L. Hs
GRÂFEXBERG (Et.vblisseme.m hïdrothérapique). En Autriche, dans la Silésie, dans la contrée du Sudetgebirge que l'on désigne sous le nom de Gesenke, est un village de 25 maisons, à 22 kilomètres de Neisse, (chemin de fer de
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Paris à Dresde, à Gorlitz, ù Breslau, à Briegetà Neisse, d'où une voiture conduit en quatre heures et demie à Grafenberg). L'établissement et. les maisons de Graienberg sont situés sur la pente de hautes montagnes et au milieu d'une belle tbrèt de sapins. Outre les bains et les maisons adjacentes où un certain nombre de malades peuvent se loger, il y a deux bons hôtels, la Couronne et l'Empereur à Freivvaldau, village qui se trouve dans la valle'e et où l'on a installé les appareils nécessaires pour une cure hydrothérapique. Le médecin de l'établissement de Grafenberg y fait d'ailleurs une visite tous les matins ainsi que dans toute la colonie de Grafenberg. Une maison de conversation, avec casino, salles de jeux et de lecture, est à Freiwaldau à la disposition des hôtes de Grafenberg. Les malades sont forcés, pour leur réaction, de faire à Grafenberg où émergent à chaque pas des sources dont l'eau est d'une limpidité parfaite et d'une température toujours égale, des promenades assez longues et quelque temps qu'il fasse. La forêt leur est d'une grande ressource et ses points de vue sont très-intéressants parce que leur variété est infinie. Le Kopenhaus, à dix minutes seulement de l'établissement, est dans un site ravissant. Presque tous les baigneurs visitent la ville loi'te de Neisse (20 kilomètres), qui a 15000 habitants et est bâtie sur deux cours d'eau, la liiela et la Neisse, qui font mouvoir toutes les usines qui sont au centre de l'industrie cotonnière de la Silésie autrichienne. La ville de Neisse a aussi une manufacture royale et impériale d'armes et de poudre de guerre. Hohensladt est plus loin, puisqu'elle est à 50 kilomètres de Frpiwaldau, mais elle est une station de chemin de fer de Prague à Vienne.
C'est à Grafenberg que l'inventeur du traitement par l'eau froide, Vincent Priesnitz, fonda en 1826 le premier établissement hydrothérapique et, en 1837, un journal où il répondait aux questions que lui adressaient des malades des points les plus éloignés et qu'il rédigea jusqu'à sa mort en 1851. Grafenberg jouit d'une vogue immense entre ces deux époques, et de 15 à 1800 malades s'y rendaient chaque année. Un grand confortable n'exista pourtant jamais à l'établissement de Priesnitz, qui obtenait par l'eau froide, par un régime frugal, mais réparateur, et par de longues promenades, des résultats heureux au moyen d'appareils tellement primitifs que la douche des femmes était installée dans une maison sans couverture, et à 1 kilomètre au moins de l'établissement où les malades étaient traités, nourris et logés pour 150 francs par mois seulement.
L'établissement hydrothérapique de Grafenberg est encore exploité aujourd'hui et ses moyens balnéaires ont été perfectionnés ; mais Priesnitz a disparu et avec lui l'affluence des baigneurs, qui n'y viennent plus qu'au nombre de 400 à peine tous les ans. A. Rotureau.
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Grahaiii (James). Médecin anglais du siècle dernier. Il est mort à Londres en 1850. On connaît de lui ;
I. Througtn on the présent State of the Practice in disorders on the Eye and Ear; to which is added an Address to the Inhabilants ofGreat-Britain, an singular Cnsus, aiUhentic and remarkable cureu lalely performed in London in the Diseases of those Organs. Londres, 1775, in-S". — II- The gênerai State of médical and chirurgical Practice, ancient and modem, exhibited, the ridiculons Manner of using the Bath-Waters, etc. Bathi, 1778, in-4°. Londres, 1779, in-12. — III. A short Trealise of the all-cleansing , all-healing and allinvigorating Qualities of the simple Earth. Newcastle, 1790, in-8°. — IV. The guardian God-less of lleallh. Londres, in-8°. ,\. D.
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Craham (Thomas). Célèbfe chimiste anglais, que ses nombreuses découvertes en chimie et ses beaux travaux sur l'osmose et la dialyse, nous font un devoir de mentionner dans ce Dictionnaire.
