L. Hn
GEUIM. Nom latin des Benoites [voy. ce mot, vol. IX, p. 84).
GEtj]\lS (Les deux).
Geuos (Mathias van). Né à Groningue, commença ses études dans sa ville natale et y prit ses premiers degrés en médecine en juin 1758. Il entreprit alors un voyage scientifique et demeura quelque temps à Paris. De retour dans sa patrie, il alla terminer ses études à l'Université de Leyde et prit le bonnet doctoral en 1701. Il se fixa à Groningue et fut nommé médecin pensionné et archiatre de la ville. En 1775, il succéda à Oosterdyk dans la chaire que ce dernier avait occupée à Harderwick et enseigna simultanément la matière médicale, la botanique, la chimie, les accouchements et la médecine pratique. Il ouvrit ses cours en juin 1776 par un discours sur la question suivante: An expédiât reipiiblicce medicinam facientiitm opéra ?
Il conserva ces fonctions pénibles pendant quinze ans, après quoi il devint
GEUNS (Les deux). 655
premier professeur de médecine pratique à l'IIniversilé d'Utreclit avec le tilre d'archiàtre de la province. Son discours inaugui'al, prononcé le G juin, avait pour titre : De provideatia politica uno maximo adversce civiiim valetudinis prœsidio. Son enseignement eut le plus grand succès, de même qu'à Harderwick, et il iDOurut dans sa nouvelle résidence, unanimement regretté, le 8 décembre 1817. Il était arrivé à l'âge avancé de quatre-vingts ans. Voici la liste de ses ouvrages, généralement fort intéressants :
I. De eo quod v'Uam constituil in corpore animali disquisilio phijsiologica, publiée in ineVila Groningo-Omlandica Academia defensa, praes. von Doeveren. Amstelodami, 1758. —
II. Diss. viedica pal/tologica inaug . de morte corporis et causis moriendi... Pro gradu docloratus... Lugdiini liatav., 1761, 111-4°. Reçus, in Sandifort Thésaurus Disputationum (Dissertation stir l'explication des causes prochaines de la mort, intéressante plus par les faits cnrieux qu'elle renferme que par les conclusions qui sont généralement fausses). —
III. Mémoire sur la dysphagie (en hollandais), couronné par la Société de Harlem. In Verhandelingcn mUgcgeven door de Hollandsche Maalschappye de Weetenschappen te Haarlem, Bd. Il, part. I, p. 3. — IV. Mémoire sur une difformité singulière trouvée sur un fœtus (en holland.). Ibid., Dd. VIII, p. 1IJ9 (casde hernie diaphragmatique). — V. Observation sur une difformité singulière trouvée dans le bassin d'un fœtus (en holland.). Ibid., Bd. IX, part. III, p. 583. — VI. De licerscliende perslop [dysenteria epidemica] die in de laatste jaren, vooral in 1783 de Provincie van Gelderland fel galroffen heet. Amsterdam, 1784, in-S". Trad. allem. : Abhandl. ûber die epidemische Ruhr, besonders des Jahres 1783. Aus dem Holland. ûl)ers. und mit einigen Anmerk. begleilet von Johann Rrrnhard lieup. Dusseldort, 1790, in-S". — VII. Oralio de humanilale, virtute medici praeslanlissinia. llarderovici, 1790 (Discours prononcé le 26 juin par van Geuns en décernant à son (ils le titre de docteur). — VIII. Orationes II de civium valetudine reipublicae rectoribus imprimis commendanda, habitae D. 10 jun. A. 1778 et 13 jan. 1787 cum magistratu academico prima atquc altéra vire abiret. llarderovici, 1791, iu--4". L. Un.
Getins (Étienne-Jean van). Fils du précédent, né à Groningue en 1767, mort prématurément à Utrecht le 10 mai 1795, vingt-deux ans avant son père. Dès l'enfance, il montra des dispositions remarquables pour les sciences physiques et naturelles, et, ses humanités terminées, il étudia la médecine sous la direction de son père, alors professeur à Harderwick. En 1788, quand il atteignait à peine sa vingtième année, il composa sur une question difficile (les avantages que la Hollande peut retirer des recherches d'histoire naturelle) et dans l'espace de peu de semaines un mémoire qui remporta le prix proposé par l'Académie des sciences de Harlem.
Van Geuns, pour se perfectionner dans les sciences naturelles et la médecine, fit un voyage eu Allemagne, et à son retour fut reçu docteur en philosophie d'abord, puis en médecine, sous les auspices de son père, en 1790. La même année, il s'établit à Amsterdam. En 1791, la chaire de botanique et de chimie de l'Université d'Harderwick lui fut offerte, mais il la refusa pour accepter, avec le professeur Nahuys, à l'Université d'Utrecht, une portion de l'enseignement médical dont ce professeur était chargé. On a de van Geuns :
I. Plantarum Relgli confederati indigenarum spicilegiuni quo Davidis Gorteri flora septem provinciarum completatur. Harderovici, 1788, in-8° (il a enrichi la flore de Gorler de plus de deux cents espèces). — II. Diss. inaug. philos. pro gradu doctoratus de corporum habiludine, aniniae hujusque virium indice ac modératrice. Harderovici, 1789, in-4°. — m. Quaesliones academicae medici argumentl, quas... pro gradu doctoris... publico ac solemni examini submittit St. Jo. van Geuns, etc. Harderovici, 1790, in-4'>. — IV. Oratio de instaurando inter Batavos studio botanico. Ultrajecti. 1791, in-8°. — • V. Orntio inauguralis dephysiologiae corporis humant cum chemia conjonctione ulili et pernecessaria. Ultrajecti, 1794, in-8°. — VI. Diss. chymico-physiologica de natura et utilitate liquoris amnii. Resp Hub. vanden Bosch. Ultrajecti, 1795, in-4° (Van Geuns parait avoir eu mie certaine part à cette thèse qui a été soutenue sous sa présidence). L. Hn.