GOURDE
Couraiid (Henui). Fils du précédent, né à Tours le 4 avril 1807 où il eut le bonheur de rencontrer Bretonneau. C'est dans la capitale qu'il termina ses études médicales et qu'il fut reçu docteur le 27 novembre 1852, et professeur agrégé en médecine en 1835; la diversité de ses publications dénote un bon écrivain, une grande aptitude pour la critique philosophique, et une grande variété de connaissances. Son nom se trouve intimement lié avec celui de Trousseau, à la fondation du Journal des connaissances médico-chirurgicales, à la rédaction duquel il collabora activement pendant quinze ans, de 1855 à 1848. Sait-on que pendant plu«.ieurs années, le gérant de cette feuille médicale ne fut autre qu'Isaac Pereire, que la fortune était loin d'avoir alors carressé, et qui se contentait d'appointements qui ne dépassaient pas cent louis par an? Henri Gouraud professait le spiritualisme, il était de l'école de Récaniier, un de ses maîtres et son ami. Il est mort à Paris le 15 avril 1874, à l'âge de soixantesept ans. Son fils, M. Xavier Gouraud, qui a embrassé la carrière de son père et de son grand-père, est aujourd'hui médecin de l'hôpital Saint-Antoine.
Aoicila liste des ouvrages laissés par Henri Gouraud. Nous n'y comprenons pas un grand nombre d'articles qui ont été inscrit dans le journal qu'il dirigeait; articles de fond, critique médicale, revue des cliniques hospitalières, bibliographie médicale, biographie médicale. Ses études sur Broussais, qu'il devait réunir plus tard en brochuie, ses autres études sur John Hunier, ont été trèsremarquables à l'époque de leur publication. Le cours de clinique médicale qu'il professa à la Charité en remplacement de Fouquier, et dont le discours d'ouverture a été rendu public (Journal des Conn. médic.-chirurg., 1842, p. 221), a fait ressortir les qualités d'un vrai praticien.
I. Propositions de médecine. Tlièses de Paris, 27 nov. 1832, in-4°. — II. Idée fondamentale de la médecine. Paris. 1833, in-8 {Extr. du Bull, de thérap., t. IV, 1833, p. 133). — III. La docti-ine des crises est-elle fondée? Tiièse d'agr., 1855, in-4''. — lY. Le bon médecin de campagne. Paris, 1835, iii-12, de 10 feuilles. Cet ouvrage est signé H. G. Gouraud. — V. Architecture des oiseaux, traduit de l'anglais. Lyon et Paris, 1857, in-12°, de 17 feuilles. — VI. Essai critique sur Broussais, sa doctrine médicale et ses opinions philosophiques. Paris, 1840, in-12, de 6 feuilles. — YII. De l'indication et de la formule de la saignée générale dans les maladies aiguës; 2' édit. Paris, 1845, in-8, de 76 pages. — VIII. Eloge de M. Récamier. Paris, 1853, in-8, de 9 feuilles. — IX. De l'action des différents climats dans le traitement de la plilhisie pulmonaire. Paris, 1875, in-8° de 15 p. Extr, de l'Union méd., 3» sér., t. XIV, p. 809, 1872. A. C.
eoL'RDE, Lagenaria Ser. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Cucurbitacées, que Seringe a séparé avec raison des Ciicurbita.
Les diverses formes de Lagenaria, que M. Naudin fait toutes entrer dans le même type spécifique, sont des plantes herbacées, annuelles, s'élevant assez haut sur les soutiens qu'on leur fournit, toutes couvertes d'une pubescence molle. Les feuilles sont grandes, suborbiculaires, cordées à la base, sans lobes bien marqués ; les vrilles, bifides. Les Heurs monoïques solitaires, à l'aisselle des feuilles, sont longuement pédonculées, de couleur blanche. Le calice des fleurs mâles est campanule, muni de cinq dents courtes, rarement foliacé. Lesétamines sont au nombre de trois, libres mais conniventes, à anthères, presque sessiles, épaisses, à loges llexueuses. Les fleurs femelles ont trois stigmates, presque sessiles, oblusément bilobées. Les fruits, de formes et de grandeurs variables, contiennent sous une couche épaissie et dure une chair fongueuse, blanche, insipide ou amère, qui se dessèche et disparaît presque à la fin. Les graines, bordées d'un bourrelet, ont aussi des formes et des dimensions très-variables.