Il naquit à Glasgow, le 21 décembre 1805. 11 était fils d'un riche manufacturier et l'aîné de sept enfants. En \Sil, il entra à l'école primaire de Glasgow, puis en 1814 à l'école supérieure; en 1819, il commença à fréquenter les cours de l'université de Glasgow, et suivit particulièrement les leçons du chimiste Thomas Thomson ef du physicien William Meikleham. Après avoir pris le titre de maître ès-arls, il passa deux ans à Edimbourg, où il étudia sous Hope et se lia d'amitié avec le célèbre physicien Leslie. De retour à Glasgow, il se livra d'abord à l'enseignement des mathématiques, sur le conseil et sous le patronage de l'un de ses anciens maîtres, Meikleham. Mais peu après il ouvrit dans Portland-street un laboratoire où il se mit à enseigner sa science favorite, la chimie. En 1829, il fut nommé professeur de chimie à la Mcchanics Institution de Glasgow, puis en 1830 à VAndersonian Univerxity,
Pendant les sept ans qu'il occupa cette ciiarge, il se livra à ses recherches scientifiques avec la plus grande activité, et dressa les premiers plans de son remarquable ouvrage : Eléments of Cliemisirij, qui devait paraître quelque temps après. Enfin, en 1837, il devint professeur de chimie à l'nniversité de Londres, aujourd'hui appelée Universtity Collège, en remplacement d'Edw. Turner. C'est là que le jeune savant trouva véritablement son centre d'action. Son enseignement exerça une énorme influence ; personne avant lui n'avait encore développé les principes de la chimie avec la même clarté et la même précision. Ses leçons ne captivaient pas par les frais d'éloquence, ni par la netteté de la diction, mais par la méthode, la logique, l'enchaînement dans les idées. Malgré ses travaux littéraires et ses recherches expérimentales suivies, il trouvait le temps de poursuivre des recherches variées dans un ordre d'idées tout différent. « 11 n'est pas une question d'hygiène publique, pas une question de finance, impliquant des connaissances chimiques, sur lesquelles on ne l'ait consulté; il n'est pas un point de droit de quelque importance, concernant les intérêts de l'industrie chimique, sur lequel il n'ait été appelé à donner son avis. Toute société, non-seulement de physique et de chimie, mais de toute autre science naturelle faisait appel à ses conseils et à son concours. »
Dès 1856, Graham fut nommé membre de la Royal Society de Londres; en février 18 il, fut créée la Société chimique de Londres, et son premier président élu fut Graham. En 184G, l'éminent savant créa une nouvelle société, la Cavendish Society, dont le but était de faciliter la publication d'ouvrantes, notamment de traductions que l'étendue ou le luxe n'auraient pas permis d'entreprendre dans les conditions ordinaires de la librairie. Graham en fut le président perpétuel.
En 1854, sir John Herschell ayant abandonné sa position de directeur de la Monnaie, l'opinion unanime désigna l'éminent professeur d'University Collège comme son successeur le plus digne. Cette nomination pouvait être considérée comme une récompense accordée parle gouvernement à ses services scientifiques en même temps qu'un témoignage de haute estime pour la grandeur de son caractère. Il garda ce poste jusqu'à sa mort, partageant son temps et ses forces entre les devoirs de son administration et les poursuites non moins laborieuses des problèmes scientifiques difficiles qu'il avait pris à tâche de résoudre. Il mourut à Londres le 10 septembre 1869.
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Toutes les académies, toutes les sociétés savantes avaient tenu à honneur de compter Graliam au nombre de leurs membres. La Société royale d'Edimbourg lui décerne la Keith Medal en 1855, pour son premier grand travail sur la diffusion des gaz; la Société royale de Londres lui accorde en 1837 la Royal Medal cour son mémoire sur la constitution des sels; en 1850, il remporte la même médaille pour son travail sur le mouvement des gaz; enfin, en 1862, ses recherches sur la diffusion des liquides, sur l'osmose et surtout sur l'application de la diffusion à l'analyse lui valent la plus haute distinction que puisse accorder la Société royale, la Copleij Medal. Dès 1847, il avait été nommé membre correspondant de l'Institut de France; en 1862, l'Académie des sciences lui décernait le prix Jecker. L'Académie de Berlin l'avait agréé parmi ses membres depuis 1835.
Parmi les travaux les plus remarquables de Graham, mentionnons ceux sur les phosphates, sur l'eau de cristallisation, sur la constitution de l'alcool et sa combinaison avec les sels, etc., et particulièrement sur la diffusion, les mouvements des gaz, l'absorption des gaz par les corps solides, particulièrement de l'hydrogène [hydrogenaim) par le palladium, sa découverte des modifications solubies des acides tungstique et mol>|bdique, de l'oxyde de fer, etc., dans le cours de ses expériences sur la diffusion, etc., etc.
