.- brunâtre.. 788 10. — — — noirs
* Parmi les contrées de la Grèce libre ce deg;rès n'est très-fréquent, autant que nous sachions, que dans l'île d'Eubée ; et peut-être aussi d?ns la Gortynie.
On connaît des populations blondes dans la Grèce moderne, dans quelques villages voisins de l'Eurotas (Laconie], dans des villages montagneux de la Mantinée, ainsi qu'en Eube'e sur le mont Dirphys. Quant à la Grèce ancienne, on peut aussi affirmer la rareté relative des bionds, d'après les témoignages des auteurs anciens. Ce n'est que parmi les dieux et les personnages mythiques que l'on connaît beaucoup de blonds (Apollon, Minerve, Ce'rès, Achille, Ménélas, Atalante, Ariane, etc.).
Conclusion. D'après l'ensemble des données dont nous disposons, il semble permis d'affirmer que, quoique la population grecque ait dû subir pendant le moyen âge l'influence 'de nombreux éléments étrangers, parfois même à un degré important, ces diverses influences ne parvinrent pas en général à s'accumuler de manière à apporter un profond changement aux éléments du pays. On sait que ces inlluences eurent pour principal théâtre des plaines fertiles et d'autres pays bas de la Grèce, qui furent le plus exposés aux ravages de la malaria, de la peste, des massaci'es et des captivités. D'autre part, bon nombre de localités surtout montagneuses et d'îles stériles ou peu fertiles, mais salubres et à natalité élevée, non-seulement conservaient une population relativement plus pure, mais aussi, comme étant en général incapables de procurer à leurs habitants une vie aisée, envoyaient de nombreux émigrants ailleurs et bien souvent dans des pays bas et fertiles, à population décimée tous les jours par diverses calamités, pays qu'elles rendaient ainsi de plus en plus hellénicjues. De cette manière, dans la plupart des contrées où l'on rencontre des dialectes et des mœurs grecs, le mélange avec des éléments étrangers ne semble pas avoir été très-grand. Si les crânes grecs d'aujourd'hui sont surtout sous-brachycéphales, tandis que les anciens crânes mesurés jusqu'à présent sont pour la plupart sous-dolichoeéphales, il ne faut pas oublier que les crânes connus de la Grèce classique, très-peu nombreux et appartenant presque tous à l'Attique, ne sauraient permettre aucune conclusion générale, et que, d'api es les témoignages mêmes des auteurs anciens et des monuments de l'art, il est hors de doute qu'une très-grande partie de l'ancienne population de la Grèce était brachyeéphale et surtout sous-brachycéphale. Si la brachycéphalie est aujourd'hui beaucoup plus fréquente que dans l'antiquité, cela ne doit pas être attribué exclusivement à l'influence d'éléments étrangers, puisque ce phénomène peut être dû, au moins en très-grande partie, à h conservation très-inégale des anciens éléments du pays.
