‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.45Chapitre 17 sur 97 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GLATEL'L. Voij. GlaieuL.

GLÉBA (G/e6a Forsk). Ce genre de Cœlentérés, auquel Quoy et Gajniard ont donné plus tard le nom d'Hippopodius, appartient à l'ordre des Siplionophores et au groupe des Diphyidés {voij. ce mot).

Le caractère principal des espèces (|u'il renferme réside dans les vésicules natatoires {Nectocahjces) qui sont nombreuses, aplaties, en forme de fer à cheval et disposées sur deux rangées. Déplus, les bourgeons sexuels mâles et femelles, groupés en grappe à la base des polypes nourriciers ou F«/c?(wii/ies, sont dépourvus de boucliers et restent attachés à la colonie jusqu'après la sortie des éléments sexuels. L'espèce type, G. hippopus Forsk [Hippopodius luteiis Quoy et Gaym.). paraît spéciale à la Méditerranée. Ed. Lefèvre.

GLECHOl\i ou GLElClIOiV. Sous la dénomination de Tlr.xM-j, Hippocrate et Dioscoride désignent la Menthe Pouliot {Mentha Pulegium L.). Pl.

Bibliographie. — Hippocrate. Morb. inul., t. 606. — Dioscoride. Mater, medica, III, 56. — Sprekgel. Histor. liei herbariœ, t. 44 et 179. Pl.

GLEDITSCII. 25^

GLEDIT8CU (Joiiakn-Gottlieb). Célèbre médecin et botaniste allemand, né à Leipzig le 5 février 1714, mort àBerlin le 6 octobre 1786. « Ettmuller, Schach'er, WaltheretPlatz, furent ses guides dans la carrière médicale ; mais la botanique était la science qu'il cultivait avec le plus de goût, sous les auspices d'Hebenstreit. Celui-ci, étant parti en 1731 pour le voyage en Afrique qu'il entreprenait d'après les ordres du gouvernement, lui laissa la direction et la surveillance du jardin de l'Académie et du jardin de Bose. Gleditscb, stimulé par cette confiance honorable, n'épargna rien pour marcher honorablement sur les traces de son maître. Il entreprit donc des excursions dans la Misnie, la Thuringe, le Voigtland et le Harz, et contribua puissamment, de cette manière, à rassembler les matériaux de l'excellente Flore de Leipzig que Bohmer publia par la suite. Cependant la passion de la botanique ne lui fit pas négliger la médecine proprement dite, puisqu'il se rendit à Berlin à l'effet de s'y exercer dans les travaux anatomiques et chirurgicaux, pour lesquels cette ville lui offrait plus de ressources et d'avantages qu'aucune autre. Après avoir consacré quelque temps à ces travaux indispensables, il revint à ses études favorites, et bientôt fut chargé de la direction du magnifique jardin que le comte de Ziethen possédait à Trebnitz. Un écrit publié par Siegesbeck contre la doctrine des sexes dans les plantes lui fournit une occasion favorable pour se faire connaître ; il entreprit la réfutation de cet ouvrage, qui avait fait du bruit, et prit chaudement le parti de Linné, qui se montra reconnaissant envers lui et lui accorda son amitié. En 1740, il obtint la place de médecin du cercle de Lebus dans la Moyenne-Marche et, voulant la remplir avec honneur, il alla se faire recevoir docteur à Francfort-sur-l'Oder où il soutint satlièseavec éclat et sans président. De là il se rendit à Berlin, où il continua de mettre le sceau à sa réputation par ses écrits, de sorte qu'on lui remit la surveillance du jardin botanique, qu'il devint membre de la Société royale des sciences, et qu'il fut promu à la chaire de botanique dans le Collège d'anatomie et de chirurgie. Un ordre exprès de Frédéric le Grand lui enjoignit de faire des leçons publiques sur la science forestière, et il fut le premier qui réunit en système les connaissances nécessaires pour diriger cette partie importante de l'administration publique » (Biogr. méd. de Panckoucke). Clayton a consacré à sa mémoire le genre Gleditschia, de la famille des Légumineuses.

