‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.46Chapitre 34 sur 97 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

GRAVATIVE (DouLEnR). Douleur plus ou moins intense accompagnée d'un sentiment de lourdeur ou de compression par un corps pesant. D.

GRAVELÉE. Cendre de lie de vin brûlée, dont on extrait du sous-carbonate de potasse. p.

CSRAVELIX. Un des noms donnés au Chêne rouvre [Quercus Robur L.).

Pl.

GRÂVELL (Friedrich). Médecin allemand de mérite, né à Breslau, le 2 septembre 1819, était le neveu du ministre prussien du même nom. Après avoir été reçu docteur, il se fixa à Berlin, pour y exercer la médecine, mais lorsqu'il prit, en 1848, la direction de la Revue des travaux allemands et étrangers, fondée par Heifft, il renonça à la pratique, pour se consacrer entièrement aux travaux littéraires. Il continua à diriger cette revue, connue sous le nom de GrâvelVs Notizen fur praktische Aerzte, jusqu'à sa mort, arrivée à Berlin, le 25 août 1878. Après lui, Guttmann en a pris la direction et la public actuellement sous le titre de Jahrbuch fur practkche Aerzte.

Gràvell était un admirateur aveugle de Gotlie, dont il défendait encore il y a à peine vingt ans, à l'époque des llelmholtz, la théorie des couleurs, contre les théories de Newton. C'était se tromper de plus d'un tiers de siècle.

Voici le titre des ouvrages de Grâvell, parus séparément :

I. ZwôlfGebote der Medicinalreform. Berlin, 1848, gr. in-S» (extr. de GrâvelVs Notizen). — II. Die medicinischen Zusl&nde der Gegenwart und das Miltel ihrer Jliilfe, eiii Wort an die Aerzte und die Studirenden der Mediciii. Berlin, 1849, gr. in-8°. — III. Avec M. B. Lessing : Enlwurf ciner Wahlordnung fiir den bekufs der Reform der Medicinatverfassung heanlragten Congress der Preussischen Aerzte und Wundârzte. Dem Ministerium der Unterrichts- und Mcdichial-Angelcgenheiten ilberreicht. Berlin, 1848, gr. in-8». — IV. Avec P. Gumbinner : Verhandlungen des Vereins der Aerzte und Wundârzte in Berlin in den Jahren 1848 u. 1849. Berlin, 1850, gr. in-8°. — Y. GUlhe ini Redit gegen Newton. Berlin. 1857, in-8°. — VI. Noch cine Schrift gegen die Newton'sche Fc.rbenlehre. Berlin, 1858, in-S". L. H.v.

GRAVELLE. Considérée dans son acception la plus générale, la gravelle ou lithiase consiste dans la formation de concrétions de volume variable, de nature minérale ou organique, dans les conduits excréteurs des glandes, en particulier du foie et du rein. C'est en effet la gravelle hépatique ou lithiase biliaire et la gravelle urinaire qui s'observent le plus fréquemment, surtout la dernière, qu'on désigne d'ordinaire sous le simple nom de gravelle. C'est d'elle aussi que nous nous occuperons particulièrement ; nous ne passerons cependant pas entièrement sous silence la lithiase biliaire, d'autant plus que l'étude de la pathogénie de ces deux sortes de gravelles a rais en évidence certaines conditions communes qui président à leur formation.

En revanche, parmi les gravelles urinaires il en est de rares ou d'exceptionnelles, telles que la gravelle de cystine, dont les conditions de]production paraissent si différentes de ce que l'on observe pour les autres gravelles, que leur description ne serait pas à sa place ici. On a dit un mot de cette variété de lithiase à l'article Cystine et elle sera traitée avec tous les détails qu'elle comporte à l'article Urinaires ( Voies). Nous ne ferons également que mentionner une autre gravelle exceptionnelle, la pileuse, ou pilimiction.

