‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.43Chapitre 6 sur 61 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GACiBERT (Les deux),

Gaubert (Pierre-Marcel). Né à Blandainville (Calvados), le 2 novembre 1796, reçu docteur à Paris, le 10 avril 1824, ce médecin s'est suitout fait connaître par l'enthousiasme avec lequel il embrassa les doctrines révolutionnaires de Broussais. 11 les propagea avec zèle et avec talent dans les Annales de la médecine physiologique dont il eut la direction. Il eut même 1 honneur de voir son nom accolé à celui du grand réformateur, en rédigeant le cours que ce dernier fit à la Faculté de médecine de Paris, sur la pathologie et la thérapeutique générales. P. -M. Gaubert est mort le 21 mai 1859, laissant les écrits suivants, dont nous séparons tous les articles de bibliographie qu'il a publiés dans les- Annales de la médecine physiologique :

■ I. Sur la fièvre intermittente. Thèses de Paris, doctorat, 10 avril 1824, in-4% 27 p. — II.

GAUBIUS. 75

Réponse à une lettre inlitulée : Louis-Jacques Br'gin à Fr.-Jos.-Vict. Broussais. Paris, 1825, in-S"", 04 p. — III. Cours de pathologie et de thérapeutique générales, professé à la Faculté de médecine de Paris; sténographié par M. Tasset; rédigé par M. P. M. Gaubert. Paris, 1834-1855, 3 vol. in-8°. A. G.

Gaiibert (Paul-Marie-Léo>). Né à Ermenonville (Eure-et-Loir), le 13 mars 1805, il fut reçu docteur à Paris, le 1" août 1828. Médecin du ministère de l'intérieur et de la prison de Sainte-Pélagie, il s'est particulièrement consacré à des travaux sur l'hygiène. Nous connaissons de lui les publications suivantes :

I. Considérations sur les dartres. Tiièses de Paris, doctorat, 1" août, in-4'', 24 p. — II. La Médecine des accidents- Manuel jiopulaire. Paris, 1838, in-S" (en collaboration avec Barrier), — III. Analyse des Lettres écrites du Val-de-Grâce, par M. le professeur Desruelles. Paris. 1842, in-8°, 8 p. — IV. Hygiène de la digestion, suivie d'un Nouveau Dictionnaire des aliments. Paris, 1844, in-8°. Portrait. A. G.

GJilJBlUS (Jérôme-David). Son vrai nom était Gaob. C'est une de nos illustrations médicales. Il naquit à Heidelberg, le2i février 1705, et commença dans cette ville ses études pour aller les continuer, d'abord à Harderwick, puis à Leyde, c'est-à-dire à l'école de Boerhaave, la plus célèbre de l'Europe. Reçu docteur en 1725, il voyagea, suivant ainsi l'excellente habitude de cette époque. Il visita la France, séjourna un an à Paris, et se rendit ensuite à Strasbourg, pour rentrer à Heidelberg. Quelques aimées après, il était à Deventer, où le gouvernement hollandais lui avait ménagé une place de médecin pensionné. Appelé à Amsterdam, pour y combattre une épidémie meurtrière, il y montra le plus grand zèle et une grande habileté pratique. Il se fixa d'abord dans cette ville ; mais, ayant eu le grand honneur d'être choisi pour remplacer à Leyde Boerhaave dans la chaire de chimie, il vint succéder à ce grand médecin. Pendant quarante ans Gaubius sut grouper autour de lui une foule d'élèves accourus de toutes parts pour entendre la voix du maître. L'âge seul le contraignit à se reposer (1774). Il mourut, six ans après, le 29 sept. 1780. Gaubius a mérité la réputation que ses contemporains lui ont faite, et que la postérité a ratifiée. « Trois ouvrages, fait justement remarquer Dezeimeris, ont établi sa réputation. Le premier est un traité dans lequel il a donné des préceptes très-sages et très-savants sur l'art de prescrire les formules des médicaments. Son but principal a été de porter la réforme dans cette partie de l'art et de simplifler les formules monstrueuses employées jusqu'alors. Le second ouvrage que nous avons en vue, et le plus important de Gaubius, est sa Pathologie. Après avoir commenté pendant vingt ans les institutions de Boerhaave, il sentit enfin la nécessité de leur substituer un livre plus en harmonie avec les opinions de son temps. Et cet ouvrage doit être considéré, quelque opinion qu'on ait sur les principes qui y sont développés, comme un des livres les mieux faits que l'on possède sur la pathologie générale. Le troisième ouvrage, dans lequel Gaubius a montré les connaissances les plus étendues, est le recueil qu'il publia sous le titre à' Adversaria.'ïovi?, les ouvrages de Gaubius sont écrits avec précision et pureté et ne sont pas dépourvus d'élégance. » Les ouvrages de Gaubius portent ces titres :

L Dissertatio inauguralis in qua idea generalis solidorum corporis humani partium exhibetur. Lugduni Batav.,1724, in-4°. — II. Oratio panegyrica in auspicium seculitertii Academiœ Batavœ, 1725, in-fol.— Ul. Libellas de methodo concinnandi formulas medicamentoriim. Lugduni Batav., 1759, in-S"; 1752, in-8° ; Francof., 1756, in-8°, etc.; traduit sous ce titre : L'Art de dresser les formules de médecine. Paris, 1749, ia-8°; trad. en anglais : A,

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