GOYAVE
style à sommet stigmatifère capité ou pelle. Les ovules sont nombreux et insérés sur un placenta entier, subpelté ou bilamellé. Le fruit, de forme variée, globuleux, ovoïde ou piriforme, formé en partie de réceptacle, est une baie couronnée du calice persistant ou de ses cicatrices. Il renferme, enchâssés dans une pulpe formée principalement des placentas hypertrophiés, un grand nombre de graines réniforraes, à téguments épais et durs, à embryon courbé, ou en fer à cheval, ou enroulé en spirale, avec des cotylédons peu développés et une radicule allongée, sans albumen. Les Goyaviers sont des plantes de l'Amérique tropicale et sous-tropicale; ils ont été introduits et cultivés dans presque tous les pays chauds du globe. Leurs surfaces sont glabres ou tomenteuses ; leurs feuilles opposées, pennivenniées. Leurs fleurs, petites ou grandes et belles, ordinairement blanches ou rosées, sont axillaires ou latérales, solitaires ou disposées en cymes ô-oo -llores, accompagnées de deux bractéoles latérales. Les espèces qui ont de l'intérêt au point de vue des applications sont les suivantes :
1. Goyavier pomifère ou G. blanc. Poirier des Antilles (Psklium pomifevum L., Spec, 672. — Tdss., FI. des Atit., II, t. 22. — P. vulgare Rich. — Guayava pirifûrmis G£RW., Fntct., I, t. 58). C'est un arbre ou un arbuste élégant, cultivé aujourd'hui dans toutes les régions chaudes du globe, principalement comme arbre fruitier. On le nomme aussi Pommier des Indes. Ses fruits, comme la plupart des autres Goyaves, sont doux, rafraîchissants, se mangent crus ou confits, servent à préparer des sirops, des conserves, des pâtes; et avant leur maturité, ils sont riches en tannin, au point de i:oircir le fer et de rendre des services comme astringents, principalement pour les usages journaliers de la médecine domestique. Les feuilles sont résolutives, vulnéraires; la racine sert à préparer des tisanes astringentes ; l'écorce de l'arbre s'emploie non-seulement comme médicament, mais aussi pour tanner les peaux; pulvérisée, elle conserve les peaux destinées à être empaillées.
2. Goyavier pir if ère {Psidiiim piriferum L., Spec., 672. — DC, Prodr., Il, 233, n. 10. — Descourt., FI. des Ant., II, t. 72. — Bot. Reg., t. 1079). Cette espèce que Raddi a réunie avec la précédente, sous le nom de Psidium Guyava, est le Poirier des Indes. On la cultive aussi dans tous les pays chauds, et ses propriétés, surtout son astringence, sont les mêmes que dans l'espèce précédente.
3. Les mêmes propriétés s'observent chez les Psidium albidum, coriaceum etpuniilum, les P. densicomiim Mart., cinereum Mart., cuneatimi Camb. (ÏAraça du Brésil), incanescens^ihRT., grandifolium Mart., Larnotteanum Camb., microcarpiim Camb., rufiim Maut., radicans Berg {Uvaca do campa des Brésiliens), moniamim Sw. [Almandron, Citronnelle de la Jamaïque), etc. Le P. Cattleyanum Sab. a été très-vanté pour ses fruits. Dans nos cultures, ils sont, avant leur maturité, d'une extrême astringence: c'est VAraça de Prayn des Brésiliens, le P. littorale Raddi et le P. variabile Berg. A Cuba, ou cultive comme comestible le P. Giiajabita A. Rich., sous le nom de Guojahita del Pinar. H. B>.
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