GRÊLE
de la ville et du canton, médecin et conseiller de la cour de Saxe-Altenbourg, membre de diverses socie'tés savantes. Nous citerons de lui :
I. Die Kiiiist gesunde Kinder zu haben. Eiseiiberp, 1809, in-8°. — II. Anleititng ziir allgcm. Kiankeiip/legr. Eisenberg, 1809, in-8°. — III. Ucber das Sâi<geii der Amme?t. Alteaburg, I81I, in-8°. — IV. Der Traum iind das fîeberhafte Irresein. Leipzig, 1817, in-8°. — V. Ber Arzt im Mcnschen oderdie Heilkraft der Natiir. Altenburg, 1827, iii-S". — VI. Schiile und Leben, etc. AKenburg, 1838, in-S". — VII. Die rheumatisclicn lirankheitcn. Leipzig, 1841, in-8°. — Vni. Die narkolischen Millel. Leipzig, 1844, in-8°. — IX. Biosoterion, etc. Erlangen, 1856, ia-8°. — X. Der woh/beralhende llausant. 2. Aufl. Leipzig, 1855, in-8°. — XL Une foule d'articles dans les recueils médicaux et les dictionnaires. L. Hn.
GREISEL (Johanjn-Georg). Médecin autrichien, né à Vienne, mort à Znaym le 18 mai 1684. Il servit d'abord comme chirurgien dans l'armée, puis devint professeur d'anatomie à l'Université de Vienne et assesseur du Collège médical, enfin se retira à Znaym avec le titre de médecin pensionné. Gomme membre de l'Académie des Curieux de la Nature, il a publié un assez grand nombre d'articles dans les éphémérides de cette savante compagnie. Il est en outre l'auteur d'un ouvrage intéressant sur l'efficacité de la diète lactée dans le traitement des affections arthritiques.
Tractatus médians de cura lactis in arlhritide, etc. Vienne, 1670, in-12; Bautzen, 1681, in-12. L. Un.
GRÊLE. GRÉSIL. On appelle grêle l'eau qui tombe de l'atmosphère sous forme de glace dure ; quand l'eau glacée affecte la forme de petites pelottes légères ou de secteurs sphériques aussi légers, elle prend le nom de grésil. La neige s'en distingue nettement en ce qu'elle est toujours formée d'eau qui a cristallisé sous des formes géométriques et sousde très-pelites dimensions, tantôt en aiguilles à six pans, tantôt en étoiles à six rayons plus ou moins ornées, le plus souvent en flocons qui se composent de cristaux feutrés, plus ou moins déformés par leur agglomération ou par un commencement de fusion.
Quoiqu'il ne soit pas rare de voir tomber l'eau glacée sous ces différentes formes, dans ime même averse ou dans l'espace de quelques heures, au commencement du printemps, cependant elles appartiennent ordinairement à des phénomènes distincts. La neige tombe en hiver, de novembre à mars; assez souvent en avril, bien plus rarement en octobre ou en mai; le grésil, à la suite des longs dégels de l'hiver ou au printemps, principalement en mars ; enfin la grêle en été.
La grêle tombe quelquefois sous forme de petites sphères régulières, transparentesi, de quelques millimètres de diamètre; quand ces sphères dépassent quelques millimètres, elles sont rarement bien transparentes; elles sont ordinairement formées de couches concentriques alternativement transparentes et opaques. Au delà de 2 à 5 cenlimclres, elles affectent souvent la forme feuilletée d'un artichaut, mais elles ne conservent guère la forme sphérique que jusqu'à 4 ou 5 centimètres ; les grêlons d'un plus grand volume ont souvent des appendices irréguliers, des sortes de cornes; les plus gros semblent être des morceaux de glace détachés par fracture d'un bloc plus gros.
On a beaucoup discuté sur l'origine de la grêle parce qu'on manquait pour son explication de la connaissance de la constitution intime des nuages les plus élevés et des températures qui y régnent.
La grêle, quoique beaucoup plus rare que l'orage, lui est intimement liée et,
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si le plus souvent l'orage ne verse aucune grêle sur le sol, inversement, il n'y a pas de grêle sans orage; sans doute, il arrive quelquefois qu'il grêle dans un lieu d'où l'on n'entend pas le tonnerre, mais il se fait toujours entendre aux environs.
La grêle n'est que de l'eau glacée, mais on a reconnu depuis longtemps que les gouttes de pluie ne peuvent se congeler assez vite en traversant des couches d'air froid, surtout en été, la seule saison où l'on constate les chutes importantes : aussi n'est-ce pas la congélation des gouttes de pluie une fois formées qui donne lieu à la grêle.
L'eau existe dans les nuages ordinaires que les météorologistes appellent cumulus, en globules microscopiques de 2 ou 3 centièmes de millimètre; ces nuages flottent dans l'atmosphère à des niveaux compris entre le sol et des hauteurs qui peuvent aller jusqu'à 5000 ou 6000 mètres. Au delà, les nuages changent complètement de nature et d'aspect : de globuleux et arrondis par en haut, ils deviennent allongés en grandes bandes droites ou en des formes diverses, mais d'un aspect tilamenteux ; ce sont les cirrus, formés de cristaux de neige, ordinairement en aiguilles à six pans, ainsi que le prouve l'apparition si fréquente du halo ordinaire de 22 degrés de rayon.
La température de ces nuages est en moyenne de 22 degrés au-dessous de zéro. 11 parait donc que l'eau ne cristallise pas à des températures comprises entre zéro et 22 degrés de froid. En effet, on a remarqué depuis longtemps que les brouillards à 10 ou 14 degrés au-dessous de zéro contiennent l'eau à l'étal liquide; mais j'ai observé le même phénomène aux environs de Paris, le 20 décembre 1859, par un froid de 21", 7, très-rapproché de la limite à laquelle l'eau cristallise dans les nuages. Ce phénomène qu'on appelle la mrfusion de Veau, remarqué d'abord dans des vases en repos et dans des tubes capillaires, n'a été reconnu que plus tard dans les brouillards et les nuages.
Si les cristaux de neige sont à 22 degrés à la base des cirrus, ils sont à des températures de plus en plus froides dans les parties plus élevées de l'atmosphère. On sait d'ailleurs que dans les orages le décroissement de la température est très-rapide et qu'au lieu d'être de 1 degré centigrade par 180 mètres de hauteur, valeur moyenne, il atteint souvent 1 degré par 100 mètres ou même par 50 mètres. La célèbre ascension de MM. Barrai et Bixio, le 27 juillet 1850, nous a révélé un fait très-intéressant, un froid de près de 40 degrés en plein été, à une altitude de 7000 mètres. Et rien ne donne à penser que ce soit là la limite extrême des froids qui peuvent se produire dans la verticale, à la même hauteur.
Au moment où, après un temps chaud et calme, la baisse barométrique qui précède les orages vient à s'arrêter, et oij un coup de vent vient mêler les différentes couches d'air, les cristaux de glace à 40 ou 50 degrés, rencontrant au-dessous d'eux de l'eau à l'état de surfusion, produisent instantanément de la glace; l'agglomération a une tendance à se faire sous forme sphérique, mais, comme ces sphères ne sont pas parfaites, le frottement de l'air les fait tomber suivant une position déterminée; les accroissements qu'elles reçoivent dans leur descente sont tous en dessous, et ces additions successives donnent aux grêlons cette forme d'artichaut si fréquente dans ceux d'un certain volume. Les couches d'air traversées sont à des températures qui varient souvent brusquement : de là ces couches claires ou opaques qui se remarquent si souvent.
Quand les grêlons atteignent un poids cousidérable, les plus gros, tombant