Il ne faut pas confondre avec la gravelle les sédiments urinaires qui se forment dans certains cas ; si leur signification pathologique est indéniable, ils ne peuvent cependant pas être considérés comme une manifestation de la gravelle; tout au plus peut-on dire qu'ils constituent une prédisposition à celle-ci.

Enfin, on peut, suivant le siège de sa formation, distinguer la gravelle uri-

naire en néphrétique et en vésicaîe. Dans les deux cas, les graviers peuvent être expulsés par le canal de l'urèthre ; c'est précisément ce caractère qui distingue la gravelle du calcul, trop volumineux pour être expulsé. Dans maint cas, on ne saurait dire où cesse la gravelle, où commence la pierre; ce n'est le plus souvent qu'une question de volume. Les dimensions des graviers varient, en effet, depuis celles du sable le plus fin jusqu'à celles d'une noisette; chez les femmes, plus rarement chez les hommes, des concrétions plus volumineuses même peuvent être rendues par l'urèthre ; mais ces faits sont loin d'être la règle, et il nous suffira d'en indiquer la possibilité.

Au point de vue cliuique, les trois espèces de gravelles les plus importantes sont : la gravelle urique, la gravelle oxalique et la gravelle phosphatique. C'est la division de U. Leroy d'Étiolles. Mais, comme les deux premières espèces dépendent toujours d'un état morbide général, tandis que la gravelle phosphatique est ordinairement liée à un état local des voies urinaircs, on doit prendre en sérieuse considération la division proposée par Durand-Fardel en gravelle diathésique, celle qui dépend d'un trouble général de la nutrition, et en gravelle catarrhole, celle qui dépend d'une affection locale des voies urinaires. C'est la division que nous adopterons pour l'exposition de ces considérations générales sur les gravelles.

l. Gravelles par causes locales. Nous n'avons guère à mentionner dans cette catégorie que la gravelle phosphatique. Le plus souvent, les dépôts de phosphates sont provoqués par un état inflammatoire du bassinet ou de la vessie, que ce soit un catarrhe ou une ulcération ; dans ces conditions, l'urine devient toujours ammoniacale, et il en résulte la formation de concrétions surtout composées de phosphate et de carbonate de calcium, sous forme d'incrustations sur la muqueuse érodée, de dépôts boueux d'aspect crétacé, de graviers plus ou moins volumineux ou de calculs. Quant lux inflammations et aux érosions de la muqueuse vésicaîe, elles sont dues souvent à des corps éti'angers, fragments de sonde ou d'autres objets introduits dans la vessie, calculs, etc.

Si l'urine i*enferme des sels ammoniacaux, par suite de sa fermentation intravésicale, par exemple, la gravelle phosphatique est constituée par du phosphate ammoniaco-magnésien. Cette fermentation de l'urine peut se produire dans la vessie lorsque l'urine y est retenue par suite d'une paralysie de cet organe ou d'un rétrécissement de l'urèthre. Elle est toujours provoquée soit par les bactéries ordinaires de la putréfaction, le Bacterium termo entre autres, soit par le erment de l'urée, le Micrococcus ureœ. Ce dernier n'arrive dans la vessie qu'introduit par un instrument, la sonde, par exemple. Les bactéries de la putréfaction peuvent, au contraire, y pénétrer par leurs mouvements propres, à l'état jeune, après une segmentation récente des bâtonnets qui les constituent. Ici encore le phosphate ammoniaco-magnésien se dépose sous forme de boue, surtout dans le bas-fond de la vessie, ou sous forme de gravier, de calculs.

IL GRAVEf.LES PAR CAUSES GÉNÉRALES. Nous vcuons de voir que la gravelle phosphatique dépend le plus souvent d'une modification inflammatoire des voies urinaires. Cependant il peut se présenter des cas où elle a pour cause une altération des humeurs, une alcalinité des urines. Le sel alcalin peut être du carbonate de sodium ou de potassium, il peut être du carbonate d'ammonium. Bouchardat affirme que ce dernier existe fréquemment dans le sang. Ces sels alcalins peuvent avoir été introduits dans l'organisme dans un but thérapeutique. Bouchardat indique comme l'une des conditions de la présence de carbo-

nate d'ammoniaque dans le sang l'alimentation animale excessive avec constipation habituelle.

