‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 47 sur 67 · L. Ib · texte numérisé non relu

L. Ib

GIESE (Les deux).

«iese (Johann-Rodolph). Médecin allemand, né à Reise, dans l'évêché de Munster, exerça l'art de guérir dans cette ville et fut conseiller du prince évêque. Il termina sa carrière à l'âge de soixante et onze ans le 51 mars 1819, laissant :

I. Untersiichung warum eingeimpfte Pocken eine gelindere Krankheit verursachen wie die durch natûrliche Ansteckung erregten. Munster u. Osnabriick, 1790, inS». — II. Grundzûge zu einem System der Heilkunde. Uùnsler, 1811, gv. in-S". — II. Elemenla sysiematis medici e germanico in sermonem latinum translata et non nihil dilucidata per auctorem. Monasterii, 1816, m-i". L. Hn.

Gie!$c (JoHA^']s-EMMAN^JEL-FERDINAND vou) . Ce savant pharmacien et chimiste, dont la biographie médicale fait à tort un professeur de médecine à l'Université de Kharkov, en Russie, naquit à Schaumburg, près de Custrin, Id 15 janvier 1781. 11 étudia la pharmacie à Berlin, puis, après un court séjour dans la fabrique de Dingler à Augsbourg, travailla dans l'officine impériale de Vienne, et devint en 1803 professeur adjoint, en 1805 professeur extraordinaire et en 1811 professeur ordinaire de chimie à l'Université de Kharkov; il conserva cette chaire jusqu'en 1814, oh. il passa à Dorpat en qualité de professeur ordinaire de chimie et de pharmacie. 11 mourut à Mitau le 21 mai 1821 (nouveau style). Giese a fondé en 1809 avecGrindel les Russische Jahrbûcher der Chemie und Pharmacie. 11 a publié un grand nombre de travaux importants tous relatifs à la pharmacie et à la chimie pure ou biologique. Nous mentionneroûs entre autres :

676 GIESSIIOBL-PUGIISTEIN (Eau minérale de).

I. Voii den chemischen Processen, U!en dabei sich darbielendeu Erschcinungen , etc. Berlin, 1S04. — II. Lehrbuch der Pharmacie, Bd. I. Riga, 1806-18H. — III. Classification des substances vrgclales et animales selon leurs proprie'te's chimiques. Moscou, 1810. — IV. Ueber die Darstellung der Benzoësâure ans dem Honi der Pferde. In Trommsdorffs Jottrn., Bd. X, 1803. — V. Ueber dieUnsicherheit der blauen Pflanzentincturen als Pxeagcntien. Ibid-, Bd. X, 1803. — VI. Pharm.-chem. Bemerhungen. Ibid., Bd. X, 1803. — VII. Ueber die chemische Classification der Kôrper, etc. In Gehlens Journ., Bd. II, 1804. — VIII. Sur la nature et la formation de la tombe. In Mcm. de la Soc. des natur. de Moscou, t . I, 1806. — IX. Sur l'osmium, l'iridium, le rhodium et le palladium. Ibid., t. II, 1809. — X. De l'acide benzoïque dans l'urine des chats. Ibid., t. II, 1809. — XI. Indices de sulfate de soude, etc., dans le gouvernement de Charkow. Ibid., t. II, 1809. — XII. Bestimmung der Verliâltnissp in wrlchen die Kohiensioff silure sich mit dim Kali verbiiidet. In Grindel's Bussisclies Jahrbuch der Pkarm., Bd. VI, 1808. — XIII. Von der Blidung und den Bestandtheilen der Quecksilbcrmahre und des Zinnobers. Ibid., Bd. VI, 1808. — XIV. Ueber das grilne Satzmeld. In Russ. Jalirb. der Chem. u. Pharm., Bd. I, 1809. — XV. Ueber ver~ schiedene Lehren und Erfahningen Witdcrl's. Ibid., Bd. I, 1800. — XVI. Analyse der Charkoivcr Meteorslcine. InGilbert's Annalen, Bd. XXXI, 1809. — XVII. Ueber chemische Nomenclatur, (heiniscJtc Proporlionslehre, etc. Ibid., Bd. L, 1815. — XVIU. Ueber ein [angeblirh) neues Mctall. Ibid., Bd. LXVIII, 1821. — XIX. Ueber hlausàurelialtige Oele und Wasser. In Sctnveigger's Journ., Bd. XXXI. — XX. Elektrochemische und phytochemische Bemerkungen. Ibid., id. — XXI. Chemische Untersuchung der Wandflcchte und der Kônigchinarinde. In Scherer's Nord. Annal, der Chem., Bd. I, 1819. — XXII. Ueber die Bereitung der Extracte. Ibid., Bd. 1, 1819. — XXIII. Bcste Schcidungsart des Eisens und der Kohlensâurc in Mineralwâsscr. Ibid., Bd. II, 1819. — XXIV. Ueber den Ursprung der Pottasche. Ibid., Bd. II, 1819. —XXV. Ueber die blausàurehaltigrn Flûssigkeiten. Ibid., Bd. II, 1819. — XXVI. Sijstcmatischc Ucbrrsicht der ncihcren Bc stand llieile der Pfianzenkôrper. Ibid., Cd. lll, 1820. — XXVII. Beste Méthode das Silber aus Hornsilber abzuscheiden. Ibid., Bd. III, 1820. — XXVin. Ueber vrrschicdene Schcidungsarten des Silbers vont Kupfer. \hid., Bd. III, 1820. — XXIX. Dnrstcllung von reincm salpelcrsaurcm Silber aus kupferhaltigen Lôsungcn. Ibid., Bd. III, 1820. — XXX. Ueber Extractivstoffc. Ibid., Bd. IV, 1820. — XXXI. Ueber Kaffeestoff und Salzgehalt des Quassia-Exlract. Ibid., Bd. IV, 1820. — XXXII. Ueber Verunreinigung der englischen Schwefelsâure und des Sohwefels. Ibid., Bd. VI, 1821. L. Hn.

