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GOURDE

La seule espèce de ce groupe, le Lngenaria vidgaris Ser. [Cucnrhila Lagenaria L.) est originaire de rAnciiii Monde ; on la trouve encore à l'ctat sauvage dans certaines contrées de l'Asie méridionale : dans les autres re'gions elle est cultivée et a produit de nombreuses variétés, que M. Naudin rapporte à neuf principales :

1" La Grande Calebasse d'Afrique, plante très-forte et généralement trop tardive pour fructifier sous le climat de Paris. Les fruits en sont très-gros, presque autant que nos potirons, tantôt étranglés au-dessus du milieu, tantôt simplement rétrécis en une sorte de goulot plus ou moins long. Les graines sont grosses, presque carrées, et peuvent atteindre 2 centimètres de long sur presque autant de large.

L'écorce ligneuse devient très-dure, et on peut, en enlevant la chair, faire de ces fruits des vases et des ustensiles variés, qui sont d'un grand usage chez les nègres de l'Afrique occidentale.

2° La Gourde pèlerine ou Gourde bouteille, divisée en deux renflements inégaux, séparés par un col rétréci; le plus gros renflement correspondant au côté de la fleur, le plus petit au pédoncule. C'est une forme Lieu connue, surtout dans le Midi, où on l'utilise fréquemment comme vase à contenir du vin.

3° La Cougourde, qui diffère de la précédente en ce que le plus petit renflement disparaît en s'allongeant en un goulot plus ou moins grêle.

4" La Gourde massue ou Gourde trompette, de forme cylindracée, parfois un peu renflée à son extrémité, pouvant atteindre 1 mètre à 1 mètre et demi de long, et variant de la grosseur du bras d'un enfant à celle de la cuisse.

5« La Gourde Hare-Harvan, venue du Jardin botanique médical du Caire, et dont le fruit, parnutement ovoïde, doit être surtout cultivé comme légume.

6° La Gourde plate de Corse, dont le fruit très-déprimé est quelquefois tout à fait plat et presque disclforme. Il prend alors le nom de Gourde tabatière, et on s'en sert en effet comme boîte à tabac.

7" et 8° La petite Gourde du Brésil et la petite gourde de Guinée, à tout petits fruits, rappelant les Gourdes de pèlerin. M. Naudin, avant de bien connaître la dernière forme, en avait fait une espèce sous le nom de Logenariamicrocarpa.

9" Enfin, les Gourdes sauvages, qui fourniront très-probablement de nouvelles variétés lorsqu'on les connaîtra mieux. Elles ont toutes, comme caractère commun, une chair extrêmement amère et sont, par suite, très-vénéneuses.

Rumphius parle le premier de ces gourdes, les unes cultivées, les autres sauvages, tellement amères qu'on ne peut les utiliser que pour en faire des vases. fîoyle parle aussi de la Gourde sauvage dans le nord de l'Inde : il n'est donc pas douteux que l'espèce ne soit originaire des contrées chaudes de l'Asie et des îles les plus voisines de ce continent. Existaient-elles à l'état spontané en Afrique? on n'en a pas de preuves. Quant à l'Europe, on sait bien que la gourde y a été cultivée depuis une haute antiquité. Columelle et Pline la décrivent d'une manière non équivoque, et ils en parlent comme d'une plante depuis longtemps connue,

La Gourde est parfois utilisée comme plante alimentaire, mais à cet égard elle est bien inférieure aux autres Cucurbitacées à fruits comestibles. Les variétés à fruits amers entrent dans la médecine des Indes : on s'en sert en qualité de ■drastique, sous le nom de Toumhie (Royle).

Les graines de la Gourde en massue entraient autrefois dans la catégorie des

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quatre grandes semences froides. Mais, actuellement, on a substitué à ces graines celles du Potiron ou du Giraumon. Pl.

EiDuoGBAPHiE. — Liyyt. Species, 1434. — Rcmphics. Amboin., V, p. 397, tab. 144. — Tournefort. Institutiones, 107. — Sekinge. Dissert. In Méitioires de la Soc. d'hist. nat. de Geitéve, III, part. II. p. 1, et in De Caxdolle, Prodromus, III, 299. — Rotle. Plant. Himal., I, 219. — Nacdis. Revue des Cucurbilacées . In Annal, d. se. nat., 4' série, XII, n" 2. — Bentham et

Hooker. Gênera. .... — Baillo.n. Hist. des plantes — Gcibourt. Drogues simples, '" éd.,

III, -262. Pl.

GOL'RIEXS. Voy. CaucASIQUE.

GOURL\Y (William). Né en Ecosse, fit ses études médicales à Edimbourg où il fut reçu docteur en 1782, il était membre de la Société médicale de cette ville et pratiqua quelque temps la médecine à Funchal dans l'île de Madère. On cite de lui :

I. Dissertatio inauguralis de erysipelate. Edimbourg", 1782, in-S». — II. Observations on the Xalural Histonj of Climate and Diicases of Madeira, from the Year 1783 ta 1808. Londres, 1811, in-8*. — III. Case of Encysled Sarcocele Cured. In Duncan Med. Commentar, vol. IX, 1785. — IV. Account oflhe Minerai W'aters in the Portugese Islands of S. Miguel, Ibid., vol. XVI, 1791. k. D.

GOL'R.nELix (Étie.\.\e). Médecin fort distingué de l'ancienne Faculté de Paris, et professeur de chirurgie au Collège royal de France. Il naquit à Quimper (Finistère). Il fut reçu docteur le 4 mars 1501, et occupa la charge de doyen dans les deux années 1574 et 1575. Bappelons que c'est sous son décanat que les docteurs de la rue de la Bùcherie parvinrent à obtenir du Parlement que la vente des ouvrages d'Ambroise Paré soit défendue jusqu'à ce qu'ils eussent été approuvés par la Faculté, selon la teneur d'un arrêté du 2 mai 1535. Gourmelin, qui est mort à Melun, le 12 août 1593, s'occupa spécialement de chirurgie. On lui doit les ouvrages suivants :

I. Synopseos chirurgiœ libri sex. Lutetise, 1.566, in-8°. — II. Chii'urgicœ artis, ex Hippocratis et aliorum veterum medtcorum decretis rationis normam redactœ libri très. Luteiiae, 1580, in-8°. Ces deux traités ont été traduits sous ces titres : Le guide des chirurgiens, translaté par Germain Courtin. Le sommaire de toute la chirurgie, contenant les sis livres

traduits par André Malesieu Paris, 1647. — III. Hippocratis dealimento Lutetiœ,

1572, in-8'. A. G.

FI.\' DD -VEirviEME VOLUME DE LA QCiTRIEME SERIE

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