GAUDET
Complète Extemporaneous Dispensatory, or the Method of Prescribing, Compoundlng and Exiûbiling Extemporaneous Medicines. London, 1741, in-8". — IV. Dissertatio de modo qiio ossa se vicinis accommodant /jariJfcMS.Lugdiini Batav., 1745, in-4°. — V. De regimine mentis quodmedicorum est habitus. Lugduiii Datav., 1747, 1764, in-8°. — VI. Instltutiones pathologiœ medicinalis. Leidte Batav., 1775, iii-8° ; traduit en français, par P. Sue, sous le titre de Pathologie. Paris, in-8\ — YII. Adversariorum varii argumenti. Leidte, 1758, in-H» (l"édit.). — VIII. Commentarii in instltutiones pathologice medlcinalis. Viennœ, 1792- 1795, 5 vol. in-8°. Ces commentaires sont de F. Dejean. — IX. Opuscula academica omnia. Leidœ, 1787, in-8°. — X. Oratiode chemia, artibus academicis rite inferenda, sub auspiciis numeris professoris publiée recitanda. Leyde, 1752, in-4''.
On doit de plus à Gaubius la traduction latine de la Bihlia natune de Swammerdam, publiée par Boerhaave. Il a soigné l'édition donnée par le même, De prœsagianda vita et morte, et mis une préface à la troisième édition du Traité de Parenti sur les doses des médicaments (Leyde, 1761, in-8° ; Vienne, 1761, in-S"). A. G.
GAUDE. Nom donné à une espèce de Réséda employé dans la teinture en jaune, d'où le nom de Lutéon qu'on lui a donné quelquefois. C'est le Reseda luteola L.{voi/. Réséda). Pl-
UAL'DEFROY (Loais). Médecin français du dix-septième siècle, né à Orléans, reçu agrégé au Collège de médecine de cette ville en 1657, y exerça l'art de guérir jusqu'en 1725. « Les écrits que Gaudefroy a produits sont restés manuscrits. Cet homme, laborieux et profondément savant, faisait de la science pour lui, et pourtant le cadre .si complet de ses études sur la nature et sur l'homme physique et moral, la clarté et la simplicité de son style, la richesse de son érudition, le boa jugement de sa médecine pratique, montrent que dans son temps il eût rendu des services pour l'enseignement. Le silence dont Gaudefroy enveloppa ses travaux peut expliquer celui que les biographes ont gardé sur lui-même, et sans le don que sa famille fit de ses manuscrits à la bibliothèque des Bénédictins (en 1725), le temps les eût sans doute détruits. » Ainsi s'exprime le docteur Charpignon dans son Étude sur Louis Gaudefroy, médecin à Orléans en 1657 {Mém. delà Soc. d'agricult., se, belles-lettres et arts d'Orléans, 1874). Les manuscrits laissés par Gaudefroy ont pour titre :
I. OEuvres de M. Gaudefroy, en 4 vol., traitant d'histoire naturelle, de géographie, d'histoire. — II. JEtrusca disciijlina (Doctrine secrète des Étrusques), où l'auteur s'occupe de philosophie et de médecine occultes, d'astrologie, de cabale, de divination. — III. Medicina speculativa etpratica. Vol. in-fol. de 1020 pages s'occupant d'histoire de la médecine, d'anthropologie, de pathologie, de thérapeutique, etc., avec dessins à la plume d'une grande finesse, souvent superposés et mobiles. L. ils.
G.^UDET (M.-Â.-M.). Médecin français, né à Laigues, en 1800, mort dans cette ville le 6 octobre 1865. Il étudia la médecine à Paris, et déjà comme élève sut mériter l'amitié de Corvisart ; Lherminier l'appelait son disciple préféré ; Gucneau de Mussy, Guersant, Chomel, avaient contracté avec lui des relations que la mort seule devait briser. Reçu docteur en 1825, il fut nommé en 1854 médecin inspecteur de Dieppe et devint pour cette station maritime, peu fréquentée jusqu'alors, la cause d'une prospérité qui n'a fait que s'accroître pendant les vingt-deux ans qu'il a conservé ces fonctions. Il se retira ensuite à Laigues, et quand, en 1859, les médecins de l'arrondissement de Châtillon-sur- Seine fondèrent leur Société de prévoyance, ils le nommèrent leur président.
