GONDINET
GOX'AHÉ OU «0;\AKIÉ. Voij. GoMMES.
GO!VAl.GlE (de yôvu, genou, et «Ayo;, douleur). On voit que ce mot signiiie simplement douleur du genou, comme coxalgie signifie douleuj- de la hanche ; et de même qu'on a fait de ce dernier mot un synonyme de tumeur hlanche de la hanche (voy. Coxalgie), on aurait pu traiter au mot Gonalgie de la tumeur hlanche du genou; mais ce nom de tumeur blanclie était trop dans l'usage pour n'être pas respectée [voy. Gekou). Un voudra bien consulter aussi l'article consacré aux Tumeurs blanches en général. D.
GO;\DELA. (Christia-vAdam). Médecin allemand, né à Spire, le 10 novembre 1726, était le fils d'un pasteur protestant. Il fit ses études à léna et y obtint le diplôme de docteur en 1751 ; eu '17.'j7, il devint médecin pensionné delà ville de Brème; en 1774, médecin du duc d'Oldenbourg, avec le titre de conseiller de justice.
Gondela mourut à Eutin, le 12 janvier 1777, laissant :
I. Diss. de convulsioiium nalura. lenae, 1751, in-4''. — II. Unterricht fiir diejenùjcn die sicli des Pijrmonter Miiieralwasicrs bedienen. Bremcn, 1709, iii-8". L. Un.
GO\Dl>ET (Pierre). Praticien distingué de la province, né à Saint-Yrieix (Haute-Vienne) en 1756. Il fut reçu docteur à Toulouse en l'année 1775, et son diplôme est signé de ces noms: Dubernard, Dambon, Gardeil, Ménard. Établi à Saint-\ricix, l'année même de son doctorat, il y acquit une grande réputation, et devint mùme sous-prélet de son arrondissement, correspondant de la Société royale de médecine (1780), membre d'un grand nombre de sociétés savantes. L'époque de sa mort nous est inconnue. Ce qu'il importe, c'est de donner la liste des mémoires et communications dont il a enrichi les Annales de la Société de médecine pratique de Montpellier :
I. Observations sur les suites salutaires d'une fièvre quarte contre une affection convuJsive alarmante, et sur les effets de l'imilation pour produire des ébranlements nerveux extraordinaires. In Annal, de la Sec. de méd. de Montpellier, t. III, IS04, p. 51. — II. Observations sur les convulsion. s imitaiives. Ibid., p. 56. — III. Observation sur les convidsions sympathiques de la re'gion épigastrique et autres parties du corps, occasionnées par une arête de poisson engagée dans la partie supérieure de l'œsophage, et guéries par une fièvre tierce. Ibid., p. 250. — lY. Observation et remarques sur le traitement de la goutte par l'eau chaude bue à très-haute dose. Ibid., t. VI, 1805, p. 3G0. — V. Observations et mémoire sur les engorgements squirrheux dans l'intestin rectum, et les phénomènes variés qu'ils produisent. Ibid , t. VII, tSUC. p. 557. — YI. Mémoire et observations sur les convulsions cpilcptiques survenues au travail de l'enfantement, et sur les bons effets du bain tiède et de l'eau à la glace dans ces cas morbides, diversement modifiés. Ibid., t. YIII, 1806, p. SI. — Vli. Observations et remarques sur l'amaurosis, ou goutte sereine, par cause externe, et sur les moyens les plus sûrs d'y remédier. Ibid., t. X,1807, p. 169. — YIII. Sur la danse de Saint-Guy, combattue à l'aide d'un traitement méthodique et rationnel. Ibid., p. 589. — IX. Précis de la constitution atmosphérique et médicale observée dans la partie méridionale et orientale du département de la Haute-Vienne, penilant l'an XI, et à diverses époques postérieures jusqu'au mois de novembre de 1807. Ibid , t. XII, 1808, p. 5, 73, 241. — X. Mémoire et observations sur l'hydrocéphale interne de \Vhytt, ou apoplexie hydrocéphalique de Cullen. Ibid., t. XV, p. 61. — XI. Mémoire contenant des observations et remarques sur le melœna atrabilaire des Anciens, et lemelœna hémorrhagica des modernes. Ibid., t, XXIV, p. 515. — XII. Notice historique et 7-aisonncc sur la maladie contagieuse qui s'est répandue, sur la fin de 1808, dans les villes de Limoges, de Chalus, et autres lieux, oii avaient passé les prisonniers espagnols. Ibid., t. XXVI, p. 105. — XIII. Observation sur une hémiplégie rhumatismale nerveuse, guérie dans l'espace de quatre heures. Ibid., l. XXVII, p. 556. A. C.
