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Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.46

GOURDE. «Ol'RMES. L'origine de ce mot est tout à fait inconnue; aucune des étymologies qui ont été proposées, et que nous reproduisons simplement pour mémoire, ne saurait être admise : de cjormar (Portug.) ?, vomir, « jeter sa gourme » ; ou de gnima, gromma ([tal.), grume (Franc.), croûte, incrustation, écorcedu bois coupé [Littré] ; ou de gonnes (Celt.j?, pus [Bescherolle .

Les affections diverses qui ont été réunies sous la dénomination de gourmes étant très-nombreuses, on comprend aisément que la synonymie du mot soit trèschargée, alors surtout qu'il s'agit d'une maladie de tous les temps et de tous les pavs. Avec quelque bonne volonté, on peut trouver dans Hippocrate les premiers linéaments d'une description des éruptions de la gourme, particulièrement dans les passages où l'on rencontre les mots â/ôjo et xr,ptov, ce dernier plus fréquemment. Dans plusieurs livres hippocratiques ainsi que dans les œuvres de Celse et de Galien les descriptions, encore en réalité très-confuses, deviennent cependant plus positives, et seront trouvées aux: mots à^wpîç, achores, y.r.oLryj^ ■sl-Arv.i'j-j, impétigo, favus, porrigo ; au mot sahafati (humide) dans les auteurs arabes. Enfin, dans lu période moderne, on trouvera successivement employés les mots suivants : lactumen, crusta lactea infantum, crus ta serpiginosa, tinea hiimida, et les mots francisée ou franç?is d'achores, de teigne et de croûte de lait, teigne muqueuse, rasque ou rasclie ou rache, débord, chapeau, pseudo-teigne, scrofulide exsudative bénigne, etc., etc.

Sans pouvoir le prouver, nous pensons que ce mot a été emprunté soit par le vulo^aire, soit par les médecins, à la pathologie animale, dans laquelle il est employé depuis fort longtemps pour désigner diverses affections éruptives de la tète, avec jetage, que l'on observe chez les jeunes chevaux, et qui étaient rapportées à une alimentation défectueuse. Le mot de gourme est resté usité en médecine vétérinaire, mais il tend de plus en plus à être détourné de sa signification première, et, en tout cas, il s'éloigne absolument aujourd'hui du sens qui lui est resté appliqué en médecine humaine. 11 nous suffira, pour montrer à quel

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