‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.46Chapitre 31 sur 97 · GRASSETTE · texte numérisé non relu

GRASSETTE

GRASS (Samuel). Né à Breslau, en 1653, fit ses études médicales à léna, où il prit le grade de docteur. 11 voyagea quelque temps en Italie, et revint se fixer à Breslau, où il est mort le 29 juin 1750. Il était membre de l'Académie des Curieux de la Nature, sous le nom de Mesue II. U est l'un des auteurs de l'ouvrage intitulé :

Historia morborum Wratislaviensium. ". u-

GRASSET* (Matières). Il a été traité des matières grasses, sous le rapport chimique, au mot Corps gras. Au point de vue anatomo-physiologiquo, on consultera l'article Adipeux (Tissr). Nous dirons seulement ici un mot de la présence de matières grasses dans nos organes et dans nos liquides. Outre le tissu graisseux proprement dit, la moelle ilei os et le tissu musculaire, on en trouve dans les os eux-mêmes, les cartilages, le cerveau, le foie, le sang, la lymphe, le chyle, le lait, V enduit sébacé, etc., très-exceptionnellement dans Yurine. La graisse s'y présente à l'état liquide ou à l'élat granulé. Parmi les acides gras qui entrent dans l'économie et auxquels la glycérine sert de base, il laut citer l'acide formique [dans le liquide des muscles, du cerveau, de la rate, dans la sueur), l'acide butyrique (dans les muscles, la rate, la sueur, la sécrétion sébacée, l'estomac, les intestins, etc.), l'acide lactique (dans l'estomac), l'acide cholique, etc., les acides stéarique, oléique, palmitiqne, formant avec la glycérine des graisses neutres répandues dans presque toute l'économie. Enfin, on a constaté dans le cerve;iu la présence de la cérébrine, de la lécithine, du protagon (qui paraît être un mélange des deux premières substances). La lécithine existe aussi dans le jaune d'œuf, le sang, la bile, le pus, le sperme. On trouve de la niicléine dans le pus; de la myéline dans beaucoup des jiarties de l'organisme, etc. (Voy. les noms des substances chimiques, des organes et des humeurs). B.

GRASSETTE. Pinguicula L. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Lentibulariées et répondant aux caractères suivants : c.ilice à 5 divisions, 5 supérieures et 2 inférieures; corolle bilabiée, à tube court, largement ouvert à la gorge, éperonné à la base ; lèvre supérieure bilobée, l'inférieure trilobée, plus grande que la supérieure; 2 élamines insérées à la base de la corolle, h anthères uniloculaires; ovaire libre, mulliovulé, à placentation centrale. Fruit capsulaire, bivalve.

Les Grassettes sont des plantes herbacées à feuilles oblongues, entières, charnues, luisantes, d'un vert jaunâtre, réunies en rosette radicale; les hampes florales portent à leur sommet une seule fleur penchée. On en distingue plusieurs espèces, dont la plus intéressante est :

La Grasseie commune [Pinguicula vulgaris L.), à corolle d'un bleu violet, à éperon subulé, grêle, qui croît sur les pelouses humides des bois. On lui attribue des propriétés vulnéraires et on l'applique sur les plaies, pilée et incorporée dans de la graisse. Elle a aussi, dit-on, la propriété de faire cailler le lait et de le rendre gluant. En Laponie, les habitants reçoivent sur cette plante le lait de leurs rennes, qui, sans se séparer en caséum et en sérum, acquiert une consistance semblable à celle de la crème et donne un aliment agréable.

La Grassette à grandes fleurs [Pinguicula grandiflora Lam.) ne diffère de la précédente que par sa fleur plus grande et son éperon plus fin et plus grêle. Elle a probablement les mêmes propriétés.

530 GRATAROLI.

Quant à la Grassette des Alpes {Pinguicala alpina L.), elle a la corolle petite, d'un blanc jaunâtre, avec deux taches jaunes et l'éperon conique trèscourt. '^^■

Bibliographie. — Linné. Gênera, 50; Species, 25. — De Candolle. Flore française, 2619. — Lamarck. Illustrât, des genres [Encyclopédie), tab. 14, fig. 1. — Grenier et Godrox. Flore de France, II, p. 441. — Mérat et de Lens. Dictionnaire de mat. me'dic, V, 519. Pl.

GRASSEYEMEI\T. Voy. Parole.

