‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.44Chapitre 57 sur 67 · GIRARDI · texte numérisé non relu

GIRARDI

nombre de ces hommes dont la nature est avare et que le sort se plaît quelquefois à nous ravir pour nous en mieux faire sentir le prix. Il possédait les connaissances les plus étendues en médecine et en littérature ; son esprit était juste et profond, son caractère droit et loyal. Il eiàt plus que personne contribué à reculer les bornes de la science vétérinaire et à la placer au rang qu'elle devrait occuper depuis longtemps... » Nous connaissons de lui :

I. Mémoire sia- le moyen de reconnaître l'âge du cheval. Paris, 1824, in-S", 2 pi. ;*2'' édit., rev. et augm. par J. Girard, sous le titre : Hippolikiologie ou Connaissance de l'âge du cheval. l'aris, 1828, in-8°, 2 pi. et 1 portr. ; 3° édit. par Girard, augm. de l'âge du bœuf, du mouton, etc. Paris, 1834, in-8% 4 p). — II. Existe-t-il en médecine vétérinaire des exemples bien cons/atés de fièvres essentielles? l'aris, 1824, in-S" (Extr. du Rec. de méd. vélérin., t. I, p. 307, 1824). — III. Considérations sur les aponévroses abdominales. In Bec. de méd. vétérin., 1'" série, t. I, p. 78, 1824. — IV. Considér. sur le tic dans le cheval. Ibid., p. 191. — V. Extrait d'un rapport sur les expériences entreprises par ordre du gouvernement sur la fluxion périodique. Ibid., p. 247. — VI. Observ. sur une hémiplégie sans altération notable de l'encéphale. Ibid., p. 296. — VII. Quelq. réflex. sur les lésions morbides de la plèvre du cheval, etc., par Huzard fils, avec des notes par Girard fils. Ibid., t. II, p. 32, 1825. — VIII. Extrait d'une notice sur la vie et les ouvrages de P. F/andrin. Ibid., p. 71. — IX. Observ. sur le traitement du jarart cartilagineux. Ibid., p. 185. — X. f^ote sur les chevaux de Normandie. Ibid., t. III, p. 25 et 145, 1825. — XI. Recherches analomiques sur la structure du pied de cheval (écrit en 1824). Ibid., 2" série, t. XII, p. 267, 1843. — Xir. Autres articles dans le Bull. univ. des se. de Férussac, les Arch. gén. de médecine, etc. L. llx.

Girard (Pierre-Simon). Ingénieur, membre de l'Institut d'Egypte et de l'Académie des sciences (1815), directeur des eaux de Paris, naquit à Caen le 4 novembre 1765 et mourut à Paris le 21 novembre 1836. Nous le mentionnons pour ses importants travaux relatifs à l'hygiène publique. Citons de lui :

l. Essai sur le mouvement des eaux courantes et la figure qu'il convient de donner aux canaux qui les contiennent. l'aris, 1804, in-4". — II. Descript. des différ. ouvrages à exécuter pour la distribution des eaux du canal de l'Ourcq dans l'intérieur de Paris, Paris, 1810, in-4''. — III. Du dessèchement général de Paris, du lavage des rues et de leur assainissement. Paris, 1826, in-4°. — IV. Mém. sur le canal de l'Ourcq et la distribution des eaux, sur le dessèchement et l'assainissement de Paris, etc. Paris, 1831-1834, 2 vol. gr. in-4'', atlas in-fol. — V. Appareils à la manière de Woolf, etc. In Annal, de chini., t. XXXII, p. 283, an VIII (1799). — VI. De l'effet des fumigations d'acide muriatique oxygéné pour neutraliser les vapeurs pernicieuses qui se dégagent dans les fouilles des anciens cimetières. Ibid., t. LXXXIII, p. 281, 1812. — VII. Avec Pelletier et D'.Arcet : Rapport sur l'assainissement de la vidange des fosses d'aisances. In Annal, d'hyg. publ.. t. III, p. 358, 1830. — VIII. Rech. sur les établissements de bains publics à Paiis depuis le 1V° siècle jusqu'à présent. Ibid., 1832, p. 5. Tirage à part: Paris, 1832, in-S". —IX. Autres articles dans les Annal, d'hyg. et le Journ. de chimie méd., ainsi que des mémoires sur la physique, etc., dans les Mém. de l'Institut et les Mém. de l'Acad des se. L. Hn.

GIRARDI (Michaele). Médecin italien, né à Limone di Benaco, sur le lac de Garde, le 31 novembre 1751. commença ses études à Brescia et les teimina à Padoue où enseignaient alors les meilleurs maîtres d'Italie; c'est là qu'il fut reçu docteur.

