu

GEAI

Bibliographie. — Filhol. Eaux minérales des Pyrénées. Paris, 1853. — Henry (Ossian). Be Veau minérale sulfureuse de Gazost, son analyse. In Journal de pharmacie et de chimie,

3* série, t. XXXII. septembre 1857. — Verdo. Eaux minérales des Pyrénées. Paris, 1858.

DuPLAN. Rapport du Conseil dcpartemenlal d'hygiène et de salubrité au préfet des Hautes - Pyrénées, sur l'efficacité des eaux sulfureuses et en particulier de celles de Gazost dans la pellagre. Tarbes, 1858. A. R.

GE\CH (Francis). Médecin anglais de mérite, né, en 1724, mort en 1798 , fut successivement membre de la Société royale, puis chirurgien et enfin médeci n en chef de l'hôpital royal de Plymouth. On a de lui :

I. Médical and Chirurgical Observations on Inflammations of tite Eyes, on the Venerea l Disease, on Ulcers and Gunshol Wounds. London, 1760, 1768, in- 8°. — II. Some Observations on Dr. Baker's Essay on the Endemial Colic of Devonshire. ..Loadon, 1767, in-S" .

III. Reply to Dr. Saunders Pamphlet Relative to the Dispute concerning the Devonshire Eyder. London, 1769, in-8°. — IV. Some Observations on the Présent Epidémie Dysentery. London, 1781, in-8°. —V. Case ofa Man who had Six Stones taken out of the Gall-Bladder . la Philos. Transact., 1765, p. 231. — VI. Case of a Man wounded in the Left Eye luith a Small Sword. Ibid., 1763, p. 254. L. Un.

GEA.I. Le Geai [Garrulm glandanus V. ex L.) est un oiseau de taille moyenne que l'on rencontre fréquemment dans les forêts, principalement dans les forêts de chênes, et qui se nourrit presque exclusivement de graines et de fruits. A l'âge adulte et dans la saison des amours il porte une livrée fort élégante : son front et le dessus de sa tête sont d'un blanc grisâtre ou bleuâtre rayé de noir; son cou, son dos et les parties inférieures de son corps d'un roux vineux, ses ailes noirâtres, recouvertes à la base par des plumes ornées de raies transversales d'un bleu vif, ses tectrices caudales d'un blanc pur, les pennes de sa queue d'un gris cendré à la base, d'un noir mat à l'extrémité, ses yeux d'un gris bleuâtre, ses pattes d'un brun livide, ses mandibules d'un noir toi-ne. Le • mâle et la femelle parvenus à leur complet développement ne diffèrent pas sensiblement l'un de l'autre sous le rapport du plumage, et les jeunes avant la mue portent déjà une livrée analogue à celles des adultes, mais un peu moins brillante. On constate du reste dans cette espèce, comme chez tous les Corvidés, certaines variations de teintes, et parfois même un albinisme complet .

Répandu sur la plus grande partie de l'Europe, le Geai se trouve en toutes saisons dans notre pays : au printemps il établit sur les arbres et quelquefois même sur les buissons un nid hémisphérique, formé de brindilles et de racines grossièrement entrelacées. La femelle y dépose de quatre à sept œufs, tantôt d'un brun roussâtre presque uniforme, tantôt d'un gris olivâtre maculé de roux. Quand les petits ont quitté le nid, les Geais gagnent ordinairement la lisière des bois, ou les vergers environnants, qui leur fournissent des graines et des fruits en abondance. On les voit alors sautant de branche en branche, et se disputant à grands cris les glands et les baies sauvages. Ces oiseaux sont doués d'une voix très-désagréable, aiguë et discordante : ils imitent tour à tour le grincement d'une poulie mal graissée, le chant du coq, le miaulement du chat, le hennissement du poulain.

Le Geai jouit d'une mauvaise réputation qui paraît du reste assez méritée : il pille les nids des petits passereaux et brise leurs œufs, il achève à coups de bec les oiseaux blessés et il joue aux chasseurs le mauvais tour de donner pa r ses cris l'éveil au gibier à plume. En captivité il se montre d'un caractère irascible et fait très-mauvais ménage avec les oiseaux qu'on lui donne pour compagnons

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