‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.46Chapitre 21 sur 97 · L. Hx · texte numérisé non relu

L. Hx

Graff (Carl). Né à Saint-Goar vers 1785, reçu docteur à Wurtzbourg en 1815, gratifié de la médaille de vaccination en argent en 1857, exerça son art à Trarbach

GRÀFE (Les). ^^1

sur la Moselle. Il était membre de la Société de médecine et d'histoire naturelle

de Bonn et vivait encore vers 1848. Nous citerons de lui :

I. e>7>£ia voûiïo;, seu fnorbus femineus Snjtharum. Diss. inaug. Virceburgi, 1815, in-8°. — II. Der Moselwem als Getrânk und als Heilmitltl. Bonn, 1821, 1827, gr. in-8». — 111. Der Moselwein gegenûber der pestllentiellen Choiera. Bonn, 1848, in-8». — IV. Fieberloses Irrereden mit Ziltern. In Nasse's Zeiischr. f. psych. Aerzte, M. III, p. 156, 1820. — Y. Die Métamorphose der Schàdelknochen in Markschwamm. In Gràfe's u. Walthers Journ. d. Chir., Bd. X, p. 70, 1827. Etc., etc. L. Hx.

Graf (Carl von). Médecin allemand distingué, né à Munich le 15 mai 1801 , était le fils du conseiller sanitaire et médecin d'état-major J.-B. Graf, lequel avait acquis une certaine notoriété par ses travaux sur les eaux minérales et la chimie médicale. Il fit ses études médicales à Landshut et y obtint le diplôme de docteur en 1825 [Descriptio epUlemix febris puerpéral is anno 1824-1825 in nosodochio Monacensi observatse, Monachii, 1825, in-8"). Il se perfectionna dans les hôpitaux de Munich, où il fut assistent de Grossi. En 1831, il devint médecin de la reine de Bavière, Caroline, qu'il accompagna à Vienne en 1852 ; il y observa le choléra et publia une monographie à ce sujet [Verstich einer Darsiellung der Choiera morbus, nach eigenemvâhrend der Sommermonate des Jahres 1832, zu Wien gemachten Beobachtungen, Mûnchen, 1832, in-S"). Par la suite, il fut nommé membre de la Commission supérieure de médecine. 11 fut anobli et comblé d'honneurs. Graf mourut à Munich, le 9 novembre 1883, à un âge tiès-avancé.

Il avait joui d'une réputation considérable comme médecin praticien. Membre fondateur du cercle médical de Munich, il prit une part active à ses travaux jusqu'à sa mort. Il a publié, outre les mémoires déjà cités, un grand nombre d'articles et de monographies sur les maladies épidémiques, choléra, tj-phus, etc. Il prit une grande part à la réorganisation médicale de la Bavière et au règlement des rapports entre l'État et les cercles médicaux. C'est la Coinmission supérieure de médecine dont il était membre qui fonda en 1854 l'organe publié sous le titre de Âerztliches Intelligenzblatt, dans lequel il a publié un grand nombre de mémoires. L. Hn.

GRÂFE (Les).

Grâfe (Carl-Ferdinand von). Célèbre chirurgien allemand, né à Varsovie le 8 mars 1787, fit ses premières études au gymnase de Bauzen et à la Kreuzsclmle de Dresde, fréquenta aussi le Collège médico-chirurgical de cette ville, et continua ses études médicales à Halle en 1805, et à Leipzig en 1807, et obtint le diplôme de docteur dans cette dernière Université le 21 avril 1807. Peu après, en 1808, il devint conseiller auUque et médecin du duc Ale.xisd'Anlialt- Bernburg, et résida à Ballenstedt, oià il créa un hôpital et des bains, puis, en 1810, passa à Berlin avec le titre de professeur ordinaire de chirurgie et de directeur de la clinique chirurgicale et ophlhalmologique. Il fut chargé en 1813 de l'administration des hôpitaux militaires de Berlin, puis de l'inspection des ambulances entre la Weichsel et le Weser, et, en 1815, organisa les ambulances entre le Weser et le Rhin, dans le grand-duché du Bas-Rhin et la Hollande. Après la guerre, il reprit sa chaire de chirurgie à l'Université de Berlin, et devint peu après chirurgien d'état-major général et conseiller sanitaire intime en 1815, puis professeur ordinaire de chirurgie à l'Académie militaire de médecine et de chirurgie, membre de la commission scientifique attachée au ministère de