GOMATITE. 705
GOKDRATV (Eau de). On donnait autrefois le nom d'eau de Gondran à un liquide employé comme pédiluve dans le but d'attirer la goutte vers les pieds. C'était un mélange de GO à 120 grammes d'acide clilorhydrique et de 6 à 8 litres d'eau. D>
GOIN'DRET (LouIs-FRA^çoIs). Ce médecin a fait beaucoup parler de lui par sou système de dérivation énergique dans plusieurs maladies, mais particulièrement dans celles qui attaquent l'organe de la vision, et par l'invention d'une pommade dérivative, qui porte son nom, et qui est encore connue sous le nom de pommade ou graisse ammoniacale, de caustique ammoniacal, de liparolé ammoniacal. Cette méthode n'est pas abandonnée, et ses succès, dans plusieurs cas, lui donnent droit de cité dans le domaine médical. Gondret naquit à Auleuil, près Paris, le 12 juillet 1776, et est mort à Paris au mois de septembre 1855. Docteur en médecine de la Faculté de Paris (21 floréal an XI- 1805), il avait été médeciuadjoint du troisième dispensaire de la Société philanthropique, médecin du tribunal de première instance, membre de la Société d'instruction médicale. La liste de ses publications montrera quelle ardeur il mit à défendre ses idées, et le côté militant de son caractère :
I. Dissertation sur l'action des purgatifs. Thèses de Paris, 21 floréal an XI, 1803, in-S", — II. Considérations sur l'emploi du feu en médecine, suivies de l'exposé d'un moyen épispaslique propre à suppléer à la cautérisation et à remplacer l'usage des cantharides. Paris, 1810, in-S". — III. Mémoire concernant les effets de la pression atmosphérique sur le corps humain, et l' application de la ventouse dans différents ordres de maladies. Paris, 1819, 111-8°. — IV. Observations sur les maladies des yeux. Paris, 1823, in-8». — Y. Mémoire sur le traitement de la cataracte; lu à l'Acad. royale des se, le 9 7nai 1825. Paris, 1825, in-8°. — VI. Examen du rapport de MM. Adelon, Orfila, Ségalas, Andral fils et Pariset, à l'Acad. royale de médecine, sur 1rs expériences de M. Darrey. concernant l'absorption interne. Paris, 1826, ii>8°. — VII. Mémoire sur le traitement de la cataracte. Paris, 1826. in-8°; 1829, 4° édit., in-S". — VIII. Tableau des forces qui régissent le corps humain. Paris, 1828, in-4\ — IX. Réfutation du rapport de M. Lisfranc à l'Acad. de médecine sur la demande faite par M. Gondret d'une salle dans un hôpital pour y pratiquer sa méthode contre les maladies oculaires. Paris, 1831, in-8°. — X. Appendice à mes observations sur les maladies cérébro-oculaires. Paris, 1851, in-8°. — Xt, Des effets de la dérivation, et 2^ appendice à mes observations sur les affections cérébro-oculaires. Vàris, 1852, in-S"; 1833, 2° édit., in-8''. — XII. Nouvelles observations sur la cataracte. Paris, 1835, iii-8°. — XIII. Traité théorique et pratique de la dérivation. .. . Paris, 1837, iii-S". — XIV. Du traitement de la cataracte sans opération. Paris, 1839, in-8°. — XV. Iléclamation contre une erreur préjudiciable à la santé publique, et qui n'a profité depuis huit ans qu'à des intérêts de corporation. Paris, 1841, in-8°. — XVI. Réclamation du D' Gondrei, de la clinique médicale qu'il a exercée à l' Hôtel-Dieu de Paris, pendant les années 1851, 1852 et 1833. Paris, 1841, in-8°. — XVII. De la flamme à petites dimensions employée contre
les douleurs, la débilité, la torpeur Paris, 1843, iu-S"; 1847, 2' édit., in-S". —
XVni. Traitement de la fièvre intermittente. Paris, 1850, 10-8°. — XIX. Observations d'amaurose. Paris, in-S". — XX. Tableau analytique des modifications que le D' Gondret s'est efforcé d'introduire dans la physiologie, la pathologie et la thérapeutique. Paris, (s. d.), iii-4». A. C.
GOXDS (Les). Voy. Gounds.
GOiXiATiTE [Goniatites de llaan). Genre de Mollusques-Cépbalopodes- Tétrabranchiaux, de la famille des Ammonitides, dont les représentants, totalements disparus de nos jours, e.xislaient à l'époque paléozoïque. Leurs coquilles, discoïdes, régulières, symétriques, à tours nombreux et embrassants, présentent un lobe dorsal saillant, un siphon dorsal et des cloisons transver.ses, profondément sinueuses, simples et non dentées. Elles se trouvent, à l'état fossile, dans les
704 GOiXOPLAX.
couches géologiques anciennes, depuis le Dévonien jusqu'au Muschelkalk, où elles sont remplacées par les Cératites elles Ammonite^'. Ed. Lefèvre.
GOXOLOBIS. Michx. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à Ja famille des Asclépiadées, à la tribu des Gonolobées.
Ce sont des plantes volubiles, dont les feuilles sont dans la plupart des espèces cordées et profondément échancrées à la base. Les fleurs sont rotacées, à cinq divisions; les fruits sont des follicules, ventrus, glabres, munis de quatre ailes longitudinales et remplis de graines, surmontés d'une aigrette plumeuse.
La seule espèce intéressante dans le genre Gonolobus est celle qui a été décrite par U. Triana sous le nom de Gonolobus Cnndurango, et dont les rameaux jeunes sont sillonnés, les feuilles longuement pétiolées. cordées à la base, à large écbancrure, cuspidées, recouvertes d'une légère pubescence à la face supérieure, d'un duvet grisâtre tomenteux sur la face inférieure, ainsi que sur les pétioles et les pédoncules.
Celle plante fournit le vrai Condurango de l'Equateur (roi/, ce mot). Il ne laut pas la confondre avec les genres voisins, qu'on a supposés aussi fournir cette substance; ni avec les Macroscepis, ni avec hs Fischeria, dont la corolle n'est pas rotacée; ni avec les Oxijpetahim, dont les fruits sont lisses, les styles bifides et les pétales linéaires; ni enfin avec les Marsdenia. dont les fruits sont également lisses et sans ailes saillantes. Pl.
BiBLiOGBiPH E. — Michaux. Flora borealis amer. — Endlicher. Gênera, n" 5495. — Décaisse. In De Candolle, Prodromus, VIII, 591. — Triasa. Coinpt. rend, de VAcad. des sciences, 25 février 1872. — Bemiiam et Hooeer. Gênera, 766. Pl.