Graham a publié de nombreux mémoires dans les Transactions of the Royal Society of Edinhirgh, les Philosophical Transactions, les Proceedings of the Royal Society of London, les Memoirs et le Journal of the Chemical Society, le Philosophical Magazine, etc. Pour l'énumération complète de ces mémoires, nous renvoyons aux Scientific Papers, et nous nous bornerons à citer les principaux :
I. Chemical Calechism, in wMch the Eléments of Chemistry, with ail Ihe Récent Discoveries are very fulhj and clearly explained. London, 1829, in-S». — IL Eléments of Chemistry, including t/ie Applications of the Science in the Arts. London, 1841. Trad. allem. Graham-Otto's Ausfûhrliches Lehrbuch der Chemie, 4. Aufl. Braunschweig, 1863, in-8°. — III. On the Absorption of Gases by Liquids. In Annals of Philosopky, t. XII, p. 69, 1826. — IV. On the Heat of Friction. Ibid., p. 260. — Y. On tlie Finite Exlent of the Atmosphère. In Philosophical Magazine, t. I, p. 107, 1827. — YI. On Longchamp's Theory of Nitrificalion. Ibid., p. 172. — VII. On Exceptions ofthe Law that Salts are more Soluble in Hotthan in Cold Water. Ibid., t. II, p. 20, 1827. — YIIL On the Influence of Air in Determining the Cristallisation of Saline Solutions. Ibid., t. lY, p. 215, 1828. — IX. On the Formation of Alcoates, Definite Compounds of Salts and Alcohol, Analogous to the Hydrates. In Transactions of Royal Society of Edinhurgh, t. IX, p. 175, 1851. —X. On the Law of Diffusion of Gases. Ibid., t. Xlt, p. 222, 1854. — XL OnPhosphuretfed Hydrogen. Ibid., t. XIII, p. 88, 1836. — XII. Researches on the Arseniates, Phosphates and Modifications ofPhosphoric Acid. In Philosophical Transactions, 1833, p. 253. — XIII. Inquiries respeciing t/ie Constitution of Salts, of Oxalates, Nitrates, Phosphates, Sulfatés and Chlor^des. Ibid., 1836, p. 47. — XIY. On tfie Motion of Gases, their Effusion and Transpiration. Ibid., 1849, p. 349. — XV. On Ihe Diffusion of Liquids. Ihià., 1850, p. 1 et 805, et 1851, p. 483. Ce travail fit aussi le sujet d'une leçon professée le 20 décembre 1849 [Bakerian Lecture), in Proceedings ofthe Roy. Soc, t. Y, p. 897. — XYl. On Osmotic Force. Ibid., 1854, p. 177, et Bakerian Lecture, 15 juin 1854, in Proceed. Roy. Soc, t. Yll, p. 83. — XVIL On the Transpiration of Liquids. Ibid., 1861, p. 373. — XYIII. On the Constitution ofSulphales as Illustrated by Late Thernwmetrical Researches. In Memoirs ofthe Chemical Society, t. I, p. 82, 1843. — XIX. On the Préparation of Chlorate of Potash. Ibid., t. I, p. 5, 1843. — XX. Experiments on the Heat Disengaged in Combination. Ibid., t. 1, 1843; t. II, p. 357, iSi5. — XXI. On the Vseful Application of Cas Works. Ibid., t. II, 1845. — XXII. On the Composition ofthe Fire-Damp ofthe JSewcasile Cool-Mines. Ibid., t. lil, p. 5, 1848. — XXIII. On a New Eudiometric Process. Ibid., p. 46. — XXIV. Observations on Etherification. In Quart. Journ. ofthe Chem. Soc, t. III, p. 24, 1851. ~ XXV. On the Application oflJquid Diffusion to Produce Décomposition. Ibid., t. III, 1851.— X^XVI. Chemical Report on ihe Supply of Water to the Metropolis, by Graham, Miller and Hofmann.
