‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 52 sur 67 · L. Un · texte numérisé non relu

L. Un

GILDAS (SAmT-) (STiiTio:s marine). Saiut-Gildas de Ruys est un village du

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département de Morbihan, situé à 18 kilomètres au sud-ouest de Vannes, peuplé de 1200 habitants, célèbre par son ancienne abbaye de Bénédictins, fondée au sixième siècle par saint Gildas, dont Abélard fut un des élèves. De nombreux monuments druidiques dolmens (pierres plates) et menhirs (pierres levées) existent encore sur le territoire de la commune de Saint-Gildas de Ruys. La plage de cette station marine est très-belle et très-appréciée des baigneurs, qui trouvent à s'y loger et à y vivre à peu de frais dans les hôtelleries simples et cependant convenables, et surtout chez les habitants de Saint-Gildas qui, presque tous, se livrent à la pêche du poisson de mer- A. R.

GILÉAD (Baume de). L'un des noms du Baume de La Mecque. Kunth a donné à l'arbre qu'il croyait le produire le nom de Balsamodendron gileadense [voy. Baume, Balsamodendrum). H. Bn.

GiLinERT (Jean-Emmanuel). Né à Lyon le 21 juin 1741, ce savant botaniste, qui avait été destiné par ses parents à l'état ecclésiastique, mais qui montra toujours de la préférence pour les sciences exactes, fit ses études à Montpellier, oij en 1762 il soutint sous la présidence de Charles Leroy une thèse sur la puissance de la nature pour la guérison des maladies. Il revint ensuite à Lyon, et se fixa pour y exercer sa profession à Chazay, petit village situé près de cette ville. Désigné quelque temps après par Ilaller aux ministres de Pologne et de Portugal, qui l'avaient consulté tous deux sur le choix d'un sujet capable de fonderune école de botanique, il sedécida pour la Pologae, et partit en 1775. Arrivé à Grodno, il y établit un jardin de botanique et attira un grand nombre d'élèves par des leçons de médecine clinique. Lorsque l'Université fut transférée à Wilna, Gilibert l'y suivit et remplit avec honneur dans cette nouvelle résidence la chaire d'histoire naturelle et de matière médicale. Mais la rigueur du climat de la Lithuanie, l'état de sa santé ruinée par le travail et par une maladie cruelle, enfin les persécutions auxquelles il fut en butte de la part d'une foule d'ennemis, toutes ces causes réunies Je déterminèrent à demander sa retraite, que le gouvernement polonais lui accorda. 11 partit en 1783, emportant les regrets du roi Stanislas, qui l'avait toujours estimé et aimé. Arrivé à Lyon, il y fut nommé médecin de l'Hôtel-Dieu, médecin en chef dos épidémies, professeur au Collège de médecine, membre de l'Académie, et enfin maire de la ville ; c'est en cette dernière qualité qu'il présida la commission départementale pendant le fameux siège de Lyon ; c'est de là aussi que surgirent les proscriptions dont il fut A'iclime. Obligé de fuir à la prise de la ville, il erra d'asile en asile pendant dix-huit mois, au bout desquels seulement il put rentrer sans crainte dans sa patrie et y jouir de la considération que son patriotisme, son dévouement et ses rares talents lui avaient méritée. La place de professeur d'histoire naturelle à l'école centrale lui fut décernée. 11 mourut le 2 septembre 1814, après quatre ans de souffrances causées par une affection arthritique et goutteuse. Ses publications portent ces titres :

I. Les chefs-d'œuvre de M. Sauvages, ou Recueil des dissertations de cet auteur qui ont remporté le prix dans différentes académies. Lyon, 1770, 2 vol. in-12. — II. L'anarchie médecinale, ou la médecine considérée comme nuisible à la santé. Neufchâtel, 1772, 3 vol. in-12. — III. Flora Lithuanica inchoata. Grodno, 1781, 2 vol. in-12. — IV. Indagatores naturœin Lithuaniâ. Wilna, 1781, in-S». — V. Exercitium botanicum in schola principe universitalis Vilnensis peractum. Wilna, 1782, in-12. — VI. Prœlectiones Antonii de Haen. Lyon, 1784, 2 vol. in-4°. — VII. Caroli Linnœi, botanicorum principis, systema plantarum