GOXOPLAX [Gonophix Leach). Genre de Crustacés-Décapodes, du groupe des Brachvures et de la famille des Gonoplacidés, dont les représentants sont caractérisés ainsi qu'il suit : Carapace quadrangulaire, un peu plus large en avant qu'eu arrière et armée, de chaque côté, d'une ou de deux épines marginales; pédoncules oculaires grêles, très-longs, reçus à leur base dans une fossette*" linéaire transversale; antennes découvertes, celles de la paire externe sétacées avec les trois premiers articles beaucoup plus gros que les autres; pattes-mâchoires externes rapprochées, à quatrième article inséré dans l'angle interne et supérieur du troisième qui est pentagonal ; pattes ambulatoires généralement grêles, à articulations anguleuses, celles de la première poire très-longues, surtout chez les mâles, et terminées chacune par- une pince allongée de grosseur médiocre.
Les Gonaplax habitent exclusivement la mer et se tiennent le long des côtes dans les endroits rocheux. On en connaît principalement deux espèces : l'une, G. anqulata Miln.-Edw., qui est le Cancer angulatus de Pennant {Brit. Zool.r vol. IV, 1777, pl. 5, fig. 10), et le Gonaplax hispinosa de Leach {Malacostr. Podopht. Breton., 1815, pl. 15), se rencontre sur les côtes de la Manche; l'autre, G. rhomboïdes Miln.-Edw., vit dans la Méditerranée. Cette dernière, qui a 20 millimètres de longueur sur 55 millimètres de largeur, est d'ime belle couleur jaune avec des reflets rougeàtres. C'est le Cancer rhomboïdes de Fabricins {Siippl ent. st., 1798, p. 404), ïOcypode longimana de Latreille [Eïst. des Criist. et Ins., t. VI, p. 44) et le Rhombille de Lamarck {Hïst. des anim. sans vert., t. V, 1818, p. 255); elle est figurée dans l'Allas du Règne anïmal de Cuvier, Crustacés, pl. 16, fig. 1. Ed. Lefèvre.
GONTlilER. 70:.
GOXTDEX (Eaux mi.nkrales et ccr.ES de petit-lait de). Alherimdes, birarhonatées. f'erniglneu&es faibles, carboniques faibles, en Suisse, dans le canton d'Appeuzell, dans les Rhodes intérieures, Innerrhoden, qui forme une petite république, peuplée de 20 000 habitants catholiques, et qui occupe le nord et l'ouest du canton. Gonthen est un petit village de lô7 habitants, situé à 860 mètres au-dessus du niveau de la mer, oii émergent trois sources, dont l'eau est claire, iimpide et transparente, après qu'elle a laissé un enduit rougeàtre très-adhérent aux parois latéi'ales de sou bassin ou qu'il est tombé en flocons à son fond. Elle n"a ni odeur ni couleur, et son goût est l^ide et surtout ferrugineux. Des bulles gazeuses montent de temps en temps à sa surface et se déposent en perles transparentes à l'intérieur des vases où on la reçoit. Sa température est de 15",! centigrade. On ne connaît ni sa densité ni son analyse chimique exactes. L'établissement minéral de Gonthen se compose de buvettes et de cabinets do bains et de douches. Ce sont des femmes en gi^ande partie qui viennent demander à ces eaux, prises à l'intérieur et à l'extérieur, la guérison de leur anémie ou de leur chlorose et surtout de la stérilité, que produisent souvent ces états pathologiques.
Nous avons dit, en parlant de Gleisweiler ivoij- ce mot), que les cures de petit-lait et les cures de raisin y étaient aujourd'hui plus suivies que le traitement par son eau minérale; k Gonthen, c'est le contraire, et il n'y a plu» à cette station que de rares buveurs de petit-lait qui, comme celui de Gais, de Weissbad, de Rorsbach et de Horn {voy. ces mots), est confectionné chaque nuit dans les montagnes d'Appenzell, où on le fabrique et d'où on l'apporte tous les matins dans des hottes de bois blanc hermétiquement fermées.
GOXTHIER (Jea.n). Andcrnach est une petite ville des États prussiens, à 16 kilomètres de Coblentz. C'est là ({u'est né en 1503 le médecin célèbre dont nous esquissons l'histoire. Sa signature, apposée sur les registres de la Faculté de médecine de Paris, porte toujours Guinterius, et non pas GinntJierius, comme le disent beaucoup d'imprimés. Issu de parents fort pauvres, qui ne purent que lui procurer les premiers éléments de l'instruction, il quitta, trèsjeune encore, le lieu de sa naissance, où les sources manquaient à son ardeur pour l'étude, et se rendit à Utrecht. Là, en compagnie d'un jeune ami, Lambertus Hartensius, il s'appliqua à l'élude des belles lettres, et surtout à celle de la langue grecque. Quelques années plus tard Guinter était à Deventer, puis à Marbourg, puis à Goslar, où il occupa la place de directeur des écoles publiques, enfm à Louvain. où lesmagisti-ats le chargèrent d'enseigner la langue grecque, avec cette fois le titre de professeur. Il eut une foule d'auditeurs. Mais celte position, (|uoique digne d'envie à certains points, ne pouvait convenir à Gonthier dont les aspirations étaient dirigées du côté de la médecine. Aussi, après avoir pris certains grades universitaires à Leipzig, il se rendit à Paris où la médecine était alors plus florissante que dans toutes les autres contrées de l'Europe. C'était dans le mois de mars de l'armée lo!26. Le 4 juin 1550 il était reçu licencié avec Fernel et d'autres, bien qu'il n'eût pas les quatre années d'études réglementaires; le 20 février 1551 il subissait l'acte de vespérie, et le 20 octobre 1552 il était proclamé docteur. L'école rendit alors un touchant hommage aux ouvrages qu'il avait déjà publiés, en lui faisant remise d'une somme de 171 l. 2d. qu'il devait pour certains droits de scolarité, parce que, disent mer. Eî(c. 4' s. IX. 45
70G GOiSTIIlER.