Bibliographie. — Blumenbach. Décades collectionis suce craniorum diversarun genlium illustrantes, Gottingen 1790-1820, gr. in-4''. — Oeioli. Atti del VI Congresso degli scienziati italiani. Sezione di Zoologia. — A. I'etzius. Ethnologische Schri/ten. Stockholm, 1864. — J.-C. Prichard. Researches into the Phijsical History of Mankind. London 1815, >n-8°; 1841-47, 8?, o vol. — E. Welcker. Craniologische Note. In Arch. f. Anthrop. Braunsciiweig, Heft I, p. 127t152. — Williamsos. Observations on the Human Crania contained in the Muséum o/ the Army Médical Department, Fart Pitt, Chatam. In Dublin Quart. Journ. of Med. i'c, 1857, mai et août. — Kicolucci. Su/la stirpe Japigica, etc. In Atti délia Pi. Acad. délie scienze fisiche e matematiche. Napoli, vol. Il, 1860. — Du même. Antropologia délia Grecia- Ibid., 1867. — Zaviziako. 5m/ tipo Arvano-EUenico ; riflessioni. Napoli, 1869, in-8°. — Mortov. Types of Mankind. Philadelphia, 1871, in-8°. — G. Hirschfeld et VmcHow. Altgriechische Schâdel. In Zeitschr. /'. Ethnologie, IV, 1872. Sitzungsber., p. 146. — A'iRDHow. (Sur quelques crânes anciens d'Attique), ib. 1875, p. 117 et 118. — G. Bb^sike. Das anthropologische Material des anatoniischen Muséums der kônigl. Vniversitàt {Berlin). Mai 1880. Supplément des Arch. f. Anthropologie. Braunscliweig, 1881. — Or-n- STEiN. Ueber Farbe der Augen, Haare und Haut der heutigen Bewohner Grieche.ilands. In Verhandâl.d. berlin. Gesellsch. f. Anthropologie, etc., p. 305 et 506, 1879. — Virchow. Veber Schûdel von Ophrynium. In Verhandl. der berl. Gesellsch. fur Arthropoloigiè, ttc. 1879, p. 156-145. — Zaborowski. Rapport sur seize crânes d'un tombeau grec d Asie Mineure. n Bull, de la Soc. d'anthrop. de Paris, p. 25i-258, 1881. — A, Weisbach. Die Schâdelform
der Gricchen. In MiU/icil. d. anlhropolog. Gcselhch. in Wien, Bd. XI, Ileft II. AVien, 1881, p. 72 et suiv. Voir aussi l'analyse par J. Denikcr. In Revue anthropologique, 1- année, 1882, p. 550). — Apostolidès. Quelques mesures sur le vivant prises en Grèce. In Bull, de la Soc. d'anihrop. de Paris, p. 616, 1882. — Virciiow. AUtiojanische Grâber und Schcidcl. In Abhandlungen der lion. Akademie der Wissenschaflen zu Berlin, 1882. Berlin, 188."), p. 1-152. — Apostolidès. Su/y.êo^.at si; t-^v «vÔ/j&jTtû/oyiav rrii E//âooj. In « As/riov -rô; 'IjTOpiy.n? y-xl 'EOvo/s'/Kvj; iracpiaj tvî; 'E'/ldSoi », t. I, p. 2, 1883.
Anthropologie physiologique. — J. Robeutson. On the alleged Influence of Ch mate on female Pubcrty in Greecc. In the Edinburgh Med. and Surg. Journ. Edinburgli, I84i,
Rlésologie. — 'E. KoJ/îrio;. 'Eoaoo; xal y./tya 'Af)/;và)V (trad.). In 'Attizov 'H/i-co/ôyiov E. 'A7oi-iou. ër. \ÏV. 1877. — Buiisiax. Ueber den Einfliiss der î\atur der griech. Laiider auf den Charakter seiner Bewohner. InVIu. VU Jahresber. der geogr. Gesellsch. in Mûnchen, 1877. — B. OnNSTEi.N". Ueber die physischen Yerhâltnisse Griechoilands und seiner Bewohner, mit besonderer Berïuksichtiijung der Langlebigkcit der letzlcren und dercn Ursaclien. In Zeitschrift fur Ethnologie. Berlin, 1881, pp. 11-95.
§ VIII. Dénios;raphic '. Ai'KRcr HISTORIQUE. Avant d'entrer dans l'otude de la population hellénique de nos jours, nous devons donner un coup d'œil sur son histoire pendant les siècles passés.
D'après les documents dont on peut disposer, il est probable qu'il y avait au commencement de la guerre du Péloponnèse dans la Grèce libre d'aujourd'hui (la Thessalie exceptée) : une population de 1 million environ dans la Grèce Continentale, de 1 700 UOO dans le Péloponnèse et de 800 000 dans les îles, soit un total de o 1/2 millions environ. De cette manière, on a une densité de 67 habitants par kilomètre carré, densité qui se place entre celles de la France (70), de la Bavière 1^64) et de la Suisse (64) d'aujourd'hui.
