DICT. ESC. 4° S. IX
554 GLYCÉRINE (thkrapeutique).
mêmes proportions. Ilaselden, Garot, Thirault, de Saint-Étienne, ont donné des formules de glycérés de quinine qui me paraissent moins importantes.
Glycéré de tannin. Le tannin est très-soluble dans la glycérine, presque à parties égales (Bayes). On peut donc préparer une solution mère, concentrée, qui servira à fournir des liquides d'une astringence graduée pour une foule d'usages médico-chirurgicaux.
Le Codex donne la formule que voici :
Tannin pulvérisé 10 grammes.
Glycéré d'amidon 50 —
Mêlez.
Les glycérés de tannin doivent être conservés dans l'obscurité.
Glycéré d'iodure de soufre. La glycérine est le véhicule par excellence de ce composé chimique qui ne se dissout ni dans l'eau, ni dans l'alcool, ni dans l'huile. Elle en dissout une partie pour 60.
Glycéré d'iodure de fer. 11 a été proposé par Vézu pour obtenir un médicament inaltérable. On le prépare d'après la formule suivante :
Iode 35 grammes.
Fer porphyrisé 70 —
Glycérine 400 —
La proportion d'iodure de fer y est la même que dans la solution Dupasquier qu'elle représente, en somme, avec cette différence que l'eau y est remplacée par la glycérine. Ce glycéré peut servir à préparer un sirop d'iodure de fer ainsi composé :
Glycéré d'iodure de fer 4 grammes.
Sirop de gomme 200 —
Eau de fleur d'oranger 50 —
Ce sont là d'excellentes préparations que je ne saurais trop recommander dans tous les cas qui commandent l'emploi de l'iodure de fer, la scrofiilose tout particulièrement.
Glycéré de sous-nitrate de bismuth. C'est un mélange simplement, à parties égales, la poudre de bismuth restant suspendue dans son véhicule, mais, malgré tout, la préparation est bonne et utile. FoUin la conseillait contre les blépharites ciliaires, les conjonctivites granuleuses à marche chronique ; Debout, contre l'eczéma de l'aisselle ou de la vulve, les gerçures et les crevasses des lèvres; Trousseau, contre la fissure anale {Bul. de thérapeutique, 1862, t. 65).
Balmanno Squire préconise le glycéré de nitrate de bismuth, sel que dissout bien la glycérine. La solution reste limpide à 2 grammes pour -lO de véhicule et ne laisse rien précipiter quand on l'étend d'eau. Il lui reconnaît d'utiles propriétés contre certaines dermatoses ; dans la vaginite, la blennorrhagie, etc. On peut même le donner à l'intérieur, mais à dose plus faible que celle du sous-nitrate. A l'extérieur, le médecin anglais conseille la formule suivante :
Nitrate de bismutli 60 centigrammes.
Glycérine 50 grammes.
Enfin on peut prescrire le glycéré de sulfure de potasse, au dixième ; le glycéré d'iode, au dixième ; le glycéré de goudron, à parties égales ; le glycéré de chlorate de potasse à 10 pour 100 (.^lartinet), bon topique désinfectant et utile dans le pansement des plaies ; le glycéré créosote, renfermant douze gouttes
GLYCÉRINE (thérapeutique). 555
de créosote pour 125 grammes de glycérine, utile sans doute dans la fièvre typhoïde et la phthisie pulmonaire surtout, car il combine les excellentes vertus de la glycérine et de la créosote, agents précieux contre la tuberculose; le glycérolé calcaire :
Glycérine ISO grammes.
Hydrate de chaux 8 ^
Éiher 5 —
efficace contre les brûlures ; le glycéré mercuriel, succédané de l'onguent napolitain. Verrier le prépare en incorporant au glycéré d'amidon son poids de mercure, comme s'il s'agissait de faire de l'onguent gris ordinaire.
Enfin je citerai encore le glycéré d'extrait de belladone, assez souvent employé en Angleterre (voy. Med. Times and Gaz., 1850), en onctions contre les douleurs rhumatismales ou névralgiques, les contusions et les entorses, composé de :
Liniment savonneux. ^ 45 grammes.
