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GOULARD

Le Goujon de rivière [Cyprimis gobio de Linné), qu'on appelle aussi vulgairement en France Goiffon ou Go'éffon, Boffi, Goffi, Chabroita, etc., mesure de 10 à 15 centimètres de long et présente, suivant les eaux dans lesquelles il vit, certaines variations de couleur.

Sa tête est large et aplatie, sa bouche protractile a la mandibule supérieure plus avance'e que l'inférieure, et son corps aplati sur les flancs et élargi vers le centre s'arrondit sur le dos qui, vu latéralement, paraît presque droit. Aux angles de sa bouche s'insèrent deux barbillons bien développés; ses narines sont rapprochées et ses yeux, d'un gris clair, passent en dessus au blanc argenté.

Les eaux courantes et limpides sont les seules où se plaise le Goujon. Trèscommun dans la plupart de nos rivières et de nos lacs, il se trouve aussi en assez grande abondance dans l'Elbe, dans l'Irtisdi, dans l'Obi, dans le lac de Genève, etc. Il fraie plusieurs fois par an et grandit vite, de sorte que la multiplication de l'espèce serait très-rapide si de nombreux ennemis ne lui faisaient une guerre acharnée.

Frits dans l'huile ou le beurre, les Goujons constituent un plat excellent : aussi les pêcheurs s'efforcent-ils de capturer à la ligne, dans des nasses ou dans des filets, ces poissons à la chair savoureuse dont les Brochets, les Loutres et les Hérons détruisent aussi chaque année de grandes quantités. E. Oustalet.

Bibliographie. — Bonnaterre. Encyclopédie : Poissons, p. 191, pi. 77. — Cuvier et ValesciENXES. Histoire naturelle des Poissons, t. XVI, p. 300, 1842. — E. Blaxciiabd. Les Poissons des eaux douces de la France, 18C6, p. 295, fig. 57. — E. Moreau. Hist. nat. des Poissons de la France, 1881, t. III, p. 386. E. 0.

GOLXARD (Thomas) . Chirurgien qui a fait beaucoup parler de lui par se • bougies contre les rétrécissements de l'urèthre, et par l'invention du mélango astringent qui porte son nom {voy. plus bas). Nous copions les titres qu'il se donne dans un de ses ouvrages : a Conseiller du roi, maire de la ville d'Alet, professeur-démonstrateur royal en chirurgie, démonstrateur royal d'anatomic au Collège de médecine, membre des Académies royales des sciences de Montpellier, Toulouse, Lyon, et de l'Académie royale de chirurgie de Paris, pensionnaire du roy et de la province du Languedoc, pour la lithotomie, et chirur* gienmajor de l'hôpital royal et militaire de Montpellier ». On le dit né à Saint-Nicolas-de-la- Grave, près de Montauban, et l'on assure qu'il mourut après 1784.... Quoi qu'il en soit, voici la liste de ses ouvrages :

I. Traité sur les effets des préparations de plomb, et principalement de l'extrait de Saturne employé sous différentes formes et pour différentes maladies chirurgicales. Pézenas, 1760, iii-8°. — II. Œuvres de chirurgie Pézenas et Liège, 1779, 2 vol. in-8°. —

III. Lettre à M. de la Martinière sur les bougies pour les carnosités. Montp., 1751, in-8°. —

IV. Mémoire sur les maladies de l'urèthre, et sur un remède spécifique pour les guérir, de même que beaucoup d'autres maladies chirurgicales. Montp., 1746, in-8°; ibid., 1752, in-8°. — V. De la composition des bougies. Montp., 1751, in-8°. — VI. De lue venerea. Montp., 1774, in-4° (Thomas Goulard). — VII. Sur quelques nouveaux instruments de chirurgie. In Histoire de l'Acad. des se. de Paris, année 1740. Paris, 1742, in-4°, p. 617. — VIII. Remarques et observations pratiques sur les maladies vénériennes. Pézenas, 1760, in-8°. — IX. Traité des maladies de l'urèthre, avec la composition des différentes espèces de bougies propres à les guérir radicalement. Montpellier, 1752, in-8°. A. G.

GOULARD (Eau ET cÉRi^T de). Vcttu de Goulard, employée en lotions, est ainsi composée :

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