Gleditsch est surtout connu par ses succès dans l'application de la botanique à l'économie rurale. Mais ses mérites à l'égard de la botanique proprement dite ne sont pas moindres. Il a l'un des premiers étudié avec soin les cryptogames fort négligés jusqu'alors. On lui doit en outre une classification des plantes établie uniquement sur la position des étamines, c'est-à-dire sur leur insertion soit sur le récepatcle ou nectaire, soit sur les pétales, soit sur le calice, soit sur le pistil : de là quatre classes de phanérogames : les thalamostémones, les pétalostémones, les calycostémones et les stylostémones. Les caractères des ordres et des familles étaient tirés du nombre des anthères, de l'inflorescence, de la situation du fruit, etc. La crijptogamie formait la cinquième classe. Laurent de Jussieu mit à profit les travaux de Gleditsch.

Les ouvrages de Gleditsch sont écrits avec clarté et témoignent d'un grand talent d'observation et de recherches profondes et vraiment pratiques ; parfois cependant on peut lui l'eprocher de la prolixité et quelques répétitions. Gerhard a publié quelques-unes de ses œuvres qu'il avait négligé, par modestie, de faire imprimer, et les a jointes à ses mélanges de botanique :

240 GLEDITSCll.

I. Calalogits ylanlarum quae tum in fior/o Domiiii de Zieten Trebnizii cohinliir, tum cl in vieillis locis sponte nascunlur. Lipsiac, 1757, in-8°. — II. Coiisideirilio epicriseos Siegesbeckianae in lÀnnaei sysleina plantarum sexuale et methodum bulanicain huic superstrucfam. Beroliiii, 1T40, in-S". — III- Disserlalio inauguralis de inethodo bolanica. dubio et fallaci virtuluin iti planlis indice. Fraucolurli, 1742, in-4'. — IV. Lucubraliuncula de fuco subgloboso, sessili et molli, in Marchia eJectorali viadrina et ejna viciniii reperiundo. Berolini, 174j, in-4°. En allemand : Voit der Kugelp/laiiz^ oder der sogenannlen Seepftaume in der Mark Brandenburg. In Gleditsch's physik. bot. ôkon. Abliandlungen, III, p. 1. — V. Metliodus Funqonim. exhibens gênera, species et varictates cum caractère, diff'erentia specifica, synoiujniis, solo, loco cl observationibus. Berolini, 1755, in-8°. — YI. .Abkandluiuj von Verlilgung der Zugheuschrecken und den cigeutlichen Hiilfi-mittcln die sich auf eine richlige Erkenntniss die.ser Tkiere grihiden. Uerlin, 17â4, iii-M". — VII. Anwetsung zuin p,eceplsclireiben. Berlin, 1757, 1761, in-8°. — VIII. Systeina plantarum a staminum situ. Berolini, 1764, in-8°. — IX. Vermisclde phgiikalisc/t-bolanisch-ôkonomisclie Ab/iaiidluiigen. Halle, 1705-1707, 5 vol. in-S". — X. VerniisclUe Bemerkangen aus der Anneiwisiensckaft, Krâuterli'lire und Oek'jnomic. Erxicr Tlieil. Leipzig, 1708, iii-8". — XI. Anieitung zu einer Erkenntniss rolier Anneimiltcl. Berlin, 1708, in-8°. — XII. Alphabelisclies Verzeiclmiss der gewôhnliclislcn Arzneigewâchse, ilirer Tlieile und rolien Producte, welclie in den grôssten deiilsclicn ApoUtekcn gefundcn werdcn. Berlin, 1709, in-8°. — XIII. Pflanzenverzeichniss zwn ^utzcn und Vcrgniigen der Lust- uiul Bawngàrtner, nebst .Amneikungen. die dereii l'lle(ie, Vernirhrung, l'/lam- und Bliitezeit betrcffen. Berlin, 1775, in-S". — XIV. Systematisciie Einlcitung in die neuerc Forstwissensc/iaft. Berlin, 1775, 2 vol. in-S". — XV. VoLlslândig tkeoretisch-praktische Gescliicktc aller in der Arznei und Haus/ialtung nûtzlich bcfutidencn P/lanzen. Erster Band. Berlin, 1777, in-8°. — XVI. Einleituiig in die Wissenschaft der rohcn und rin/achen Arzncimittel. Berlin und Leipziir, 