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458 GMELIN (Les).
« Nulle expédition, celle d'Egypte exceptée, n'a rendu d'aussi importants services aux sciences que celle de Gmelin, et il fallait toute sa patience, tout son courage, pour triompher pendant si longtemps des obstacles de mille espèces qui naissaient, pour ainsi dire, à chaque instant sous ses pas. Pendant trois ans, il s'occupa sans relâche à mettre en ordre les nombreux matériaux qu'il avait recueillis ; mais enfin le désir bien naturel de revoir sa patrie lui fit solliciter un congé que le président de l'Académie lui accorda en 1747 sous la condition expresse de revenir en Russie au bout d'une année. Gmelin s'empressa de se rendre à Tubiugue, où il fut reçu avec les plus grandes marques d'estime. A l'expiration de son congé, il était sur le point de retourner en Russie, lorsque l'Université lui offrit, eu 1749, la chaire de professeur de botanique et de chimie que la mort de Racmeister laissait vacante. Il accepta cette place, dont sa constitution épuisée par le travail et les fatigues ne lui permit pas de jouir longtemps. Une mort prématurée termina sa carrière, le 20 mai 1755, avant qu'il eût pu mettre en ordre toutes ses observations et toutes ses notes. Linné lui a dédié nn genre de plantes (Gmelhia) de la famille des Pyrénacées » {Biogr. méd. de Panck.). Gmelin a publié :
I. Diss. sistens examen acidulariim Decinacensium atque spirilus vilrioli volaiUis ejusdemque p/ilegmalis per reagentia. Tubingae, 1727, 111-4°. — II. Flora Sibirica sive historia plaitlariim Sibcriae. Saint-Pétersbourg, 1747-1770, 4 vol. in-4° (les deux derniers volumes ont été publiés par Samuel Gottlieb Gmelin). — IIF. Lehen Herrn Georg Wilhelm Steller's, gcwesencn Adjuncli dcr Kaiserl. Académie der Wissenschaften zu St. Petrrsburg. Fraiikl'urt, 1748, in-8°. — IV. Sermo academica de novorum vegetabilium jjost creationem divinam exortu. Tubingae, 1750, in-S". — V. Reisen durch Sibirien, von dem Jahr 1735 bis 1745. Gôttingen, 1751-1752, 4 vol. in-8°. Trad. holland. par Elverlelt. Harlem, 1752- 1757, 4 vol. in-8°. Trad. franc, avec des abréviations et des altérations par Reralio. Paris, 1767, 2 vol. in-8°. — VI. Dissert, de rhabarharo officinarum. Tubingae, 1752, in-4°. — VII. Bi&s. de febre miliari. Tubingae, 1752, in-4°. — VllI. Diss. de coffce. Tubingae, 1752, in-4°. — IX. Progr. diluens quœslioiiem quomodo balsama, unguenta et linimenta in humanum, agant corpus. Tubingae, 1755, in-4''. — X. Diss. qua novum febrium acutarum specificum Anglicanum proponitur (resp. T.-B. Faber). Tubingae, 1755, in-4°. — XI. Diss. de taclu pulsus, certo in morbis criterio. Tubingae, 1755, in-4°. — XII. Diss. de vils urinœ ordinariis et extraordinariis. Tubingae, 1753, in-4. — XIII. Diss. singulaie anthropogeniae spécimen exhibons (resp. L. H. Ricke). Tubingae, 1752, in-4°. — XIV. Diss. de innocuo et egregio corticis peruviani in febribus intermittcntibiis iisii (resp. G. C Helcer). Tubingae, 1754, 10-4°. — XV. De augmenta ponderis qiiod capiunt quœdam corpora dum igné calcinantur. In Comment. Acad. Pelropolit., -llôS, t. V. — XVI. De salibus alcalibus fixis plantarum. Ibid., id. — XVII. De frigore et calore glaciei, nivis et aquae. Ibid., 1747, t. X. — XVIII. De colore coccineo ex ligno Fcrnambucci clicito. In Acta Acad. nat. Curies., 1753, t. III. — XIX. Relatio de itinere Ramtschatkensi. In Conunerc. litt. 'Norimb., t. IV. — XX. Von der Alchemie. In Petcrsb. Anmerk. zu den Zeitungcn, 1751. — XXI. Vont Ponellanmachen. Ibid., 1752. — XXII. Uebcr Vulcane. Ibid., 1732. L. Hx.
