L. ILx
GiiiLlJCiJS {GlaucusYoY&i.). Genre deMollusques-Opisthobranches, du groupe des Dermatobranches et de la famille des Glaucidés, dont les représentants sont remarquables autant par l'élégance de leur forme que par leurs brillantes couleurs. Le corps nu, gélatineux, allongé et terminé en arrière par une sorte de queue grêle qui les fait ressembler un peu à de petits lézards, est pourvu, sur les côtés, de deux ou trois paires de branchies digitées dont les ramifications sont disposées en éventail. La tète, bien distincte, porte quatre tentacules coniques, très-courts et très-rétractiles.
Essentiellement marins, ces mollusques ne se rencontrent que dans la haute mer, aune grande distance des côtes. Ils se tiennent à la surface de l'eau, et nagent, renversés, à la manière des Planorbes et des Lymnées. L'espèce type, G. Forsteri Pér. et Les., d'un gris-perle avec deux bandes longitudinales bleues, vit en troupes nombreuses dans l'Océan Atlantique et dans la Méditerranée. Le G. hexapterijgius Cuv., en entier d'une belle couleur bleue avec des reflets argentés sous le pied et à l'extrémité des ramifications branchiales, paraît au contraire spécial à l'Océan Atlantique. Il en est de même du G. altanticus Krôy. et du G.gracilis Kroy., que l'on trouve en grand nombre dans la Mer des Sargasses.
L'anatomie du Glaticus a été l'objet des recherches de Souleyet {Voyage de la Bonite, Mollusques, t. Il, p. 315) et de M, A. Yayssière in Ann. Se. nat. zoologie, 6« série, t. I, 1874:. Ed. Lefèvre.
GLAVX. Il est question dans Dioscoride (lib. IV, c. 136) d'une plante marine
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qui aurait la vertu de faire revenir le lait aux nourrices, auxquelles on l'administre cuite. Mais il n'est pas probable que ce Glanx soit le même que le G. maritima de Linné. Celui-ci est une petite herbe de nos côtes, habitante des bords de l'Océan et de la Méditerranée, et qui se retrouve dans certaines salines de l'intérieur. Après avoir été attribuée à plusieurs familles, notamment à celle des Lythrariées, elle a été définitivement rapportée à celle des Primulacées, dont elle a la jdacentation et les étamines alternisépales, mais sans corolle. C'est, en un mot, une Prinuilacée apétale. On l'a vulgairement nommée Herbe aie lait parce que, la croyant identique au Glaux de Dioscoiide, on lui a accordé les mêmes propriétés. Elle est cependant peu employée à augmenter la se'crétion lactée. Ses feuilles sont comestibles, se mangent en salade. On peut en extraire du sel, au dire de certains auteurs.
BiBLiOGBAPiiiE. — L., Spec, 501. — GnEN. et Godr., FI. de Fr., Il, 462. — Mtu. et Del., Dict. Mat. mcd., 111, 579. — IIuse-nth., Sijnops. pi. diaphor., 501. II. Bx.
iiL,A.\Y\TG (Ernst-Gottlieb). Médecin aliéniste de mérite, né en Silésie en 17 i9, exerça avec succès son art à Brieg où il fut nommé médecin pensionné pour la ville et le cercle et devint en 1777 médecin de la maison de correction. 11 créa eu 1784 une maison d'aliénés, en 1789 un établissement pour les ouvriers malades et en 1793 une école de filles. Il fit gratuitement des cours sur la physiologie, la diététique et la chirurgie, devint en 1787 conseiller de la cour et en 1791 conseiller municipal. 11 mourut le 19 août 1808, laissant :
I. Der Arzt ist nichl fâhiçj aile Krankhciten zu heilen; durcli einige Beispicle erwiesen. Brieg, 1789, in^". — II. Nachricht von dem neu erhauten Irrenhause zu Biieg. Iii Pyl's Magaziii fur gerichll. Arziieikunde, Bd. I, p. 467, 1785. — 111. Mord aus eingewurzeltem Wahnsinne. ibid., Bd. II, p. 149, 1786. — IV. Ueber den GemïUhszustand eiiies Soldateit, der aus religiôser Schivcmnerei wahnsinitig und endlich Kindcrmôrder ward. lu Pyl's Aufsâtze uitd Deobachtungcn der gerichtlichen Arzneiwiss., Samml. YUI, p. 260, 1795.