1778-1787, 4 vol. ia-8°. — XVII. Pliysikatisch-ôkonomiscUe lielrachtung ûber den Ilaidcbodcn in der Mark iJrandenburq, dessen Eneugung. Zerstôrung und Enlblôssung des darunter slehendeii Flugsandes, nebst einigen daruf gegriindeten ijedanken, einen dergleichcn Flugsand durch Wiederlierstellung seincr naliirliilicn Erd- und fiasendecke fest und stehend zu machen. Berlin und Leipzi;:, 1782, in-8'. — XVill. Naturgrschiclite der vorzûglich nutzbarslen cinhcindscehn P/lanzen. Elbing, 1780, in-8°, 15 pi. — XI\. Abliandlung iiber eine sellene Art des Knochenbrucks bey don Rindvieh. und iilier das iSorwegische Beinbrucligras. Berlin, 1787, in-8°. Publ. par C. A. Gerhard. — XX. Botanica inedica, oder die Lelire von den vorzùgluh wirksanien einheimischen .Xrzneigewâchsen, zu ô/fentlichen Vorlesungen fiir angehende Aerzte beslimnd. Herausgegeben von F. \V. A. Lùders. Berlin, 1788-1789, 2 Tlieile in-8'. — XXI. Vtcr hintertassene Abliandlungen, das praktische Forslwesen betreffend. lieramgegcben mit Vorrede von Karl Abraham Gerhard. Berlin, 1788, in-8°. — XXII. Vermischte botanische Abhandlungen, herausgegeben und mit einer Vorrede versehen von Karl Abraham Gerhard. Beilin, 1789, 5 vol. in-S». — XXIII. Préface à l'ouvrage intitulé : Die P/lanzen Teutschlands nach ihrer Gelcluten-Geschichte. Leipzig-, 1782. — XXIV. Observation sur la véritable ostéocolle de la Marche de Brandebourg. In Mémoires de l'Académie des sciences de Berlin, 1748, p. 52. — XXV. Conjecture sur l'usage des corps diaphanes de Michelius dans les champignons à lames. Ibid., 1748, p. 60. — XXVI. Expérience concernant la génération des cliampignons. Ibid., 1749, p. 26. — XXVII. Relation concernant un essaim prodigieux de fourmis, gui ressemblait à une aurore boréale, 1 pi. Ibid., 1749, p. 46. — XXVIII. Essai d'une fécondation artificielle, fait sur l'espèce de palmier qu'on nomme palma dactylifera folio flabelliformi. Ibid., 1749, p. 105. — XXIX. Système des plantes, fondé sur la situation et la liaison des étanunes. 1 pi. Ibid., p. 109. — XXX. Observation sur la pneumonanthe, nouveau genre de plantes dont le caractère diffère entièrement de celui de la gentiane, 1 pi. Ibid.. 1751, p. 158. — XXXI. La sépulluie de la taupe. Ibid., p. 29. — XXXII. Des sauterelles d'Orient, qui voyagent en troupe, et qui ont fait des ravages dans la Marche de Brandebourg en 1750, 1 pi. Ibid., 1752, p. 85. — XXXllI. Inslruclions nécessaires pour ta connaissance de diverses plantes de païs, dont l'usage peut servir à épargner les chênes, et l'emploi des matières étrangères dans la tanneries des cuirs. Ibid., 1754, p. 17. — XXXIV. Dissertation sur un pommier à tige basse, en bu'isson, d'une espèce dégénérée, femelle, à pétale et de ses variétés, 1 pi. Ibid., 1754, p. 70. — XXXV. Liste des plantes qui ont été employées à des essais de tannerie. Ibid., 1754, p. 124. — XXXVI. Relation abrégée, concernant une excrescence monstrueuse, qui a été trouvée sur un sapin, 1 pi. Ibid., 1755, p. 86. — XXXVII, Nouvel/es observations pour se/i'ir de supplément à l'histoire de la nielle des bleds. Ibid., 1750, p. 06. — XXXVIII. Remarques abrégées sur quelques indices de ressemblance qui se trouvent entre les corps du règne animal et ceux du règne végétal. Ibid., 1757, p. 72. — XXXIX. Remarques abrégées sur quelques traces de conformité entre les corps du règne végétal et ceux du règne animal. Ibid., 1758, p. 89. — XL. Eclaircissements historiques et physiques sur diverses plantes qui ont été prises pour le véritable