Gmelin (Philipp-Friedrich). Frère du précédent, vit le jour à Tubingue, le 19 août 1721. Dès l'âge de quinze ans, il suivit les cours de la faculté de médecine, et quelques années après fit des voyages scientifiques en Allemagne, en Hollande et en Angleterre. 11 ne revint à Tubingue qu'en 1744 et, en 1750, fut nommé professeur extraordinaire de médecine. Peu après, il devint médecin pensionné et, en 1755, obtint la chaire de botanique et de chimie, vacante par la mort de son frère. Ce n'est qu'à ce moment qu'il prit le grade de docteur, dont il n'était pas encore revêtu. Gmelin mourut le 9 mai 1768, laissant :
I. Diss. de lumbrico terete in ductu pancrealico reperto. Tubingae, 1738, in-4°. — II. Diss. de hypopyo. Tubingae, 1742, in-4°. — III. Diss. de specifico antidoto novo, adversus effecfus morsus rabidi canis, febres malignas, peste proximas, et exanthematicas varias, inflammatorias, singullui junclas, manias et melancholias . Tubingae, 1750, 111-4°. — IV, Oratio de
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imperio animœ in vernos involuntario. Tubingae, 1750, 111-4», inséré aussi dans les Novae amœnitates litterariae de H. G. Clemm. — Y. Progr. de singulari quodam osais petrosi humani fœtus foramine, occasiotie fœtus bicipitis nuperrime dissccti obscrvalo. Tubingae, 1752, in-4°. Trad. en allemand. Tubingae, 1755, in-S». — VI. Diss. de boanicae el chimicae ad vied icam applicatae praxim illustras quibusdam exemplis. Tubingae, 1735, in-4°. — VII. Oratio de necessitate docendae in academiis bolanicae et chimicae. Tubingae, 1755, in-4''. — VIII. Progr. de vinculo historiae naturalis cum botanica et medicina. Tubingae, 1755, in-4°. — IX. Diss. de vitro antimonii cerato. Tubingae, 1756, in-4°. — X- Progr. de stelUs marinis. Tubingae, 1758, in-4°. — XI. Diss. de tinctiiris antimonii minus usitatis utcunque saluberrimis. Tubingae, 1759, in-4°. — XII. Otia botanica., quibus in usum prœlectionum academicarum definitionibus et observationibus illustratum reddidit prodromum florae Leydensis Adriani Van Royen. Tubingae, 1700, in-i". — Xlll. Gesanunelle Nachrichten von dem Reullinger Gesundbrunnen. Tubingae, 1761, in-8°. — XIV. Diss. de choletithis humanis. Tubingae, 1705, m-¥. — XV. Diss. de probato tutoque usa interna vilrioli ferrei factilii adversus hœmorrhagias sponianeas largiores. Tubingae, 1763, in-4°. — XVI. Diss. sistens fasciculum plantaruni patriae iirbi vicinarum, sponte crescenlium cultarumque, cum usu earum plebeio. Tubingae, 1764, in-4°. — XVII. Diss. sistens theoriam solutionis chemicae. Tubingae, 1765, in-4''. — XVIII. Diss. de materia toxicorum hominis vegelabilium simplicium in medicamentuni converlenda. Tubingae, 1763, 10-4°. — XIX. Diss. de sero lactis Hoffmanniano. Tubingae, 1765, in-4''. — XX. Gmelin a pris part à l'Onomatologia medica compléta ou Medicinisches Lcxicon publié par Ilaller (Ulm, Frankfurt u. Leipzig, 1754-1755, 2 Tol. in-B"), et au Thesaiwus rei herbariae hortensisque universalis (le texte est de Gmelin, les planches de Knorr). Nuremberg, 1750, et suiv. — XXI. Autres articles dans Novae amœnitates litterariae de Clemm, Transactions philosophiques, Biblioth. raisonnée, Berichte von gelehrten Sachen, etc. L. Hn.
