‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.46Chapitre 32 sur 97 · GRATIOLET · texte numérisé non relu

GRATIOLET

BiBLioGRAPniE. — Linné. Gênera, -19; Species, 24. — Feuillée. Plant, med, III, 24. — JussiEu. Gênera, 121. — G-ertner. De friictibus, tab. 55. — Lamarck. Encyclopédie Dict.,

jfl 0(5. De Canrolle. Flore française, 2066. — Grenier et Godron. Flore de France, II, 584.

— GuiflouRT. drogues simples, 7"= édit., II, 485. — G. Planchon. Drog. simples, I, 92. Pl.

GRATIOLET Louis-PiERRE). « Il y a (les circonstances où le plus ferme ne peut se défendre d'accuser le sort d'injustice. Lorsqu'un homme de bien descend dans la tombe après une longue et laborieuse carrière, les regrets qu'il laisse sont tempérés par le souvenir du bonheur dont il a joui. Lorsque la mort saisit, dans la force de l'âge et de l'intelligence, un vigoureux soldat de la pensée, lorsqu'elle renverse tout à coup une des colonnes du temple, lorsqu'elle creuse dans les rangs de la science un vide inattendu, notre esprit se résigne encore, car nous savons qu'une loi commune nous défend de compter sur le lendemain, et qu'il est juste que teus, grands ou petits, bons ou méchants, riches ou pauvres, soient égaux devant cette loi. Mais quand l'ami qui vous quitte n'a pas seulement vécu pour la science, qu'il a lutté et souffert pour elle, que, malgré l'importance de ses découvertes, l'éclat de son talent et la dignité de son caractère, il a végété pendant vingt-cinq ans dans un oubli immérité, et qu'enfin, après avoir si longtemps connu le besoin, après avoir bu jusqu'à la lie la coupe de l'amertume, il ne reçoit la récompense tardive de ses éminents services que pour être enlevé presque aussitôt, par un aveugle coup du sort, à une position si péniblement acquise, alors nous sentons défaiUir en nous la notion de la justice, notre résignation est à bout, et nos cœurs, que la douleur déborde, s'incitent malgré nous contre la destinée. »

Telles sont les paroles par lesquelles Broca, l'ami, le compatriote de Gratiolet, a commencé l'éloge qu'il a prononcé sur la tombe de ce savant. A'ous ne pouvions mieux débuter dans cette notice. Nous le suivons dans cotte notice presque mot à mot. Pierre Gratiolet naquit le 6 juillet 1815, à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), où son père exerçait la médecine. Il appartenait par sa mère à la vieille et noble famille de Siorac. Dans les luttes politiques et religieuses qui signalèrent le retour des Bourbons et qui divisèrent la société de cette petite ville en deux camps ennemis, M. Gratiolet père se trouva naturellement entraîné dans le parti royaliste, vers lequel l'attiraient d'ailleurs ses propres convictions, et les souvenirs de cette époque tourmentée nuisirent pendant longtemps au développement de sa clientèle. Enfin, las de lutter contre des préventions indélébiles, il se décida à quitter Sainte-Foy, et alla s'établir à Bordeaux en 1825; mais il n'était plus assez jeune pour réussir dans une grande ville, et lorsqu'il mourut sept ans plus tard, il ne laissa à sa veuve que des ressources médiocres. Le jeune Gratiolet avait commencé ses études au collège de Bordeaux; il les termina à Paris au collège Stanislas, où son caractère aimant et dévoué lui attira l'affection de ses condisciples; c'est de cette époque que date sa liaison avec plusieurs hommes qui se sont distingués depuis dans les lettres et dans les sciences : avec Sainte-Claire Deville, Huet, John Lemoinneet le docteur Théophile Roussel. Dès qu'il eut terminé ses études universitaires, il résolut d'embrasser la carrière de la médecine. Sa mère, veuve depuis deux ans et accablée par la perte récente de sa fille unique, n'eut pas le courage de ,se séparer de son fils, et, malgré l'exiguïté de ses ressources, elle vint avec lui s'installer à Paris. Le jeune homme, pendant les premières années, suivit avec assiduité les cours de la Faculté de médecine; quoiqu'il fût déjà attiré par une sorte de vocation vers les études anatomiques, il ne négligea pas celles qui se rattachent plus directement à la