GLEIGHEN. 241

Aegolelhron de Pline. Ibid., 1759, p. 48. — XLI. Considérations sur la multiplication précoce des abeilles, retrouvée depuis quelques années dans le margraviat de Lusace, et qui avait déjà été employée far les Romains à multiplier les essaims trop diminués. Ibid., 1700, p. 87. — XLII. Sur une espèce de prolification très-rare, arrivée au centre du pistille, dans un iris monstrueux, et sur une autre singulière dans un lis blanc. Ibid., 17G1, p. 49. — XLIII. Nouvelles observations, concernant deux cas particuliers de grenouilles, qui ont été troublées dans l'état d'engourdissement où elles ont coutume dépasser l'hiver. Ibid., 17(52, p. 5. — XLIV. Dissertation botanique sur le carpobolus de Micheli, 2 pi. Ibid., 1763, p. 77. — XLV. Recherches succinctes sur V hypo-cistite des Anciens,! pi. Ibid., 1764, p. 25. — XL VI. Exposition abrégée d'une fécondation artificielle des truites et des saumons, qui est appuyée sur des expériences certaines, faites par un habile naturaliste. Ibid., 1764, p. 47. — XLVII. Nouvelles expériences physiques sur l'accroissement et la diminution du mouvement extérieur par lequel les plantes s'écartent de leur direction perpendiculaire, suivant la diverse température de l'air, 2 pi. Ibid., I765,p. 52. — XLVIK. Sur le vrai caractère naturel et générique de la plante nommée Zietenia, 2 pi. Ibid., 1766, p. 3. — XLIX. Relation de la fécondation artificielle d'un palmier femelle, réitérée pour la troisième fois, et avec un plein succès, dans le jardin botanique de l'Académie royale de Berlin. Ibid., 1707, p. 3. — L. Dissertation physico-œconomigue sur la manière utile dont on peut employer quelques-unes des grandes espèces de la plante dite en allemand Riedgras, Carcx Linnaei, Gen. plant., 482, en particulier pour faire de médiocres ou de petites chaussées sur des lieux marécageux. Ibid., 1768, p. 12. — LI. Correction caractéristique succincte du genre de VAlbuca et de l'Alelhris de Linné. Ibid., 1769, p. 57. — LU. Relation succincte concernant la terre de Debrezin, pour servir de supplément à l'histoire naturelle du sel lixiviel minéral qui résiste au feu. Ibid., 1770, p. 8. — LUI. Mémoire pour servir à l'histoire naturelle de la mousse. Ibid., 1771, p. 19, et 1775, p. 9. — LlV. Considérations sur la chute des jeunes branches qui, dans certaines années, tombent en abondance des sapins de nos forêts. Ibid., 1775, p. 118. — LV. Nouvelles expériences concernant les dangereux effets que les exhalaisons d'une plante d'Amérique septentrionale produisent sur le corjys humain. Ibid., 1777, p. 61. — LVI. Sur la mandragroc, dont l'histoire a été fort altérée dans l'antiquité, 1 pi. Ibid., 1778, p. 36. — LVII. Nouveaux éclaircissements concernant l'ancienne histoire fabuleuse qui se trouve dans Simon Pauli sur la plante de Norvège qu'on nomme Gramen ossifragu?n Norwegicum Simon Pauli. Ibid., 1781, p. 08. — LVIII. Considérations sur les caractères physiques des herbes proprement ainsi dites et des plantes qui en diffèrent, autant que les déterminations de ces caractères peuvent être déduites de l'ordre de la nature et de l'expérience. Ibid., 1782, p. 63. — LIX. Notices relatives à l'histoire naturelle du camphrier hors de sa patrie, et particulièrement dans le nord d'Allemagne, 1 pi. Ibid., 1784, p. 80. — LX. Autres articles dans les Actes de la Soc. d'hist. nat. de Berlin, et dans Beschàftigungen naturforschender Freunde. Gtedistch a en outre publié la seconde édition de la Philosophie botanique de Linné (Berlin, 1779, in-8°), et une traduction allemande du Traité latin de Brugmans sur les mauvaises herbes (Berlin, 1785, in-8°). — LXI. Voy. sur (jleditsch son Éloge par Formey (Mém. de l'Acad. des se. de Berlin, 1786, p. 49), et \\illdenow u. Usteri : Biographie des verstorbenen Hofrath und Professer Gleditsch. Zurich, 1790, in-8». L. Hn.

GLEDlTISCHlJl. VoiJ. FÉVIER, VoI. II, p. 17.