Glycérine. 15 —
Extrait de belladone i —
Mais je n'en ai pas fini avec les multiples usages de la glycérine en pharmacie. Je viens de montrer comment on obtient la série des médicaments composant cette grande classe de remèdes aujourd'hui si usités, les glycérés; il me reste à faire connaître diverses préparations spéciales qui ne rentrent pas précisément dans le groupe précédent, bien que s'en rapprochant. Voici, par exemple, quelques spécialités pharmaceutiques, — dans le bon sens du mot, — que je n'hésite pas à étudier dans cet article parce qu'elles constituent d'excellentes formules et dérivent d'une étude consciencieuse sur les propriétés de la glycérine. D'ailleurs leur auteur a publié in extenso ses procédés de fabrication, de sorte que sa spécialité est pour ceux qui voudront bien la prendre.
Association de la glycérine au quinquina et au fer. Cette association a été proposée par Gatillon. Elle offre divers avantages, dont voici l'énumération : grâce à ses propriétés dissolvantes spéciales la glycérine peut enlever au quinquina, à l'égal de l'alcool, ses principes actifs. On peut donc obtenir un glycéroextrait aussi puissant que l'extrait alcoolique de kina en traitant la fameuse écorce péruvienne par le principe doux des huiles. Ce glycéro-extrait se prête à plusieurs combinaisons pharmaceutiques, telles que sirop et vin, et les produits ainsi obtenus participent à la fois des propriétés spéciales reconstituantes du quinquina et de celles de la glycérine. J'ajouterai que ces formes pharmaceutiques ont l'avantage, considérable à mes yeux, de ne pas produire la constipation comme cela arrive fatalement avec les préparations ordinaires de quinquina, dont on ne peut longtemps continuer l'usage sans enrayer plus ou moins la liberté du ventre.
Les mêmes réflexions s'appliquent à l'association quinquina, fer et glycérine. Suivant l'honorable pharmacien que je viens de nommer, cette dernière substance possède la propriété d'empêcher la réaction du quinquina sur le fer et permet d'administrer réunis ces deux remarquables toniques. De plus, elle ajoute encore ses vertus propres à celles de ses associés, si bien que la médication tonique se trouve enrichie d'excellentes préparations, à la fois puissantes et inoffensives, que le médecin peut administrer sous la forme agréable de vins ou de sirops.
3o6 GLYCÉRINE (tiiérapeuti<iue).
Catillon propose un vin composé de glycérine, quinquina et vin de Bagnols, contenant 50 pour 100 de la première et la totalité des principes de la dose de quinquina prescrite par le Codex ; un vin ferrugineux renfermant, outre les éléments précédents, 0s%'25 centigrammes de citrate de fer par cuillerée à soupe, et un sirop d'iodure de fer et quinquina associés à la glycérine, lequel renferme O^^IO centigrammes du premier par cuillerée, comme le veut le Codex. Toutes ces combinaisons, je le répète, me semblent très-ingénieuses; elles rendront certainement des services aux thérapeutistes. Quelques observations du docteur Hennequin démontrent déjà leur valeur, et il est probable qu'une expérience plus prolongée prouvera encore que, si la théorie les recommande, la pratique peut appuyer cette recommandation dans tous les cas oii la médication reconstituante vient s'imposer.
Extraction de la pepsine par la glycérine. C'est à AVittich que l'on doit ce mode de préparation, le suivant :
Après avoir réduit en pulpe la muqueuse gastrique, il la fait macérer dans la glycérine et obtient ainsi un liquide d'une grande puissance digestive, quand il a été légèrement acidulé, et se conservant très-bien. Mais il renferme des matières albuminoïdes dont on le débarrasse par l'addition d'alcool, et ce dernier à son tour est enlevé de la préparation au moyen de la distillation. Le résidu est une sorte de giycéré de pepsine qu'il suffit d'aciduler légèrement pour obtenir un eupeplique très-puissant,
Andouardet Catillon ont suivi une méthode analogue avec quelques variantes que je vais indiquer.