Le premier travail de Girardi eut pour objet l'efficacité des baies à'uva ursi (arbousier) contre les douleurs causées par la gravelle et la pierre dans la vessie; un second travail fut relatif à l'inoculation. A cette époque lady Montagne venait d'introduire en Angleterre l'inoculation variolique, usitée en Turquie; cette pratique fut bientôt l'objet d'un engouement général sur le continent, engouement justifié du reste par de nombreux succès. Girardi en fut l'un des rares adversaires et s'attira de violents reproches de la part de ses collègues de France, d'AUemao^ne et d'Italie. A la mort de Covoli, il n'en fut pas moins nommé suppléant

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de Morsasni dans J'enseisnement de l'anatomie à l'Université de Padoue, et il s'acquitta de ses fonctions de manière à ne pas trop laisser regretter l'absence du célèbre titulaire de celte cbaire.

Condillac, qui dirigeait alors l'éducation de l'infant don Ferdinand, le fit appeler à Parme ; il y obtint successivement la chaire d'institution de médecine théorique, puis celle d'anatomie. Il devint membre de l'Institut de Bologne, de la Société italienne des sciences et de la Société royale de Madrid. Il mourut le 17 juin 1797, laissant la réputation de professeur zélé, d'anatomiste exact, de physiologiste et de médecin judicieux et réservé, d'écrivain correct et élégant, quoique un peu prolixe. Il était affectueux et serviable et avait mérité l'amitié des professeurs les plus savants de l'Italie, Spallanzani, Fontana, Cottugno, Searpa, Caldani et Mascagni. On a de lui :

I. De uva ursi. Patavii, 1764, in-8°. — II. Lellera sul ritorno del rajuolo dopo Vinserto. Patavii, 1706, in-8°. — III. Jo. Bominici Snntorini seplem decim labulae quas nunc primum edit Clique explicat, iiscjue alias addit de structura maiiimoritm et detumca testis raginalis Michael Girardi. Parmae, 1775, pet. in-fol. — IV. Saggio di osscrvazioni anatomiche intorno agir organi délia respirazione degli uccelli. In Memoric délia Socielà Italiana dette scienze, t. II, part. 2. — V. Saggio di osservazioni anatomiche intorno agli organi eleitrici délia torpediiie. Ibid., t. III. — VI. Osservazioni e riflessioui sulla tunaca vaginale del Icslicolo. Ibid., t. IV. Ces trois mémoires ont été republiés à Vérone par le clievalit-r Lorgue. — VII. Prolufiione sidle cose anatondche. Parma, 1782 (Sur les dents et sur le prétendu hermaplirodi^me de la fameuse Miciielle-Anne-Drouart, de Paris). — VIII. Prolusio de origine nervi interconlalis. Floieiiliae, 1701, iii-l"-'. Nouv. édit. plus correcte par le baron Desgeiiettes. Parisiis, 1792, g:r. in-r2. — IX. Travaux restés inédits sur l'ouïe des cliauvessouris, sur les œufs des dindes, sur la génération des coqs et des poules, etc. L. Ils.

GiR^tUD (Les deux).

Girniiti (Bru^o). Nous empruntons à Dezeimeris la notice suivante : Bruno Giraud, l'un des disciples les plus distingués de Desault, était né à Dompierre, département de la Mayenne. Après ses études premières imparfaites, il vint à Paris étudier la chirurgie, pour laquelle il avait une vocation décidée ; le concours lui ouvrit les portes de l'Hôlel-Dieu et lui donna le maître que lui désignait son amour pour son art ; il fut admis aussi à l'École pratique en 1790 et s'y distingua. Quand la mort eut enlevé à Desault son élève affectionné Manouri, Giraud fut choisi pour le remplacer, et chargé par conséquent de l'enseignement de l'anatomie et de la pratique des opérations sur les yeux. Desault mourut. Giraud le suppléa pendant quelque temps. Il aurait pu le remplacer, mais il donna un rare exemple de modestie en refusant un poste qu'il trouvait trop élevé pour sa jeunesse. 11 préféra le second. En 1806, le roi Louis-Napoléon le nomma son premier chirurgien et le détermina, non pas à force d'or, mais à force de bontés, à le suivre en Hollande ; il fut nommé sucessivement dans ce royaume chirugien de la famille royale, de l'armée, de la maison militaire du prince, et appelé à l'enseignement public de la chirurgie et de l'anatomie à l'Académie d'Amsterdam. H revint à Paris lors de l'abdication du roi de Hollande. Giraud était débile; unediathèse scorbutique que le climat humide de la Hollande avait beaucoup développée, un état œdémateux des jambes qui faisait craindre une ostéite commençante, rien ne put l'empêcher de reprendre son service à l'Hôtel-Dieu et la carrière de l'enseignement, dans laquelle il renti-a par un cours d'anatomie pathologique qu'il ne put terminer. 11 succomba le 15 janvier 1811; il était membre de la Société d'émulation et de celle de médecine pratique. On a de lui :