272 GRAFE (Les).

l'instruction publique et des cultes eu 1817, membre de la conmiission supérieure d'examen en 1820, vice-directeur de l'Institut Frédéric-Guillaume et de l'Académie militaire de médecine et de chirurgie en 1822. En 1850, il fit un voyage eu Italie et en Sicile, visita Londres en 1835, et fit une opération oculaire sur le prince Georges de Gumberland, obtint en 1857 de lempereur Nicolas un anneau garni de brillants pour les soins qu'il apporta à former une collection de bandages et d instruments destinés au cabinet de l'Université de Moscou. Graefe mourut du typhus le 4 juillet 1840 à Hanovre, où il se trouvait pour opérer le prince héritier.

Il était membre honoraire des Universités de Pesth, de Vilna et de Kharkov, et chevalier d'une foule d'ordres.

C'est à Gracié que Berlin doit sa clinique chirurgicale et sa policlinique. Graefe est, avec Keru, Rust, Walther, Langenbeck, Dieffenbach et Textor, l'un des chirurgiens qui ont le plus fait pour le développement et les progrès de leur art en Allemagne. Avant lui, on ne faisait pas d'opérations autoplastiques en Allemagne. En 1816, il pratiqua sa première rhinoplastie, mais suivit le procédé italien, celui de Tagliacozzi, qui consiste à laisser le lambeau taillé en place et à le laisser suppurer avant de l'appliquer ; le résultat, acheté au prix d'une année de souffrances, ne fut pas brilUant. Graefe modifia alors le procédé et appliqua le lambeau aussitôt après l'avoir taillé; le succès fut complet; l'opération eut lieu le 11 septembre 1817; le 26 octobre, la guérison était achevée. A la même époque, Graefe fit sa première blépharoplastie chez un malade auquel un érysipèle gangreneux avait enlevé la paupière inférieure. Il remplaça la partie détruite avec la peau de la joue et réussit très-bien. On a i ncore voulu attribuer à Graefe l'iuvention de la staphylorrhaphie , c'est à tort, et même dans sa première opération il échoua; seulement il modifia heureusement et perfectionna le procédé opératoire par la suite.

Graefe a inventé un grand nombre d'instruments et d'appareils de cliirurgie. Au point de vue de l'ophlbalmologie, ses mérites ont été grands, mais il a été considérablement dépassé par son fils dans cette branche de l'art de guérir. Trèszélé pour l'enseignement, il forma de nombreux élèves ; il les faisait opérer en sa présence.

Il publia en collaboration avec von Walther le Journal der Chirurgie îind Augenheilkunde à partir de 1820, et à sa mort fut remplacé par von Amraon ; ce journal continua à paraître jusqu'en 1850, après la mort de Walther arrivée en 1849; Graefe fut en outre l'un des rédacteurs du Encyclopadisch.es Wôrterbuch der niedicinischen Wissenschaften depuis 1828.

Les publications de Graefe sont extrêmement nombreuses ; on trouvera dans Calliseti l'éuumération d'une grande partie de ses mémoires qui ont paru dans les recueils médicaux, tels que le Journal der Chirurgie, la Medicin.-chir. Zeilung, Hufeland's Journal der Eeilkunde, Eorns Archiv f. vied, Erfahr., etc., etc. Nous nous bornerons à citer les omTages suivants :

I. Dissert, inaug. de notione et cura angiectaseos labionim, ratione habita communis vasorum morhosae cxtensionis spécimen. Lipsiae, 1807, gr. in-4°, 4 pi. — II. Angiektasie. Ein Beiirag zur rationellen Cur uiid Erkenntniss der Gefâssausdehnungen. Leipzig. 1S08, gr. in-4°, 4 pi. — IIl. Der saliiiische Eisetfquell im Selkenthale ani Harz, jetzt Alexisbad. Leipzig, 1809,111-8°. — IS.lSormen fur die Ablôsung grôsserer Gliedmassen, nach Erfahrungsgriindsâlze eiilworfen. Berlin, 1812, gr. in-4», 7 pi. — V. Die Kunst sich vor Ansteckung bel Epidemien zii sichern. Ein ârztlicher Ralh an Torgau's Bewohner. Berlin, 1813, in-S": 2. Aufl., Berlin u. Leipzig, 1814, in-12; ô. Aufl., Erfurt, 1814, in-S". — VI. Yorlâufige hohen