Gmelin (Samuel-Gottlieb). Fils de Jean-Conrad Gmelin, naquit à Tubingiie, le 23 juin 17-45. « 11 fit ses études médicales dans cette ville et, après y avoir pris le grade de docteur en 1763, alla les terminer en Hollande. Comme il était passionné pour l'histoire naturelle, la conformité de goût le lia bientôt avec Pallas, qui se trouvait alors à Leyde, Il forma aussi le projet de passer aux Indes, mais, ses ressources n'étant pas suffisantes, il fut contraint, en attendant des secours de sa famille, de s'établir dans la petite ville de la Brille, où il employa sou temps à recueillir les plantes qui croissent au sein de la mer. 11 se rendit ensuite à Paris, d'oiî il retourna bientôt à Tubingue. Après un séjour de courte durée dans cette ville, il se rendit à Saint-Pétersbourg, en 1766, pour y professer la botanique. L'année suivante, Catherine II ayant résolu, à l'occasion du passage de Vénus sur le soleil, de faire voyager des savants dans les diverses parties de son empire, Gmelin fut désigné avec Guldenstaedt pour aller examiner le gouvernement d'Astrakhan. Il partit donc au mois de juin 1768, employa toute l'année suivante à parcourir la rive occidentale du Don, et passa l'hiver à Astrakhan. En 1770 et 1771, il visita les provinces de la Perse, situées au sud et au sud-ouest de la mer Caspienne, et, en 1775, il revint à Astrakhan, d'où il partit pour examiner le cours du Volga; en 1773, il se trouvait sur les côtes orientales de la mer Caspienne, où il reçut l'ordre de repasser en Russie. Il n'était plus qu'à trois journées de Kislar, place frontière, sur le Terek, lorsqu'Usmey, khan des Khaitakes, le fit arrêter et le plongea dans un cachot, exigeant trente mille roubles pour sa rançon. L'impératrice n'attendit pas que l'Académie intervînt en sa faveur et ordonna qu'on prît les armes pour le rendre à la liberté. Mais Gmelin, incapable de supporter la rigueur de sa captivité et les traitements barbares que le khan lui avait fait endurer, tomba malade et mourut le 27 juillet à Achmetkent, dans le Caucase. Tous ses compagnons furent aussitôt remis en liberté; le khan leur permit d'emporter son corps, qu'ils ne purent transporter jusqu'à Kislar, et qui fut enterré près du village de Kajadent » {Biogr. Panck.). Nous connaissons de lui :
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I. Diss. de analepticis quibusdam nobilioribus e cinnamomo, aniso stellalo et asa fœtida. Tubingae, 1765, in-i". — II- Historia fucorum. Petropoli, 1708, in-4°. — III. Reise durcit Flussland zur Untersuchung der drei Naliirreiche. Petersburg, \ll\-\ni, 3 vol. in-4°. Uii 4° volume (178i, in-4°) a été publié par Pallas. L'ouvrage a été traduit partiellement en français dans XHist. des découvertes faites par divers savants voyageurs (La Haye, 1779, 2 vol. in-4°). — IV. Gmeliu a publié les deux derniers volumes de la Flore de Sibérie de son oncle Johann Georg et a inséré 4 mémoires dans la collection de ceux de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. L. Hn.
emelin (Eberhard). Fils de Johann-Georg, né à Tubingue, le !'='■ mai 1751, fut médecin pensionné à Heilbronn, où il mourut en 1808. Grand partisan du magnétisme animal, Jl a publié plusieurs ouvrages sur ce sujet. Nous connaissons :
I. Ueber thierischen Magnclismus, in cinem Brief an Herrn geheimen Bath Hoffmann in Mainz. Tiibingen, 1787, in-8°. — IL Neue Untersuchungen ûber den thierischen Magnetismus. Tiibingen, 1789, in-8°. — lll. Maierialien fiïr die Anthropologie. Tiibingen, 1791- 1793, 2 vol. in-8°. L. Hn.
