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GIBERT

la rhétorique à Orange, y prit le grade de docteur en 1680 et mourut l'année suivante, le 27 mars.

Gibbs n'a guère laissé que des ouvrages de philosophie et quelques poésies, dont plusieurs publiées sous le pseudonyme de Philalethes. Il attribuait presque toutes les maladies à des vers, parce qu'il en avait découvert dans toutes les substances alimentaires à l'aide du microscope. Mais son principal mérite, c'est d'avoir, en 1680, soutenu que les comèles n'annoncent ni peste, ni guerre, ni famine, et qu'elles parcourent des orbites déterminées, comme les autres corps célestes, mais restent invisibles dans la plus grande partie de leur parcours.

Gibbs (Haruy-Leake). Médecin anglais, exerça l'art de guérir à Londres au commencement du siècle actuel, puis se rendit à Saint-Pétersbourg, où il fut nommé chirurgien de l'hôpital général de la marine. Il était membre du Collège royal des chirurgiens de Londres. On a de lui :

I. Account of a Case of Axillarxj Aneurism, in tohich the Opération of Tying the Subclavian Artery was successfully perfornied. In London Med.-C/iir. Transact., t. XII, P. 2, p. 5ôl, 4823. — II. Case in which the Externat Jliac Artery was ticd under PccuUar Circiimstances. In London Med. a. Phys. Joiirn., t. LVIII, p. 97. — III. Case of a Tuniour ofthe Radial or Spiral Nerve of the Hight Ami removed hy hint. In Edinb. Med. a. Surg. Journ., t. XXXII, p. 250, 1829. — IV. Auti'es articles dans ce même recueil, dans Lond. Med. Gaz., etc. L. Hn.

eiBELliV (Jacques). Médecin français, né à Aix, en Provence, en septembre 1744, mort dans cette ville le 4 février 1828, est connu par la tra^^ duction de plusieurs ouvrages anglais et espagnols, entre autres de Priestley, de Kirwan et de Fontana. Il voyagea plusieurs années en France et en Angleterre, puis revint se fixer dans sa ville natale où il fut nommé conservateur de la bibliothèque officielle et secrétaire perpétuel de l'Académie d'Aix. Citons encore de lui :

I. Mélanges, observations et voyages, 1791, in-S". — II. Notice sur l'huile de Rouvet. In Me'ni. Acad. d'Aix, 1819, p. 131. L. Hy.

GIBERT (Camille-Melchior). Docteur en médecine de la Faculté de Paris (7 mai 1822), interne et médecin des hôpitaux, agrégé de la Faculté, membre de l'Académie de médecine, dont il fut secrétaire particulier, ce médecin, qui s'est particulièrement occupé de l'étude des maladies de la peau, et qui dans cette spécialité s'acquit une grande notoriété, naquit à Paris en 1797, et est mort dans cette ville, emporté par une attaque de choléra, le 50 juillet 1866. Instruit, travailleur constant, d'une activité intatigable et d'une parfaite honorabilité dans ses rapports professionnels, il eut peu d'amis et compta un grand nombre d'indifférents. C'est que Gibert était d'un caractère triste, malheureux, estimant peu le monde et la vie, replié sur lui-même, ne pardonnant jamais ce qu'il croyait être injurieux pour lui, nourrissant volontiers des rancunes chroniques. Sa barbe, ses cheveux, ses sourcils taillés en brosse, donnaient à sa physionomie un tour fort en rapport avec son caractère. Devenu médecin de l'hôpital Saint- Louis, il professa des cours sur les maladies de la peau, qui n'eurent pas à leur début toute la clarté, toute la précision d'un cours clinique. On a beaucoup plaisanté cet exorde publié par Gibert lui-même dans la Gazette des hôpitaux du 16 mai 1844 : « Depuis 1840, j'ai transporté en ce lieu, consacré par la

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renommée de mon prédécesseur Alibert, l'enseignement spécial qu'à l'imitation de ce célèbre professeur j'avais fondé dès l'an 1837 à l'école pratique, en ma qualité de professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. A l'hôpital Saint-Louis, où, selon l'expression poétique d'un disciple d'Alibert, ces arbres, témoins de l'éloquence du restaurateur de la dermatologie française, rendaient des oracles comme ceux delà forêt de Dodone. Dans cet asile ouvert aux misères de la ville et du monde : urbl et orbi, etc. » Gibert a publié les ouvrages suivants :