GRÂHÂM (Les). 2^'«>
Ibid., t, IV, p. 375, 1852. — XXVII. Chemical Report on the Cause of the Pire in Ihe « Amazone ». Ibid., t. V, p. 34, 1855. — XXVIII. Ileport upon the Alkgrd AduUcralion of Pale Aie by StrTjchnine, by Graham and Ihfmann. Ibid.. p. 172. — XXIX. Report upon « Original Gravities », by Graham, Ilofmann aud Bedtvood. Ibid., t. IV, p. 229, 1853. —
XXX. Report on the Supply of Spirit of Wine, Free from Duly, for Use in ihe Arts and Manufactures, by Graham, Ilofmann and Redwood. Ibid., t. YIII, p. 120, 1856. —
XXXI. Chemical Report on Ihe Mode of Bctectitig Vcgetahle Substances mi.red wilh Co/fce for the Purpose of Adultération, by Graham, Sienhouse and Campbell. Ibid., t. IX, p. 53, \%tl. —WW\. On the comparative Value of certain Salis for rendering Fabrics noninflammable. London, 1859. — XXXIII. On the Properlirs of Siticic Acid and olher Colloidal Substances. In Journ. of ihe Chem. Soc, 2" scr., t. II, p. 5\,8. — XXXIV. On the Molecular Mobility ofGases. In Proceed. of Ihe Royal Society, t. XII, p. 612. — XXXV. On the Absorption and Dialytic Séparation of Gases by Colloid Sepia. Ibid., t. XV, p. 223, 1807. —
XXXVI. On ihe Occlusion of Hydrogcn Gas by Meieoric bon. Ibid., t. XV, p. 502, 18C7. —
XXXVII. On the Relation of Ilydrogen to Palladium. Ibid., t. XVII, p, 212, et Compt. rend. del'Acad. d. se, t. LXVIII, p. 101, p. 1869. — XXXVIII. Addiiional Observations on ihe Hydrogenium. Ibid., t. XVII, p. 500, et Compt. rend, de l'Acad. d. se, t. LXVIII, p. 1511, 1869. — XXXIX. Pour plus de détails sur la vie et les œuvres de Graham, voy. r:ir(icle de ^Villiamson {Rev. des cours scientif., 1' année, p. 30, 1870) et l'Éloge de Th. Graham par Hofmann (ibid., p. 609). I.- Un.
Graham (Charles-Wili.iam-Montagu-Scott). Médecin écossais, mort à Dalkeitli, près d'Edimbourg, le 17 mai 1877, à l'àge de quatre-vingts ans. 11 était le plus jeune de quatre frères, tous médecins, et le fils d'un chirurgien, Andrew Graham. Il fit ses études à Edimbourg, aida pendant quelque temps son père dans sa clientèle, puis prit le grade de licencié du Collège royal de chirurgie d'Edimbourg en 1822. Il se rendit ensuite dans les Indes occidentales et, après un court séjour à l'île de Tobago, revint dans son pays natal pour prendre la succession de son père à Dalkeith, son frère aîné Walter venant de mourir en 1827. Il fut reçu docteur à l'université d'Edimbourg en 1850 et felloiv du Collège de chirurgie en 1859. Il remplit pendant plusieurs années les fonctions de chirurgien de la milice du comté d'Edimbourg, et plus tard devint membre du Conseil général de l'université et l'un des promoteurs les plus zélés de la Médical Missionnary Society. Nous connaissons de lui :
I. Dissert, inaug. de astringentium usu. Edinburgi, 1830, gr. in-8°. — II. On the Internai Use of Sulphato of Zinc in Gleet and Leucorrhœa. In Edinb. Med. a. Snrg. Journal^ t. XXVI, p. 107, 1826. — 111. 0" Choiera Asphyxia. Ibid., t. XXXVIII. — IV. On Ilœmaiemesis. Ibid., t. XLIV — V. 0/J Hydre ncephaloid Disease. Ibid., t. LVI. L. Ils.
Craham (Robert). Médecin de Glasgow, exerçait son art dans cette ville ■dans le premier quart de ce siècle. Il était médecin à l'Hôpital royal de Glasgow. Nous citerons de lui :
I. Practical Observations on Continued Fever, especially that Form at présent existing as anEpidemy. Glasgow, 1818, in-S". — II. Case of Obstructed Aorta. In London Med. a. Chir. Transact., t. Y, p. 287, 1814. L. Un.
Graham (Robert). Médecin écossais, qu'il ne faut pas confondre avec le précédent, fut reçu docteur à Edimbourg en 1808, et devint peu après professeur de botanique à l'Université, médecin du Dispensaire royal d'Edimbourg, felloio du Collège royal de chirurgie, médecin de l'Institut vaccinal, etc. On peut mentionner de lui :
I. Diss. inaug. de frigoris effectibus in corpus humanum. Edinburgi, 1808, gr. in-8». — II. Case of General Dropsy, inwhich Copions Bloodletling was employed with success. In Edinburgh Med. a. Surg. Journal, t. XVIII, p. 225, 1822 — III. Autres articles dans Edinb. Med. a, Surg. Journ. i^ jly