Gmelin (Johann-Friedrich). Fils de Philipp-Friedrich Gmelin. Dezeimeris lui a consacré la notice suivante : <( Docteur en pliilosopliic et en médecine, professeur de médecine et de cbimie à l'Université de Goltingue, conseiller du roi de la Grande-Bretagne et du duc de Brunswick-Lunebourg, mourut à Gottingue, le 1" novembre 1804, dans sa cinquante-sixième année. Il était né à Tubingue, le 8 août 1748, s'était livré très-jeune à l'étude des sciences naturelles et médicales, avait voyagé trois ans en Hollande, en Angleterre et en Autriche, avait fait à Tubingue des leçons d'histoire naturelle et de botanique, avait été nommé, en 1775, professeur ordinaire de philosophie et extraordinaire de médecine à l'Université de Gottingue, y était devenu professeur ordinaire de médecine en 1780, et s'était fait un nom célèbre par ses écrits sur l'histoire naturelle, la physique, la chimie, la matière médicale, la pharmacie et la technologie. Parmi tant de travaux, son Histoire de la chimie est son plus beau titre de gloire. »
I. Bede ûber die Frage : ivarum schôpfl der Mensch Athem? Tûbingen, 1767, in-4°. — II. Irritabilitas vegetabilium in singulis plantarum partibus explorata, ulterioribus experimentis confirmata. Tubingae, 1768, in-4''. — III. Enumeratio stirpium agro Tubingensi indigenarum. Tubingae, 1773, in-8°, 334 pp., préf. ind. (ouvrage très-estimable sous le rapport botanique, et auquel l'auteur a donné de l'intérêt en indiquant les usages médicaux ou économiques des plantes qu'il décrit). — IV. Diss. an adstringentia et robarantia stricte sic dicta ferreo principio suani debeant efficaciam. Tubingae, 1773, in-4°. — V. Abhandlung von den gifligen Gewàchsen, so in Teutschland wild waclisen. Ulm, 1775, in-8°. —
VI. Programma de alcalinibus et prœcipitationibus chemicis ope earum factis. Gotlingae,
1775, in-4° (discours inaugural pour la prise de possession de la chaire de médecine). —
VII. Von dem Einfluss der Naturgeschichte in die llaushallungskunst. In Magazin fur Aerzte von Baldinger, 1773. — VIlI. Von den Gewàchsen deren knolliclite Wurzeln gespeiset wcrden. Ibid. — IX. Abhandlung von denjenigen Binden, welche die Stellen der Fieberrinde verireien kônnen. Ibid. — X. Versuche ûber eine bessere Art das Spiesgrasël zumachen. Ibid. — XL Onomatologia botanlca compléta, oder Vollstàndiges botanisches Wôrterbuch, nach der Lehrart des Bitters von Linné abgefasst. Frankfurt u. Leipzig (iSiirnberg), 1771-1777, in-8°, 9 parties. Lateinlsches und Teutsches Register ûber aile 9 Theile der onomatologiae botanicae. Kurnberg, 1778 (Gmelin est seul auteur des 8 premièi'es parties; il a eu des collaborateurs pour la dernière). — XII. Allgemeine Geschichte der Gijte. 1. Theil. Leipzig,
1776, iu-8°. 2. Theil. Allgemeine Geschichte der P/lanzengifte. Niirnberg, 1777, ia-8°. 5. Tbeil, nebst Register ûber aile 2 Theile. Kurnberg, 1777, in-8°; 2" édit. Gôttingen, 1801 ^Toxicologie considérée longtemps comme la meilleure et la plus compléle). — XIII. Abhandlung von den Arten des Unkrauts und von dessen Benutzung, nebst einer Zugabe von Ausrottung desselben. Liibeck, 1779, in-8°. — XIV. Einleitung in die Chemie, :;iûi Gebrauch der Universildtcn. Nurnberg, 1780, in-8°. — XV. Einleitung in die Minéralogie zum Ge-