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pratique médicale, et les succès qu'il ne tarda pas à obtenir dans les concours <ie l'externat et de l'internat le désignaient déjà comme un des futurs champions des concours de la Faculté de médecine. Mais, à mesure qu'il pénétrait plus avant dans les secrets de l'organisation de l'homme, il sentait naître en lui une curiosité plus générale, qui l'entraînait vers l'étude de l'anatomie comparée. Placé comme interne à l'hôpital de la Pitié, puis à l'hospice de la Salpèlrière, il profita du voisinage du Muséum pour suivre régulièrement les cours de deBlainville (1859). Cet éminent proiesseur devina promptenient en lui un des futurs maîtres de la science, et l'attacha hientôt à son laboratoire en qualité d'aide-naturaliste (1842). A partir de ce moment, Gratiolet renonça délinilivement à la carrière médicale. Ne voulant pas cependant laisser ses études inachevées, il prit en 18-45 le grade de docteur en médecine. Deux ans à peine s'étaient écoulés depuis qu'il remplissait les fonctions d'aide-naturaliste, lorsque de Blainville le jugea digne de le remplacer dans sa chaire et le désigna comme son suppléant. La leçon d'ouverture de Gratiolet (1844) révéla tout à coup un talent oratoire du premier ordre, rehaussé d'une instruction profonde et variée, et d'une élévation de pensée peu commune. Ce fut un succès d'enthousiasme, et les applaudissements redoublèrent encore lorsqu'on vit un vieillard fendre la foule en pleurant de joie, s'élancer vers le jeune professeur, et le presser tendrement dans ses bras. Ce vieillard, qu'on aurait pu prendre pour son père, ■c'était Pariset, médecin de la Salpêtrière et secrétaire perpétuel de l'Académie de médecine. L'avenir le plus brillant paraissait s'ouvi'ir devant celui qui venait de marquer son début par un pareil succès, et personne n'aurait pu supposer que dix-neuf ans s'écouleraient encore avant qu'un professeur aussi rare fût mis en possession d'une chaire. Mais Gratiolet, en perdant de Blainville (1850), avait perdu son unique appui; sa candidature n'eut aucun succès, et il dut se résigner à reprendre ses modestes fonctions d'aide-naturaliste. Trois ans plus tard, en 1853, il obtint un petit avancement, ayant été nommé chef des travaux anatomicfues ; mais ce faible dédommagement améliorait à peine sa position matérielle. Ses maigres appointements suffisaient à peine à son entretien et a celui de sa jeune famille. Ce ne fut qu'en 1862 que Gratiolet put obtenir la suppléance de la chaire de zoologie de la Faculté des sciences, vacante par la mort d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, et alors, à douze ans d'intervalles, on vit renaître les succès enthousiastes qui avaient autrefois signalé son enseignement. Un an après (novembre 1862), l'éminent savant était nommé professeur en litre. Mais, hélas! cette position si bien gagnée et si tard obtenue, il ne devait pas «n jouir longtemps. Au moment où pour la première fois l'aisance pénétrait dans sa demeure, un coup de sang, mortel comme un coup de foudre, est venu plonger sa famille dans la détresse, ses amis dans la consternation. C'était le 16 février 1865.

L'anatomie et la physiologie comparée, l'histoire naturelle générale, la psychologie, l'anthropologie, doivent beaucoup à Gratiolet. Nous signalerons surtout son ouvrage sur VAnatomie comparée du cerveau de lliomme et des sinqes son grand Mémoire sur les plis cérébraux de lliomme et des primates son Mémoire sur la microcéphalie et sur les caractères du groupe humain ses études sur les différences que présentent les circonvolutions cérébrales dans les diverses races humaines, ses travaux touchant la craniologie, ses nombreuses communications à la Société d'anthropologie, etc. D'ailleurs nous en donnons les titres dans l'ordre qui suit ;

356 GRÀTZER.

IV Recherches sur l'organe de Jacohson. Thèses de Paris, 22 août 1845, iii-4°. — II. Mémoire sur les plis cirébraux de l'homme. Paris, 1854, in-4% avec atlas gr. in-fol. — III. A publié le t. Il de l'analomie comparée du système nerveux, de T. Leuret. Paris, 1838-1857, 2 vol. in-8°, avec allas de 32 pi. in-fol. — IV. Recherches sur le système vasculaire de la sangsue médicinale et de l'aulaslome vorace. Paris, 18G2, in-4°, thèse pour le doctorat es sciences naturelles. — V. De la physionomie et des mouvements d'expression. Paris, 1865, in-12; suivi d'une notice sur sa vie et ses travaux, par Louis Grandeau. — YI. Recherches surianalomicdtl'hippopoiame. Publiées par les soins du docteur EdmondAlix. Paris, 1867,

iii.4". Vil. Observations sur la microcéphahe, considérée dans ses rapports avec la question

des caractères du genre humain, et du parallèle des races- InBull. Soc.d'anthrop., t. I, 1860.