La présence de ces mêmes sels alcalins dans l'urine explique la formation de dépôts de phosphate de calcium ou de phosphate ammoniaco-magnésien dans l'intérieur même des voies urinaires. C'est par cette alcalinisation souvent temporaire de l'urine, sous l'influence d'un traitement par les alcalins, par exemple, que l'on peut se rendre compte de l'existence de couches de phosphates dans certains calculs uriques, uratiques ou oxaliques.

Mais la cause de beaucoup la plus importante des gravelles, en particulier des gravelles urique et oxalique, et même de la gravelle biliaire, c'est cet état particulier de l'organisme qu'on désigne parfois sous le nom de dyscrasie acide.

Les acides de l'organisme se forment soit aux dépens des acides qui le composent, soit aux dépens des aliments qui y sont introduits; les substances ternaires, sucre et amidon, en fournissent aussi bien que les substances azotées, et, comme l'a démontré Kuhne par ses belles expériences (oxydation de l'albumine, etc., sous l'influence du bichromate dépotasse et de l'acide sulfurique), ce sont toujours des produits d'oxydation. Ces acides, parmi lesquels les plus intéressants pour nous sont l'acide urique et l'acide oxalique, se brûlent en partie dans l'organisme, et le résida est éliminé par les émoncloires naturels. Qu'on suppose que, par suite d'un trouble quelconque de la nutrition, la combustion de ces acides se trouve diminuée ou que leur élimination soit gênée, ils s'accumuleront dans l'organisme et y détermineront des désordres variés, goutte, gravelles, etc.

Il ne faudrait pas croire cependant que la présence des acides dans le sang et les humeurs détermine l'acidité de ces humeurs : ainsi l'acide urique en excès dans le sang n'acidifie pas ce liquide, ce qui équivaudrait à sa destruction, mais diminue son alcalinité, neutralise ses alcalis, en mettant d'autres acides en liberté. L'acide oxalique peut se trouver également dans le sang ; Garrod l'y a découvert dans la goutte. En effet, cet acide se formant aux dépens de l'acide urique, il n'est pas étonnant qu'on le rencontre dans l'organisme, dans la dyscrasie acide, due le plus souvent à l'excès d'acide urique. A son tour, l'acide oxalique attaque les tissus et les éléments anatomiques, leur enlevant la chaux, dépouillant les phosphates tricalciques successivement de deux molécules de chaux et les réduisant à l'état de phosphate monocalcique; ce dernier étant soluble, les éléments anatomiques se trouvent détruits par cela même : de là une élimination exagérée de phosphates par l'urine {voy. Phosphaturie) avec toutes ses conséquences (amaigrissement, etc.).

Mais ce n'est pas tout, les phosphates acides qui arrivent ainsi dans l'urine enlèvent aux urates basiques une molécule de base, les transformant en urates acides peu solubles ; ces phosphates peuvent même enlever aux urates une seconde molécule de base et déterminer ainsi la précipitation de ceux-ci.

En somme, la première condition pour la formation de la gravelle urique, et dans un grand nombre de cas de la gravelle oxalique, c'est la présence en excès de l'acide urique. On a beaucoup discuté sur l'origine de cet acide urique ; les uns le fout dériver de la rate, les autres du foie, d'autres encore des globules blancs ou du glycocoUe; quelques-uns, s'appuyant sur des expériences de laboratoire, en font un produit d'oxydation de la sarcine et de laxanthine; enfin, d'après une théorie célèbre, cet acide constituerait un degré d'arrêt dans l'élaboration de la matière azotée, dont le degré ultime de transformation

342 GRAVEILE.

serait l'urée. Nous n'avons pas à discuter ici toutes ces théories. Le seul fait qui pour nous ressort de tout cela, c'est que l'acide urique est un produit de la transformation médiate des substances azotées (Bouchard) : dès lors l'acide urique doit dépendre de l'alimentation, c'est-à-dire des matières azotées qu'elle introduit dans l'organisme.