L Quelques réflexions sur la médecine moderne. Thèses de Paris, doctorat, 7 mai 1822, in-4°. — II. Sunt-ne inler hjdrothoracem et pleuritudinem chronicam cerla disa'imina quitus dignosci possint? Thèse de concours, agrégation. Paris, 1823. — III. Sunl-ne cerebri et meduUœ spinalis névroses ab inflammationibus aliisve organorum lœsionibus dignoscendœ? Thèse de concours, agrég.ition, 1826. — IV. Jusqu'à quel point Vanatomie pathologique peut-elle servir de base à la classification des maladies? Thèse de concours, professorat, 1853. — V. Des altérations du sang dans les maladies. Thèse de concours, professorat, 1840. — VI. Considérations sur Vhippocratisme et l'anatomisme. Paris, 1853, in-8''. — VII. Remarques pratiques sur les ulcérations du col de la matrice et sur l'abus du spéculum uteri dans le traitement de ces maladies. Paris, 1857, in-8''. — VIII. Mémoire sur ces deux questions : Existe-t-il toujours des traces d' inflammation dans les viscères abdominaux après les fièvres putride et maligne? Cette inflammation est-elle cause, effet, ou complication de la fièvre ? Paris, 1825, in-8°. — IX. Traité pratique des maladies spéciales de la peau. Paris, 1840, in-8°; Paris, 18G0, 2 vol. in-8°. — X. Sur l'emploi de la saignée générale et locale. In Nouv. Biblioth. de méd., 1826. — XI. Sur la rétention de matières stercorales dans le rectum. Ibid., 1827. — XII. Sur Vophthalmie leucorrhique. Ibid., 1828. — XIII. Sur l'origine de la maladie vénérienne. In Revue méd., 1835, t. IV, p. 421. — XIV. Résumé clinique des points litigieux de l'histoire de la syphilis. Paris, '1868, in-8°. A, C.

GIBIER. Voy. Viande.

GIBA'EY (Les deux).

Gibney (John). Né en Irlande, fit ses études à Edimbourg et y obtint le grade de docteur en 1790. Il se fixa par la suite à Brighton, oii il devint résident physician et senior physician à l'hôpital du comté de Sussex et à l'infirmerie générale des bains de mer. L'époque de sa mort nous est inconnue. On connaît de lui :

I. Diss. cfiemica inaug. deaethere. Edinburgi, 1790, gr. in-S". — II. Practical Observations on the Use and Abuse of Cold and Warm Sea-Bathing , etc. London, 1813, in-8°. — III. A Treatise on the Properties and Médical Application of the Vapour Bath in ils Différent Varieties, etc. London, 1825, in-8''. L. H.\.

Gibney (William). Né en Irlande comme le précédent, reçu docteur à Edimbourg en 1813, servit d'abord comme aide-chirurgien dans les Hussards du roi à Shrewsbury, puis s'établit à Cheltenhamet devint médecin consultant, puis senior physician au Dispensaire et médecin à l'asile des Orphelins.

Gibney vivait encore en 1860. 11 était membre de la Société royale des médecins d'Edimbourg. Outre le Médical Guide to the Cheltenham Waters, il a publié :

I. Diss. inaug. de coeli calidi in hominis valetudinem imperio. Edinburgi, 1813, gr. in-8°. — II. Case of Pneumonia, with Observations on the Practice of Blood-lefting in that Disease. In Edinb. Med. a. Surg. Journ., t. XIII, p. 184, 1817. — III. On the Use ofOil of Turpentine in Worms. Ibid,, t. XYIII, p. 358, 1822, — IV. On Jodine\in Chorea. In Med. Cas., 1. 1. L. Hn.

GIBSO^ (Les).

GIBSON (Les). 673

Oibson (Thomas). Médecin anglais, né à Bampton, dans le Westmoreland, reçu docteur à Leyde en 1G75, fut agréé licencié du Collège de médecine de Londres le 26 juin 1676. Il obtint, paraît-il, dès 1663, le diplôme de docteur conféré par l'archevêque de Cantorbéry, et ce grade aurait été confirmé à Cambridge en 1671; cependant il ne figure pas dans les Graduati Cantabrigienses. En 1680, il devint fellow honoraire du Collège des médecins.

Gibson était médecin en chef de l'armée. Il mourut le 16 juillet 1722, à l'âge de soixante-quinze ans. Il avait épousé Anne, la plus jeune fille de Richard Cromvvell. On a de lui un manuel d'anatomie qui fut extrêmement populaire en son temps et qui eut pour le moins sept éditions :

The Anatomy of Ihe Human liodij epitomizcd, wherein ail the Parts of Man's Body, wil/i tlieir Actions and Usex, are succinclly described. London, 1682, in-8°.

Cet auteur ne saurait être confondu avec son homonyme :

Uibson (TuoMAs). Médecin et théologien du seizième siècle, né à Morpeth, dans le Northnmberland, mort à Londres, en 1562, a publié divers ouvrages, dont un seul relatif ù la médecine :

Trcatise behoveful as well to préserve the people froin pestilence^ as to hclp and recover them Ihat be infected by the sanie, niade by a Bishop and Doclor of Physik in Denmark, whichniedicines hâve been praoved in inany places in London. London, 1550, in-4''.

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