Glandes de l'appareil de l'audition
a. Glandes cérumineuses. Abondantes dans la peau du conduit auditif externe.
b. Glandes de lamuqueuse de la trompe d'Eustache. Nombreuses également. iO. Glandes annexées a l'appareil circulatoire lymphatique et sanguin ;
a. Glandes ou ganglions lymphatiques. Ils sont abondamment répandus dans le corps humain, et certains anatomistes en ont compté de 600 à 700 ; mais cette évaluation n'a rien d'absolu, car il y a des différences individuelles nombreuses qui peuvent faire varier notablement ce chiffre d'un sujet à l'autre. Il s'en faut de beaucoup que tous les Vertébrt'S en soient pourvus; chez les poissons, on trouve à leur place des plexus lymphatiques ; chez les reptiles, ils manqueraient totalement (Milne-Edwards).
b. Rate.
c. Corps thyroïde.
d. Thymus.
e. Capsules surrénales.
f. Glande pituitaire. Ce n'est pas le corps pituitaire tout entier qui peut être considéré comme de nature glandulaire. On sait qu'une lamelle verticale et à direction transversale le divise en deux parties : l'une antérieure, l'autre postérieure, celle-ci plus petite que l'antérieure. C'est cette partie antérieure qui, seule, est de nature glandulaire, tandis que la postérieure est de nature nerveuse.
g. Glande pinéale.
h. Glande coccygienne (Luschka).
i. Glanglion carotidien.
11. De certains éléments anatomiques ou organes considérés a tort comme de nature glandulaire :
a. Vésicules adipeuses. Elles seraient, d'après Milne-Edwards, des glandes de la catégorie de celles qu'il appelle imparfaites, de celles que nous appellerons bientôt à vésicules closes, c'est-à-dire dont les vésicules où se produit la sécrétion sont closes de toutes parts, et dépourvues d'un canal d'excrétion. « Comme exemple des organes les plus simples de ce genre (glandes imparfaites) je citerai en pre-
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mier lieu les vésicules adipeuses, ou éléments constitutifs du tissu graisseux des animaux. Ces vésicules, que je ne saurais considérer autrement que comme des instruments d'une .sécrétion essentiellement récréinentitielle, c'est-à-dire qui est destinée à être reprise par le fluide irrigaloire et à servir à la nutrition, sont des utriculcs membraneuses logées entre les trabécules du tissu counectif, et disséminées dans les différentes parties de l'économie, sans constituer nulle part une glande bien délimitée » (Milne-Edwards, Leçons sur la phi/siol. et l'anat. comparées de V homme et des animaux, t. VII, p. 205).
11 est aussi impossible au point de vue anatomique ([u'au point de vue de la physiologie et de la pathologie d'admettre une assimilation (luelcouque outre les vésicules adipeuses et un appareil glandulaire quel qu'il soit. L'anatomiste d'amphithéâtre peut-il considérer comme tel ce tissu adipeux i[u'il rencontre à l'état de diffusion que l'on connaît, non-seulement sur toute la surface du corps, mais encore dans les intervalles qui séparent la plupart des organes, lui qui voit toutes les autres glandes former des organes distincts, isolés, et se distinguant nettement des parties avoisinantes ?
Pour l'histologiste, une vésicule glandulaire close n'est pas formée par un simple et unique élément anatomique, mais par tout un ensemble d'éléments. Sous la paroi de cette vésicule se rencontrent en effet les éléments constitutifs de son contenu sous forme de cellules distinctes, comme on le voit sur le corps thyroïde, les capsules surrénales, les follicules clos, etc. Mais la vésicule adipeuse, elle, ne peut absolument être regardée (pie comme une cellule unique, ayant subi une légère modification par suite de pli('nomènes de nutrition intime qui ont provoqué une accumulation de graisse sous sa membrane enveloppante. On retrouve immédiatement au-dessous de celle-ci, en un point de sa périphérie, le noyau et le protoplasma de la cellule du tissu conjonclif, transformée en cellule adipeuse, par l'apport considérable de la substance grasse qui, s'accumulant sous la membrane d'enveloppe, refoule ainsi dans un coin delà cavité cellulaire et le noyau et le protoplasma de la cellule. La vésicule adipeuse n'est donc en somme ([u'un élément anatomique, une cellule; et cela étant démontré et admis, il est impossible au point de vue histologique, comme il l'était au point de vue anatomique pur et simple, de l'assimiler à une vésicule glandulaire close.
Les données actuelles de l'anatomieet de la physiologie pathologiques viennent aussi à rencontre de l'opinion émise par M. Milne-Edwards. (Ju'un processus inflammatoire vienne à se produire en un point quelconque de l'organisme pourvu de tissu adipeux, quel est l'un des premiers phénomènes qui se produit? C'est, on le sait, la disparition du contenu graisseux des vésicules adipeuses du tissu enflammé, et le retour de chacune de ces vésicules individuellement à l'état d'une cellule embryonnaire. Or, existe-t-il une seule glande dont chaque vésicule se comporte ainsi vis-à-vis du processus inflammatoire, et peut-on même supposer qu'une pareille chose puisse jamais se produire, qu'une vésicule glandulaire puisse donner origine à une cellule embryonnaire unique, quand on sait que toute vésicule glandulaire n'est nulle part une cellule unique, mais toujours un composé, un agrégat d'éléments anatomiques.