les Rcqii^trefi commentaires de la Faculté de médecine de Paris, « optimè (( meritus esset de re medica, et magiio labore et studio plura Galeni opéra et « totara Pauli Eginetis medicinam latinitate donasset » (J^eg. comment., t. lY, 248, V; 269, r°; 298, r°; t. V, 48, r"). Deux ans ne se passèrent pas sans que le jeune savant fût promu aux fonctions de professeur des écoles, 7 novembre 155 i {ih'ul., t. V, 47, \"). 11 eut l'honneur d'avoir pour élève Vésale et pour collcgue Fcrnel. Guinter peut être considéré comme le restaurateur de l'anatoniie dans l'Université de Paris. Les troubles religieux, les prédications de Luther, engagèrent cependant Guinler qui, bien que né catholique, avait embrassé le parti de la réforme, à abandonner une école qui rendait justice à ses talents, et en irj57 il quittait la France pour aller d'abord à YN'ittemberg, puis à Metz, accompagné de sa femme qu'il perdit dans cette dernière ville. Au cha'^rin que Gonthier ressentit de ce malheur se joignirent encore les troubles de la guerre qui ne tardèrent pas à s'étendre jusque dans la ville de Metz, et le forcèrent à se retirer à Strasbourg. Les magistrats lui firent un^ accueil mémorable et lui donnèrent même un rang pai'mi les premiers citoyens. On lui confia aussi une chaire de professeur dans l'école publique. Mais l'envie, kl jalousie, commencèrent leur œuvre; on soutint qu'il n'avait pas le droit d'être aussi liabile. Forcé de quitter rem[)loi de Maître, il se livra tout entier à l'exercice de la médecine ; la Renommée aux cent bouches lui fit un éclatant iuccès; l'empereur Ferdinand I"' lui fit expédier des lettres de noblesse. Mais la mort vint le surprendre au milieu de sa gloire le 4 octobre 1574. Il fut enterré au cimetière de Saint-Gai, hors des murs de Strasbourg.il avait été marié trois fois. On ignore le nom de sa première femme qui mourut, avons-nous dit, à Metz. Félicité Schœrer, qu'il épousa ensuite à Strasbourg, était d'une bonne famille bourgeoise de cette ville; elle y mourut après avoir donné à son mari deux enfants qui furent enlevés dès le berceau. Sa troisième femme, qui était de la famille bourgeoise de Ilceclin, lui survécut.
La mort de Gonthier fut pleurée par les muscs. Lt^ arts même essayèrent de conserver par la gravure les traits du Galien moderne. Son portrait est à la tête du poème de Calaminus et dans les Recueils iconographiques des médecins publiés par Reusner, Schenckius et Sambacus. Publications de Guinter :
A. Oa^Tages composés par Guinter : Analomicarum inslitidionum secundnm sententiam- Galeni libri IV. Basil., 1556, in-8° ; 1538, iii-4°; 1556, in-S". l'jtavii, 1558, in-S". Lugduni, 1541, in-8°. — De riclûs et niedendi ratlone, (Uni alio, tUm peslllenliœ ma.vime tempore observandâ. Argent., 1542, in-S". Tarisiis, 1549, in-8° ; ibid., 1577, in-16. — Instiuclioii très-utile, par laquelle un chacun pourra se maintenir en santé', tant au temps de peste, comme en autre temps. 1547, in-8° iTrad. du livre précédent). — Avis, re'gime et ordonnance pour connottre la peste et les fièvres de peste qui régnent à présent; comme il faut s'y conduire et même s'en garantir ; de quels remèdes on doit se servir pour les guérir (en allemand). Strasb., 1564, in-4°; 1610, in-S". — Court abrégé d'un livre sur la peste, pour le commun des hommes (en allemand). Strasb.. 1564, in-8°. — De pestilentia co^menlarius, in quatuor dialogos distinclus. Argentin;e, 1565, in-8°. — Commenlarius de balneis et aquis medicatis, in très dialogos destinctus. Argentorati, 1565, in-8°. — De medicinâ veteri et nova, tum cognoscendâ, tîim faciundâ, commcntarii duo. Basileœ, 1571, 2'vol. in-fol. — Gynœciorum commentarius de gravidarum, parturientium, puerperariim, et infantium cura, ex Bibliothecâ Schenckianâ. emissus à Joanne Georgio Schenckio. Argentoraù, 1606, in-8°. — Responsa et consilia circiter ducenta quœ illustribus et potentibus ccgris ad varios morbos dédit Joan. Guinterius (ouvrage resté manuscrit, signalé par J.-G. Schenckius et Melchior Adam). — Syntaxis Grœca nunc recens et nota et édita. Lutetiœ, 1527, in-8».
D. Traductions : Galeni Introductio, seu mcd/cus et de sectis, latine. Paris, 1528, in-8^ Basileœ, 1557 et 1595, in-fol. — Galenus, de facuUatum naturalium substantiâ . , . . ParisiiSf
GONZALÈS (Les). 707
1528, in-8°; 1534, in-fol.; 1547, iii-12. — Galcniis, de semine libri duo. Paris,, 1528, in-8»;
1553, in-8». Basilea-, 15Ô7 et 1591, ia-fol. — Galenus, de diebus decretoriis et »io?borum temporibus. Paris., 1529, 1534, in-fol., in-8». Lugduni, 1550, ia-12°. Basil., 1537 ef 1593, iii-fol. — Galenus, de alrû bile et tuinoribus prœler natiuam. Paris., 1529, in-8°; 1554, iu-fol. — Galenus, de compositionc iiiedicamentorum libri septem. Paris., 15")0, in-fol. Basil., 1530 et 1593, in-fol. — Galenus, de aiintomicis administrât ionibus libri novcm. Paris., 1531, in-lol. Basil., 1531, in-fol. Lugduni, 1551, in-12. — Galenus, de theriaca ad Pisonem liber. Paris, 1551, in-4»; 1534, in-fol. Basil., 1531, in-fol. — Galenus, liber de plenitudine. Paris., 1551, in-8°; 1528, in-fol. ; 1534, in-fol. Basil., 1531, in-fol. — Galenus, de antidolis libri duo. Paris.. 1535, in-fol. — Galenus, de Hippocralis et Plalonis placilis.
