‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 48 sur 67 · GIFFARD · texte numérisé non relu

GIFFARD

d'eau de Giesshûbl, en boisson le malin et aux repas, arrêtent la plupart du temps ces accidents qui reviennent promptement d'ailleurs, si la cure n'est pas poursuivie quelques jours après que la guérison semble complète. L'eau de Giesshûbl en boisson convient aux personnes qui souffrent d'affections catarrhales des voies aériennes chez lesquelles l'ingestion du gaz acide carbonique modifie la quantité de la sécrétion de la membrane muqueuse de leur larynx, de leur trachée ou de leurs bronches. Cette eau a une action favorable aussi sur les voies uro-poiétiques des malades qui ont une diathèse urique caractérisée par la production de sables ou de petits graviers qui sont rendus avec les urines. Les bains avec l'eau de Giesshiibl sont alors un adjuvant très-utile du traitement interne, et leur durée doit être d'une heure au moins, et souvent de deux ou de trois heures.

La durée de la cure est d'un mois, en général.

On exporte sur une grande échelle, surtout aujourd'hui qu'elle est connue à Paris, l'eau de la source du roi Olhon de Giesshûbl, dont presque tous les baigneurs de Carlsbad apprécient la saveur fraîche et agréable, et en l'ont une boisson d'agrément à leurs repas. A. Rotureau.

Bibliographie. — Marggbaff (A.-S). Chcmische Schriften, t. II, S. 191. — Damm (F.) und MiTTERBACHEn. Vutcrsuchung des Giesshiibler Sauerbrunnriis, sonst sogcnanntcn Buchsâuerlings in Bôlnnrn, 1709. — Des mêmes. Die bcsuclitcn Badeôrter und Gesundbrunnen, Th. II, S. 128. — Gerle (W.-A.). Bôlimens Heilqucllen, S. 228. — De Carro. Almanach de Carlsbad. Prague, 1851. — Mattoni (Henri). Giesshiibler Minerai quellen. Carlsbad, 1878. A. R.

GIFFARD (William). Chirurgien et accoucheur anglais. 11 exerça son art à Londres avec beaucoup de célébrité à la fin du dix-septième siècle et au commencement du dix-huitième. Il recueillit, dit Dezeimeris, avec beaucoup de soin, l'histoire des cas intéressants qu'il eut occasion d'observer dans sa pratique, et laissa manuscrit, en mourant, un recueil qui fut mis en ordre et publié par Hody, un de ses amis. Nous empi'untons à cet éditeur quelques-uns des traits du portrait qu'il a tracé de Giffard : « C'était un homme franc et naturel, et ce caractère se faisait remarquer dans toute sa conduite; il a paru, dans des occasions délicates, que son jugement était solide, et qu'il ne se laissait pas prévenir. Son adresse et son expérience dans sa profession, et surtout sa charité envers les pauvres, à qui il était toujours prêt à donner ses soins, lui avaient acquis longtemps avant sa mort l'estime et l'amitié de tous ceux qui le connaissaient. Pour ses observations, elles sont écrites dans le même goût que celles du ameux Mauriceau. 11 nous a donné dans ce recueil les relations exactes et fidèks de 225 accouchements, dont un grand nombre étaient très-difliciles et très-dangereux. J'aurais souhaité que le style de notre auteur eût été plus correct; mais il est des livres comme des hommes, on doit principalement faire attention à l'utilité dont ils sont au genre humain, et l'on peut assurer que ceux qui liront ces observations eu vue d'en profiter pour la pratique des accouchements ne croiront pas avoir mal employé leur temps. »

Ce recueil contient, en effet, beaucoup d'observations intéressantes. En voici le titre : Cases inMidivifery, written hy thelate William Giffard... revis d and puhlisKd hy Ediuard Hody. London, 1754, in-S". Cet ouvrage est devenu rare.

Giffard avait publié lui-même les deux observations suivantes : An Account ofa Preternatural Bony Substance found intheCavity ofthe Thorax {Philosoph. Transact. Abridg. 1726, t. VII, p. 159). On the Preternatural Delivery of a Fœtus at the Anus {Philosoph. Transact. Abridg. 1730, t. VII. p. 433). A. C.

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