GARGARISME ÉMOLLIENT
Eau d'orge 150 grammes.
Glycérine 50 —
GARGARISME ASTRINGEM.
Pétales secs de roses de Provins 100 grammes.
Eau bouillante ( ^ ^/v>
„, , . 1 aa DUO —
Glycérine 1
Laissez infuser vingt-quatre heures; décantez, ajoutez la glycérine et ramenez à 600 en chauffant doucement.
Ce glycéré rosat est supérieur au mellite de roses en ce sens qu'il se conserve sans s'altérer.
Je me sers avec succès de cette préparation chez les sujets qui ont la bouche et la gorge desséchées par la fièvre, mais j'ajoute généralement du bicarbonate de soude dans la proportion de 2 à 3 pour 100. On badigeonne toute la bouche et l'arrière-gorge avec ce collutoire, au grand soulagement des malades.
Bains. On devait naturellement mettre à profit les propriétés spéciales de la glycérine sur la peau, qu'elle adoucit et rend souple, pour composer des bains médicamenteux glycérines.
1000 grammes de cette substance ajoutés à l'eau d'un bain le rendent émollient. Cette application est bonne et je la recommande.
Mais je ne saurais conseiller avec Réveil d'associer la glycérine aux bains médicinaux ordinaires, dans le but de faciliter l'absorption du médicament par la peau. C'est là une pure illusion de ce distingué pharmacien. Que le bain soit donné dans une baignoire ou à l'aide de l'hydrofère, l'absorption cutanée est nulle malgré la glycérine. Je ne reproduirai donc pas ici les lormules de bains iodurés, bromures, térébenthines, alcalins, arsenicavj:, ferrugineux, mercuriels, proposées par Réveil, car je les considère comme n'offrant aucun avantage (voy. le Traité de thérapeutique de Trousseau et Pidoux, 1862).
Mais j'admets volontiers que la glycérine ajoute ses qualités topiques particulières à celles des médicaments qui entrent dans la composition des bains médicinaux, c'est pourquoi je transcris ici quelques formules qui me paraissent très-rationnelles :
GLyCÉRlî^E. 56i