Les données de la physiologie sur le mode de fonctionnement des glandes en général nous conduisent à la même opinion que les considérations anatomiques, histologiques et pathologiques dans lesquelles nous venons d'entrer. Toute glande, en effet, se présente aux yeux de l'expérimentateur comme un organe éminemment actif, empruntant au sang une partie de ses matériaux soit pour les éli-
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miner, soit pour en fabriquer de nouveaux., fonctionnant, soit d'une manière continue, soit à des intervalles toujours rapproche's, en un mot, ne tardant pas à rejeter d'une manière quelconque les produits ou éléments élaborés ou triés dans ses cavités aux dépens des matériaux qu'elle vient d'emprunter au sang. Le système adipeux, au contraire, est un exemple d'une inertie fonctionnelle remarquable ; à un moment donne' les éléments cellulaires se sont plus ou moins surchar:jés de principes gras, selon l'emlionpoint du sujet auquel ils appartiennent, puis ils restent indéfiniment en cet état, à moins qu'une cause quelconque d'amaigrissement ne les fasse enfin sortir de leur inactivité fonctionnelle. Ici encore on voit donc la différence radicale qui sépare si profondément le système adipeux du svstème glandulaire, et l'on conçoit que sous aucun rapport on ne puisse adopter l'opinion émise par M. Milne-Edwards sur la nature des vésicules adipeuses.
b. Glandes de Clopton Havers. Ces franges synoviales que l'on voit à la face interne des séreuses articulaires ne méritent aucunement le nom que Clopton Ilavers leur avait donné, les supposant être des organes spécialement préposés à la sécrétion de la synovie. Rien dans leur structure n'autorise à les considérer comme des appareils spéciaux de sécrétion. On sait que Lacauchie, adoptant l'opinion de Clopton Ilavers sur leur nature, les avait décrites comme des glandes d'un genre nouveau qu'il appelait glandes en saillie.
c. Glandes de Pacchioni. Ces granulations méningées ne présentent absolument aucun des attributs du tissu glandulaire et doivent en être séparées.
§ II. Iliisitolog^ie. Classification des glandes. Les études histologiques ont depuis longtemps démontré que le tissu glandulaire est essentiellement constitué par une agglomération de petites cavités ou vésicules, les unes arrondies, les autres allongées. Si on compare entre elles celles qui appartiennent aux divers organes de cette catégorie, on remarque qu'elles se divisent, d'après leurs caractères les plus saillants, en deux variétés bien distinctes : les unes, en effet, communiquent avec un conduit d'excrétion qui vient s'ouvrir à la surface de la peau ou d'une muqueuse ; les autres ne sont en rapport de continuité avec aucun canal de ce genre. De là deux grandes classes: les glandes à vésicules ouvei'tcs, ou douées de voies d'excrétion, et les glandes à vésicules closes, ou sans voies d'excrétion directes.
Cbez les premières, on est frappé aussi de la forme des vésicules, dont les unes, plus ou moins arrondies, se groupent à plusieurs pour s'ouvrir dans un canalicule commun, tandis que les autres sont allongées sous forme d'un tube fermé à l'une de ses extrémités. Il n'en faut pas plus pour pouvoir diviser toute cette catégorie de glandes en deux variétés bien naturelles : les glandes vésiculeuscs, ou en grappe, et les glandes folliculeuses, ou en tube.
Ces données élémentaires de l'histologie viennent de nous montrer les caractères principaux des trois grandes classes, des trois types principaux auxquels on peut rattacher toutes les glandes du corps humain : ce sont les glandes en grappe, les glandes en tube, et les glandes vasculaires sanguines.
Les glandes en grappe, selon qu'elles sont composées d'une seule ou de plusieurs grappes, sont dites simples ou composées.
Des glandes folliculeuses, les unes sont formées par un seul tube à direction rectiligne, ou à peu près ; chez d'autres, le tube, toujours unique, s'enroule en peloton, en glomérule, à son extrémité profonde; chez d'autres enfin les
GLAADI':S (iiisTOLOGii:). Il
tubes sont multiples, et, de plus, s'anastomosent entre eux. De là les variétés : glandes iolliculeuses simples, glomérulées, composées.
Parmi les glandes vasculaires, les unes, appartenant au système lymphatique, sont dites vasculaires lymphatiques, et les autres vasculaires sanguines.
Le tableau qui suit permet de se rendre compte, par un simple coup d'œil, de la classitication que nous venons d'établir :
I simples.
I en grappe \ composées.
!àjvésicules ouvertes 1 [ simples.
1 en tul)o ou folliculeuses. ] glomérulées. ( composées, à vésicules ( , . .