GAUDICIIAUD-BEAUPRÉ. 77
Outre divers mémoires présentés à VAcadéinie de médecine et des articles dans la Gazette médicale, Gaudet a publié :
I. Th(>se sur l'endurcissement de Vencêphalr. Paris, 1825, in-4°. — II. Recherches sur l'usage et les effets des bains de mer, comprenant l'histoire abrégée des faits principaux gui ont été observés à Dieppe pendant l'année 1854. Paris, 1835, in-8°; 2" édit. sous le titre : Nouvelles recherches... pendant les années 1854 ef 1855. Paris, 1836, in-8°. L. Hn.
GAUDICUAUD- BEAUPRÉ (Charles). Botaniste et pharmacien, né à Angoulème, le 4 septembre 1789, mort le 16 janvier 1854. Après avoir fait son stage dans l'officine d'un de ses beaux-frères, pharmacien à Cognac, il vint à Paris suivre les leçons de chimie de Robiquet, celles de botanique de Desfontaines, de L.-C. Richard etdeL. de Jussieu. En avril 1810, il entra dans la marine militaire en qualité de pharmacien auxiliaire; licencié par une mesure générale, il reprit du service en 1811, au port d'Anvers, où il fut fait entretenu et resta jusqu'en 1814. Vers cette époque, il fut grièvement blessé dans un duel et après une longue convalescence fut dirigé sur Rochefort. En 1816, il obtint l'autorisation de faire partie, en qualité de pharmacien botaniste, de l'expédition circompolaire commandée par L.-C. Desaulses de Freycinet, et quitta la rade de Toulon, sur la corvette VUranie, le 17 septembre 1817. Il avait pour collaborateur Gaimard, aussi passionné que lui pour l'histoire naturelle; Quoy était chirurgien-major du navire. L'expédition toucha à Ténériffe, à Rio-Janeiro, au Cap, à la Réunion, visita les îles de la Sonde, les Carolines, les Mariannes, etc., toucha à Port-Jackson, en Australie, doubla le cap Horn, mais fit naufrage aux Malouines : une partie des collections recueillies par Gaudichaud fut perdue ; il revint en France sur la Physicienne, en 1820. En 1824, il fut nommé membre correspondant de l'Académie de médecine, puis de l'Académie des sciences; il devint chevalier de la Légion d'honneur en 1826, sur les instances de M. de Humboldt.
En 1850, Gaudichaud s'embarqua sur VHerminie, commandée par II. de Villeneuve-Bargemont, et visita le Chili, le Pérou et le Brésil, oii il séjourna jusqu'en 1855. En 1856, nouveau voyage de circumnavigation sur la Bonite.
Gaudichaud obtint en 1855 le grand prix de physiologie expérimentale décerné par rinstitut, et en 1856 il remplaça Antoine-Laurent de Jussieu à la section (le botanique de l'illustre compagnie. Sa santé, affaiblie par ses nombreux voyages, ne l'empêcha pas de se livrer à ses travaux d'organogénie et de défendre avec ardeur contre de Mirbel et d'autres célèbres botanistes sa théorie des phytons, ainsi résumée par A. Coutance : « Pour Gaudichaud, l'individu végétal n'était pas le bourgeon, formation complexe, mais la feuille ou phyton. Chaque phyton, comme la feuille cotylédonaire, offrait trois parties ou raérithales, tigelle, pétiole et limbe. La superposition des phytons et l'élongation de bas en haut de leur tigelle accroissaient l'arbre en hauteur, tandis que les filets ou vaisseaux radiculaires, qui de chaque phyton descendaient vers le sol, l'accroissaient en diamètre concurremment avec l'expansion des rayons médullaires ». En somme, Gaudichaud a rendu d'immenses services à la physiologie botanique; pour l'appréciation de ses théories, nous renvoyons à l'intéressant mémoire de A. Coutance, intitulé : La vie et les travaux de Charles Gaudichaud, in Archives de méd. navale, t. XIII, p. 51, 1870. Nous citerons seulement de lui :
I, Botanique du voyage autour du monde, fait par ordre du roi sur les corcetles /'Uranie
78 GaILTHERIA.
et la V\\\?,\ci&nx\e, pendant /es années 1817-1820. Paris, 1826, in-4°, atlas. •I82C, in-fol. — II. Botanique du voyage autour du monde, exécuté pendant les anne'es 1856-57 sur ta corvette la Bonite. Paris, 1839-1846, in-8°, avec atlas in-fol. — III. Recherches générales sur l'organographie, la physiologie et Vorganogénie des végétaux. Paris, 1841, in-8°, 18 pi., et dans les Mém. de l Acad. des se, t. VIII (Sav. étr.). Mém. couronné. — IV. Recherches générales sur la physiologie et Vorganogénie des végétaux. Paris, 1842-47, in-4°. — V. Un grand nombre de mémoires sur l'organogénie et la physiologie végétales et sur divers autres sujets relatifs à la botanique. L. Hx.