VIII. Sur le dépérissement des races indigènes de l'Occanie et de la Guyane. Communications

faites à la Société d'anthropologie, et insérées dans ses Bulletins (Discussion à laquelle a pris part Gratiolet;, t. I, 1860, p. 276. — IX. Sur un crâne brachyccphale de Pompéi (Discussion à laquelle a pris part Gratiolet), t. I, 1860, p. 306. — X. }\ote sur un crâne de totonaque, t. I, 1860, p. 562. — XI. Crâne déformé provenant du cimetière des Innocents (Discussion), t. II, 1861, p. 578. — XI. 5ur Vethnologiedc V Abyssinie[\)\im?,'ûon], t. 111,1862, p. 6; t. VI, 1865, p. 106. — XIII. Sur la région du front chez l'homme et les singes anthropomorphes, t. V, 1864, p. 653. — XIV. Sur les rapports entre les singes anthropomorphes el l'homme (Discussion), t. VI, 1865, p. 11.

Consultez pour Gratiolet :

I. Éloge de Gratiolet, prononcé à la'séance annuelle de la Société anatomique, 1866, par M.-J. Giraldès. Paris, 1867, in-8°, 40 pp. — II. Éloge funèbre de Pierre Gratiolet, prononce sur sa tombe le \G février 1865, par M. Paul Broca. Paris, li>65, in-8°, 7 pp. avec portrait. — III. Notice sur les travaux anthropologiques de Gratiolet, par M. Edmond Alix. Paris, 1869, in-8°, 103 pp. A. C.

GRATTE-CLii. Nom* vulgaire donné aux fruits des rosiers sauvages, à leur maturité. Pl-

GRATTEROX. On donne généralement ce nom au Galium Aparine L., qui porte également les noms vulgaires de Lappago, Asprèle, Aparines. C'est une espèce de liubiacée du genre Gaillet ou Galiet, qui a été décrile précédemment {voy. Gaillet). Pl.

GRATTOIR. Les instruments dont on se sert pour pratiquer l'abrasion {voy. Abrasion) agissent comme des grattoirs. Ainsi l'aiguille à cataracte pour l'abrasion de la cornée; ainsi le couteau lancéolaire pour diverses abrasions. Mais le mot grattoir est surtout en usage dans la chirurgie dentaire, où il désigne des instruments destinés à enlever le tartre des dénis. Ils sont en forme de serpetles, de fer de lance, de hachette, de truelle; les uns mousses, les autres plus ou moins Iranchanfs. Certains grattoirs très-anguleux sont eiTiployés pour vider des dents cariées à l'intérieur {voy. Opération, p. 491, et Rlgine). D.

GkAtz (Albrecht-Heinrich). Médecin allemand, né à Dessau le 25 avril 1681, fit ses études en Hollande et à Halle, oii il prit le grade de docteur. 11 devint professeur ordinaire de médecine à Kœnigsberg en 1708 et mourut dans cette ville le 2 août 171Ô, laissant plusieurs dissertations académiques, dont la meilleure est intitulée :

Biss. de structura et usulienis. Regiomonti, 1710, in-4. L. Hs.

GRÂTZER (JoNAs), Médecin allemand, né à Tost, en Silésie, en 1807, fit ses études à Breslau et y obtint le diplôme de docteur en 1852 {Diss. inaug.

GRAU (Les). 557

med. dephîegmasiaalba dolente, Yralislaviae, gr. in4«. Il se fixa ensuite dans sa ville natale, où il exerça avec succès l'art de guérir et les accouchements.

Grâtzer est surtout connu par une savante monographie sur les maladies du fœtus {Die Krankheiten des Fœtus, Breslau, 18")7, in-S"), qui a été analysée dans les Archives gén. de médecine, t. LI, p. 582, 1858. Il a publié encore un grand nombre de mémoires sur l'organisation de la médecine des pauvres (Breslau, 1851, 1852, 1867, 1869 et 1871) et sur la statistique médicale. Mentionnons entre antres ses Beitrâgezur Bevôlkerungs-, Armen-, Krankheitsund Sterblichkeits-Statistik der Stadl Breslau, dont parurent six numéros de 1854 à 1868. Enfin le dernier ouvrage publié par lui est relatif à l'épidémie cholérique de Breslau en 1875 (Breslau, 1874, in-8»). L. ILn.

«RAV (Les).

Grau (Johann-David). Médecin allemand, né à Volkstadt, près de Rudolstadt, en 1729, fit ses études à léna à partir de 1746, puis en 1756 obtint les diplômes de docteur en philosophie et en médecine. II fit pendant plusieurs années des leçons de médecine à léna, puis en 1765 passa à Gottingue, où il continua à enseigner. Quatre ans après, il passa à Nordhausen, avec le titre de conseiller et de médecin du margrave d'Auspach. 11 mourut l'année suivante, en 1768, laissant entre autres:

I. Diss. de plethorae caussisel effeclibus. lenae, 1756, in-i°. — II. Diss. de miitalionibus ex a'éris calore diverso in corpore humaiio oriundis. lenae, 1758, in-4°. — III. Diss. de genuina febres continuas curandi ratione. lenae, 1760, in-4°. — IV. 'I^vo-ypayia ita9o>ov''=^;lenae, 1759, in-4°. — V. Blss. de secretione corporis hutnani in génère. lenae, 17G2, in-4°. — VI. Diss. de pure vero. lenae, 1762, in4°. — VII. Hétérodoxe Sàtze ans der Arzneygelahr/icil. Frankfurt, 1763, in-8°. — VIII. Abhandl. von den Wurmmitteln. Lemgo, 1763, in-8°. — IX. Anfangsgrilnde der Hebammenkitnst . Lemgo, 1 765, in-8°. — X. Von den Erweichmilteln. Lemgo, 1765, in-8\ — XI. Abhandl. von der lebendigen Kraft des mensck- Uchen Kôrpers. Lemgo, 1768, in-8°. Etc. L. Hx.

Grau (Georg). Médecin provincial à Rômhild et à Bâringen, natif de Gobourg, cité par la biographie médicale pour les ouvrages suivants :

l. "tmojo-/ i<x, das ist vom Schlaf, elc. lena, 1688, in-r2. — IL Panacea vegetabilis

calida, etc. lenae, 1689, in-12. L. Hn.

Grau (Johann). De Spangenburg, dans la Hesse, étudia la médecine à Marbourg et à Padoue, obtint le titre de maître es arts dans la première de ces villes en 1587, puis quatre ans après celui de docteur en médecine, et fut nommé professeur de médecine à Gassel en 1599, puis médecin de la ville en 1605. Parmi ses opuscules académiques, le plus important a pour titre:

Diss. de elementis. Cassel, 1605, iii-4''. L. Hn.

Grau (Ludwig). Vint au monde à Heidelberg en 1547, obtint le diplôme de docteur à l'université de cette ville en 1571, y devint professeur de médecine en 1575 et fut nommé peu après médecin de l'électeur Frédéric IV. Il mourut à Heidelberg le 28 septembre 1615, laissant :

I. Thèses de peste. Heidelbergae, 1583, in-4\ — II. De camphorae qualitatibus epistola. Uimae, 1628, in-4°. — III. De acidulis Schwalbacensibus epistola. Francofurti, 1631, in-4° (avec les Respo)isa medica de H. Dietericus). ' L Hn

DICT. EMC. 4^ s. Y 22

338 GRAVELEE.

GRAll-»l'-R©i (Station marine). Dans le départemenl du Gard, dans l'arrondissement de Nîmes, dans le canton d'Aigues-Mortes, est un petit port de la Méditerranée principalement habité par des pêcheurs et dont la belle plage attire tous les ans un certain nombre des habitants de Nîmes, de Lunel et des localités avoisinantes, qui viennent y prendre les bains de mer. A. R.

GRAUMAi^X (Peter-Benedict-Christian). Médecin de mérite, né à Waren, dans le Mecklembourg, le 23 novembre 1752, fit ses premières études à Gûstrow, puis se livra à la médecine à Goitingiie de J771 à 1774 et, après un voyage à Berlin, à Prague et à Vienne, vint prendre le grade de docteur à Bùtzow, le 16 janvier 1776. 11 pratiqua tout d'abord la médecine à Waren, puis en 1777 fut nommé professeur extraordinaire de médecine à Bùtzow et y prit l'année suivante le diplôme de docteur en pliilosophie et de maître es arts. Nous le retrouvons en 1779 exerçant la médecine à Bostock, puis en 1784 à Biitzow, avec le titre de professeur ordinaire. Lorsqu'en 1789 l'université de Bùtzow fut réunie à celle de Bostock, Graumann resta à Bùtzow et en 1790 y fut nommé médecin de la cour et du prince; il était en outre médecin pensionné du cercle. Graumann mourut le 5 octobre 1803, laissant :

I. Diss. rontin. ohservationes physiro-ynetlicas et senleniias. Butzow, 1776, in-4°. — II. Belrachtungen ïtber die allgemeine Stufenfolge der naliirlichen Kôrper. Rostoclc, 1777, Jn-4''. — III. Brevis inlroductio in historiaiii naturalem anhnalium mammalium, etc. Rostochii, 1778, iii-8°. — IV. Didlefisches Wochenblalt. Rostocli, 1781-1783, 3 vol. in-8°. —

V. Quacksalbercyen, seiiien Milbûrgern zur Warnung Rostock, 1785, in-8°. — VI. Ab-

handlung ilber die Franzô'ienkrankheit des Rindviches, etc. Rostoclî u. Leipzig, 1784, in-8°. — VII. Diss. de libitina in urbibus non loleranda. Biitzow, 1786, 111-4°. — VIII. .articles dans les jouriiau.\ de médecine et diverses brochures contre le charlatanisme médical.

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