Paris., 1534, iii-fol. — Galenus, varia opéra Paris., 1554, in-fol. — Galenus, de
conipositione medicamcntoruni. Paris., 1535, in-lol. Basil., 1537 et 1593, in-fol. — Galenus,
de ratione mcdendi Paris., 1530, in-8°. — Galenus, opéra diversa Paris., 1636,
in-Col. — Galenus, de elementis, ex Hippocralis sententid. Paris, 1541, in-8° ; 1554, in-fol. — Galenus, in Hipp. librum de nalurâ hominis commenlariis. Lugduni, 15i9, in-12; 1555, in-12; 1570, in-12. — Pohjbi de dicela salubri libellus. Paris., 1528, in-fol. — Polijbi de viclus salubris ratione privatorum. .\rgentina3, 1550, in-S". l'Yancofurti, in-8°. Antwerpiœ, 1562, in-8°. — Pauli ^ginetœ opus de re medicâ. Paris., 1532, in-fol. Colon,
1554, in-fol. — Oribasii conmientaria inaphorismos Hippocralis Paris., 1533, in 8°. —
('.cela Aureliani libii très de acutis paKsionibuK Paris., 1553, in-S". — Bhazœ niedici
adinirabilis de pestilenliâ Argent., 1549, in-8°. — Alexandri Tralliani libri médicinales Xll. Argent., 1549, in-8°. Basil., 1556, in-8». Lugduni, 1560, in-12. A. C.
CiOXZALEZ (Les).
Gonzalez (Alonso). Médecin espagnol du commencement du dix-septième siècle, né à Séville, fit ses études ù l'Université de Grenade et s'y fit recevoir licencié. Il alla ensuite s'établir à Priego, dans la provnice de Cordoue, oij il fut médecin pensionné. On a de lui :
Caita al doctor Pedro de Pârraga Palomino, mèdico en la ciudad de Gvanada, en que se trata del arte y ôrden para conservar la salud, y dilalar nuesira vida y buen uso del beber frio con nieve. Granada, 1612, in-4''. L. Hn.
Gonzalez (LoRENzo). Autre médecin espagnol de la fin du dix-septième
siècle, naquit à Yalladolid, fit ses études à l'Université de cette ville, y obtint le diplôme de docteur et par la suite la première chaire de médecine. Il fut médecin de la chambre du roi Charles 11.
On connaît de lui :
Thaeoremata Apollinea pyntiana, tam practicae quam speculaiioni deservientia, pro examine compatrando et littcvarum prima eorona accipienda, etc. Yalladolid, 1689-1690, 5 vol. in-4». L. Hn.
Gonzalez y Centeno (Valentijn). Médecin de la fin du dix-huitième siècle, exerçait son art avec succès à Séville. Il était membre de l'Académie rovale médico-pratique de Barcelone et vice-président de la Société royale de médecine de Séville, dont il publia les mémoires depuis 1788. Nous connaissons de lui :
I. Disertacion niedica : la genuina inteligencia del aforismo 20, libro 4 de Hipocrates que dice : Sanguis quidem sursum emissus, qunliscumque sil, malum : infra vero, bonum. cum niger dejicitur. In Métnor. Acad. de la Pieal Soe. de Sevilla, t. Il, p. 136, et Sevilla, 1772, in-8°. — II. Disertacion medica : de esceso y disminucion de la lèche en las nutrices y modo de remediar ambos vicios. Ibid., p. 492, et Sevilla, 1772, in-8". — III. Leccion medico-legal : de las enfermedades simulables. Ibid., t. III, p. 445, et Sevilla, 1785^ in-8°. — IV. Disertacion 7nedica : las enfermedades que preceden de pasion de animo no son curables con remedios materiales. Ibid., t. IV, p. 1, et Sevilla, 1786, in-8°. — V. Disertacion ftsiologico-medica : del mécanisme que observa la naturaleza en la evacuacion de las calamenias. Ibid., p. 411, et Sevilla, 1786, in-8°. — VI. Disertacion medica. Que enferme-
708 (lOOGlI (Les deux).
dadcs son mas frecuentes en Sevilla, y si haij medio para precaverlas? Ibid,, t. V, p. 218, et Sevilli, 1787, 111-8°. — VII. Diserlacion medica. Par que la piedra iman es rcniedio en los dolores y si liay sehal précisa para la nplicacion de este tôpico y no de otro? Ibid., t. YI, p. 298, et Scvilla, 1788, in-S". — VIII. Diserlacion medico-practica : de las senalcs de la puogenia en la masa de la sangre y viedios de conocerla y cohibirla. Ibid., p. 454, et Sevilla, 1788, in-S". — IX. Oracion inaugural : sobre cl influjo que tiene en la salud humana el impetu violenta que causa en la almosfera el cslallido y toque de las grandes instruinenlos de métal, como canones de artilleria, campnnas, etc. Ibid., t. VII, p. 597, et Sevilla, 1789, in-8°. — X. Diserlacion médira. Perjuicios que ocasiona a la salud de los liombres el viciado principio de que se producen. Sevilla, 1791, in-8°. — XI. Diserlacion médira : de la utilidad del movimiento général y particular en el reumatismo. Sevilla, 1792, in-8». L. Un.