On a étudié l'influence des circonstances les plus variées sur la formation de la gravelle urique, alimentation, boisson, exercice musculaire, etc. D'après les expériences de Lehmann, de H. et de J. Ranke, de Meissner, l'acide urique auo-mente sous l'influence de l'alimentation azotée ; Genth a observé que la proportion d'acide urique varie en raison inverse de la quantité de boisson aqueuse in^rérée, ce qui s'explique par la transformation plus abondante des matièi'es azotées en urée; ce fait a été confirmé par Mosler. On a constaté d'autre part que la proportion d'acide urique excrété diminue sous l'influence d'un exercice modéré, mais augmente par l'exercice forcé; ce dernier fait trouve peut-être son explication dans l'abondance de l'excrétion sudorale qui a pour conséquence l'état de concentration de l'urine. Du reste, lorsque les fonctions cutanées languissent, chez les individus qui ne veillent pas à entretenir l'activité des sudations cutanées par des soins hygiéniques appropriés, chez des malades atteints d'ichthyose, etc., il se forme des précipités d'urate ou d'acide mique, et de la gravelle peut se développer.

Les troubles digestifs, la dyspepsie, les catarrhes gastriques chroniques, etc., les troubles respiratoires, quelle qu'en soit la cause, la pneumonie, etc., prédisposent à la gravelle.

D en est de même des perturbations nerveuses, de la débilité congénitale ou acquise du système nerveux, des névroses dépressives, de l'application du froid sur le tégument, etc.

En se reportant à ce qui a été dit à l'article Oxalukie, on trouvera indiquées là les mêmes causes. Ainsi les diverses affections que nous venons d'énumérer, y compris l'ichtbyose, peuvent déterminer soit de la gravelle mique, soit de la gravelle oxalique.

Pour nous résumer, nous dirons avec Bouchard que : « L'acide urique augmente par la bonne chère, par les repas trop copieux, par l'abus des aliments azotés, par la dyspepsie acide, par les boissons trop peu abondantes, par les boissons gazeuses, acides, sucrées, par le vin de Champagne et le cidre, par l'exercice musculaire insuffisant, ou exagéré, par l'insuffisance de l'activité cutanée, par le froid, par les obstacles apportés à la respiration, par la vie sédentaire, par le séjour habituel dans l'air confiné, par l'atonie nerveuse, par la tristesse, par l'hypochondrie. Tout cela constitue une prédisposition à la gravelle. »

Cependant, pour que la gravelle se forme, une condition est indispensable, c'est que la solubilité de l'acide urique soit amoindrie : or nous avons vu plus haut que cette solubilité se trouve diminuée par l'augmentation de l'acidité de l'urine, grâce à la présence d'un excès de phosphates acides; ajoutons-y la concentration des urines. Or ces deux dernières conditions sont réalisées par l'insuffisance des oxydations intra-organiques ou, d'après l'expression de Bouchard, des imitations nutritives. II arrive ainsi que les sédiments ne se forment plus seulement dans l'urine après son émission, mais encore dans l'intérieur des voies urinaires.

Pour ce qui concerne les conditions étiologiques, nous renvoyons pour la

gravelle urique à l'article Rei>-3, p. 28i, pour la gravelle oxalique à Oxalorie, pour la gravelle pliosphatique à Phosphaturie.

La lithiase biliaire, avons-nous dit, se produit dans les conditions analogues à celles qui déterminent les autres gravelles : en effet, ici encore la cause première réside dans un trouble de la nutrition qui a pour conséquence l'accumulation des acides dans l'organisme, la diminution de l'alcalinité des humeurs, de la bile entre autres. La chaux, enlevée aux éléments anatomiques, vient décomposer les savons et les sels biliaires à la faveur desquels la cliolestérine restait en solution. C'est ainsi que s'explique la formation des concrétions de cholestérine. On trouvera exposées les conditions étiologiques dans l'excellent article Biliaires de Barth et Besnier.