GLEICHEN (Friedrich- WiLHELM von). Célèbre naturaliste et micrographe allemand, néàBayreuthlel4janvier 1717, Son éducation fut fort négligée ; après avoir été page pendant quelque temps à la cour du prince de la Tour-et-Taxis à Francfort, il entra dans l'École des cadets à Dresde. 11 fut oljligé de quitter cette ville pouravoii' servi de témoin dans un duel et revint àBayreuth en 1734. Il fit ensuite les deux campagnes du Rhin, en 1734 et 1755, d'abord comme porte-drapeau dans les dragons, puis comme cornette de cuirassiers. U avança rapidement et obtint en 1748 le grade de lieutenant-colonel. 11 rendit de grands services dans la carrière militaire jusqu'en 1 756, où il obtint son congé. A partir de ce moment, il se consacra exclusivement aux sciences et en particulier à l'histoire naturelle. 11 se retira dans sa terre de Greiffenstein et y mena une vie d'études et de patientes recherches. C'est ainsi qu'il acquit une habileté incomparable dans les observations microscopiques. Les animalcules spermati(|ues et les infusoires surtout DICT. ENC. i' s. IX. Ig

242 GLEICHEIS'BERG (Eaux minérales de).

l'occupèrent beaucoup. Il culliva en même temps la chimie et chercha à perfectionner les procédés de teinture, inventa une étoffe imperméable et imagina, pour sécher le tabac, un procédé particulier qui donnait le tabac dit au soleil. Enfin, Gleichen est l'auteur d'une hypothèse cosmologique très-ingénieuse et qui a joui de quelque faveur. II mourut le 16 juin 1783 au château de Greiffenstein, laissant :

I. Das Neueste aus dem Reiche der Pflanzen, oder mikroskopische Vorstellungen und Beobachlungen der geheimen Zeugungstheile der Pflaineii in ihren Blùthen, und der in deiiselben befindlichen Imecten. INûrnberg, 1762-1763, 2 vol. in-fol.; ibid., 1790, in-fol. Trad. fr. par Isenflamin. Nuremberg, 1770, in-fol., 51 planches enluminées. — It. Geschichte der gemrinen Stubenfliege. Niirnberg-, 1764, in-4'' ; ibid., 1700, in-i"; trad. fr. par J. F. Isenflainm. Nuremberg, 1760, 1790, in-fol., 4 pi. col. —III. Versuch einer Geschichte der Blattlâuseviid Blatllniisfresser des Ulmenbaums. Nûrnberg, 1770, in-4°; ibid., 1787, in-4', 4 pi. col. — IV. Auserlesrne mikroskopische Entdeckuiigen bey den Pflanzen, Blumen und Blûthen, Insekten und anderen Merkwiirdigkeilcn. Niirnberg, 1777, in-'t", 83 pi. col. — V. Abhandlung ûber die Saamen- und Infusionsthierchen und ûber die Erzcugung, nebsl mikroskopischen Beobachlungen des Saamens der Thicre und verschiedencr Infusionen. Nûrnberg, 1778, in-4*, 33 pi. col. — VI. Abhandlung vom Sonnenmikroscop, etc. Nûrnberg, 1781, 10-4°. — VII. Von Entstchung, liildiing, Umbildung und Beslimmung des Erdkôrpers. Dessau, 1782, in-8'. — VlII. Divers mémoires dans Frânkische Samml., Ncuesle Mannigfalligkeiten, Beschâftig. nalurforsch. Freundc, les Actes de l'Acad. d'Erlangen, etc. L. Hn.

GLEiCliE:>iBERG (E.vux MINÉRALES de). Athermales ou protothermales, bicarbonatées et chlorurées sadiques moyennes, carboniques fortes. En Autriche, dans la Styrie, dans le cercle de Gratz, dans le bassin de Klausnerslahl, entouré de délicieuses promenades (chemin de fer de Paris à Vienne et de Vienne à Gratz, d'où des diligences ou des Stellwagen mettent huit heures pour arriver à Gleichenberg). Les monuments à visiter sont l'église et surtout le château qui couronne un rocher inaccessible de trois côtés et qui est dominé par une montagne de laquelle on jouit d'une vue très-étendue et superbe. Gleichenberg est à 210 mètres au-dessus du niveau de la mer et son climat est agréable et peu sujet à de brusques transitions de température. Six sources émergent d'un terrain volcanique ancien, elles sont connues depuis la plus haute antiquité, mais elles ne sont exploitées d'une façon régulière que depuis l'année 185-4 seulement. Les sources de Gleichenberg sont désignées par les noms de Constantinsquelle (source de Constantin), Klausnerstahhjuelle (source ferrugineuse de l'Ermite), Johannisbriinnen (source de Jean), Rômerquelle (source des Romains), Werle'squelle [source de Werlé) et Karlsquelle (source de Charles).