GRAFE (Les). 275

Ortes qenehmiqte Instruction fur (He arztlichen Dirigentcn und Oeconomie-Deamlen der Militàr-lMzarelhe. Ilalberstadt, 1813, in-fol. - VII. Jalvesbenchte iU>er ^«•^/^•''"«^/'chirurgisch-augenàrztlicke Institut der Universitât zu Berhn, lSl7-lSoo lierlin, IMI- 1834 "r in-4°. —VIII. Reperioriu7n augenârztlicher Hetlformeln. Berhn, 1S17, ^-r. )n-S , 2 pi — IX Rhinoplastik oder die Kunst den Yerlust der Nase organisch zu ersetzen m ihrem frûhern Verhàltnisse erforschet und durch neuere Erfahrnngsweisen zur hôhern VoUkonunenheitgebracht. Berlin, lSi8, gr. in-4% G pi.; édit. laliiie parJ. F. C. llecker, Berolini, 1818, in-4°; trad. ital.. Napoli, 1819, in-4". - X. liie epidemisch-contagiosr Aunenblennorrhoe Aegyptens in <hn Europaischen Befreiungsheeren. ihre EtUsteliung, Erkennlniss, Vorbeugung und Ueilart. wdkrend der Fehhiige 1813-1815. Berlin, 18-ij, gr. in-fol., 5 pi. — XI. Pour plus de détails, voyez Michaelis (II. -S.). C. F. von Grdfe m .<:einein Zd-jâlirigen Wirken fur Siaat und Wi^senschaft. Derlin, 1840, gr. in-S». L. Ils.

Grâfe (Edoard-Adolph). Frère du précédent, naquit à Pulonitz, dans la Saxe royale, le iO mai 1794, et passa les quatorze premières années de sa vie en Volhynie. U fît ses études médicales à Berlin et prit le bonnet de docteur en 1817; il exerça son art d'abord à Spremberg, puis à Berlin, où il devint privat-docent à l'Université, puis en 1826, médecin de bataillon au 2'^^ régiment de landwehr de la garde. Il fut nommé en 1851 membre bonoraiie de la Faculté de médecine de Pestb, en 1852 conseiller médical du duclié d'Anlialt- Bernbiu-n;. H ^Hait en outre membre de la Société de médecme et de cbirurgie de Berlin et d'un grand nombre d'autres sociétés savantes. L'époque de sa mort nous est inconnue.

Gràfe a publié un grand nombre d'articles dans Graefé's u. Walther's Journal der Chirurgie, Pharmacevt. Centralblatt, Frorieps ?lotizeii, Derliner encyclopàdisches Wôrterbnch der me d. Wissemch., etc. ; on en trouvera énumérés un grand nombre dans Callisen. 11 a publié en outre les tables de Graefes u. Wahhers Journal et la traduction de quelques ouvrages de Civiale, de Sarlandière, de Ricbelmy, de Searle, etc. Citons encore de lui :

I. Dissert, inaug. de nova infiisionis methodo. Berolini, 1817, 111-4"". — II. Neues praclisches Formular- und Recepttasclienbuch. Sach dem : « Nouveau formulaire pratique des hôpitaux » Milne-Edward's und P. Vavaiseur's frei hearheitel und mit Zuscitzen, Erlâuterungen und Anmerkungen verseken. Berlin, 1834, gr. in-12. — III. Cholera-Diât- Zettel. Berlin, 1857, gr. in-8°. L, ll.v.

Grâfe (Albrecht ton). Le plus célèbre ophthalmologisto de l'Allemagne, était le fils de Karl-Ferdinand. H naquit à Finkenheerde, aux portes de Berlin, dans une magnifique propriété que Frédéric-Guillaume III avait offert en présent royal au père. Le roi lui-même s'offrit à être le parrain de l'enfant et délégua à son fils Albrecht la mission de le tenir sur les fonts baptismaux.