GBASVILLE-l'oeure (Eap mlxérale de). Athennale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique faible, dans le département de la Seine-Inférieure, dans l'arrondissement et à C kilomètres du Havre, émerge une source, d'un débit très-peu considérable, dont l'eau est claire, limpide et transparente après qu'elle a laissé déposer une couche épaisse de rouille, elle est incolore et inodore, sa température est de lo^jS centigrade, elle est très-peu gazeuse; sa densité n'est pas connue, et son analyse chimique a été faite en 1842 par Ossian Henry, qui a trouvé dans 1000 grammes de l'eau de Grasville les principes suivants :

Bicarbonate de chaux ) ^ gg„

— magnésie J '

Chlorure de sodium 0,700

— calcium 0,211

— magnésium 0,086

— potassium 0,060

Silicate de chaux et d'alumine 0,088

Protoxyde de fer combiné avec l'acide crénique 0,012

Hydriod;ite d'ammoniaque 0,012

Sultate de soude et de chaux 0,014

Biomuie alcalin traces.

Total des madères fixes 2,903

MM. Leudet et Duchemin ont contrôlé l'analyse précédente et sont arrivés presque au même résultat que son auteur, seulement ils ont cru que l'iode y est à l'état d'iodure de potassium, ce qui est d'ailleurs probable.

L'eau de la source de Grasville-l'Heure est exclusivement employée en boisson, et encore ne l'est-elle que par uu nombre très-restreint de malades qui viennent l'ingérer avec l'intention de se guérir d'une anémie ou d'une chlorose compliquée d'une diathèse lymphatique ou scrofuleuse. A. Rotoreau.

GRATAROLI (GcGLiELwo). Né à Pergame en 1516, fit ses études à l'université de Padoue, oi!i il fut reçu docteur. Il fut pourvu d'un enseignement officiel en 1557, dès l'âge de vingt et un ans, mais en 1559 il se rendit dans sa ville natale, suivant les uns, pour y exercer la médecine, suivant d'autres, parce qu'il était soupçonné d'avoir embrassé la religion réformée. Il aurait réussi pendant quelque temps à se faire oublier de ses ennemis, mais cependant il fut dénoncé à un tribunal de l'Inquisition et obligé de prendre la fuite. Après avoir parcouru une partie de l'Italie et de la France, il se réfugia en Suisse, à Bàle, où il enseigna la médecine et publia un certain nombre d'ouvrages sur le prognostic, la peste et les maladies contagieuses de cet ordre, et aussi sur l'alchimie, ouvrages édités dans les principales villes d'Europe. Sa réputation grandissait chaque jour, et il fut appelé à Marbourg, pour y occuper une chaire de médecine. Il n'occupa pas longtemps ce nouveau poste, et pour des motifs

GRATELOUP. 33<

restés inconnus, le climat, ou de nouvelles difficultés, il revint à Bàle, et y demeura jusqu'à sa mort arrivée le 16 avril 1568. Ses biographes s'accordent pour lui reconnaître un savoir réel mêlé à son penchant pour les choses de l'alchimie, la doctrine de l'inûuence des métaux, la chimiàtrie. On lui attribue les ouvrages suivants :