GAVGER (Nicolas). Physicien français, né à Pithiviers, vers 1680, avocat au Parlement de Paris et censeur royal, mourut en 1730. Il mérite d'èti'e cité dans ce Dictionnaire pour ses intéressants travaux sur les thermomètres et le tirage des cheminées.
I. Re'solut. du problème prop. dans le Journal de Trévoux pour la construction de noU' veaux thermomètres. Paris, 1710, in-8°. Réimprimé sous le titre de Théorie des nouveaux thermomètres et baromètres de toutes sortes de grandeurs. Paris, 1720, in-12. — II. Mécanique du feu, etc. l'" partie, contenant le Traité des nouvelles cheminées, qui échauffent plus que les cheminées ordinaires et qui ne sont pas sujettes à fumer. Paris, 1713, 1749, in-12. — III. Lettres sur des sujets de physique dans SIém. de littérature du père Desmolets. L. Es.
GAUKES (Yvo). Médecin d'Emden, dans l'Ost-Frise, florissait au dixseptième et au dix-lmitième siècle. Il fut reçu docteur à Franeker, le 12 avril 1695, mais depuis plus de quinze ans il exerçait l'art de guérir et particulièrement la chirurgie. On ne sait au juste à quelle université il fit ses études : d'après Banga, c'est probablement à Groningue, et d'après son ouvrage Introductio in praxim..., il fut même professeur académique dans cette ville où il vivait encore en 1738.
Bon praticien, il ne semble pas avoir été très-fort en théorie. Sprengel le place à tort dans l'Ecole des médecins newtoniens; Dezeimeris, à l'exemple de Haller, le range plutôt parmi les disciples de Descartes, à cause de son goût pour la méthode à priori et de son assurance à donner les hypothèses les plus fausses pour des vérités incontestables. Ajoutons qu'il fut surtout partisan des doctrines humorales et qu'il fit des efforts sérieux pour le rétablissement de l'école hippocratique.
Gaukes est l'auteur des ouvrages suivants :
I. Diss. inaug. de epilepsia. Franekerae, 1695 (cité par Banga). — II. Praxis medicochirurgica rationalis, etc. Groningae, 1700, in-8'; Imstelod., 1708, in-8°; Neap., 1727, in-8°. Trad. allem Dresde, 1709, in-8°. — III. Genees- en heelkonstige redenvoering van de scheurbock. L'trecht, 1701, in-S». — IV. Redenvoering over de bmjtengewoone zoogenamde slappsiekte te Stolwik voorgevallen. Embden, 1707,in-8°. —V. Diss de inedicina ad certitudinem mathemalicam evehenda quomodo ex principiis artis omnia mechanice et mechanico modo demonstrari possunt. Amstelod-, 1719, in-8». — VI. Inlroductio in praxim medicinœ et chirurgie universalem. Groningae, 1821, in-8°. L. Hx,
Ci.iVLOiS. Voy. Celtes, Gàëls, Frakce.
GAL^LTHERIA. L. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Ericacées et à la tribu des Éricinées. Les plantes de ce groupe sont de petits arbrisseaux, à feuilles alternes, à fleurs axillaires ou terminales. Le calice est monosépale, à 4 ou 5 divisions ; la corolle monopétale hypogyne, également à 4 ou 5 pièces ; les étamines en nombre double. L'ovaire est libre entouré de 10 squamules hypogynes. Le fruit est une capsule globuleuse déprimée,
GAULTIER DE CLAUBRY (Les trois). 79
embrassé par le calice persistant et devenu cliarnu. 11 contient cinq loges multiovulées. Le fruit est une capsule déprimée, globuleuse à 5 sillons, embrassée par le calice accru et devenu bacciforme. La capsule s'ouvre en 5 valves et laisse échapper des semences nombreuses petites, à testa réticulé.