Cette communauté d'origine fait immédiatement comprendre les relations qui existent entre les différentes sortes de gravelles et celles qui les lient à d'autres affections telles que la goutte, l'obésité, le diabète, etc., qui ont toutes pour point de départ un trouble nutritif acquis ou congénital. Bouchard, qui a si bien systématisé ce groupe de maladies grâce à ce lien commun de la nutrition retardante, n'a fait, dans cette voie, que suivre Trousseau, Durand-Fardel et Bazin.

Parmi les états pathologiques qui ont une relation évidente avec la goutte, Bouchard sigaale la dyspepsie, la migraine, l'asthme, l'eczéma, l'obésité qui, d'après ses recherches personnelles, est compliquée de gravelle une fois sur dix, tandis qu'on retrouve la gravelle chez les ascendants dans le cinquième des cas ; le diabète, qui est accompagné de gravelle dans le sixième des cas ; la goutte enfin, qui une fois sur trois est accompagnée de gravelle, qui une fois sur huit est annoncée par la gravelle des ascendants.

Cette manière synthétique d'envisager la pathogénie de ces différentes maladies fait en même temps apprécier à sa vraie valeur l'influence de l'hérédité et explique comment un graveleux engendre un goutteux, un goutteux un diabétique, etc. 11 ne s'agit plus, en effet, que de la transmission d'une prédisposition morbide, d'une dialhèse, si l'on veut, qui se manifeste chez les descendants par les diverses affections énumérées ci-dessus.

Nous ne quitterons pas ce sujet sans mentionner une opinion exprimée par Bouchardat dans son excellent Traité d'hygiène, 2'^ édition, page 405 : d'après cet auteur, les dépôts d'urates, d'oxalate de calcium, de phosphates, de cholestérine, se forment non-seulement dans le rein et la vessie, ou dans la vésicule biliaire, mais encore dans le sang oii ils peuvent devenir l'origine de certaines formes d'embolies ; on trouverait là l'interprétation rationnelle d'un grand nombre de faits plus ou moins obscurs, de complications redoutables dont la cause est souvent difticile à déterminer. Pour ne mentionner qu'un exemple, dans la maladie de Bright, l'urée ne pouvant plus s'éliminer par les reins altérés passe dans les voies digestives et là subit la fermentation ammoniacale ; le carbonate d'ammonium ainsi formé passe dans le sang et s'y unit au phosphate de magnésium pour former du phosphate ammoniaco-magnésien; les reins ne pouvant éliminer ce sel, celui-ci se déposerait et formerait des embolies capillaires, qui expliqueraient les accidents urémiques mieux que la présence de l'urée qui est relativement inoffensive [ibid., p. 428).

Nous ne pourrions, sans nous écarter de notre sujet, discuter la manière de voir de notre éminent hygiéniste. Nous rappellerons seulement que, en ce qui concerne l'oxalate de calcium, Onsum a, en 1865, exprimé des idées analogues

5i4 GRAVES (Les).

{voy. Oxalique [Acide], p. 400), et qu'elles ont été réfutées par Cyon et Lesser, entre autres {ibicL, p. 417).

Resterait à étudier les symptômes propres aux différentes sortes de gravelle dont nous avons cherché à esquisser ici la pathogénie. Sauf les crises douloureuses, connues sous les noms de colique néphrétique, colique hépatique, il n'y a guère de symptômes caractérisant spécialement les gravelles ; ce sont plutôt des phénomènes concomitants, nés de la même cause que ces gravelles, et pour leur description nous devons renvoyer aux articles spéciaux {voy. Rei.\, Oxalurie, Phosphatcrie, Biliaires [Voies], Urikaires {Voies]). Quant aux divers modes de traitement qu'on oppose aux gravelles et à leur prophylaxie, nous renvoyons aux mêmes articles. L. Hah>'.