I. Prognostica naturalia de temporwn mutalioue perpétua, ordine littcranim. Bâle, 1552, in-S»; ibid. Adjccta sunt undecim signa terme nuAûs ex AiUoiilo Mizaldo. Bàlc, 1554, iii-Ç». — n. De memoria reparandâ , augendâ, conservaitdâ, ac de remini^centià liber, tutiora omnimodo remédia, et prœcepliones optimas continens de prœdictione moruyn ex inspectione corporis. Turin, \do'5, in-8'; Bàle, 1504: Rome, 1555; Lyon, 1858,in-16; Strasbourg, 1565, in-16; 1650, in-S"; Francfort. 1591, in-12; 1596; traduit en français par Etienne Coppe sous le titre : Discours notable pour conserver et augmenter la mémoire. Lyon, 1556. in-16; 1558. Une autre édition française, Préceptes et moyens de recouvrer, augmenter et contregarder la mémoire, est datée de Lyon, 1555, in-10. — lil. De prœdictione morhorum naturarumque lioniinum facili ex inspectione partiiim corpor/s liber Turin, 1553, in-8°; Bàle. 1554 ; Zurich, 1555. — IV. De lileratorum et eorum qui Magistraiibus fungunlur conservandû prœservandâque valctudine, illorum prœcipiic qui in ictale consistent ive, vel non longe ab ea adsunt, compendium cum ex probatioribus aiicloribus, tum ex ratione ac fideli experientiâ concinnatum. Bàle, 1555, in-8°; Francfort, 1501, in-8 ; 1596, in-12; 1617; Paris, 1562, iii-12; traduit en anglais, par Thomas Kewlon. Londres. 1574, in-12. — V. Peslis descriptio. Lyon, 1555, in-8° ; Paris, 1561, in-12; Venise, 1576, in-8°. — VI. Opuscula a Guillclmo Gratarolo denuo correcla. Lyon, 1555, in-16. Cet ouvrage, devenu rare, contient, outre la plupart des mémoires qui précédent : Pétri de Abano de Venenis eorumque l'emediis ; Consilium de prœservatione a Venenis G. Gratarolo auctore; Ilermanini a yeunare, de novo hactenusque Germaniœ inaudito morbo idrokireto, hoc est, sudatoria febre, quam vulgo sudorem Britannicum vocant, libellas; Simonis, Riguini Judicium doctissimum, duabus epistolis contentum, alioritmque doctiisimoi'um medicorum sententiœ et curationes probatœ ejusdem febris; Curatio sudoris angliœ in Germania experla; Joachim Schilleri Herderensis de Peste Britannica, commentariolus aureus; Alexandri Benedicti de pestilenti febre lib. — VIL De reyinùnc iter agentium, vel equitiim, vel pedituin, vel navis, vel curj-u, seu rheda, etc., viatoribus et peregrinatoribus quibus'jue utilissimi, libri duo. Bàle, 1561, in-S"; Strasbourg, 1565; Cologne, 1571; Nuremberg, 1591. — VIII. P. Pomponalii de naluralium effectuum admirandorum causais, sive de iucantationibus opus a G. Gratarolo edilinn. Cale, 1556, in-8°. — W.Artis alchimiœ secretissbnœ et certissimœ defensio. In Verœ alchijmiœ scriptores. Bàle, 1561, 2 vol. in-(ol. — X. Pestis descriptio causœ. Paris, 1561, in-12. — XI. Lapidis philosophici nomenclatura. Ibid. — XII. Jo. Braceschi de alchymia dialogi duo; traduit de l'italien par G. Gratarolo. Ibid. — XIII. Modus faciendi quintam essenliam et de vinbus et usu aquœardcntis. Ibid. — XIV. Verce alchymiœ, artisque metalUcœ dira œnigmata, doclrina, certusrjue viodus, scriptis tum nouis tum veteribus coniprehensus. Bàle, 1561, in-fol. — XV. Orationes et opuscula varia de medicinû et de re rusticâ. Stz-asbourg, 1563, in-8'. — XVI. De peste. Thèses. Bàle, J563, in-8°. — XVII. De vini naturâ, artificio et usu, deque omni re potabili. Bàle et Strasbourg, 1565, in-S". — XVIII. De thermis Rhœticis, vallis Transcheri agri Bergamalis. In De Balneis. Venise, 1553, in-fol. — XIX. Wilhelmi Anepomjmi dialogus de substaniiis physicis liicerli auihoris libri très de calore vitali, de mari et aquis, de fluminum origine, indusiriâ G. Grataroli ab interitu vindicati. Strasbourg, 1567, in-S". — XX. P. Pompanitli opéra. De naluralium, item de fato, de libero arbilrio, prœdestinatione, providentia Dei, libri quinque. Bâle, 1567, in-8°, — XIX. Aloysii Mundellce Tkeatrum Galeni, hoc est, universcB Medicinœ a Galeno diffuse, sparsimquc Iradilœ promptuarium. Bàle, 1568, in-8''.

GRATELorP (Jean-Pierre-Sylvestre). Médecin naturaliste aussi distingué par son savoir que par la noblesse de son caractère. Il naquit à Dax (Landes), le 51 décembre 1782, de Jean-Joseph Grateloup, négociant. Parvenu à l'âge de sept ans, son oncle, qui était supérieur des Carmes de Dax, se chargea de son éducation. Le jeime Grateloup fît des progrès rap' de>;, mais ses goûts le portaient vers l'étude des sciences naturelles; Thore (de ûa.^ ) fut son premier maître dans cette branche si aimable des connaissances humâmes; un de ses oncles, Jean- Baptiste Grateloup, graveur fort habile, lui enseigna le dessin. Puis, le jeune

