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GNAPHALE

jardin d'Aranjuez, les plaines et les montagnes des Castilles et de la Catalogne.

Gmelin revint à Carlsruhe en 1792, et y reprit ses fonctions de professeur. 11 fut nommé conseiller aulique et membre de la commission sanitaire en 1803, membre de la commission des mines en 1814, conseiller intime en 1851. En 1834, il fêta le cinquantième anniversaire de son doctorat et prit sa retraite. 11 mourut le 26 juin 1857, âgé de soixante-quinze ans.

L'ouvrage capital de Gmelin est sa Flora badensis-alscUica, qu'il publia en 4 volumes de 1805 à 1826; il ne se contente pas d'y décrire les plantes, il en indique en outre les usages en médecine, dans l'industrie, etc.

I. Consideratio generalis filicum. Dissert, inaug. Erlangae, 178 i, in-4°. — II. Flora badensis-alsatica et confinium regionum Cis- et Transrhenana plantas à Cacu Bodamico itsque ad confluentem Mosellae el Rheni sponle nascentes exhiùetis, secundum syslema sexuale. Carlsruhe, 1805-182G, 4 vol. in-8°. — III. JSothhûlfe gegen Mangel aus Misswachs, oder Beschreihung wild luachsender Pflaiizen. Carlsruhe, 1818, in-8°. — IV. Gemeinniitzige systematische Naturgeschichte fur gebildete Léser, nach dem Linneischen Natursystem. Mannheim u. Leipzig, 1806-1818, 4 vol. gr. in-S», fig. — V. Ueber den Einfluss der Naturwissenschaft auf das gesammte Staatsivohl. Carlsruhe, 1809, in- 8°. — VI. Beschreihung der Milc/iblâllerschwâmme. Carlsruhe, 182G, gr. in-8°. — VII. Articles dans Geiger's Magazin der Pharmacie. L. Hn.

GMELIXA L. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Yerbénacées. Les plantes de ce groupe sont des arbres ou des arbrisseaux des Indes et de l'archipel Indien. Ils ont des rameaux souvent épineux, des feuilles opposées, des fleurs terminales brillantes, en cymes simulant des panicules ou des grappes. Le calice est à 4 ou 5 dents; la corolle obliquement campanulée, à limbe divisé en 4 lobes : les 2 latéraux arrondis, l'inférieur bilobé. Les étamines sont didynames, exsertes. Le fruit est charnu, contenant un noyau à 2 loges perforé à la base, et ayant une graine dans chaque loge.

Le Gmelnia aùatica L. a, d'après Ainslic, des racines mucilagineuses qu'on emploie aux Indes comme adoucissantes et dépuratives. Loureiro assure qu'en Cocbinchine on les applique sur les articulations douloureuses et qu'on les emploie aussi à l'intérieur contre les mêmes douleurs rhumatismales. Enfin, d'après llorslîeld, la plante serait usitée à Java comme un tonique. Pl.

Bibliographie. — Loné. Gênera, 765. — Blume. Bijdr., 814. — Enducher. Gênera, n" 5704. — AixsLiE. Maleria Indica, II, 241. — Loureiro. Flora Cochinch., 456. — Horsfield. Catalogue des plantes de Java. — Mérat et De Lens. Dictionnaire Matière médicale, III, 389. Pl.

CT^APHALiE. Gnaphalùnn Don. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Synanthérées, tribu des Senecionidées. Les plantes de ce groupe ont un involucre campanule, à folioles squammiformes, scarieuses, colorées et imbriquées. Les fleurs sont toutes tubuleuses, très-petites, polygames, celles du centre hermaphrodites, celles de la circonférence femelles rangées sur plusieurs rangs. Les achènes oblongs sont surmontés d'une aigi'ette poilue.

Les Gnaphalium, tels qu'ils sont délimités par les botanistes actuels, n'offrent pas un grand intérêt au médecin. On en a séparé les Antennaria ou Pied de chat, les Helichrysum ou Immortelles; et c'est dans ces groupes qu'il faut chercher les espèces employées en thérapeutique {voy. ces mots). Il ne reste dans les Gnaphalium médicinaux qu'une espèce du Chili, le Gn. vira-vira Molina.

C'est une plante toute laineuse, de couleur blanche, à tiges simples, couvertes

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de feuilles oblongues lancéolées, atténuées à la base, brièvement et étroitement décurrente sur la tige. Les capitules agglomérés à l'extrémité des rameaux ont un involucre subcampanulé formé d'écaillés scarieuses, blanchâtres, glabres. Cette espèce est désignée au Chili sous le nom de Vira-vira; d'après Feuillée, c'est VHerba délia vida.

On prend la plante en infusion théiforme ; elle est estimée comme sudorifique et fébrifuge. Pl.

BiDLioGRAi'iuE. — De Candolle. Prodromus, YI, 221. — En'dlicher. Gênera, n" 2746.— Grenier et Godrox. Flore de France, II, 189. Pl.

GXAi'ELLE. Nom donné au Scleranthus perennis L.

GXETL'M L. Genre de plantes Dicotylédones qui donne son nom à la famille des Gnétacées. Les espèces de ce groupe sont des arbres ou des arbrisseaux sarmentcux, de l'Asie tropicale et de la Guyane. Les fleurs sont unisexuées, dioïques ou monoïques, à cliatons cylindriques, interrompus. Les mâles ont un périgone membraneux, en massue, bivalve au sommet, et une seule étamine à anthères didymes, s'ouvrant au sommet par un pore oblong. Les fleurs femelles sont nues et ont un ovaire sessile ouvert au sommet et un ovule orthotrope dressé. Le fruit est charnu contenant dans un noyau une semence à testa coriace.

Le Gnetum Gnemon L., qui vient dans les Moluques, est un grand arbre, dont les fruits de couleur rouge se mangent bouillis. L'amande contenue dans la graine est aussi comestible. C'est le Gnemon de Rumphius. On utilise de la même manière les fruits du Gnetum ovalifolium Poiret. Pl.

Bibliographie. — Linné. Mantis, 125. — Bldme. Nov. famil. exposit.. 25. — Rdjiphids. Amboin., I, 185, lab. 71-72, et V, tab. 7 et 8. — Endlicuer, Gênera, n" 1805. Pl.

GXIDIU.^. Nom donné au Garou, du groupe des Daphne [voij. Garou).

Pl.

GXUSCHKE (Johanx-Eduard) . Chirurgien allemand de mérite, né à Dantzig le 11 novembre 1804, mort prématurément le 24 octobre 1854. Il commença ses études à Gottingue en 1825, les continua à Berlin en 1824, et obtint le diplôme de docteur en 1827. Après un voyage en France et en Suisse, il visita les principales villes d'Allemagne et revint à Dantzig, où il remplit quelque temps les fonctions de médecin en chef du lazaret. Pendant la guerre de Pologne, en 1850, il servit dans l'armée russe, revint à Dantzig en 1851 et, durant l'épidémie de choléra, fut médecin des bains de Zoppot. En 1855, il séjourna à Ems, puis retourna à Dantzig où il fut atteint d'une fièvre algide à laquelle il succomba. On a de lui :

I. Dissert, de hijdrargyri in sanguinem receptione. Berolini, 1827, gr. in-8°. — II. Die Choiera in Posen, aufeiner Reise durch einen Theil dièses Landes beobachtet. Berlin, 1831, gr. 111-8°. — III. Zur Vertheidigung des Seebades Zoppot bei Danzig gegen den Aufsatz des Dr. Neumann, etc. In Hufeland's Journ. der Heilkunde, 1S35, Bd. LXXYI, p. 109.

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