L'espèce intéressante de ce groupe est le Gaiiltheria procumbens L. ou Gaultherie couchée, qui croît abondamment au Canada et dans les États-Unis jusque dans la Virginie. Elle est connue dans ces régions sous les noms de Box-herry, Partridge-berry, Mountain Tea. Dans l'intérieur du pays, on l'appelle aussi Checkerberry et Wintergreen. C'est un tout petit arbrisseau, dont les tiges couchées à terre ont de 17 à 20 centimètres de longueur et donnent des rameaux courts nombreux, légèrement pubescents, garnis de feuilles presque sessiles, alternes, ovales, mucronées, dentées en scie, longues de 30 à 55 millimètres, vertes, souvent teintes en pourpre à la base. Les fleurs sont pourpres, pédonculées, axillaires et pendantes.
Les feuilles sèches de Gaullhérie ont une odeur agréable; elles sont fréquemment employées en infusions théiformes, de là le nom de Thé de Montagne, Thé du Canada. On a dit cette infusion utile dans les cas d'asthme.
On retire par distillation de ces feuilles une huile essentielle intéressante, V Essence de Winterg-reen. Pl.
Bibliographie. — Linné. Gene7'a,5b\. — Endlicher. Gênera plantarum. iZ'îô. — Michaux. Flora borealis americana, t. XXIIL — De Candolle. Prodromus. — Asa Grat. Manual of Ihe Botany of the Northau United States, 2= édit., 25. — Guibodrt. Drogues simples, 7« édit., t. IlL p. 4. Pl.
GAULTnÉRiLÉiVE. Essence incolore, d'une odeur assez agréable, bouillant à 160", d'un poids spécifique égal à 4,92, répondant à la formule C'H*^ et composant, avec V SLcide gaulthérique ou méthylsalicylique, Vhuile de gaullhérie, improprement appelée essence de Winterg-reen.
L'huile de Gaulthérie s'extrait du Gaultheria procumbens par distillation aqueuse; c'est un liquide plus pesant que l'eau, bouillant à 224% employé dans la parfumerie et dans les pharmacies américaines pour aromatiser les sirops. L'écorce du Betula lenta, arbre de l'Amérique du Nord, fournit par la distillation avec l'eau une huile identique à la précédente. L. Hn.
CiAlILTIER DE CLAUBRY (Les TROIs).
Gaultier de ciaubry (Charles-Daniel). 11 était du diocèse de Blois, où il naquit en 1757. Venu à Paris, vers l'âge de vingt ans, où il se livra presque exclusivement à l'étude de la chirurgie, il fut reçu maître en chirurgie, le 17 juin 1782, sous la présidence de Pierre Sue, fut attaché en qualité de chirurgien par quartier au comte d'Ârras, et mourut le 23 octobre 1821, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Outre sa thèse De maxillœ inferioris luxatione. Paris, 1782, in-4'', nous connaissons de lui plusieurs articles insérés dans le Journal général de médecine :
\. Observations sur l'usage des alcalis contre les accidents causés par le tonnerre, t. YIII» an Vin, p. 36. — IL Observations sur la gonorrhée causée par l'humeur arthritique, t. X, an IX, p. 376. — III. Observations sur l'utilité de la saignée dans certains cas d'indigestion, t. XIII, an IX, p. 162. — IV. Observations sur les effets de l'éther phosphore dans la paralysie et l'atonie de la fibre, t. XVI, an X, p. 6. — V. Observation sur une maladie de l a colonne vertébrale, t. XXXII, 1808, p. 129. — VI. Observation sur un os engagé dans
80 GAULTIER DE CLAUBRY (Les trois).
V œsopliage pendant l'espace de quatorze atis, et rendu ensuite par le vomissement, i. XXXIV. 1809, p. 13. — VIL Observation sur une tumeur squirrheuse dans le tissu caverneux de la matrice, t. XXXIX, 1810, p. 274. A. C.
