‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.45Chapitre 69 sur 97 · L. Hr · texte numérisé non relu

L. Hr

GOMPniA. Synonyme de Ouratea {Voy. Ochsa, Ochnacées).

GO.nPHiDE [Gomplndiiis Fr.). Genre de Champignons-Hyménomycèles, du groupe des Agaricinées, caractérisés par le réceptacle charnu, gUitineux, le slipe plein, atténué à la base, Vanneau ou voile aranéeux, et les lamelles espacées, décurrentes, d'abord mucilagineuses et molles, puis membraneuses.

Des neuf ou dix espèces connues, la principale est le G. viscidus L., qui se rencontre assez corauiunément en Europe, dans les bois de pins. Ed. Lef.

GO^lPniDES. Groupe d'Insectes-Névroplères, établi par Rambur pour certaines Libellules, qui diffèrept des Libellulides par les palpes labiaux, ou lobes laténius de la lèvre inférieure, composés de trois articles, et des .^gchnides par les yeux plus ou moins distants l'un de l'autre.

En outre, les Gomphides. ont la tétc toujours sensiblement déprimée, le vertex jamais renflé ni vésiculeux, le thorax très-épais, l'abdomen cylindrique ou comprimé, et plus ou moins dilaté à l'extrémité, enfin les pattes courtes et épaisses, avec les tibias plus courts que les cuisses, qui sont parfois fortement épineuses.

Les espèces européennes de ce groupe se répartissent dans les deux genres Gomphus Leach et Cordulegaster Leach.

Ce dernier, dont les représentants sont surtout caractérisés par la lèvre inférieure divisée à son extrémité, a pour type V^schna annulata de Latreille, espèce répandue dans le midi de la France, en Espagne et en Italie.

Les Gomphus, au contraire, ont la lèvre inférieure entière. Ils se tiennent presque toujours éloignés des mares et des étangs et se rencontrent principalement dans les allées et les clairières des bois. On n'en connaît guère qu'une dizaine d'espèces parmi lesquelles les G. vidgatlssimusL., G. flavipe^ Charp. et G. forcipatus L., sont les plus répandues. Ed. Lef

GOiiPDOrARPL'S (R. Br., in Mem. Werner Soc. I, 57). Genre d'Asclépiadacées, tribu des Cynanchées, dont les fleurs ressemblent beaucoup à celles des Asclepias, mais dont la couronne est formée d'écaillés coucaves, condupliquées, cucullées ou charnues et comprimées sur les côtés, avec les bords souvent unidentés de chaque côté, et sans appendicule intérieur. Ce sont des herbes ou des sons-arbrisseaux de l'Afrique, de l'Arabie et de l'Amérique tempérée, à feuilles opposées et à cymes ombelliformes. On emploie comme plantes médicinales les G. crispus R. Br., fruiicosus R. Br. et pediinctilatus L. Le premier, qui est le Pachycarpus crispa E. Met., du Gap, a une racine amère et astringente. Le second, qui est V Asclepias fruficosa L., donne en Syrie un des Arghel

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avec lesquels on sophisti(iue le Séné ; et le troisième est indiqué en Abyssinie sous le nom à-'Enteltei, comme remède usuel; c'est sa racine qui est employée.

H. Bs.

Bibliographie. — DG-, Piodr., VIIF, 557. — Bemu. et IIook., Gen., II, 755, n. 50. — RosEXTH., 5j/;i. plant, diaphor., 380. H. Bx.

GOMPHOSE (de Yô,"?oç, clou). Si l'on voulait faire entrer la gomphose dans les articulations, il faudrait la re'unir aux enarthroses., dont elle différerait par l'immobilité de la partie contenue. L'insertion des dents dans la mâchoire est une gomphose [voy. Articdl.vtions). D.

GO:viPHREXA. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Amarantliacées. Ce sont des espèces la plupart américaines, quelques-unes asiatiques ou australiennes, croissant dans les pays tropicaux. Leur tige herbacée ou sous-frutescente, souvent articulée, porte des feuilles généralement opposées, souvent à demi-embrassantes. Les fleurs disposées en petits épis, formant eux-mêmes des panicules ou des capitules globuleux, sont hermaphrodites ou polygames par avorlement. Elles sont pourvues de 5 bractées et composées d'un calice à 5 sépales ou à 5 divisions ; de 5 étamines réunies à la base en tube ou en cupules, dont les tilaraents élargis sont tritides à la base et portent les anthères sur la division moyenne. L'ovaire, uniloculaire et uniovulé, devient un petit ulricule enveloppé dans le calice et contient une seule graine sublenticulaire, dont l'embryon s'enroule autour d'un albumen central.

Les seules espèces intéressantes de ce groupe appartiennent aux Gomphrena à fleurs disposées en capitules globules. Une de ces espèces, le Gomphrena globosa L., originaire des Indes Orientales, du Japon, des îles de la Société, etc., est cultivée partout dans les jardins d'Europe, à cause de ses belles inflorescences d'un l'ouge pourpre agréable, ou, dans une des variétés, d'un rose tendre ou couleur de chair. Mais cette plante est purement ornementale et n'a aucune utilité en médecine.

On a, au contraire, attribué de nombreuses et importantes propriétés aux deux espèces suivantes :

Gomphrena officinalis Mart. Plante toute couverte de poils couleur de rouille, à feuilles semi-amplexicaules, ovales obloiigues, mi-crénelées, à bords entiers, à grands capitules terminaux, solitaires, à fleurs brillantes, d'un rouge légèrement orangé. C'est une belle espèce, dont les racines grosses, tubéreuses, d'une saveur nanséeuse, sont regardées au Brésil commeune espèce de panacée; elles y portent le nom de Paradiito, Paraiodo, Perpétua, Raiz do padre ^alerna, et sont données comme guérissant les fièvres intermittentes, les coliques, la diarrhée, comme fortifiant l'estomac, l'intestin, combattant le venin des serpents, etc., etc. Le nom de Paratodo (prêt à tout) résume d'ailleurs l'opinion qu'on a sur cette plante, dont on a certainement surfait l'activité.

Le Gomphrena marocephala A. Saint-Hilaire, espèce très-voisine de la précédente, à fleurs d'un rose agréable, partage la même réputation dans les mêmes régions. Pl.

Bibliographie. — LixxÉ. Gênera, p. 125, n° 514; Species, 5'26. — Jossieu. Gênera, p. 68. — Endlicher. Gênera, n° 1958. — Martius. lois, 1824. — Aug. Saint-Hilaire. Plantes usuelles des brésiliens, pi, 22. — Mébat et de Lens. Lictionnaire mat. inédicale , 111, 408. — Moqoin Taxdo.n, in De Casdolle, Prodromus, XIII, 409. Pl

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