On peut reprocher à l'alcool d'altérer le ferment gastrique, c'est pourquoi Andouard agit sagement en se passant de cet intermédiaire. Dans la macération aqueuse de pulpe stomacale il ajoute du chlorure de sodium qui précipite la pepsine, puis il élimine ce sel à l'aide de la dialyse et mêle à la solution de pepsine son poids de glycérine pure. Le produit ainsi obtenu se conserve admirablement et jouit de propriétés digestives supérieures à celles de la pepsine du Codex. Au bout de vingt-huit mois il garde encore une très-grande activité.
En définitive, Andouard conserve la pepsine dans la glycérine. Le procédé de Catillon est du même ordre, mais plus analogue à la méthode de Wittich à laquelle il me semble préférable ; il consiste à préparer pour les usages médicinaux un extrait glycérine de pepsine, « qui, titré physiologiquement, puisse devenir une préparation officinale. » Voici quelques indications sur son exécution. On réduit en pulpe la muqueuse stomacale et on fait macérer cette pulpe dans la glycérine. Celle-ci dissout à la fois la pepsine et des matières albuminoïdes qu'on en sépare par coagulation à chaud. On filtre et le liquide obtenu est un puissant digestif, supérieur, dit Catillon, à la solution de pepsine du Codex. De plus ce glycéro-extrait se conserve bien, même après plusieurs mois de préparation, aussi facilement que les solutions alcooliques de pepsine, lesquelles, suivant l'opinion du professeur Vulpian {Ac. de médec, 42 août 1879), ont le grand inconvénient de retarder ou d'affaiblir l'action du ferment digestif qu'elles renferment.
L'extrait que prépare actuellement Catillon digère six parties de fibrine ou de blanc d'œuf coagulé et peut dissoudre o^^SO d'amidon, ce qui en fiiit une sorte de suc gastrique conservé, d'une action rapide, ce qui est une condition essentielle dans l'espèce, puisque les aliments ne séjournent guère que quelques
GLYCÉRINE (thérapeutique). 357
heures dans l'estomac. On voit que Catillon supprime l'action de l'alcool dans le procédé de Wiltich.
Ce qui veut dire que le principe doux des huiles conserve la pepsine et renforce ses qualités de ferments.
J'ai fait depuis dix ans cette observation que la glyce'rine exalte les propriétés de la pepsine des pharmacies. Je ne manque jamais, en effet, quand j'ai l'occasion de prescrire cette substance aux dyspeptiques qui ont besoin de ce remède puissant, de leur faire prendre des pilules de 0s'",20 centigrammes de pepsine médicinale additionnée de glycérine en quantité suffisante pour faire donner à la masse pilulaire une faible consistance. 2-4 pilules par jour, je le répète, prises au milieu des repas principaux, suffisent à assurer la digestion et à écarter les symptômes désagréables ou douloureux de la dyspepsie.
De pareilles pilules se conservent longtemps sans s'altérer et réussissent beaucoup mieux que des préparations similaires sans glycérine.
Voici maintenant une autre application proposée, il y a déjà longtemps, par Garot, et qui n'est pas entrée dans la pratique, tout excellente et rationnelle qu'elle paraisse : je veux parler du baume tranquille à la glycérine. I.e baume ordinaire n'est à proprement parler, on l'a dit avec raison, qu'une simple solution de chlorophylle dans l'huile, partant il ne jouit pas de l'action sédative qu'on lui attribue généralement.
En substituant à l'huile la glycérine qui, elle au contraire, dissout bien les principes actifs des plantes narcotiques, on pourrait avoir un baume vraiment efficace, si tant est, comme le dit Vigier, que le véhicule n'empêche pas l'absorption de l'extrait actif. Je rappelle, en effet, que les glycérés médicamenteux qu'on applique sur la peau ne sont jamais absorbés. Le mode de préparation indiqué par Garot est simple : on fait macérer dans la glycérine les plantes narcotiques préalablement contusées, à la chaleur du bain-marie, puis on chauffe pour évaporer l'eau de végétation et l'on passe avec expression.