Gonzalez (.Jean-Emmamel-Chari.es). Médecin en chef des armées françaises, né à Monaco, en 1760, mort à Paris, le 5 juin 1843. Il descendait d'une famille noble d'Espagne et fit ses études à Turin. Après la réunion de sa patrie à la France, en 1792, il entra dans le corps des médecins militaires. Attaché en cette qualité à l'armée d'Italie, il assista au siège de Toulon et devint médecin principal, grade qui lui fut conféré à vingt-huit ans et avec lequel il prit une part active aux campagnes d'Italie, d'Egypte, d'Allemagne, de Dalmafie et d'Espagne; il s'y distingua par ses services méritoires pour la santé des troupes. A la Restauration, il fut appelé à la direction de l'hôpital militaire de Saintes, puis de celui de Nancy, en 1820. Sa longue expérience fut utilisée dans la campagne d'Ebpagne en 1825, comme médecin en chef du corps d'armée du maréchal Marmont. 11 remplit les mêmes fonctions, après 1850, à l'année du Nord, sous le maréchal Gérard, dont les opérations se bornèrent au siège d'Anvers {Biogr. Didot). L. H>-.
GOOCD (Les decx).
Gooch (Bl;^J.\MI^■). Chirurgien anglais, avait fait ses études médicales à Londres. Il s'établit à Shottisham dans le comté de Norfolk et y acquit la réputation d'un opérateur habile. Il est l'auteur de piusietns ouvrages ou recueils d'observations qui eurent beaucoup de succès et mourut vers 1780. Nous citerons de lui :
I. Cases and Praclical Remarks in Surgery; irilh Skelches of Machines of siinp'e Construction, easy Application, and approved Use. Londres, 1758, in-8°. — II. A Praclical Treatise on Wounds and otlicr Chirurgical Subjects. ta which is prefixcd A short His/or/cal Account of tlic Hise and Progress of Surgery, t. I. Norwich, 17()7, in-8°. — III. Médical and Surgical Observations, as an Appendix to a former Publication. Londres, 1775, in-S". — IV. Morbid Séparation of the Culicle from the Cutis. In Philosnphical Transact., 1769, t. XII, p. 647. — V. Remarhs and Considérations relative to the Performance of Amputation above the Knee, by the single Circular Incision. In Philosophical Transact., 1775, t. XIII, p. GCC. — VI. Conccrning Aneurysms of the Jhigh. Ibid. — VII. Chirurqical Works, a new Edition with Coi-rection and Additions, in-S", 5 vol. 1792. Réunion posthume des divers ouvrages de l'autour. A. D.
Gooch (Robert). Né en Angleterre, fit ses études médicales à Edimbourg, où il fut reçu docteur en juin 1807. Il se livra de bonne heure à la pratique des accouchements et devint successivement médecin accoucheur à Westminster, professeur d'accouchements et des maladies des femmes et des enfants de l'hôpital Saint-Barthélémy. Il jouit à Londres d'une grande réputation et y mourut le 16 février 1850, à l'âge de quarante-quatre ans, laissant :
I. Dissertatio inauguralis de'rachitide. Edimbourg, 1807, in-8'. — II. Beytrag zur Ent-
GOOD. 'îOft
sclieidiing der Frage : was fin- ein Vorgnng fuulet bei der sogenonnlcn Srlbslwendung statl? gelesen iiov. 5, 1819. in Médical Transact. of llie Collège of Ptnjsicians in London, t. VI, 1820. — m. On Disorders of the iUnd in Lying in Woinen. Ibid., p. 265 à 52:). — IV. An Account of some Circumstances under which a Haeniorrhage maij occur, sufficient. to produce Alarniing Symptomx, Ihoiigh the Vleriis is contracted in thc ordinarij Degree In London Medico-Ckirurgical Transact., t. XII, 1822, p. i:)2 à 160. — V. An Account of some ofthe most important Diseascs lo Women. Londres, 1829, in-8°; 2° édit., 1851; aulre édit. riiiladelphie, 1850, in-8°. Weimar, 1850, in-S". — VI. A Practical Compendium of Midwifcry, being the Course of Lectures on Miduùfery and on the Diseases of Woincn and Infants delivcrcd al Si. Bartholomcw's Uospilal. Londres, 1851, in-12°; 1857. Philadelphie, 1852, in-8°. — VII. Ueber einige Faite von Bheumatisnius der Unterleibswandung die mit allg. Pcritonitis verwcchselt werdenkann. In Froriep's Nolii, t. XXXVI, 1855, p. 141-142. — VIII. On Anatomical Dissections. In the Quarterly /{eu/eM', janvier 1830. A. I>.
