GRANDI
13 deo-rés centigrade. La densité et l'analyse chimique exactes de l'eau de ces griffons ne sont pas encore connues.
2» Source de Verrières. Les trois griffons de la source de Verrières s'échappent des fissures de la couche de laves qui recouvre le fond de la vallée arrosée par la Couze, sur la rive droite de laquelle ils émergent. Le premier est à l'est du village de Verrières et un peu avant le pont de ce nom ; son eau diffère de celle de la Tour Rognon en ce qu'elle est plus froide, elle ne marque en effetque 10", 5 centigrade. Le second griffon sort dans le lit même de la Couze et on le trouve après le pont de Verrières. Son eau a une température de 10°, 8 centigrade, mais son débit est un peu plus considérable. Le troisième point d'émergence est à l'ouest du bourg de Verrières, au-dessus de la cascade, et il faut gravir une petite colline couverte de gazon pour y arriver. Des suintements nombreux entourent le dernier griffon de la source de Verrières et son eau couvre la terre d'un dépôt jaunâtre qui n'est autre chose qu'un sel d'oxyde de fer. Sa température est un peu plus élevée que celle des deux autres, elle est de 10°, 5 centigrade. L'eau des griffons de Verrières est piquante, acidulée, salée, ferrugineuse et lixivielle. Elle donne naissance, comme celle de la Tour Rognon, à des conferves vertes lorsqu'elles sont jeunes, jaunâtres lorsqu'elles ont vieilli, qui nagent à sa surface après avoir pris naissance au fond des bassins où elles séjournent assez longtemps avant de se détacher et de venir en contact avec l'air extérieur.
Il n'y a point d'établissement auprès des sources de Grandcyrol et de Montaigut. Leurs eaux sont exclusivement employées à l'intérieur par les personnes du voisinage qui fréquentent ces sources et surtout celle de la Tour Rognon, lorsqu'elles souffrent de dyspepsies simples ou accompagnées de troubles déterminés par un état anémique, une chlorose confirmée ou un état cachectique qui n'est lié, bien entendu, à aucune lésion organique. Dans les mauvaises digestions tenant à un état dynamique de l'estomac, ces eaux agissent comme les bicarbonatées alcalines fortement carboniques, tandis qu'elles semblent avoir les mêmes effets physiologiques et surtout curatils que les eaux ferrugineuses dans les dyspepsies symptomatiques d'une altération des forces générales ou d'une altération du sang dont les globules rouges ont diminué au profit des leucocytes.
La durée de la cure est, en général, d'un mois.
On n exporte pas les eaux de Grandeyrol et de Montaigut. A. Rotcreau.
Bibliographie. — Legrand d'Aussy. Voyage fait en 1787 et 1788 dans la ci-devant Haute et Basse- Auvergne. — Montaigut-le-Blanc {Grande/?-ol). Paris, an III. — Nivet (Victor). Dictionnaire des eaux minérales du déparlement du Puy-de-Dôme. Glermont-Ferrand, 1846, in-8°, p. 114-116. A. R.
eRA:\Di (Jacques). Né à Gajato, dans le duché de Modène, en 1646, fit ses premières études à Boulogne et les acheva à Venise. Voulant embrasser la profession de médecin, il se rendit à l'Université de Padoue, oîi il se fit recevoir docteur. Revenu à Venise, il fut nommé prosecteur d'anatomie, et après six ans professeur. Il était fort instruit en littérature et poète à ses moments perdus. 11 était membre de l'Académie des Curieux de la Nature, sous le nom de Sénèque, et fut l'un des fondateurs de l'Académie Dodonea, de Venise. Il est mort dans cette ville, le 11 février 1691. Nous ne citerons de lui que 'ses mémoires se rapportant à la médecine.
GRANDRIF (Eau minérale de). 295
I. Orazione )iel operirsi il nuoi'o lealro d'analomia in Venezia. Venise, 1671, in-4*. — II. Un éloge de Sanctoriiis. Venise, 1676, in-4°. — III. Disscrlalio epislolaris de slibio ejusrjue usu in re cosmeticâ. Venise, 1687, in-4°; réimprimé dans le t. V des Epliétncrides des Curieux de la Nature. A. D.
GRA1\DI!%I.\ [Grandinia Fr.). Genre de Champignons-IIyménomycèles, de la famille des Hydnacés, composé seulement de quatre ou cinq espèces caractérisées par le réceptacle mou, couvert en dessus de verrues ou de papilles arrondies, régulières et persistantes, et muni, en dessous, de petits aiguillons obtus sur lesquels sont insérées des basides clavil'ormes, à quatre stérigmates allongés. Les spores sont arrondies et de couleur blanche.
L'espèce principale, G. granulosa Pers., n'est pas rare en Europe sur le tronc des vieux arbres; elle se rencontre surtout en hiver et au printemps. Son réceptacle sessile, cireux, d'un brun de cuir, est très-étendu et lisse à la circonférence. Ed. LEFf;vRE.
CRAniDRllF (Kau MiNÉiiALE de). Alhcrmale , hicarhonatcc , calcitjue et ferrugineuse faible, carbonique forte, dans le dé|)artement du Puy-de-Domc, dans l'arrondissement et à 8 kilomètres d'Ambcrt, sur la pente occidentale des montagnes du Forez, sur le ruisseau appelé par déiision probablement le Mnqnuat liivns, sur la route d'Ambert à Montbrison, dans la vallée de Granderive. Grandif est une commune peuplée de 458 habitants où, un peu au-dessus du village, sur la lisière d'un bois de hêtres, émerge du terrain primilif et d'une roche de gneiss la source minérale. Le chemin qui conduit à son griffon est ombragé par les arbrisseaux et les arbres d'une magnifique forêt; une faille lui donne passage et elle a été captée dans un bassin creuse dans le roc, toujours abrité contre les rayons du soleil. Cette source, découverte en 1834, a été cnchambréc en 1860 et, depuis cette époque, son rendement a été presque doublé, quoi({u'on ait soigneusement empêché son mélange avec les eaux douces ordinaires. Cette eau est parfaitement limpide et transparente, et cependant elle incruslc l'intérieur de son bassin d'un enduit d'une belle couleur orangée; elle est incolore et inodore; sa saveur est aigrelette, piquante et très-agréalle! quoique légèrement ferrugineuse; des bulles gazeuses assez grosses la traversent sans cesse et s'attachent en perles assez fines à la paroi du verre au moyen duquel on la puise. Sa température est de 9",2 centigrade, sa densité de 1,00066. Ossian Henry en a repris l'analyse en 1859 et il a trouvé que 1000 grammes de l'eau de la source de Grandrif contient les substances qui suivent :
liicarljonate de chauv r. f^^n
- magnésie .'..'.'.'.'.' 0,0170
- Po'asse QOQj-
- lei- et manganèse q qq,)^
Silicates alcalins et terreux o'oUii
Clilorure de sodium '
Sulfates de soude et de cliaux l ' ' ' o'oOOi
Piiosphafe d'alumine '. . . . . OOtui)
Matière organique, iodures, arsenic, 1er et manganèse*. '. '. traces.
Total des junÈnES fixes y q^-iq
Gaz acide caiboniqiie lihrc G"'" 070
Il n'y a point d'établissement à Grandrif, dont les eaux sont exclusivement «'"Ployees en boisson^Ja^ios^^^ j^ ^^^j,^ . .^^^^ p^^, ^^^