Il est certain qu'on pourrait obtenir de cette même façon des glycérés de camomille, absinthe, belladone ou jusquiame, supérieurs, suivant Garot, aux huiles médicinales préparées à l'aide de ces simples.
Glycérés d'alcaloïdes organiques pour injections hypodermiques. La glycérine, nous le savons, dissout bien nos alcaloïdes destinés aux injections hypodermiques et leurs sels. Or, de pareilles solutions sont inaltérables et se conservent plusieurs mois et même plusieurs années, tandis que les solutions aqueuses ne tardent guère à être envahies par des microphytes qui les rendent dangereuses pour le tissu cellulaire qu'elles irritent, et inefficaces souvent parce que leur titre est affaibli par ces petits végétaux qui vivent sans doute des débris de l'alcaloïde décomposé.
Si j'ajoute que la glycérine s'injecte fort bien sous la peau sans donner lieu à aucune irritation de ce tégument, on comprendra facilement qu'on ait proposé de dissoudre les alcaloïdes organiques dans la glycérine, pure ou étendue de son poids d'eau, de façon à avoir des solutions inaltérables propres aux injections sous -cutanées. Telle est la méthode préconisée dès 1873 par C. Paul. Elle est excellente et n'a qu'un petit inconvénient de peu d'importance, celui d'altérer le piston de la seringue de Pravaz, de le durcir ou de le gonfler de façon à gêner son fonctionnement.
Voici, par exemple, une formule d'injection hypodermique, commode pour obtenir les effets d'absorption rapide de l'ergotine ; elle est adoptée par Terrier :
358 GLYCÉRINE (thép.apectiqce).
Ergotir.eCoujean 5 grammes.
Glycérine pure 16 —
s ' Eau 15 —
En injectant le contenu d'une seringue de Pravaz ordinaire, on infuse 7 centigrammes de principe actif, dose laible.
La glycérine a été encore proposée, pour assurer la conservation des pilules et les empêcher de durcir, par Fichborn. Quand la masse pilulaire contient de la résine, on ajoute un peu d'alcool.
Comme elle dissout facilement les extraits, on peut préparer facilement, grâce à elle, des liniments homogènes qu'on ne voit pas se diviser en plusieurs couches comme il arrive avec les liniments ordinaires. Mais seront-ils eflicaces? C'est douteux.
Elle dissout la gomme arabique. Ainsi une partie de glycérine et trois parties de gomme en poudre donnent un bon mucilage. Et quelques gouttes de cet alcool ajoutées au mucihige du taffetas adhésif le rendent très-souple.
De la même façon on peut confectionner (Cap et Garot) le coUodion glycérine'. qui laisse aux tissus leur souplesse et leur flexibilité naturelle, très-élastique par conséquent. 11 suffit d'ajouter au collodion 2 pour 100 de glycérine.
B. Formulaire. Je n'ai pas l'intention de faire ici l'énumération fastidieuse de ces innombrables formules dans lesquelles on a fait entrer la glycérine; une telle abondance de renseignements serait plus nuisible qu'utile. .Je préfère me borner à reproduire quelques types qui éclaireront mieux le lecteur que l'infini des détails au milieu desquels il ne manquerait pas de s'égarer.
1° Le médicament s'administre, à Vintérieur, surtout en potion, quelquefois incorporé à du chocolat, beaucoup plus rarement en inhalations. A Yextérieur, on l'emploie en nature pour pratiquer des onctions, puis il sert à composer des collyres, des lavements, des injections, des gargarismes, des bains; voici sur ces différents usages quelques indications.
Potions. J'ai déjà donné dans le cours de cet article quelques formules à propos des principaux usages médicaux de la glycérine, je serai donc bref sur ce point et ne citerai que les exemples suivants :
1° Glycérine 15 grammes.
Eau de fleurs d'oranger 10 —
Eau 140 —
Siiop 50 —
A prendre par cuillerée à soupe toutes les heures.
2* Glycérine 100 grammes.