GMELIN (Les). 461
brauch akademischer Vorlcsungen. Niirnberp, 1780, in-S». — XVI. Einlcitung in die Pharmacie. ÎNùriiberg. 1781, in-8°. — XVH. Veber die neuerii Entdeckungen in der Le lire von der Luft und deren Anwendung auf Arzneykunst. In Briefen an einen Arzt. Berlin, 1784, in-S". — XVllI. Gnindsàtze der technischcn Chemie. Halle, 1786, in-S"; 2'édit. Gottingen, 1795-1790, 2 vol. in-8°. — XIX. Qhemische Gnindsâtze der Probir- und Schmehkunst. Halle, 178G, in-^°. — XX. AhhandLung ûber Wurmtrockniss. Leipzig, 1787, in-8''. — XXI. Anhang dazu, bestehend in Aklenslûcken, die Trockniss am Harze betreffend, und Ausziigen aus denselbigen. Leipzig, 1787, in-S". — XXII. Grundriss der allgemcinen Chemie, zum Gcbrauch bey Yorlesungen. Gôttingen, 1789, 2 vol. {0-8°; 2' édit., 1804. — XXIII. Grundriss der Minéralogie. Gôttingen, 179(3, in-S". — XXIV. Grundriss der Pharmacie, zum Gebrauclie bey scinen Vorlesungen. Gôttingen, 1792, in-8°. — XX.V. Gottingisches Journal der Natiirwisseîischaften, l-4Hert. Gôttingen, 1 797-1 798,' in-8Mig. — XXVI. Geschichle der Chemie. Gôtling., 1797-1799, 3 vol. in-8°. — XXVII. Progr. Beylrag zu den Nachrichten von dem erslen Ursprung der pneumatischen Chemie. Gôttingen, 1798, in-8°. — XXVIII. Progr. de aeris vitiosi exploratione. Gottingae, 1794, in-4°. — XXIX. Apparatus medicaminum tam simplicium quam compositorum in praxeos adjumentum consideralus. P. II. Gottingae, 1795- 1796, 2 vol. in-8° (complément de ÏApparatus de Mnrray). — XXX. Eine chemische Unter-
suchung des geheimen Mittcls In Versamml. d. k. Ges. d. Wiss. zu Gôttingen, 1793. —
XXXI. Articles dans Crell's chem. Annalen, etc. On lui doit la 13° édit. du Systema naturae de Linné, etc. L. Un.
Gmelin (FEuniNAND-GoTTLOB von). Neveu de Samuel Gottlob Gmelin, vit le jour à Tubingue, le 10 mars 1782, et s'y fit recevoir docteur en 1802. Immédiatement après, il fit un voyage scientifique en Allemagne, en Hongrie, en Italie et en France. En 1805, il fut nommé professeur extraordinaire de médecine à l'Université et, en 1810, professeur ordinaire de médecine et d'histoire naturelle. 11 devint en 1823, chevalier de l'ordre de la couronne de Wurtemberg et mourut à Tubingue, le 21 décembre 1848. Nous citerons de lui :
I. Dissert, inaug. sistens observationes physices et chemices de electricitate et galvanisme (praes. C. F. Kielmayer). Tubingae, 1802, in-8''. — II. Allgemeine Pathologie des menschlichen Kôrpers. Stuttgart u. Tiibingen, 1813, gr. in-8°. 2. verm. Auil., ibid., 1821, gr in-8''. — III. Allgemeine Thérapie der Krankheiten des Menschen. Tiibingen, 1830, in-S". — IV. Die Behandlung der Ostiiidischen Choiera nach ihren vcrschiedenen Graden, Formen und Stadien, Tiibingen, l'iol, gr. in-8''. — V. Kritik der Principien der Homôopathic. Tiibingen, 1855, gr. in-8''. — VI. Une traduction : John Mason Good. Die ostindische Choiera.
