‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.45Chapitre 55 sur 97 · GOBE-MOUCHE · texte numérisé non relu

GOBE-MOUCHE

parce qu'il est l'inventeur du réfrigérant désigné ordinairement sous le nom de

■>'e'frigérant de Liebig. L. Hn.

GOBELET d'eau OU ÉCUEELE d'eau. Nom vulgaire de VHydrocohjle vulgaris {voy. Hydrocotyle). Pl.

GOBEEETS MÉDICAMENTEUX. Outre les gobelets dans lesquels on buvait les préparations médicinales, les anciens médecins se servaient aussi de vases faits de matières propres à servir elles-mêmes de médicament, et dans lesquels entraient le cuivre (ses), Vélectrum (composé d'or et d'argent), le stibiinn (antimoine), la corne, les bois médicamenteux. Le gobelet émétique était fait de stibium : on y laissait séjourner du vin blanc qui devenait ainsi émétique et purgatif. De nos jours, on a inventé les gobelets en bois de qnassia amara, en usage aux repas, et dans lesquels on verse l'eau et le vin. Ils ont l'inconvénient de forcer le buveur, s'il veut user d'une infusion toujours égale, à faire attention à la durée du séjour de la boisson dans le vase. D.

GOBE-MOUCHE. Dans le Règne animal (éd. 1817), G. Cuvier plaçait dans l'ordre des Passereaux Dentirostres {voy. ce dernier mot) un groupe qu'il donnait comme équivalent au genre Muscicapa de Linné et dans lequel il faisait rentrer des oiseaux au bec déprimé borizontalement, garni de poils à sa base et muni à la pointe d'un crochet ou d'une échancruie plus ou moins accentuée. Ces oiseaux, disait Cuvier, ont en général les mœurs des Piesgrièches et, suivant leur grandeur, vivent de petits oiseaux et d'insectes; mais les plus faibles d'entre eux passent insensiblement aux Becs-fins ; ils se divisent en Tyrans [Tyrannus Cuv.), Moucherolles {Muscipeta Cuv.) et Gobe-Mouches proprement dits (Muscicapa Cuv.), sans parler de deux ou trois espèces américaines qui ont aussi le bec large et déprimé, mais qui se distinguent par des jambes hautes et une queue courte et qui se nourrissent de fourmis, ce qui les avait fait réunir aux Fourmiliers. Notre grand naturaliste constatait aussi que certains Gobe-Mouches, chez lesquels l'arête supérieure du bec était plus relevée et se courbait en arc vers la pointe, conduisaient insensiblement aux Traquets, et que, d'autre part, divers genres ou sous-genres d'oiseaux, comme les Gymnocéphales, les Céphaloptères et les Cotingas, tenaient d'assez près à certains chaînons de la série des Gobe-Mouches.

Celte série était donc, du temps de Cuvier, déjà assez mal définie, mais aujourd'hui il serait presque impossible d'en tracer les limites : en effet, on n'a nas seulement découvert de nouveaux points de contact entre l'ancien genre Muscicapa et les autres genres de Passereaux; mais on a aussi reconnu que sous le nom de Muscicapa se trouvaient confondues des formes qui n'avaient entre elles que de très-faibles affinités. Dans ces conditions la plupart des ornithologistes ont cru devoir supprimer le groupe des Gobe-Mouches établi par Cuvier, et constituer avec ses éléments deux ou trois familles distinctes.

C'est ainsi que dans son Catalogue des Oiseaux du Musée britannique [Handlist of Birds of the British Muséum) M. G. R. Gray a classé dans la famille des Tyrannidœ les Tyrans et une partie des Moucherolles de G. Cuvier, et dans la famille des Miiscicapidœ, subdivisée elle-même au Muscicnpinœ, Myiagrince et Campephagincr, les Gobe-Mouches proprement dits et le reste des Moucherolles. A une date plus récente la tribu des Campephaginœ ou

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