Gaultier de ciaubry (Charles-Emmanuel-Sîmon). Fils aîiié du précédent. Né à Paris, le 25 décembre 1785, il fut successivement : chirurgien sous-airlc au SO-^ régiment de dragons, aide-major au 115« régiment de ligne, aide-major au 3'= régiment de tirailleurs grenadiers de la gaide, et chirurgien de l'École polytechnique. Le 50 août 1815, après la bataille de Dresde, il reçut de l'empereur Napoléon la décoration de la Légion d'honneur, que lui avait méritée sa belle conduite dans les diverses campagnes auxquelles il avait pris part, depuis 1808, en Italie, en Espagne, en Allemagne. Après avoir fait aussi la campagne de 1814, il quitta la cariière militaire et se fit recevoir docteur à Paris le 26 mai 1814. Depuis celte époque, Gaultier de Claubry n'a pas cessé, pour ainsi dire, de travailler pour les revues médicales, et fut chargé, en 1828 et 1829, de la chirurgie médicale de l'Hôlel-Dieu et d'un service à l'hôpital temporaire de Saint-Sulpice. L'Académie de médecine lui ouvrit ses portes, dans la section de pathologie chirurgicale, le 2 novembre 1859, en remplacement de Laurent. La mort le surprit le 22 décembre 1855. Gaultier de Claubry était d'une taille élevée, rehaussée encore par une mise correcte, le chapeau à larges bords et la cravate blanche; ses confrères l'estimaient pour son savoir, son indépendance et la dignité de son caractère. Ses écrits sont fort nombreux. Nous nous contenterons de signaler les suivants :
I. Observations sur la notice de la galerie du muséum Napoléon. Paris, an XI (1803), in-12. Publié sous le nom de : Un Amateur. — II. Propositions de chirurgie et de médecine. Thè-es de Paris, 21 mai 1814, in-4°. — III. Dissertation sur les généralité*, le plan et la méthode du cours de clinique. Thèse de concours. Paris, 1831, in-4°. — IV. Mémoire en réponse à cette question : Faire contiattre les analogies et les différences qui existent entre le typhus et la fièvre typhoïde dans l'état actuel de la science. Paris, 1858, in-4°, et Mém. de l'Acad. de méd., t. VII, 1838. — V. De l'altération du virus vaccin et de l'opportunité des revaccinations. Paris, 1838, in-8''. — VI. De l'identité du typhus et de la fièvre typhoïde. Paris, 1844, in-8°. — VII. Rapports faits à l'Académie de médecine sur les épidémies qui ont régné en France, et publiés dans les Mémoires de l'Académie : 1841-1846, t. XIV, p. 1, 1847, t. XV, p. 1; 1848, t, XVI, p. 1; 1849, t. XVI, p. 21; 1851, t. XVII, p. cix; 1852, t. XVIII, p. Lxvi; 1853, t. XIX, p. xli. — Dans le Journal général de médecine : VIII. Observation sur tin abcès formé dans le médiastin antérieur..., t. XLIV, 1812, p. 278. — IX. Observation d'une tumeur de nature inconnue située au-dessus de l'arcade crurale, t. XLVII, 1813, p. 38. — X. Essai sur le stoïcisme avec lequel certains malades suppoi'tent la douleur des opérations chirurg'icales, t. XLVII, 1813, p. 233. — XL Relation d'un empoisonnement de cent quatre-vingts personnes, produit par les baies de l'atropa belladonna, t. XLVIII, 1813, p. 555. — XII, Observation d'une luxation de l'humérus produite, à trois fois différentes, sur le même individu, par une violente rétraction du bras, t. XLIX, 1814, p. 188. — XIII. Observation d'hématémèse, t. XLIX, 1814, p. 349. — XIV. Note sur une espèce rare d'hypospad'as..., t. LI, 1814, p. 170 et 452. — XV. Observation d'une suppression totale de la sécrétion de l'ur'ine dans les reins, t. LU, 1815, p. 376. — XVI. De la préférence à accorder, dans quelques cas, à l'amputation des membres, sur leur conservation reconnue possible, t. LVIL 1816, p, 17. — XVII. Observation d'une fièvre intermittente tierce..., t. LXI, 1817, p. 558. — Dans les Archives générales de médecine: XVIII. Observations de médecine pratique, relatives à des maladies du système nerveux cérébro-spinal, 1" série, t. XIV, 1827, p. 53. — IX. Observation de rage communiquée, \'' série, t. XIX, 1829, p. 530. —XX. Présomption de vol accompagné dévoies de fait, 1" série, t. XX, 1829, p. 128. — XXI. Observation d'un typhus suraigu, l'<= série, t. XXIV, 1830, p. 252. — XXII. Les faits observés dans l'épidémie de choléra-morbus de Paris, en 1832, tendent-ils à faire croire que l'extension de la maladie ait eu lieu par contagion ? 2» série, I, 1833, p.| 532. — XXIII. Quelques réflexions sur la question de la contagion de la fièvre tijpho'ide, 3= série, t. VI, 1839, p. 266. ' ' .^,C.