532 GRATELOUP.

homme, après s'êlre constitué simple élève chez un pharmacien de Dax, alla étudier la médecine à Montpellier, où il fut reçu docteur en 1806, aux applaudissements de tous les professeurs étonnés d'un tel savoir si varié et si étendu. Muni de son diplôme, Grateloup alla exercer à Dax, y acquérant rapidement une excellente clientèle, honoré de l'estime puhlique, nommé à des fonctions importantes, à celles de directeur et conservateur du Cabinet d'histoire naturelle de la ville, de médecin en chef des hôpitaux militaires, de membre du Conseil municipal et de suppléant du juge de paix. Un mariage contracté en 1822 (avec mademoiselle Marie-Victoire-Enmia Carré de Sainte-Gemme) fit quitter Dax à notre savant, qui choi>it Bordeaux pour sa résidence définitive. C'est dans cette gi'ande ville que, faisant marcher de front les devoirs d'une grande clientèle et sa passion pour l'histoire naturelle, il écrivit et publia la plupart de ses savants mémoires qui en ont l'ait un des plus habiles géologues et conchyliologistes de notre époque. Il fallait que cet homme eiit une volonté que rien ne pouvait faire fléchir, une facilité étonnante pour tout ce qu'il faisait, un ordre admirable dans la distribution de son temps, pour qu'il ait pu suffire aux nécessités quotidiennes de sa profession pendant plus de trente ans. et se livrer en même temps à ses lectures, à ses observations, à ses rédactions de travaux en médecine, en histoire naturelle, sans compter les dessins et les gravures d'une foule d'objets qui garnissaient son magnifique cabinet. Car Grateloup fut en plus un artiste distingué. On cite plusieurs portraits gravés par lui, suivant un procédé particulier de son oncle, ainsi que plusieurs petites pièces à l'eau-forte et quelques-unes plus grandes, faites pour illustrer des mémoires d'histoire naturelle.

Jean-Pierre-Sylvestre Grateloup, ou De Grateloup, car à partir de 1855 il mit toujours la particule devant son nom, s'éteignit en 1862, à l'âge de quatre-vingts ans, laissant :

I. Dissertation inaugurale sur l'influence de l'air almosphe'rique, des saisons et des climats, sur les êtres vivants. Tliéses de Montpellier, déc. 1806, in-S". — II. Mémoire sur la

fièvre lypho'idc qui a régné à Dax en 1808 et 1809- In Journ. de Corvisart , 1810,

t. XX. — III. Tableaux analytiques du diagnostic des Maladies de poitrine. Paris, 1808, gr. in-S". — IV. Rupture spontanée de l'oreillette du cœur, la Annal, de niéd., 18"24. — V. Hydropneunionie et wdèmc du poumon. In Annal, des se. pliys. et natur. de Bruxelles, 1820, t. VII. — VI. Considérations sur la maladie tachetée liémorrhagique de Werloof. la Arch. gén. de méd., t. V, p. 511. — VII. Mémoire géognostique sur l'ophite des environs de Dax. In Journ. de physique, déc. 1807. — VIII. ?ioticcs sur les roches du bassin de l'Adour. In Actes de l'Acad. des se de Bordeaux. 18io. — IX. Mémoire sur les faluns ou dépôts marins du bassin Adourien. In Actes de l'Acad. des se. de Bordeaux, 1842. — X Discours sur la géologie d'ap^ilieation à l'agriculture et aux arts industriels. In Actes de la Soc Linnécnnc de Bordeaui , 1855, t. VII. — XI. Précis des travaux géologiques de la Société Linnéenne de Bordeaux. In Actes de cette Soc, 1855, t. VII. — XII. Description d'un maxillaire fossile d'une espèce nouvelle de Dauphin. In Annal, des se. phys. de Bruxelles, 1820, t. III. — XllI. Description d'un maxillaire supérieur de cétacé fossile. In Actes de l'Acad. de Bordeaux, 1840, t. XI. — XIV. Mémoire de géo-zoologie sur les oursins fossiles. In Actes de la Soc. Linnéenne de Bordeaux, 1856, t. VIII. — XV. De lulililé delà zoologie fossile à la géologie et à la zoologie v'ivante. In Actes de l'Acad. de Bordeaux, 1830. — XVI. Catalogue zoologique renfermant les débris fossiles des corps organisés. In Actes de VAcad. de Bordeaux, 1858 à 1840. — XVII. Tableau descriptif et méthodique des mollusques terrestres et fluviatiles observés dans le département des Landes. In Actes de la Soc. Linnéenne de Bordeaux, ;829, t. III. — XVIll. Mémoire sur plusieurs espèces de coquilles nouvelles de mollusqu s iTMtiejues vivants, 1840, in-8', planch. — XIX. Tableaux géographiques et statistiques d, nombre d'espèces de mollusques terrestres et fluviatiles, 1855, deux tableaux, Gd. .\igle, eu collaboration avec M. Baudin. — XX. Catalogue généi-al des mollusques teireslres et fluviatiles vivants et fossiles de la France et de l'Algérie, 1855, in-4% en collaboration avec M. Baudin. — XXI. Distribution géographique de la

