‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.45Chapitre 12 sur 97 · GLAUBER · texte numérisé non relu

GLAUBER

eias» (Samuel). Paraît avoir exercé l'art de guérir à Oxford. On a délai :

An Essaij on Magnesia Alba, wherein ils Historyis atUmpted, ils Yirtucspoinlcd oui and' the Use of il recommended. Oxford, 17G4, in-8°. L- Un.

«i.j&i'BER (Jean-Rodoi.phe). On n'Iiésite pas à dire en tête de celte notice : « Glaubcr est l'un des plus grands chimistes du dix-septième siècle. » Non pas chimiste, répondra-t-on, mais bien alchimiste. Sans doute, Glauber fut un alchimiste, puisqu'il rechercha la pierre philosophale, la transmutation des métaux, une panacée universelle destinée à guérir tous les maux et à prolonger extraordinairement la vie humaine, puisqu'il ne put se détacher complètement de l'idée que les corps célestes ont une action directe sur les corps terrestres; que ce sont comme des dieux dirigeant les actions humaines, que les globes stellaires, exerçant à distance leur contrôle, prennent sous leur protection les métaux enfouis dans le sein de la terre, qu'ils les- développent, les nourrissent, les couvent un peu comme la poule, laquelle, en couvant son œuf, en fait surgir un poulet. Mais il n'en est pas moins vrai que Glauber, courbé sur ses fourneaux, passant sa vie au milieu des cornues, des matras, des pélicans et des retories, cherchant toujours la vérité, la découvrant souvent, inaugurant d'admirables expériences, d'ingénieuses combinaisons, rompant avec les traditions purement métaphysiques, créant une véritable chimie expérimentale, a des droits incontestables au souvenir et au respect de la postérité [voy. l'article Alchimie de ce Dictionnaire). On l'a comparé, avec quelque raison, à Paracelse, qu'il surpasse pourtant par le côté moins obscur, moins diffus de son esprit, et par l'absence, sous sa plume, des nombreuses extravagances qu'a écrites le réformateur. Sans doute, Glauber a promis plus qu'il n'a pu tenir; il a exagéré prodigieusement les proportions de son prétendu dissolvant universel, il a envisagé sous un faux point de vue, soit divers phénomènes chimiques, soit l'action de certains médicaments; esclave d'un orgueil immense et d'une intolérance qu'il u' admettait pas chez ses contradicteurs, il n'a'pas ménage ses sarcasmes, ses attaques contre la médecine hippocratique et galénique ; mais ses travaux n'en ont pas moins contribué, plus que ceux de tout autre savant de son siècle, à rappeler l'attention sur des vérités oubliées, et à découvrir plusieurs points importants qui ont exercé dans la suite une influence marquée sur les progrès de la chimie. Ainsi, pour indiquer seulement quelques-uns des servicesqu'il a rendus à cette science, il a répandu quelques lumières sur plusieurs des sels de soude, dont un, le sulfate de soude, portait son nom avant la réforme de la nomenclature; il a fini connaître le sulfate et le nitrate d'ammoniaque, décrit plusieurs procédés pour la fabrication du nitrate de potasse en grand, et reconnu l'utilité de ce sel dans l'art tinctorial; il savait que l'acide hydrochlorique pouvait être utilisé dans le scorbut, et qu'en le mêlant avec l'alcool, on pouvait éthériser celui-ci; il connaissait fort bien les chlorures d'anlimoine, d'étain, d'arsenic et de zinc, et il a donné plusieurs procédés ingénieux pour la fabrication des pierres gemmes artificielles. Le premier il a décrit le précipité rouge de Cassius, le caméléon minéral et le tartrate antimonié de potasse. En lisant attentivement son grand traité de la dissolution, on ne peut s'empêcher de faire remonter jusqu'à lui l'invention des bains de vapeurs par encaissement, que les modernes n'ont fait que perfectionner. Il a montré l'analogie qui existe

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