Aus dem Engl. iibers Tiibingen, 1831, 1832, gr. in-S". — VII. Vorrede zu Geo. Cless :
Geschichte der Schleimfieber-Epidemieen Stuttgarts. Stuttgart, 1837, in-8°. — YIII. Diverses dissertations soutenues par ses élèves. L. H.x.
Gmelin (Christun-Gottlob). Frère du précédent, né à Tubingue, le 12 octobre 1792. 11 obtint le diplôme de docteur en médecine à l'Université de sa ville natale en 1814, puis entreprit d'impoiiants voyages en France, dans l'Allemagne du Nord, eu Suède, en Norvège et en Angleterre. En Suède, il l'ut l'un des élèves de Berzelius. A son retour, en 1817, il fut nommé professeur ordinaire de chimie et de pharmacie, puis, en 1825, chevalier de la couronne de Wurtemberg. Il mourut à Tubingue, le 13 mai 1860, laissant la réputation d'un chimiste distingué. Nous mentionnerons de lui :
I. Dissert, inaug. sistens analysin chemicam renum hominis, vaccae et felis (prœs. Fd. Gli. Gmelin). Tubingae, 1814. — II. Diss. anahjsis chemica Petalitis et chemica lilhonis disquisit. Tubingae, 1819. — III. Expérimenta electricilatem guae contaclu evolvitur spectantia. Tubingae, 1820. — IV. Chemische Untersuchung der Seidelbastrinde. Tiihingen, 1822, in-S». — V. Versuche ûber die Wirkungen des Baryts, Stronlians, Chroms, u. s. tv., auf dem thierischen Organismus. Tiibingen, 1824, gr. in-8''. — VI. Einleilung in die Chemie. Tiibingen, 1835-1837, 2 Tol. in-S». — VII. Analyse des Turmalins. In Schweigqer's Journ., Bd.XXXl, 1821, u. Bd. XXXVllI, 1823. — VIII. Untersuchung der Rinde vonDaphne alpinà. Ibid., Bd. XXXV, 1822. — IX. JJeber die Coagulation des Eiweisses durch gahanische Elektricitàt, Ibid., Bd. XXXVI, 1822. — X. Ueber die angebliche Zerselzung des Kochsalzes
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durch wasserfreie Schwefelsâure. Ibid., Bd. XXXYII, 1825. — XI. Darstellung des Ultramarins aiif chemischem Wege. Ibid., Bd. LU u. LIV, 1828. — XII. Breithaupt : Untersuchung des Erlans. Ibid., Bd. XXXVII, 1823. — XIII. Avec Baer : Untersuchung der Rinde von Daphne mezereum. Ibid., Bd. XXXV, 1822. — XIV. Entivickehmg von Ammoniak beim Glïihen einiger Fossilien. In Gilbert's Annal., Bd. LXIV, 1820. L. Hx.
Cmeiin (Léopold). Médecin et chimiste distingué, fils de Johann-Friedrich Gmelin, naquit à Gottingue, le 2 août 1788. Il fit ses études dans sa ville natale et fut reçu docteur en 1812. Nommé, en 1813, privat-docent à l'Université d'ileidelberg, en 1814, professeur extraordinaire, il devint en 1817 professeur ordinaire de médecine et de chimie, et remplit ces fonctions jusqu'en 1851, où il obtint sa retraite. Il mourut à Heidelberg, le 13 avril 1853.