GOOD (Joh.n-Masoin). iMédecin et littérateur anglais, né à Epping (comté d'Essex) le 25 mai 17t)4, mort à Shepperton(Middlesex) le 2 janvier 1827. Son père, minislre d'ime congrégation d'indépendants, lui enseigna le latin, le grec et le français. A l'âge de quinze ans, il entra en apprentissage chez un chirurgien de Gosport, étudia quelque temps à l'iiôpital de Guy et commença en 178 4 à pratiquer la chirurgie à Sudbury. H réussit médiocrement et, s'étanl imprudemment porté caution pour un de ses amis qui devait une somme considérable et qui ne la paya pas, il se trouva dans un grand embarras; il se rendit à Londres dans l'espoir que la littérature, où il s'était déjà exercé, lui serait plus favorable que la chirurgie. H ne se trompait pas. Ses œuvres nombreuses et variées, sans le placer au nombre des écrivains éminentsde son époque, le firent honorablement connaître, et ses succès littéraires lui valurent une clientèle assez nombreuse. Eu 1820, il prit le diplôme de docteur en médecine au collège Mariskal à Aberdeen, et depuis cette époque jusqu'à sa mort il ne cessa de faire marcher de front une pratique active de la médecine et des travaux dans presque toutes les branches de la science et de la littérature. Ses ouvrages attestent un savoir étendu et varié; ils sont écrits avec méthode et clarté, mais ils manquent d'originalité et on y trouve trop peu de critique et d'observation personnelle. Good était particulièrement remarquable par la facilité avec laquelle il apprenait les langues. Familiarisé dès la maison paternelle avec le latin, le grec et le français, il apprit l'égyptien et l'hébreu pendant son apprentissage de chirurgien. Puis vinrent l'allemand, l'espagnol, le portugais, auxquels s'ajoutèrent successivement l'arabe, le persan, le russe, le chinois et le sanscrit. Il profita de ses vastes connaissances linguistiques pour traduire un grand nombre d'ouvrages étrangers ou pour remplir ses propre^ ouvrages de citations empruntées aux littérateurs des autres peuples. Ses écrits sont peu nombreux et en général peu importants. Son Book of Nature, l'un de ses ouvrages les plus intéressants, n'est qu'une reproduction des leçons professées par Good à l'instituliou de Surrey sur les phénomènes du monde physique et de l'entendement. Good fut un collaborateur très-actif de plusieurs recueils périodiques tels que le Woiid, Y Analilical and Critical Ueview, le British Magazine et le Monthhj Magazine. Il donna à toutes ces revues des articles très-remarques sur les mœurs et la littérature de l'Orient. 11 rédigea aussi une partie de la Pantdogia, publiée par Bosworth et Gregory. Enfin, il donna ses soins à la première édition complète des Letters of Junius, publiées, en 1813, par Georges Woodfall, fils de l'imprimeur du Public Advertiser, où les lettres du publiciste inconnu, caché sous le nom de Junius, avaient paru pour la première fois. Cette édition contient, outre la préface et les lettres publiées sous les yeux de l'auteur, en 1772, de
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précieuses additions : les billets confidentiels de Junius à son imprimeur, su correspondance privée avec Wilkes, enfin le recueil de diverses lettres souscrites de signatures pseudonymes, que Woodfall avait insérées dans le Public Advertiser, et qu'il se croyait en droit d'attribuer à la même main. Plusieurs critiques anglais ont sévèrement reproché à Good ces adjonctions, dont l'authenticité ne leur paraît pas démontrée, et qui, suivant eux. ont jeté du trouble sur les investigations au sujet de l'auteur des Lettres. D'autres, au contraire, l'ont a[)prouvé d'avoir rendu à Junius ce qui, sans porter son nom, lui appartenait. Ouoi qu'il en soit du recueil en lui-même, VEssai, dont Good l'a fait précéder, est d'une grande importance. « Cet Essai, dit M. de Rémusat, doit être lu avant tout; on y trouve les noms de tous ceux qui avaient été soupçonnés jusque-là d'avoir écrit les lettres de .lunius. Leurs titres y sont bien discutés. C'est un résumé de tout ce que savaient ou de tout ce que voulaient qu'on sût des deux Woodfall, de tout ce qui paraissait résulter avec certitude des pièces et documents laissés par le père ou communiqués par le fils. Là est encore aujourd'hui le corps des preuves à étudier; le fond de l'instruction du |irocèsel les additions postérieures ne dispensent pas de faire remonter toute recherche à cette déposition des premiers témoins, à cet exposé des faits donné par le premier iuvestigateur » [Biogr. Didot).
I. Dissettalion on Dtseases of Prisons and Poorhonses. London,179o, iii-12, Mcm. covironué par la Socicté médicale de Londres. — II. A Sliorl Hislory of Medicine, fis ftir as it Relates ta Ihe Profession of llic Apolhecary ; from the Earliesl Accounls lo Ihe Présent Period; tlie (Irigin of Driu/gists, tlieir General Encroaclinicnts on Compound P/iarniacy, and the Evils lo wliicli llie Public are Ihence exposed ; as also from Ihe iinsliilful Praclices of ignorant Medicasters, and the Means ivhicli hâve lalely been deviscd to Bemedy tliese Growing Abuses. Published at Ihe Request of the Coniniiltee, of tlie General Pharmaceutic Association of Great Britain. London, 1795, in-12. — III. Diss. on tlie Best Means of Maintaining and Employing the Poor in Parish Worlihouses. London, 1798, iii-8° ; ibid., 1805, iii-S". — IV. Second Adiess lo Ihe Members of tlie Corporation of Surgeons. London. 1800, in-8^ — V. Memoirs of D' Goddes. London, 1803. in-8°. — VI. Translation of Lucrelius (en vers). London, 1805, 2 vol. in-4'= (un des moilleurs ouvrages de Good). — VII. On the General Structure and Physiology of Plants, Compared with ihoseof Animais, and the Mutual Converlibilihj of tlicir Organir Eléments. London. 1808, ii)-8°. — VIII. An Essay of Médical Technology, 1810, in-8°. — IX. A Physiologicnl System of Nosology, loilh a Correcled and Simplified Nomenclature. London, 1817, in-8°. — X. The Study of Medicine. London, 1822, 4 vol. in-8». — XL The Book of Nature. London, 1826, 3 vol. in-8°. L. II:<.
GOODALTi (Charles). Médecin anglais, reçu docteur à Cambridge le 26 novembre 1070, se fixa à Londres. 11 fut reçu candidat du CoUéue des médecins en 1676, fellow de la même société en 1G80, fit la leçon Gulslonienne en 1685, la leçon Ilarvéyenne en 1694, et devint président du collège le 25 décembre 1708. Il conserva ses fonctions et s'en acquitta avec honneur jusqu'à sa mort arrivée à Kensington le 25 août 1712. Goodall était un excellent praticien et remplissait la charge de médecin de l'hôpital Sulton à Londres. Mais il consacra surtout ses efforts à défendre le Collège dont il faisait partie contre ses ennemis et à en accroître la prospérité.