GAURICO. 81
Gaultier de ciaubry (FIexri-François). Frère puîné du précédent, né à Paris, en 1792, tut cliirurgien de la garde impériale, et s'adonna ensuite complètement aux sciences chimiques et physiques; il s'y distingua assez pour être nommé professeur de chimie à TEcole polytechnique, professeur de toxicologie à l'École de pharmacie, et membre du Conseil de salubrité. 11 mourut vers l'année 1868, laissant, outre plusieurs articles de critique et d'analyse dans \e Journal général de médecine et dans d'autres recueils, les ouvrages suivants :
I. Éléments de chimie expérimentale. Traduction de l'anglais (1812) de 11. William, in-8°.
II. Lettre à M. Vireij... sur son article d'un miracle de Moïse, pour adoucir les eaux sau-
mâlres, confirmé par diverses expériences. Paris, 1815, in-8°. — 111. Cours de chimie de M. Gatj-Lussac, recueilli par Gaultier de Claubry. Paris, 1828, in-8°. — IV. Répertoire de chimie scientifique et industrielle. .. Paris, 1857, 5 vol. in-8°. — V. Rapport sur la préparation des poudres fulminantes. Paris, 1838, in-8°. — VI. Rapport sur la panification par le pétrissage à bras et par les machines. Paris, 1838, 111-8". A. C.
gal'ltiej: de saleri^h-:. Gualtieri Salermtano. llaller, qui cite ce Salernitain parmi les auteurs incertioris œtatis du quatorzième siècle et mentionne de lui deux manuscrits d'un ouvrage de dosibus, s'esl certainement trompé sur les dates, mais encore il ne connaissent pas le plus important de l'ouvrage de Gaultier. Arnaud de Villeneuve et François de Piémont, écrivains du treizième et du quatorzième siècle, citent cet auteur; enfin, témoignage plus précis encore, Pierre d'Espagne, qui composa son Thésaurus pauperum avant son exaltation au Pontificat, c'est-à-dire vers 1275 au plus tard, parle également de lui. Il est donc très-probable que ce Gaultier vivait dans la première moitié du treizième sciècle. Un très-curieux manuscrit de lui, intitulé Pracftca medicinalis Gualtieri Salernilani, a été vu et examiné par Renzi dans les archives du Mont Cassin. C'est un traité de médecine en 170 chapitres; il est écrit dans l'esprit du plus pur arabismc, tant sous le rapport des doctrines que sous celui de la thérapeutique pliarmacologique ; à chaque instant, il cite les Arabes, c'est d'eux seuls qu'il s'inspire. Ce travail jure donc entièrement avec ceux des autres Saiernitaius de ce temps qui, même depuis l'introduction des traductions de Constantin et surtout de Gérard de Crémone, étaient restés en grande partie fidèles à la tradition gréco-latine (Renzi, Collect. Salernil., t. I). Bgd. et L. ILn.
GAL'RÉE!«. Voy. Onagrariéf.s.
GAL'RICO (Luca), de son nom latinisé Gacricus, né à Giffoni, dans le royaume de Naples, le 12 mars 1476, mort à Uome, le 6 mars 1558. 11 enseigna les mathématiques successivement à Bologne, à Ferrare, à Venise et à Rome, puis de 1545 à 15iO fut évêque de Civilà-Ducale, dans la Capitanate, et revint à Rome pour ne plus quitter cette capitale. Gaurico fut, parait-il, astrologue de plusieurs papes, entre autres de Paul 111. Ses prédictions lui occasionnèrent plusieurs mésaventures.
Notre Gaurico a été cité dans certaines biographies médicales; Portai, dans son Histoire de l'anatomie, le faisait passer pour un médecin de Naples et lui attribuait, ainsi que Manget, l'ouvrage suivant : De conceptu natorum et septimestri partu. Venetiis, 1553, in-4°. Portai reconnaît dans son second supplément qu'il s'est trompé sur la qualité de Gaurico.
Nous n'en dirons pas davantage ici sur ce personnage, sur lequel on trouvera tous les détails désirables dans Nicéron, dans la biographie Didot, etc.