Cependant on ne doit voir dans ce nombre qu'une moyenne d'une valeur Irès-mcdiocre, la densité de la population étant très-différente suivant les diverses districts de l'ancienne Grèce. Ainsi, tandis que dans l'Acarnanie et dans l'Éloliela dcnsi té n'était pas piobablementsupéiieure à celle d'aujourd'hui (17,7), l'Attique et la Corinlhie présentaient, à ce qu'il par^HÎt, une densité trèsgrande (240 à 250). En dehors de ces contrées, on trouve la densité movenne probable du resie de la Grèce à peu près égale à la moitié de celle qui est relative au pays entier (57 au lieu de 07), tenant ainsi le milieu entre celles de l'Espagne (50), du Portugal (47) et du Danemark (47), et ne s'éloignant pas beaucoup de la densité qu'on observe aujourd'hui en Grèce (52,50). Le.s guerres intestines qui suivirent pendant longtemps la guerre du Péloponnèse et qui furent plus tard accompagnées de la décadence du commerce et de l'industrie, ainsi que l'affaiblissement considérable de la nuptialité, ont amené une grande
* Nous devons donner ici, pour l'intelligence de ce qui. va suivre, quelques indications relatives aux lies de l'Arcliipel. Les diverses éparcliies des Cyclades comprennent les îles suivantes :
Eparchie de Syra Iles ." Syra, Myconos.
— d'.\iulros — Andros.
— de Tinos — Tinos.
— de Kéos - Kéos, Rythnos, Sé/iphos.
— de Naxos — Nasos, Paros.
— Théra (Santorin) — Théra, los, Amorgos, Anaphè.
— Milos — Jliloj, Siphnos, Pholégandroi, Kimolos.
Parmi les Sporades septentrionales l'île de Scyros appartient à l'éparchie de Carystie; les autres forment l'éparchie de Scopelos (Scopélos, Sciathos, Halonnésos).
Parmi les Sporades occidentales nous avons : 1° l'ile d'Égine, qui forme avec quelques îlots l'éparchie homonyme ; 2° l'île de Salamis, qui est comprise dans l'éparchie de Mégaride; 3" les îles de Spetsa et Hydra, qui forment des éparchies homonymes avec des parties du littoral voisin de l'Argolide. •
GRÈCE. Ml
décroissance dans la population de la Grèce, au point que des territoires étendus sont presque entièrement dépeuplés [voij. Polybe, Strabon, Pausanias, etc.).
Pendant le moyen âge la population hellénique coutinua à rester très-réduite, ayant à lutter contre la malaria, de nombreuses épidémies de peste, des guerres et d'autres calamités. Ces circonstances ont amené le dépeuplement même de certains districts, et ont provoqué l'établissement des étrangers et surtout des Albanais sur plusieurs points du pays.
D'après les données historiques et toponymiques on peut aflirmer que, parmi les contrées de la Grèce Continentale, l'Attique n'est jamais restée inhabitée depuis l'antiquité, de même que la Mégaride, les environs du Parnasse, les rivages compris entre l'Othrys et le golte Maliaque, ainsi que quelques parties de l'Acarnanie et de l'Etolie. Quant au Péloponnèse, on peut tenir comme trèsprobable que l'Achaïe, les environs de Corinthe et de l'Isthme, la presqu'île argolique, certaines parties de la Kynurie et les presqu'îles du cap Malée, du Taygète et du cap Acritas, n'ont jamais cessé d'avoir un certain nombre d'habitants. On peut affirmer la même chose nour les parties de l'Arcadie qui touche à l'Argolide et à la Coriuthie, ainsi que pour la vallée de Mégalopolis.
Parmi les îles il est hors de doute que l'Eubée et la Crète ne sont jamais restées désertes; il en est de même, avec une sûreté presque complète, pour Corfou, Céphalouic, Zante, Leucade, Andros, Tinos, Naxos, Syra, Scyros et trèsprobablement aussi Kéos et ïliéra, tandis que le dépeuplement d'Ithaque, de Pholegandros, ainsi que celui de Samos, est historiquement connu.
Il est probable que plusieurs autres localités conservèrent toujours un certain nombre d'habitants, mais les données que nous possédons ne permettent de rien affirmer.
Nos renseignements sur la population en Grèce pendant les temps les plus récents se rapportent pour la plupart au Péloponnèse. Au milieu du dix-septième siècle la population chrétienne de celte presqu'île s'élevait à 250 000 âmes environ. Diverses influences la firent tantôt augmenter, tantôt diminuer (116 000 en 1692; 200 000 et plus en 1701; 150 000 en 1777; 260 000 à la fin du dix-septième siècle). Enlin la population hellénique fut décimée de nouveau dans la Grèce Continentale comme dans le Péloponnèse, par suite de la lutte désastreuse (1821-1827) d'où est sortie l'indépendance de la Grèce.
