GÉNITAUX (ORGANES
plantes appelés tantôt vulnéraires ou thés suisses, qui servent, comme l'indique leur nom, de boissons contre les chutes : Fall, chute, et tmnk, boisson.
On conçoit que le Genipi blanc, constitué par des espèces du genre Ârtemisia, puisse être excitant, emménagogue, stomachique, fébrifuge, toutes propriétés attribuées avec juste raison aux plantes de ce groupe, particulièrement à l'absinthe et à l'armoise. Mais personne n'admettra qu'il puisse être un vulnéraire efficace dans un cas de traumatisme.
Pas davantage je ne saurais croire aux bons effets d'une infusion de Genipi contre les affections dites de refroidissement, la pleurésie ou la pleuropneumonie particulièrement. C'est pourquoi l'étonnement de J.-J. Rousseau, en présence d'un échec absolu de ce médicament dans un cas d'affection pulmonaire contractée par un de ses amis, le botaniste Anet, nous fait volontiers sourire aujourd'hui. Voici le récit du grand écrivain rapporté dans le livre V des Confessions :
« Dans une course qu'Ânet avait faite au haut des montagnes pour alloichercher du Genipi, plante rare qui ne croit que sur les Alpes, et dont M. Grossi avait besoin, ce pauvre garçon s'échauffa tellement qu'il gagna une pleurésie dont le Genipi ne put le sauver, quoiqu'il y soit, dit-on, spécifique... » (Roques, Tr. des plantes usuelles, 1838, t. II).
Le Genipi noir, souvent la millefeuille noire, Achillea atrata L., passe pour tonique, stimulant, sudorifique. D'oiî son usage contre les débilités, les affections catarrhales des voies respiratoires, la dyspepsie atonique, la diarrhée et même la dysenterie.
Je ne conteste pas que les Genipis puissent être d'une certaine importance secondaire dans les maladies que je viens d'énumérer, mais ils ont pour moi le grave défaut de jouir d'une réputation surfaite qui trompe les malades et leur donne une fausse sécurité. Cette croyance fâcheuse à des vertus thérapeutiques puissantes conduit les malheureux malades à perdre souvent un temps précieux; ils attendent des effets salutaires impossibles, quand une médication plus puissante est indiquée formellement, qui eût pu les tirer d'affaire.
En définitive, la médecine populaire fera donc bien de laisser de côté les Genipis, simples d'une action insuffisante dans les affections souvent sérieuses contre lesquelles un empirisme vulgaire les a préconisés.
On les administre généralement en infusion, quelquefois en décoction, pour le pansement des plaies, Ernest Labbée.
CEKISTA. Voy. Geket.
GEjKISTELLE. Voy. Genestrolle.
CiEiViSTROLLE. Voy. Gekestrolle.
GÉNITAUX (Organes). La disposition générale des organes génitaux dans la série animale est décrite au mot Génération (Organes de la). La génération elle-même, la fonction génératrice, est étudiée à ce même mot, auquel il faut joindre les mots Fécondation et Œuf. Pour le détail, on voudra bien recourir aux articles spéciaux indiqués ci-après :
jo Pour l'homme : Crémaster, Dartos, Pénis, Prostate, Scrotum, Spermatiques {Voies), Sperme, Testicule, Urèthre;
2" Vonrh femme : Ovaire, Utérus, Vagin, Vulve. D.
5H GÉNOPLASTIE.
GEXlTO-t'RURAL (Nerf). Voij. LojiB.uRE [Plexus).
tiEXMETÉ OU GEXTÉ (Claude-Léopold). Physicien français que ses travaux sur l'aérage et la ventilation des maisons, des hôpitaux et des navires, nous foui un devoir de mentionner dans ce Dictionnaire. Il naquit à Eulmont, près de Nancy, le 3 janvier 1706. Grâce à la bienveillance de Jameray Duval, il put lire les meilleurs livres scientifiques de l'époque ; il apprit seul la géométrie et dès l'âge de vingt-cinq ans devint l'aide du professeur de physique de l'Académie établie à Lunéville pour l'instruction des cadets gentilshommes. Quand François- Etienne, duc de Lorraine, devint empereur d'Allemagne, il appela Geuneté à sa cour, à Vienne, et le nomma directeur de son cabinet de physique. Par ordre de ce prince, il visita les principales mines de l'empire, afm de rechercher les moyens d'en perfectionner l'exploitation. Enfin, fatigué de cette vie laborieuse, il se retira à Nancy, ?,'\\onovd.i\i au iiire. àe premier physicien de feu Sa Majesté impériale, et mourut dans cette ville le 21 avril 1782. Nous citerons de lui :
I. Construction [nouvelle) de cheminées qui garantit du feu et de la fumée... Paris, 1760: 3° édit., 1764, in-t2 (Mémoire approuvé par l'Acad. des Se. et imprimé pour la première fois suc son ordre eu 1759). — II. Expér. sur le cours des fleuves. 1760, in-8° — lll. -Monuel rfe.5 laboureurs, etc. Nancy, 1764, in-12. — IV. Purification de Vair croupissant dans les hôpitaux, les prisons et les vaisseaux de mer, par le moyen continuel d'air pur et frais. Nancy, 1767, in-8°, fig. (avec le précédent). — V. Connaissance des veines de houille et leur exploitation, etc. Nancy, 1774. in-S", tig. (ouvrage fort loué par le naturaliste Guettard).