Sydenham, dont il était l'ami intime, pai le de lui avec les plus grands éloges; dans son Schedula Monitoria adressé à Goodall, il dit : « Obsecro Te, Humanissime Vir, ut Tractatulum hune a^qui bonique consulas, quo testatum esse Yolui qnanto Te honore prosequor; quod pariler faciuut etiam ii omnes quibus longe minus quam mihi perspecta est Virtus tua : neque jure merito existimare quispotcst, me (quiTui nullatenus indigeo), Tibi assentari, cum palam profilear.
GOODEVE. 7H
quod, sicuti in ea quani exerces Arte nemini secimdiis sis (ut modeste loquar) ita morum integritate houestaleque undique absoliitissima, omnes fere quoriuu •ego consueludine uiiquam usus liierim superes. »
Outre deux ouvrages sur les droits et les devoirs du Collège des médecins de Londres, on a de Goodall une lettre sur le traitement de la fièvre intermittente, lettre écrite en 1705 et conservée à la bibliothèque Bodleyenne d'Oxford : c'est une réponse à une autre lettre attribuant au quinquina une action fâcheuse sur la santé et mentionnant le cas du duc de Vendùnie qui fut pris de lièvre intermittente en Italie, en 1703, et guéri dans l'espace de trente-six heures par la poudre des Jésuites. Goodall apprécie bien au contraire la valeur du quinquina et discute les causes de la lièvre intermittente. La même bibliothèque Bodleyenne possède encore de Goodall une lettre écrite probablement en 170'2 •et adressée à Sir Thomas Millington, où il décrit l'action utile que les eaux ■de Tunbridge- Wells ont exercée sur sa santé. Ces deux lettres ont été publiées pour la première fois parmi les Anecdota Bodleyana [Provincial Médical ■and Sur gical Journal, t. II, n"*" 41-48, et t. 111, n''4); voy. encore Janus, t. 1, p. 848, 1848.
I. Tlie Collège of P/njx/cians Yindicaled againsl a Pamphlet enlilled the Corner Stone, elc. , ■and tlie True Stale of Phtisie in the ISation Failli fully Reprcsented. London, lt)74, in-8°. — II. The Royal Collège of Phijsicians of London Foumled and Etablished bij Laiv, as Appears by Lelters l'alenls, Acis of Parliaments, Adjudged Cases, etc., and an Historinil Account of the CoUegé's Proceedings against Empiricks and Unlicemed Practisers in Every Prince's Hcign frotn their First Incorporation to the Murlher of the P,oyal Martyr Jiing Charles the First. London, 1684, iii-4". L. Hx.
GOODEVE (Edward). Médecin anglais distingué, né à Bury Hall (Alverston, Hauts) le 27 janvier 1816, fit ses humanités en France et en Angleterre, puis étudia la médecine sous la direction de sou frère William, professeur d'anatomie à Bristol, et à l'Infirmerie royale de cette ville. Il passa ensuite à Londres, où il fut pendant deux ans préparateur de William Lawrence à l'hôpital SaintiBarthélemy, puis avec l'aide de son illustre maître fut nommé « assistant surgeon » ■au Bengale. 11 arriva à Calcutta eu 1841, puis, après avoir résidé quelque temps dans le nord de l'Inde, en qualité de médecin civil à Cawnpore, et avoir servi dans les dernières campagnes duSutlej, revint en 1850 à Calcutta. Il fut nommé <( assistant apothecary gênerai » et professeur de matière médicale au Collège ■médical de Calcutta, et peu après professeur de médecine à l'hôpital de cette '\'ille, où il remplit en outre les fonctions de « senior physiciaii ». Membre de la Faculté de médecine de Calcutta, il en fut nommé le président et chargé des fonctions d'examinateur. Il conserva ces charges jusqu'en 1804 et quitta ensuite iles Indes.
Peu après son retour en Angleterre, en 1866, Goodeve fut envoyé à Constantinople pour prendre part aux conférences de la commission internationale du -choléra. A son retour, il s'établit comme médecin consultant, mais dut bientôt renoncer à la pratique i!i cause de l'état précaire de sa santé; il se fixa à lu ■campagne; à l'époque de sa mort arrivée le 27 octobre 1880, il habitait Drinagli, Stoke Bishop, villa située sur les bords de l'Avon, non loin de Clifton,
Goodeve possédait depuis un certain nombre d'années le titre d'inspecteur géi. rai de l'armée, de médecin honoraire de la reine, etc. On cite de lui divers bons mémoires, particulièrement les articles Diarrhœa et Choléra du Reijnold's .System of Medicine.
712 GOODSIR.
Il ne faut pas confondre cet auteur avec :
(lioodeve (IlK.NRY-IIrr.Rv). Probablement de la même famille, il étudia la médecine à Londres, Dublin et Edimbourg, et fut reru docteur à cette dernière Uuiversité eu 1828, fellow lionoraire du Collège royal de chirurgie d'Angleterre en 184i, fellow du Collège royal de médecine de Londres en 1860. Comme le précédent, il servit dans les Indes et fut pendant quinze aus professeur d'anatomie et d'accouchement au Collège de médecine de Calcutta et médecin à la Maternité de cette ville. Il revint ensuite à Londres vers 1850 et se retira peu après à Gook'sFolly, près de Bristol, où il vivait encore en 1804.
Pendant son séjour à Calcutta, il fut l'un des rédacteurs du Quarterly Jour' nul of the Calcutta Médical and Physical Society. Il a publié un grand nombre d'articles dans ce recueil ainsi que dans d'autres journaux de médecine. Nous nous bornerons à mentionner ;
i. Domesdc Management of C/iildreu in India, 4lli. Edition. — II. Account of a Iluman (Tiviii) Monslrtiosily. In Cahuila Traiisact. Mcd. P/iys. Society, t. VIII, App., p. xxxj, J830.