De cette manière, ce qui restait d'une population chrétienne de -458 000 àraes (1821) en Péloponnèse ne s'élevait q\i'à 400 000 en 1828, si l'on prête foi à des renseignements recueillis par le gouvernement de Capo-d'Istria, mais qui ne reposaient sur aucun recensement régulier. De même, dans la Grèce Continentale, de 247 850 ne sont restés que 172 850; par contre, la population des îles est restée à peu près la même (169 500 en 1821, 169 100 en 1828). D'un autre côte, parmi les 47 000 Turcs qui en 1821 vivaient en Péloponnèse, presque tous ceux qui échappèrent à la guerre sont partis, tandis que dans la Grèce Continentale sur 20 865 il n'en est resté que 11450. Ainsi donc, d'après ces renseignements, la population chrétienne de la Grèce aurait été diminuée de 135000 par la guerre et la population totale de 185 000 environ.
En passant n\aintenant à l'étude de la population de la Grèce d'aujourd'hui, nous devons l'examiner d'abord dans son état en général, dans ses éléments démographiques et dans sa distribution sur le sol grec, et ensuite dans ses fonctions ou mouvements.
Jusqu'à présent aucune étude détaillée n'a été faite sur ce sujet et encore
moins au point de vue médical, une pareille étude ayant du reste cfé impossible à plusieurs égards jusqu'en ces derniers temps, faute de données suffisantes.
Par suite de la grande variété des conditions mésologiques sur le sol grec, il était indispensable d'étudier les phénomènes statistiques dans des divisions territoriales restreintes et ne s'éloignant que le moins possible des districts plus ou moins naturellement délimités. Le royaume de Grèce étant divisé en 14 nomes ou départements, puis en 58 éparchtes ou arrondissements, et enfin en 566 dèmes ou communes (1879), c'est l'éparchie que nous avons adoptée en général comme unité géographique, sauf pour les îles grecques, que nous avons considérées, toutes les fois que les documents ofliciels le permettaient, chacune séparément (il en était touj'Hirs ainsi pour les îles Ioniennes) .
La section de 1' « Économie publique », à laquelle furent attachés les travaux statistiques dans It ministère de l'intérieur de la Grèce, a été instituée en 1854 sous la direction de M. G. D'Eichthal. Des publications officielles faites presque toutes sons la direction de M. Mansolas (1862-1882), si elles sont sur certains points très-importantes, moins analytiques qu'il ne fallait, elles sont pour plusieurs autres points plus détaillées que celles de la plupart des autres Etats de l'Europe: aussi peuvent-elles mieux servir à l'étude de diverses questions médicales.
Pour ce qui concerne le degré d'exactitude, les publications officielles expriment des doutes ; cependant, en ayant égard aux résultats de la présente étude, on est conduit à croire que les inexactitudes en question, surtout pour les données de la mortalité, sont beaucoup moindres qu'on ne le suppose communément et qu'elles n'empêchent point d'arriver à des conclusions ne s'éloignant pas beaucoup de la vérité.
I. ÉTAT ET ÉLÉMENTS DE LA POPULÂTIOX. Les recensements faits dans la Grèce libre depuis 1858^ (sans les îles Ioniennes), ont donné les résultats suivants :
752,07" 823,775 8oO,2ii5 861,019 853,01)5 913,059 950,295
ia36 1,062,627
1879 l,.iOJ,659«
Pour les îles Ioniennes, nous avons, d'après les documents officiels anglais jusqu'à 1862, et d'après les recensements du gouvernement grec depuis cette époque, les résultats suivants ;
18ii 229,165
Ainsi la population a presque doublé dans les anciennes provinces de la Grèce dans l'espace de quarante-un ans, au point que sa densité de 15,2 (1858) est devenue 28,6 (1879), tandis que dans les îles Ioniennes la différence est faible. Cette augmentation considérable de la population serait encore plus grande sans quelques obstacles importants qui s'y opposent. Ainsi, d'une part, dans les
* Pour les recensements c'est le système français qui est en usage.