Gmelin était conseiller intime du grand-duché de Bade et membre d'un srand nombre de sociétés savantes. On a de lui :
I. Diss. inaug. chemico-physiol. sistens indagationem chemicam pigmenti nigri oculorum faurinorum et vitulinoriim, adnexis guibusdam in id animadversionibus physiologicis. Gottingae, 1812, in-S». Edit. nova. Heidelbei-gae, 1814, in-8°. — \\. Handbuch der tiieoretischcn Chemie, zum Behuf seiner Vorlesungen entivorfen. Frankfurt a. M., 1817-1819, 5 vol. gr. in-8''; 4. Atitl. Heidelberg, 1841-1855, 6 vol. gr. in-8"' (le dernier volume est de Scblossberger et K. List). Cet ouvrage a eu une suite publiée par K. List, C. G. Lehmann, F. Rochleder, etc. Trad. franc. : Chimie organique, appliquée à la physiologie et à la me'decinc. Trad. de l'allem. par J. Meiken avec des notes par Virey. Paris, 1825, in-8°. — III. Lehrbuch der Chemie, Bd. I. Heidelberg, 1844, in-8'>. — IV. Avec Tiedemann : Versuche ûberdie Wei/e aitfwelchcn Subslanzen aus dem Magcn uud Darmkanale ins Dlut gelangen, ûber die Veriichtung der MHz und die geheimen Uarnwcge. Heidelberg, 1820, gr. in-8». —
V. Avec le même : Die Verdauung nrich Versuchen, Heidelberg, 1826-1827, 2 vol. gr. in-4°. —
VI. Avec V. Leonliard : Nephelin im Dolerit vom Katzenbuckel. Heidelberg, 1822, in-8°. —
VII. Ueber ein besonderes Cyaneisenkalium, etc. In Schweiggers Journ. f. Chein. u. Phys., Bd. XXXIV, p. 525, 1822. — VIII. Ueber Gallemteinfett, etc. Ibid., Bd. XXXV, 1822. — IX. Ueber Umbildung organischer Subslanzen. Ibid., Bd. LVIil, 1850. — X. Untersuchung der Krokonsànre. In Poggendnrff's Annal., Bd. IV, 1825. — XI. Ueber Wiesbaden's Heilquellen. Ibid., Bd. VII, 1826. - XII. Ueber das Blut. Ibid., Bd. XXXI, 1854. — XIII. Analyse des Badsititers von Ems. Ibid., Bd. XXXVII, 1856. — XIV. Ueber den Holzgeist. Ibid., Bd. XLIII, 1858. — XV. Yersuch einer elektro-cliemischen Théorie. Ibid., Bd. XLIV, 1858. — XVI. Analyse eines Lungensieins. In Liebig's Annal., Bd. XIII, 1855. — XVII. Ueber Holzgeist und Lignon. Ibid., Bd. XXV, 1858. — XVIII. Ueber Atomzahl. Ibid., Bd. XL, 1842. — XIX. Ueber einige imGehirn des Menschen vorkommenden Fettarten. In Zeitschr. f. Phys., Bd. I, p. 119, 1824. — XX. Avec Tiedemann : Einige neue Bestandtheile der Galle des Ochsen. In Gilbert's Annal, der Physik, Bd. LXXXV, p. 526, 1827. Etc. L. H.n.
Cmeliii (Carl-Christiak). Nous ignorons si ce savant médecin botaniste a été parent des précédents. 11 naquit le 18 mars 1762, à Badenweiler où son père, Isaac Gmelin, était pasteur. Il fit ses premières études médicales à Strasbourg, de 1779 à 1781, sous R. Spielmann et sous J. Hermann, puis il passa deux années à Erlangen, où il gagna l'affection du fameux Schreber. Il s'y fit recevoir docteur en médecine en 1784 et revint à Carlsruhe. Là, il fut présenté à la margravinc Caroline-Louise, qui cultivait la botanique, et engagea le jeune Gmelin à rédiger un Flora badensis, dont elle lui communiqua le plan. En octobre 1784, il fut nommé professeur d'histoire naturelle au Gymnase de Carlsruhe et en 1786 directeur des Musées et des Jardins du margraviat. Pour se perfectionner dans l'anatomie et la zoologie, Gmelin alla passer, en 1787, avec l'autorisation du margrave Charles-Frédéric, une année à Strasbourg, où il fréquenta spécialement les cours de L. Hermann, qui l'honora de son amitié. A cette époque, Gmelin fit diverses courses botani(|ues en Alsace. En 1789, le margrave lui permit de faire un voyage en Espagne, où il devait étudier l'élève des brebismérinos, mais il aima mieux s'occuper des plantes rares que lui offraient le