A l'âge de douze ans, Graefe perdit son père. Après de brillantes humanités, il entra à l'Université à l'âge de seize ans ; en 1847, il termina ses études universitaires. Il avait manifesté une prédilection particulière pour J. Mûller, Schôniein, Romberg, Dieffenbach et Wolff, dont il était l'un des élèves chéris. 11 prit le titre de docteur en 1847, et soutint à cette occasion une thèse sur le brome {De hromo ejiisque prœparatls), et peu après soutint son examen d'état, de sorte qu'en 1848, à l'âge de vingt ans, il se trouvait autorisé à exercer la médecine. Mais il résolut auparavant de faire son tour d'Europe et de visiter les cliniques étrangères. Il séjourna tout d'abord quelque temps à Prague et s'y lia d'amitié avec Arlt, qui lui inspira le goût de l'ophlhalraologie. A Vienne, il conquit l'amitié de Jaeger, mais s'y arrêta peu, désireux surtout de se rendre à Paris, où Siebel et Desmarres tenaient le sceptre de lopbtbalmologie.

274 GRAFE (Les).

Il s'attacha surtout à Desmarres et les rapports scientifiques quotidiens qui s'établirent entre le maître et l'élève eurent sur les destinées de ce dernier une influence qu'il s'est toujours plu à reconnaître et à proclamer hautement. Desmarres avait déjà singulièrement distancé l'école de Béer, qui régnait encore en Autriche. A la clinique de ce maître, de Graefe prit bien des notes, recueillit bien des idées qui, creusées par lui plus tard, tournèrent à sa gloire et aussi à celle du modeste praticien qui les avait semées. C'est par Desmarres qu'il vit pratiquer l'iridectomie. Souvent entre eux, Desmarres et de Graefe avaient agité la question de la pression intra-oculaire et de ses effets, et ils avjiient tenté,. pour diminuer cette pression, d'inciser la sclérotique, à travers laquelle la choroïde venait faire hernie ; ces tentatives avaient été heureuses, et plus tard l'élève les reprit avec le plus grand succès.

En même temps, de ^Graefe avait suivi les leçons de Claude Bernard. Il se rendit à Londres pour écouter celles de Bowmau et y rencontra Douders, avec lequel il se lia d'amitié. Par la suite, ils publièient un grand nombre de travaux en commun; mais la gloire de l'un n'a jamais éclipsé celle de l'autre.

De Graefe revint à Berlin en 1850, à peine ;)gé de vingt-deux ans, mais avec un ba'nige scientitique plus que sulûsant. Aussitôt après son retour, il fonda une clinique à l'instar de celles qu'il avait vu fonctionner à Paris, et y dépensa, pour les soins qu'il donnait aux malades, temps et argent, sans marchander. Trois ans après, Berlin était le centre le plus important de l'enseignement ophthalmologique. En 185-4, il publia, le dédiant au Nestor de l'cphthalmologie, au vénérable Frédéric Jaeger, le premier volume de son Archiv fiir Ophthahnologie ; en. 4855, le recueil paraissait sous les trois noms de Graele, Arlt et Donders.

En 1851, avait eu lieu la découverte de l'ophthalmoscope par Helmholtz, un vrai coup de fortune pour de Graefe. <* Presque au même moment, dit Giraud- Teulon, et comme le complément prédestiné de cette admirable découverte, apparaissait sur la scène scientifique un jeune homme, entre les mains, ou plutôt sous le regard duquel l'instrument nouveau allait bientôt révéler sa puissance I Ce jeune homme, à peine sorti des épreuves universitaires, c'était le prochain professeur, le prochainement illustre A. de Graefe... Prochainement illustre, en effet; car en 1856, cmq années seulement après la découverte de l'ophthalmoscope, ce savant de vingt-sept ans révélait à la fois la puissance de l'instniment nouveau et celle de son naissant génie, par une conquête qui inscrivait tout d'un coup son nom sur la liste rare des bienfaiteurs séculaires do l'humanité. De Graele reléguait dans la nuit du passé la cécité fatalement attachée à l'oeil glaucomateux. A uu œil irrévocablement condamné à mort, il rendait désormais la vie. »

Mais, avant même de l'appliquer à la cure du glaucome, de Graefe avait fait de l'iridectomie la base du traitement d'autres aiïectious telles que l'iritis ou l'irido-choroïdite. Peu après, il opéra une révolution complète dans la question du strabisme et de la strabotomie. De Graefe avait alors vingt-neuf ans et avait déjà découvert de quoi immortaliser deux hommes. Citons encore ses travaux sur l'opération de la cataracte, sur l'amaurose, sur la paralvsie des muscles de l'œil, sur les ophthalmies consécutives à la lésion du trijumeau, sur la section des nerfs frontaux et d'autres branches de la cinquième paire comme moyen curatif du blépharospasme, sur les affections sympathiques de l'œil et l'éuucléation de l'organe primitiveruent atteint, etc.