GRAVEXHORST (Les).

Ciravenhorst (Johasx-IIeisrich). Chimiste cité par la biographie médicale en même temps que son frère Christoph-Julius. Le premier, né à Brunswick, le 20 octobre 1719, mort dans cette ville le 1-i a-sTil 1781, fut d'abord brasseur, puis établit en commun avec son frère une fabrique de chlorhydrate d'ammoniaque, oii il fabriquait en outre du sulfate de soude, du vert de Brunswick (produit découvert par les deux frères) et de l'alun rouge.

Christoph-Julius Gravenhorst naquit également à Brunswick en 1731 et à la mort de sou frère continua à diriger la fabrique ; il mourut le 17 janvier 1794.

On a d'eux diverses publications relatives à leur industrie ainsi qu'à l'emploi médical et industriel des produits qu'ils fabriquaient. Nous ne croyons pas devoir les citer ici. L. Hn.

Gravenhorst (Joha>"n-Ludwig-Christias). Nous devons une mention à ce distingué naturaliste. De la même famille que les précédents, il naquit à Brunswick, le 14 novembre 1777, étudia d'abord la jurisprudence à Helmstâdt en 1797, puis l'histoire naturelle à Gottingue en 1799, revint à Helmstâdt en 1801, se rendit à Paris en 1802, et enfin fut reçu privat-docent de zoologie à Gottingue en 1804, et peu après nommé conservateur du Musée de zoologie, puis en 1809 professeur extraordinaire. Il devint professeur ordinaire de l'Université et directeur du jardin botanique de Francfort-sur-l'Oder en ISIO. L'année suivante il passa à Breslau comme professeur d'histoire naturelle et directeur du Musée zoologique de l'Université. Il fut nommé en 1830 conseiller intime. Nous nous bornerons à citer de lui :

I. Diss. sist. conspecfum historiae entomologiae. Helmstadii, 1801, in-4°. — H. Vergleichencle Uebersicht des Linneischen Systems uncl einiger neuern zoologischen Système. Gôttinger, 1807, gr. in-S". — III. Die organischen Xaturkôrper, etc. Berlin, 1817, in-8°. — lY. Tergestina oder Beob. und anat. L'nters. iiber einige bei Trient im Meeie lebcnde Arten

der Galtungen Octopvs, Doris, Pinna, Ascidia, Serpula, Echinas, Aslerias, Ophiura

Breslau, 1831, gr.in-8». L. Hs.

GRAVES (Les). Parmi les médecins anglais de ce nom, citons :

^ Graves (Robert). Né vers 1763, dans le Lincolnshire, fut reçu docteur à Édinibourg en 1788, puis devint licencié du Collège des médecins de Londres en 1796, fellow de la Société royale et membre de la Société Linnéenne; il exerça la médecine successivement à Northampton, Sberborne, Dorchester, Weymouth, Worcester, Reading, et enfin se fixa à Bridport où il mourut à un âge très-

GRAVES (Les). 345

aTancé le 9 septembre 1849, et non en 1850 comme le veut Dezeimeris et après lui Callisen.

On a de lui :

I. Diss. inaug. de strabismo. Edinburgi. 1788, in-8°. — II. An Experim. Inquiry into tke ConstituHonal Principles of ihe Sulphureous ]Yater at Nottingham, etc. London, 1792, in-12; Edit. 4, ibid., 1810, in-12. — III. A Pocket Conspeclus of the New London, Edinhurgh and Dublin Pharmacopœias. London, 179G, in-12; Edit. 4, ibid., 1810, in-i2. — lY. Instance of a Disease to which Sauvages lias given the iSame of Meleorismus VentricuU. In Médical Facts and Observations, t. I, p. 90, 1791. — Y- A Fatal Instance of the Poisonous Effects of the Oenanihe crocata, etc. Ibid., t. VII, p. 508, 1797. — YI. Case of a Scirrhous Affection of the Stomach, etc. In London Med. Journ., t. IV, p. 343, 1800.

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