GIESLEK (LoREKz). Médecin allemand de Brunswick, mort dans cette ville en 1G85. Il était membre de l'Académie des Curieux de la nature sous le pseudonyme à'Hippocrates.

Giesler est suitout connu par la description d'une épidémie de peste franchement bubonique qui ravagea sa ville natale en 1657.

I. Observationes medicae de peste Brunswicensi anni 1657. Brunswigiœ, 1603, in-4°. Trad. en allem. Braunschweig, 1680, in-4°. — II. Plusieurs observations dans les Ephem. Naturae Cwiosoriim. L. Un.

diieiiler (Johain'n-Fridrich). Cité par la biographie médicale pour une bonne dissertation sur les calculs urinaires.

Diss. de calcula vesicae. Lugduni Batav., 1674, in-4'', L. Hn.

GIESSUÏIBL-PL'GIISTEII^l (EaU MINÉRALE et STATIO.N DE PETIT-LAIT DE),

athermale, hicarhonatée sodiqiie moyenne, carbonique forte. En Autriche, dans la Bohème, à 6 kilomètres de Karlsbad, dans la vallée de l'Eger, au voisinage d'une belle forêt de pins, au milieu de collines boisées, et à l'intersection de routes fréquentées et très-bien entretenues, l'établissement de Giessliïibl occupe une position ravissante dans une contrée à la fois tranquille et riante dont l'air pur et balsamique convient tant aux personnes qui fuient le bruit et l'agitation de3 grande villes. L'Erzgebirge et le Mittelgebirge sont les promenades les plus aimées des hôtes accidentels de Giesshiibl, où la saison commence vers le 15 du mois de mai et finit avec le mois de septembre. Une source émergea Giosshiibl d'une crevasse faite dans le filon de granit qui constitue un des ver-

GIESSHCBL-PUGHSTEIN (Eau jiinér.vle de). 677

sants du Buchberg, par plusieurs griffons dont les jels vigoureux et bruyants font un bruit qui s'entend d'une assez grande distance. La source de Giesbiibl, connue depuis le commencement du dix-buitième siècle et exploitée dès 1720, est actuellement appelée la Source du roi Othon. L'eau de cette source est d'une limpidité et d'une transparence complètes, elle n'a pas d'autre odeur que celle que lui communique le gaz acide carbonique qu'elle laisse dégager en trèsgrande abondance et dont les grosses bulles montent à la surface s'épanouissant avec une détonation que l'on perçoit à plusieurs mètres de l'émergence de la source. Ces bulles gazeuses se fixent et forment des perles brillantes sur les parois intérieures des vases qui sont remplis de celte eau minérale dont le goût est piquant, frais et agréable. Sa température est de 9°, 5 centigrade, celle de Lair ambiant étant de 19», 4 centigrade, sa densité est de i,002'2'-2. L'analyse chimique de l'eau de la source du roi Otbon de Gieshûbl a été faite en 1877 par le docteur Nowak, professeur d'hygiène à l'Université de Vienne, qui lui a trouvé par 1000 grammes la composition suivante :

Bicarbonate anhydre de soude 1,027

— -- chaux 0,212

— — magnésie 0,100

— — potasse 0,098

— -- lithine 0,105

— — stiontiane 0,028

— protoxyde de fer 0,013

— — manganèse 0,003

Sulfate de potasse 0,050

Chlorure de potassium 0,223

Total des matières fixes; 1,815

Gaz acide carbonique libre 1287 ce. 05

L'établissement de Giesshûbl comprend une buvette, dix cabinets de bains et une Trinkhalle où les buveurs d'eau et de petit-lait trouvent un abri contre le froid et la pluie.

Mode d'administration et doses. Les eaux de Giesshûbl s'emploient surtout en boisson, mais les bains que l'on prend avec elles sont souvent le complément d'un traitement thermal par les eaux de Karlsbad. La dose de l'eau de la source Othon varie de deux à six et même huit verres pris le matin à jeun et à un quart d'heure ou une demi-heure de distance. Beaucoup de personnes même la boivent pure ou coupée de vin aux repas. La durée ordinaire des bains est d'une demi-heure.

Emploi thérapeutique. L'eau de la source du Roi Othon de Giesshûbl est légèrement excitante, diurétique, digestive, tonique et reconstituante. Elle donne Heu, comme toutes les eaux fortement carboniques, à une ébriété accompagnée de vertiges. Elle ne peut être employée cubains qu'après avoir été artificiellement chauffée, aussi ses effets physiologiques sont-ils à peu près nuls ou au moins peu prononcés, puisqu'elle ne renferme plus ou presque plus le principe qui la caractérise, le gaz acide carbonique que l'ébullition a presque complètement chassé.

L'emploi de l'eau bicarbonatée sodique moyenne, fortement carbonique, de Giesshûbl, convient, avant tout, dans les affections de l'estomac où il importe de stimuler les fonctions de cet organe, de ranimer l'appétit, de favoriser la première digestion et de s'opposer à une douleur, à une pesanteur ou à une tension stomacale, si souvent insupportable aux dyspeptiques. Quelques verres

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