1» Constantinsquelle. C'est elle qui a fait surtout la réputation de la station de Gleichenberg; elle sort d'un terrain trocchytique et son eau est limpide, claire, transparente, incolore, d'un goût piquant acidulé, puis salé et surtout alcalin, mais nullement ferrugineux. Des bulles gazeuses grosses et nombreuses s'élèvent dans son bouillon et s'attachent promptement en perles nacrées à la paroi intérieure des verres qui la renferment. Son débit est très-abondant et donne 101 800 litres en vingt-quatre heures; sa densité est de 1,00595 et sa température de 16», 2 centigrade. On en trouvera l'analyse chimique au tableau qui suit la Karlsquelle.

2'^ Klausnerstahlquelle. L'eau de cette source a les mêmes caractères physiques et chimiques, à l'exception de sa température, qui est de 11», 2 centigrade, de son goût fortement styptique et ferrugineux, et de sa densité, qui est de 1,00150. On en trouvera aussi l'analyse exacte avec celle des autres sources de Gleichen ' berg.

GLEICHENBERG (Eaux minérales de). 245

5» Johannisbrnnnen. Cette source émerge à 6 kilomètres de h station dans une belle et pittoresque vallée. Son eau ressemble presque exactement à celle de la source précédente, elle a une température de 12» centigrade et un goût franchement chalybé. Sa densité est de 1,00124; son analyse est au tableau suivant.

A" Rômerquelle. La source des Romains x'essemble beaucoup aux deux sources qui précèdent, et nous n'avons rien à en dire de particulier, si ce n'est que son eau est moins ferrugineuse, moins gazeuse et d'un débit moins abondant, que l'eau des trois sources précédentes. Sa densité n'est pas bien connue, son analyse chimique se trouve après la description de la Karlsquelle.

50 Werlesquelle. L'eau de cette source, qui n'a pas été analysée, a beaucoup d'analogie avec la Rpmerquelle et a les mêmes usages thérapeutiques qu'elle.

6" Karlsquelle. La source de Charles, la source de Werlé et la source de Constantinsont leur point d'émergence très-rapproché. Aussi leur eau a-t-elle de nombreuses ressemblances; l'eau de la source de Charles ne diffère guère des deux autres que par la proportion du gaz acide carbonique qu'elle renferme en moins grande quantité et par sa température qui a 10", 1 centigrade. On ne connaît ni sa densité ni son analyse exactes.

Chrotter a fait l'analyse de la Constantinsquelle, de la Johannisbrnnnen, Uolger de la Klausnerstahlbrunnen, et Hauschauer de la Rômerquelle.

CONsTANIWS- QUELLE.

Carbonate de soude 2,813

— chaux 0,387

— magnésie 0,467

— fer »

— lilhine ..... »

Sulfate de soude 0,096

— chaux ))

Chlorure de sodiiiln 2,076

— magnésium . . «

Silice 0,059

Silicate d'alumine »

Total des matières fixes. . 5,898 Gaz acide carbonique libre . . . l''',917

L'établissement de Gleichenberg est très-bien installé et se compose de trois buvettes, d'une maison de bains et de douches. C'est la buvette qui est alimentée par les eaux de la Constantinsquelle, de Johannisbrnnnen et surtout de Klausnerquelle, qui est la plus suivie.

Mode d'administration et doses. Les sources de Constantin, de Jean et de l'Ermite, sont employées en boissons pures ou coupées de petit-lait et quelquefois additionnées d'une certaine quantité de sel de Karlsbad. L'eau de la source des Romains, de Werlé et de Charles, alimente les bains et les douches. La dose des sources de Gleichenberg qui sont administrées à l'intérieur est de quatre à six verres pris de quart d'heure en quart d'heure le matin à jeun. L'eau de la Johannisbrunnen est employée aux repas où elle est bue seule ou mêlée au vin. La durée des bains est de trois quarts d'heure à une henre et celle des douches de quinze à vingt minutes.

Emploi thérapeuthique. Si l'on veut bien comparer l'analyse que nous avons

KLAtJSNER-

JOIIANNIS-

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