Alcool 10 —
Eau de laurier-cerise XV gouttes.
Caries (de Bordeaux), qui a proposé cette mixture, laquelle doit être prise en trois ou quatre jours dans les cas oii il faut administrer le médicament à dose élevée, comme dans le diabète. Caries ajoute parfois à la préparation précédente 2 grammes de bicarbonate de soude et 1 gramme d'extrait d'écorce d'orange amcre.
Cormier a proposé le chocolat glycérine comme analeptique dans les consomptions ou le diabète. Bouchardat indique à ce chocolat la composition suivante :
Cacao caraque et maragnan broyés 800 grammes.
Beurre de cacao 200 —
Glycérine pure 200 —
Os en poudre fine iO —
GLYCÉRINE (thérapeutique). ô59
Inhalations. Comme la glycérine se vaporise à chaud, formant une sorte de brouillard'qui reste en suspension quelques instants dans l'air, on a proposé de faire inhaler cette vapeur à la manière des eaux minérales pulvérisées. Ce mode d'administration n'estpas pratique, aussi bien est-il complètement inusité.
2" Quelques mots maintenant sur les modes d'emploi de la glycérine à Vextérieur. Elle se prescrit, nous le savons, en onctions, soit en nature, soit sous forme de glycéré d'amidon ou autres glycérés simples et composés, onctions faites avec la main nue de préférence. J'ai dit déjà que certains auteurs attribuaient à cette méthode des vertus spéciales pour faire absorber les médicaments, ce qui est une erreur. Pas plus que les pommades, moins encore peut-être, les glycérés liquides ou solides ne facilitent le passage des médicaments à travers la peau, je ne saurais trop insister sur ce fait.
Collyres. En parlant des applications de la glycérine au traitement des maladies des yeux, j'ai eu l'occasion de citer plusieurs exemples de collyres ayant cette substance pour véhicule, ce sujet me paraît ainsi épuisé. Je n'y reviens un instant que pour ajouter qu'un pharmacien de Bordeaux, Dannecy, a proposé de rejeter des ormules de collyre les mucilages, si souvent employés autrefois comme excipient de ces préparations, pour les remplacer par la glycérine. Les mucilages, dit-il, ont le grave inconvénient de précipiter les sels métalliques et de rendre les collyres à peu près inertes.
Aujourd'hui la vaseline paraît devoir détrôner à son tour la glycérine ou les glycérés ophthalmologiques.
Lavements. On sait que la glycérine possède des vertus laxatives, administrée en lavement. Journellement je la prescris sous cette forme, à la dose d'une ou deux cuillerées à soupe dans 125 grammes d'eau, pour obtenir une évacuation alvine chez les sujets constipés. On réussirait sans doute mieux encore en employant cette formule de Surun :
Glycérine 60 grammes.
Eau Q. S.
Glycéroié de mercuriale 60 grammes.
Le glycéroié de mercuriale se prépare en mélangeant 500 grammes de suc de mercuriale et 500 grammes de glycérine, chauffant doucement, filtrant au blanchet pour séparer la chlorophylle et l'albumine végétale coagulée, et ramenant à 500 grammes le liquide ainsi obtenu. Ce glycéré [de mercuriale se conserve beaucoup mieux que le miel.
Injections. On peut préparer avec la glycérine plusieurs soi'tes d'injections. Foucher, dans les ophthalmies purulentes des enfants, lavait les yeux de ces petits malades en leur injectant entre les paupières de la glycérine coupée d'un quart ou d'un tiers d'eau.
On a fait encore avec ce liquide des injections uréthrales ou vaginales qui n'ont qu'une médiocre importance.
Demarquay vante encore les cataplasmes glycérines, enduits simplement d'une mince couche de glycérine, ou bien formés à l'aide d'une pâte à cataplasme dans laquelle cette substance vient d'être incorporée. Leurs avantages sont de conserver longtemps une grande mollesse et de ne pas se dessécher. Si on les recouvre du mélange suivant :
Glycérine oO grammes.
Laudanum de Sydenliam 10 —