GOUJON
mille faussetés capables de détruire la réputation des plus habiles dans l'art dont je fais profession. Votre intégrité m'a mis à couvert des mensonges de mes ennemis, etc. » Gouey dut en avoir beaucoup, car il avait le défaut le plus propre à exciter la haine, je veux dire une grande vanité. Il composa un abrégé d'anatomie, de chirurgie et d'obstétrique, qu'il était sur le point de publier, en 1710, quand des raisons qu'il ne fait pas connaître l'obligèrent d'aller en Pologne, où il demeura six ans. Ce ne fut qu'à son retour que cet ouvrage vit le jour (Dezeimeris).
La véritable c/iintrgic élzblie sur l'expérience et la raison, avec de nouvelles découvertes sur Vostéologie et sur la mijologie; des remarques nécessaires sur les inaladies et sur la pratique, et un nouveau système sur la {jênéralion du fœtus ; divisée en cinq parties. Rouen, 1716,in-8° (ouvrage superficiel, renfermant cependant quelques observations intéressantes; il aurait, entre autres, guéri par une compression de quelques jours une blessure de l'artère fémorale; il est infiniment probable que l'artère atteinte n'était pas la fémorale, comme l'ont trop facilement accepté Ilaller et Portai). L. Hs.
GOi'ftE. Ciseau à tranchant courbe, qu'on emploie pour enlever des parties d'os, à l'aide d'un maillet, pour pratiquer la rugination et l'évidement. D.
GOL'Gii (John). Médecin anglais, a exercé la médecine à Kendal, dans le comté de AVestmoreland. Il est l'auteur des mémoires ci-après :
I. Faits and Observations tending to explain Ifte cttrious Phenomenon of Yentriloquism. In JSictiolxon Journ. of yatural Philosophy, t. 11, 1798, p. 122. — II. On tlie supposed Revival of Insects, after long Immersion in Wine and oUier intoxicating Liquors. Ebid., p. 553. — III. Instances ofsuspendcd Animation in Vegelables. Ibid., t. IV, 1801, p. 509. — IV. On t/te Solution of Water in the Atmosphère, and on the I\'ature of atmospheric Air. Ibid., t. VllI, 1804, p. 245. — Y. Atmospherical Air not a mechanical Mixture of the Oxygenous and Azolic Gates, demonstrated from the Spécifie Gravities of thèse Fluids. Ibid-, t. IX, 1804, p. 107. — VI. E.rperiments proving the Necessity of Atmospherical Oxygen in the Process of Végétation. Ibid., p. 217. — VII. Description of Ihe Property of Caoutchouc or Indian-rubber, ivith some P,eflectians on the Cause of the Elasticity of this Substance. Ibid., t. XIII, p. 1806. — VIII. Remarks on the Torpidity in Animais. Ibid., t. XIX, 1808, p. 161. A. D.
GOL'GOrL. D'après Mérat et de Lens, on donne ce nom à une sorte de résine qui découle d'un Diospyros de l'Inde, très-probablement du Diospyros ghitinosa Kœnig. Au dire de Leschinault, cette résine sert à calfater les vaisseaux. Pl.
Bibliographie. — Mérat et de Lens. Dictionnaire., III, 410. Pl.
GOIJO^'. Les Goujons sont des poissons de petite taille qui appartiennent à la famille des Cyprinidés {voij. le mot Cyprin) et qui vivent dans les eaux douces des deux mondes. Ils ont la tète grosse, le museau arrondi, avec la bouche située sur la face inférieure et munie de chaque côté d'un barbillon, les ouïes largement fendues, les dents pharjugiennes coniques ou légèrement crochues et disposées en une double série de part et d'autre de la ligne médiane, le corps plus ou moins allongé, couvert d'écaillés assez amples, la nageoire dorsale et la nageoire ovale courtes, sans rayon dentelé, et la nageoire caudale fourchue. Dans les classifications modernes ils forment un genre distinct auquel G. Cuvier a donné le nom de Gobio, quoiqu'il ne soit pas absolument certain que le mot Gobio, chez les Latins, et le mot /.ojêtôî, chez les Grecs, aient toujours servi exclusivement à désigner les petits Poissons dont nous parlons.