GRATIOLE. 535

famille des Limaciens. Bordeaux, 1855, in-8°. — XXII. Tableau méthodique des fossiles provenant des terrains marins grossiers. lu Actes de la Soc. linnèenne de Bordeaux, 1827- 1829, t. II à YII. — XXIII. Description d'un genre nouveau de coquille terrestre fossile nommé Ferussina. In Actes de la Soc. Linnèenne de Bordeaux, 1827, t. XI, p. 5 et 25G. — XXIV. Description dun nouveau genre de coquille fossile de la famille des Neri lacées, appelé I^erifopsis. In Actes de la Soc. Linnèenne de Bordeaux, t. V, p. 125. — XXY. Conchiliologie fossile du bassin tertiaire del'Adour. In Actes de la Soc. Linnèenne de Bordeaux, 183ti à 1840. — XXVI. Tableau statistique et comparatif des aiquilles fossiles du bassin de l'Adour et des divers bassins tertiaires européens. In Actes de la Soc. Linnèenne de Bordeaux, 1858, — XX VII. Conchyliologie fossile du bassin géologique de l'Adour. Borileau.x, 1840, atlas in-4°. — XXVIII. Florula littoralis Aquilanica. In Actes de la Soc. Linnèenne de Bordeaux, 1826-1827. — XXIX. Mèmo'ue sur le genre borgne et les hydrophytes qui doivent s'y rapporter. In Dict. classique d'hist. natur., 1820, t. VIII. — XXX. Cryplogamie tarbellicnne. In Actes de la Soc. Linnèenne de Bordeaux, 1835, t. VII. — XXXl. Dissertation sur rulililé de la botanique dans la médecine. In Annal, des se. phys. de Bruxelles, 1820, t. VI. — XXXII. Essai sur la distribution géographique, orographique et statistique des mollusques terrestres et fluviatiles vivants dans le département de la Gironde. liordeaux, 1858-1859, in-4°. A. C.

GRATIA. DEI. Nom donné à quelques espèces de familles diverses, mais particulièrement à la GratioJe [voy. ce mol).. On l'a aussi appliqué au Scutellnria (jalericulata L., ou Tof/we, de la famille des Labiées; à YUeUanlheminnvtilgare Gœrtn. [Cistus Helianthemum L.), de la famille des Cistinées ; au Géranium Roberlianiim, ou Herbe à Robert, de la famille des Géraniacées. Pl.

€iRA.TiOLE. Gratiola L. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Scroplmlarinées.

Dans ces plantes, le calice est à 5 divisions ; la corolle tubuleuse à 2 lèvres ; les étamines au nombre de 4, dont 2 réduites à leurs fdets ; la capsule polysperme, biloculaire, bivalve, à débiscence septicide. Les feuilles sont opposées.

L'espèce la plus intéressante est la Graùole officinale, Gratiola officinalis L., nommée aussi Herbe à pauvre homme, Petite digitale. Elle croit dans les lieux marécageux et inondés, dans presque toute l'Europe, dans la Sibérie méridionale et dans les États-Unis d'Amérique. Sa tige atteint 30 centimètres de hauteur; elle est glabre, quadrangulaire, et porte des feuilles opposées, sessiles, glabres, lancéolées, longues de 2 centimètres, larges de 5 millimètres, dentées en scie depuis le milieu jusqu'à la pointe, à 5 ou 6 nervures longitudinales. Les fleur ^ solitaires à l'aisselle d'une seule des feuilles florales, qui sont opposées sur la lige, sont alternativement placées à droite et à gauche. Elles sont longuement pédonculécs et ont un calice accompagné de 2 bractées linéaires. Le limbe du calice est profondément fendu en 5 lobes. La corolle a un tube plus long que le calice et a 4 lobes, dont le supérieur entier ou légèrement bifide ; elle est blanchâtre avec des papilles jaunes et tachée de rouge sur le limbe.

La Gratiole n'a pas d'odeur sensible, mais elle a une saveur très-amère et laisse un arrière-goùt d'une ùcrelé très-marquée. Fraîche, elle a une activité trèsgrande, qui diminue un peu lorsqu'on la fait sécher. C'est un drastique extrêmement énergique, qu'il faut employer avec beaucoup de prudence, sous peine de voir se produire tous les accidents qu'amènent les superpurgatifs. Elle contient une substance amère, résinoïde, une huile grasse et du tannin. C'est la matière résineuse qui produit surtout les effets purgatifs.

Le Gratiola periiviaiia L. a des propriétés semblables à notre Gratiole. Feuillée, qui l'a observé au Pérou, le dit purgatif, apéritif et vulnéraire.

Quant au Gratiola Monneria L., il doit être séparé du genre Gratiole et même de la famille des Scrophularinées. Pl.

Page 1