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BAIN ALCALIN

Carbonate de soude 100 grammes.

Glycérine . 500 —

Au dire deDemarquay, la glycérine augmente l'action spéciale des médicaments sur le tégument externe, d'où la nécessité de diminuer les doses de ces médicaments lorsqu'on ne veut pas une stimulation trop vive.

Substances incompatibles. Voici deux agents qu'il faudra bien se garder de faire incorporer à la glycérine : ce sont l'acide chromique et le permanganate de potasse. Il y aurait danger d'explosion ;iu moment même de la préparation.

Nitro-glycérlne. Je n'ai que quelques mois à dire de cette substance trèsexceptionnellement employée par les médecins, si ce n'est par les homœopathes, qui la nomment glondine. Ses propriétés ont été recherchées tout d'abord en Angleterre par le docteur Field, qui a beaucoup vanté sa puissance contre les névralgies, opinion confirmée par les recherches de Brady.

Ce serait un agent excitateur du système nerveux, en effet, si l'on s'en réfère aux expériences de Baker Edwards, de Demme, qui la comparent à la strychnine ou à la noix vomiqiie.

Toutefois il résulterait des expériences de Fuller et Harley que cette action si caractéristique de la glonoïne n'est rien moins qu'exacte. Cette opinion est encore soutenue par Vulpian, qui n'a vu aurun effet chez les chiens auxquels il administra jusqu'à 4 grammes de nitro-glycérine. Cette substance sera du reste l'objet d'un article spécial auquel je renvoie. Erî»'est Labbée.

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GLTCÉRiQtE (Acide). C^H'O* OU CH'(OH) .CH(OH) .CO'H. 11 se produit lorsqu'on traite la glycérine par l'acide azotique fumant. Pour le préparer, on

GLYGIDE. 365

mélange 1 partie de glycérine avec son volume d'eau, dans une éprouvette à pied; on y ajoute, à l'aide d'un entonnoir plongeant jusqu'au fond, 1^,1 /i d'acide azotique fumant, en évitant le mélange des liquides. Les deux couclies ne se mélangent que lentement par diffusion, et l'acide n'agit que peu à peu sur la glycérine. Le mélange bleuit (acide azoteux) et dégage des bulles de gaz. Quand ce dégagement ne se produit plus, la l'éaction est terminée. On évapore alors le liquide par petites portions, au bain-marie, à consistance sirupeuse. On reprend le résidu par l'eau, on le sature par la chaux et on y ajoute de l'alcool, qui précipite le glycérate de calcium, puis l'on fait cristalliser ce sel dans l'eau bouillante et on le décompose exactement par l'acide oxalique (Debus, Philox. Magaz. (4), t. XV, p. 195; Sokolof, Annal. Chim. Phijs. (3), LIV, p. 95). M. Beilstein prépare le glycérate de plomb, qu'il décompose par l'hydrogène sulfuré.

L'acide glycérique est sirupeux et incolore. Séché à 100 degrés, il se convertit en anhydride C^H'O", qui présente l'aspect de la gomme arabique et qui redevient liquide au contact de l'air, en absorbant l'humidité. D'après Sokoloff, cet anhydride cristallise dans l'eau bouillante en longues aiguilles. Soumis à la distillation sèche, il donne de l'acide pyruvique G'H'O'' et, par une décomposition ultérieure de celui-ci, de l'acide pyrotartrique.

L'iodure de phosphore transforme l'acide glycérique ou acide iodopropionique C^H^-IO^ (Beilstein).

L'acide glycérique fonctionne comme acide monobasique {voij. Glycérates).

Véther ghjcérique Ç?W{Ç}W)Q'' est un liquide épais, bouillant à 250-240 degrés, d'une densité égale à 1,195, et qui se décompose au contact de l'eau et a 1 air.

GiiTCÛROLÉs. Voy. Glycéuixe.

GLYCIDE. On a donné ce nom à un composé G^H^O- constituant un anhydrite de la glycérine et dont la structure moléculaire est représentée par

C1P CII — CIPOH,

formule qui indique la fonction d'un alcool monatomique.

Le point de départ pour obtenir les éthers du glycide est VépichJorhydrine ou glycide chlorhydrique GMPO.CH"^Cl, découverte par M. Berthelot et qui dérive de la dichlorhydrine glycérique G''[P(0H)G1- par élimination de HGl.

Le glycide lui-même paraît avoir été isolé par M. de Gegerfelt, qui l'obtient en traitant par la soude solide la solution éthérée d'acétate de glycide. C'est un liquide mobile, soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, distillant à 161-165 degrés. Il régénère la glycérine par l'action de l'eau à 100 degrés. Il se combine à l'acide chlorhydrique avec élévation de température [But. Soc. chim., t. XXlll, p. 160).

Les éthers du glycide ont été surtout étudiés par M. Reboul [Annal. Chim. Phys. (5), t. LX, p. 5).

Glycide chlorhydrique ou épichlorhydriiie C^H^OCl. On l'obtient en traitant la dichlorhydrine par la potasse concentrée. C'est un liquide mobile plus dense que l'eau, d'une odeur éthérée agréable; sa saveur, d'abord sucrée, devient ensuite

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