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Europœ. Lyon, 1785, 4 vol. in-S". — \I1I. Abrégé du système de la nature de Linné. Lyon, 4802, in-8°. — IX. Démonstrations élémentaires de botanique. Lyon, 1789, 3 voL in-8°. — X- Excrcitatio j^hysologica. Lyon, 1792, 2 vol. in-S". — XL Histoire des plantes d'Europe, ou Eléments de botanique pratique. Lyon, 2 voL in-8°. — XIL Adversaria medico-practica prima, seu Annotationes clinicce quibus prœcipuè naturre medicatricis jura vindicantur, artisque priscœ simplicitas numerosis peculiaribus observationibus stabililur. Lyon, 1791, in-8° ; trad. en allemand par E. B. G. Hebenstreit. Leipzig-, 1792, in-8». — XIII. le médecin naturaliste, ou Observations de médecine et d'histoire naturelle. Lyon et Paris, 1800, in-12 ; trad. en allemand. Nuremberg, 1807, in-8». A. C.

GILIi^fUS (CoitRADiNus). Médecin italien de la fin du siècle, cité par Astruc [De niorbis venereis, 1. 1, p. 554). Syphiliographe distingué, paraît-il, il adressa en 1497 à Sigismond, duc d'Esté, un Opusculum de Morbo galllco, qui se trouve dans le recueil de Luisini {De Morbo Gallico onitiia quœ exstant, 1599, t. 1, p. 296 et 342). L. Un.

GlLLÉî^iE [Gillenia, Mœnch, Meth., Suppl., 286). Genre de plantes de la lamille des Rosacées, série des Spirécés, qui a pour type le Spirœa trifoUata de Linné. L'organisation des fleurs, hermaphrodites et régulières, se rapproche beaucoup, en effet, de celle des Spirœa. Leur réceptacle est tubuleux, un peu rétréci vers son orifice supérieur, près duquel s'insèrent le périanthe et l'androcée. Le calice est formé de cinq sépales dont la préfloraison est quinconciale, et la corolle de cinq longs pétales alternes, tordus dans le bouton. Les étamines sont au nombre de vingt, insérées en verticilles qui s'échelonnent sur la portion supérieure de la surface interne du tube réceptaculaire. Cinq étamines sont exactement superposées aux pétales ; cinq autres aux sépales ; ces dernières appai'tiennent au verticille le plus élevé. 11 y a, en outre, un troisième verticille formé de dix étamines qui occupent les côtés de celles qui sont superposées aux pétales, mais qui sont à un niveau inférieur. Quand ces dix étamines viennent à manquer, l'androcée est réduit à dix folioles. Toutes les étamines ont un filet, d'abord infléchi sur la paroi du tube, que l'anthère regarde alors par sa face; mais, le filet se redressant, l'anthère devient ensuite introrse ; elle a deux loges qui s'ouvrent par des fentes longitudinales. Au fond du tube réceptaculaire, que tapisse une couche de tissu glandulaire, s'insère le gynécée, formé de cinq carpelles libres, altei'nipétales. Chacun d'eux se compose d'un ovaire uniloculaire, surmonté d'un style terminal à extrémité stigmatifère. Dans l'angle interne de l'ovaire se voit un placenta qui supporte deux séries d'ovules ascendants, anatropes, avec le micropyle tourné en bas et en dehors. Chaque série peut être réduite à un ou deux ovules. Le fruit est formé de cinq follicules, entourés par le réceptacle membraneux ; chacun d'eux contient une ou plusieurs graines qui, sous leurs téguments épais, renferment un embryon charnu, à radicule infère, entouré d'une couche mince d'albumen. Les Gillenia sont des herbes vivaces de l'Amérique du Nord. De leur rhizome souterrain s'élèvent chaque année des rameaux aériens, chargés de feuilles alternes, trifoliolées, accompagnées de stipules, peu développées dans l'une des deux espèces connues, et très-grandes dans l'autre. Leurs fleurs sont disposées en grappes terminales de cymes pauciflores.

Le G. trifoUata est une plante des États-Unis, qui croît dans les bois dont le sol est léger, et qui a été dès longtemps introduite dans nos jardins {Bot. Mag., t. 489). Ses branches aériennes ont un ou deux pieds de haut. La souche commune qui les supporte est la partie employée. Elle a l'épaisseur d'un gros tuyau

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