I. Conformation monstrueuse. In Rec. périod. de la Soc. de méd. de Paris, t. II, an V,

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p. 315. — n. Observation sur une hernie compliquée d'un double clrançlemcnt. Ibid., t. Ilf, an yl, p. 2J,)-505. — III. Mon opinion sur les opérations césariennes et de la sympliysc. l'aris, an Vil, )ii-8°. — IV. Propositions de chirurgie. Thèse inaiig., analysée dans Journ. gén. deméd., rédig. par Scdillot. t. VII, an XI, p. 255. — V. Précis du procédé opéraloire pour opérer la fistule lacrymale, et notamment pour iidroduire les scions dans le canal nasal. Ibid., t. XYIII, an XII, p. 595. — VI. Propositions de chirurgie clinique. Thèses de Paris, doctorat, floréal au XI, in-8°, 15 pp. — VII. Considérations et observations sur les plaies de iéce. In Mém. de ta Soc. méd. d'émulation, t. II, an VIT, p. 315-352. — VIII. Modification de l'opération de la cataracte pour la rendre plus simple et plus sûre. Paris, an X, 1802. in-8% 51 pp., planches. A. C.

Giraud (Claude-Marie). Docteur en médecine de la Faculté de Besançon, né à Lons-le-Saulnier en 1711, mort en 1780. Ce médecin franc-comtois était, comme on le dit, poète jusqu'au bout des ongles. Presque tous ses ouvrages, et ils sont nombreux, sont en vers. Dès l'année 1748, sous le titre de La Peijronie aux enfers, Chès Minos (un in-12, de 12 pages, ne portant ni nom d'auteur ni nom d'imprimeur), il lançait contre les chirurgiens, si vite émancipés par Je premier cliirurgien du roi, une violente satire de 561 vers, fort remarquable. Six ans après, c'était contre les mânes à peine refroidi de Procope-Couteaux, médecin de la Faculté de Paris, si connu par son esprit sarcastique et causlique et par sa laideur, que Giraud aiguisait ses javelots. La Pr...ade, ou Vapotheose du docteur Pr...pe, poëme en six chants, parut en 1754 (in-S" de 60 pages). Puis vinrent : — L'ÉpUre sur les ecclésiastiques, adressée à l'abbé Lauibert. Paris, 1759, in-12. — VÉpitre du Diable, adressée à M. de Voltaire, 1760, in-18, de 16 pages. — L'Hi/mne pour le jour de la Pentecôte, couronnée par l'Académie de l'Immaculée Conception de Rouen, 1778. — La vision de Sijlvius Gryphalètes, ou le Temple de Mémoire. Londres, 1767, 2 vol. in-12. — La Thériacade, ou l'Orviétan de Léodon, poème héroïco-comique, suivi de la Diabutanogamie, ou les Noces de Diabotanus. Paris, 1769, in-12". C'est une satire pleine de sel et d'esprit contre un apothicaire de Salins qui avait passé toute sa vie à composer un Orviétan. Fréron {Sur quelques écrits de ce temps. Paris, 1750, in-12, t. 111, p. 28) a analysé celte œuvre.

Nous connaissons encore de Giraud deux pièces insérées dans VAlmanach littéraire, ou Ètrennes d'Apollon, année 1781, p. 52 eî 98. L'une est une chanson en sept couplets pour la fête des Bonnes-Gens établie à Canon, l'autre est une épigramme contre un prétiicateur :

Ne gagnant rien à rimailler.

Frère Lubin s'est mis à faire De beaux sermons qui font bâiller.

Quand il les prêche, à sommeiller Ses auditeurs ne tardent guère; Et si parfois il tonne en chaire, C'est afin de les réveiller.

GIRAUDY (Charles-François-Simon). Médecin aliéniste distingué, né à Vaison, dans le comtat Venaissin, en 1770, vint à Paris vers 1800 et s'y fit recevoir docteur en 1802. Il fut adjoint à Joseph Gastaldy, son ami, pour le service médical de la maison nationale de Charenton. Membre de la Société de médecine pratique, il en a été longtemps le secrétaire perpétuel. Il rédigea de 1806 à 1808 le Journal de médecine pratique, etc. (Paris, 1 vol. in-4"), et fut aussi l'un des rédacteurs de la Revue médicale. Il mourut à Paris vers 1848. Nous connaissons de lui :

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