* On n'y comprend pas l'armée (20525) et les marins qui voyagent à l'étranger (5180).
dislricts les plus fertiles de la Grèce, de grandes étendues du sol se trouvaient sous l'influence de la malaria, cause de misère physiologique, d'une natalité relativement faible et de mort prématurée pour une grande partie de leur population; d'autre part, dans plusieurs des provinces grecques, âpres et peu fertiles, où la natalité est assez élevée et la morfalité relativement faible, on observe une grande tendance à s'expatrier par suite de la pauvreté du pays. Il faut noter aussi la difficulté des moyens de communications sur un sol généralement montueux et qui faisait que des localités très-voisines ne pouvaient pas s'entreaider par l'échange de leurs prodtiits, et coopérer à l'augmentation de leur population. Il faut y ajouter la faiblesse de la nuptialité en plusieurs districts qui a sa raison d'être, avant tout, dans des motifs économiques.
Population dans la Grèce moderne par districts {voy. le tableau I). Du recensement de 1838 (plus complet et plus exact que ceux qui avaient été faits auparavant), relatif -aux anciennes provinces de la Grèce (c'est-à-dire sans les îles Ioniennes et sans la Thessalie), il résulte que c'étaient les Cyclades qui, nonseulement présentaient à cette époque le degré le plus élevé de densité (59,15 habitants par kilomètre carré), mais dépassaient à cet éuard de beaucoup tous les autres départements du Péloponnèse, après lesquels venaient ceux de la Grèce Continentale, le dernier rang étant occupé par l'Acarnanie et lElolie (8,191, un des départements les plus montueux et les plus arides de la Grèce. Cette distribution de la population sur le sol grec avait été déterminée, nonseulement par des raisons dépendant des ressources économiques, mais encore, à un haut degré, par les ravages qui accompagnèrent la guerre de l'Indépendance et qui ont pesé d'une manière inégale sur les diverses provinces grecques. C'est pourquoi elles ne présentent plus par la suite ni le même rang relatif quant à la densité, ni une augmentation également rapide de la population. Les Cyclades continuent (1879) à occuper le premier rang (53,10); et cela, elles le doivent principalement à la densité primitive de leur population, tandis que dans l'échelle de l'accroissement de la population elles viennent en dernier lieu. L'Étolie et l'Acarnanie continuent encore à occuper le dernier rang par rapporta la densité (17,67), à cause de la nature de leur sol, tandis que leiu' population a doublé. Relativement à l'augmentation de la population (de 1838 à 1879) les départements de l'Attique et de la Béotie (48,5 sur 1000 hab, par an), de la Phthiotide et de la Phocide (30.5) et de la Messénie (30), viennent les premiers, tandis que les départements de l'Arcadie (11,8), de l'Aigolide et de la Corinthie (H, 9) et des Cyclades (8,7), viennent aux derniers rangs.
Étudions maintenant l'accroissement de la population dans des régions plus restreintes, pour la période de 1861-1879, pour laquelle cela est possible [voy. tableau \). Parmi les districts de la Grèce Continentale se distinguent dans cette période ceux situés à l'est, et surtout l'Attique (45,8 : 1000 hab. par an), qui occupe le premier rang eu Grèce, puis la Mégaride (25,3). Dans la moitié occidentale de la Grèce Continentale, le district de la Phthiotide (19,2) et les districts, pour la plupart montagneux, situés à l'est de l'Acheloûs (Eurytanie 17,4, Trichonie 18,9), présentent aussi des degrés élevés, tandis que, en Parnasside (7,2) et en Doride l7,9), on remarque les degrés les plus faibles. Dans le Péloponnèse, la Laconie presque entière (20,9-12,9, etc.), la Kynurie (21,5), ainsi que la plus grande partie des districts du nord et de l'ouest de celte péninsule, présentent aussi une progression élevée. La plupart des îles n'offrent pendant cette période qu'une faible augmentation de la population, quelques-unes
in
fr-
LJ
ca
inoot'î-S'OtNt-co —
«5 es
O ce
fO
lO
co
ce G^
oo
to ^
OC
or
in
to to
CN
lO IC
CM
•Xi .:
rN
rc
or.
;Q 'TJ
CN
-»■ lO
oo
GJ CO
(ÎJ
:rî
or.
Gn
ift
OO
oo
lO
iO
fM
in
Tl
oc
<TJ
lO
lO
în
in
iO
co
lO
lO
oo
nr
lO
l~ Ci — tO -f co !T-1 ÙT 00 — .