GKAFEI^BERG. 275

Ea 1861, il fut atteint d'une maladie grave, une pleurésie aiguë qui faillit l'emporter. Après son rétablissement, il reprit le soin de sa clinique et de sa policlinique, de son enseignement, de ses travaux littéraires, de sa clientèle toujoms croissante. Mais il ne tarda pas à succomber sous le poids de ses occupations et mourut à Berlin le 20 juillet 1870.

De Graefe était un opérateur prudent, soigneux et habile; il ne cherchait pas i être brillant, mais sûr. Il était professeur extraordinaire à l'Université de Berlin, mais il avait eu l'ambition d'être professeur ordinaire, et comme la chaire n'existait pas, il fut nommé en 1865 professeur ordinaire à titre personnel. Il avait écrit à cette occasion un opuscule sous forme de discours sur l'importance de l'ophthalmologie dans l'enseignement de la médecine {Rede liber die Bedeutiing ophthalmologischer Studisn fiir die Medicin. Berlin, 1865, in-8), en même temps qu'une salle lui fut donnée à la Charité pour des conférences cliniques sur les maladies des yeux.

Nombreux étaient les titres de de Graefe; il était conseiller intime, membre de presque toutes les sociétés de médecine de l'univers, chevalier d'une foule d'ordres.

Immédiatement après avoir assisté au Congrès d'ophthalmologie de Bruxelles, en 1857, il fonda une société d'ophthalmologie, dont les membres se réunissent chaque année à Heidelberg au mois de septembre; la session de 1868 fut la dernière à laquelle il assista. Sur sa volonté formellement exprimée, la clinique de de Graefe fut fermée dès le lendemain de son décès.

De Graefe a publié une foule de mémoires dans ÏArchiv fur Ophthalmologie, les Annales d'ocidistique de Cuvier, etc. ; nous renvoyons pour leur énumération complète aux Annales d'ocidistique, t. LXVIf, p. 45, 1872, où l'on trouvera en même temps un Éloge d'Albert de Graefe (ibid., p. 1), très-détaillé et extrêmement intéressant. Pour l'appréciation des travaux de de Graefe, vo^. encore Giraud-Teulon, Le professeur von Graefe, in Rev. des cours scientif., 1' année, 1870, p. 683, et Ed. Michaelis, Albrecht von Graefe, Sein Leben u.id Wirken. Berlin, 1877, gr. in-8.

Grâfe (Carl- Alfred). Cousin du précédent, né à Martinskirchen, dans lu province de Saxe, en 1830, fut également un élève de Desmarres et de Siche , remplit de 1853 à 1857 les fonctions d'assistant à la clinique d'Albrecht von Graefe, devint en 1858 privat-docent à Halle, où il fonda une clinique ophthalmologique, et en 1875 fut nommé professeur ordinaire d'ophthalmologie à la même université. Depuis la mort de son cousin, il est le chef de l'école ophlhalmologique fondée par lui, et tient dignement son rang dans la science. Nous avons brièvement indiqué sa carrière pour éviter toute confusion avec Albrecht, et c'est pour le même motif que nous citerons ses principales publications;

I. Klinisc/ie Analyse (ter Molilitâlsslôrungen des Auges. Berlin,. 1858, gr. in-8°. — II. Symplomenlehre der Augenmuskellahrnungen. Berlin, 1867, gr. in-S". — 111. Ein Tlori zur Erinnerung von Albrecht von Gràfe. Halle, 1870, iii-8°. — IV, Avec SiiiHisch : Hand-

buchder gesanimien Augenheilkunde. Leipzig. 1874-1880, 7 voL iQ-8° et General-Ilegisler.

V. Nombreux, articles dans Archiv f. Ophthalmologie et Klin. Monatsbl. f. Augenh., etc.

Page 1