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GUYON

natale, ses débuts dans la pratique furent marqués par des succès, et bientôt, environné de la confiance publique, il fut attaché, jeune encore, à l'hôpital, dont il devint dans la suite le premier médecin. Dans les loisirs que lui laissait sa pratique, il cultivait les dilférentes branches de l'histoire naturelle, faisait des observations météorologiques, et trouvait le temps de s'exercer dans l'art d'écrire, en traitant diftérentes questions philosophiques et littéraires. Nommé par l'administration centrale du Jura médecin des épidémies pour l'arrondissement de Lons-le-Saulnier, il remplit avec zèle cette place dont il était encore titulaire lorsqu'il mourut en 1816. Les ouvrages de J.-F. Guyétant portent ces titres :

I. Mémoire sur la topographie me'dicale et l'histoire naturelle du bailliage et de la ville de Lons-le-Saulnier, 1784. — II. Mémoire sur la topographie du bailliage d'Orgelet, 1785. — III. Essai sur le traitement des maladies épidemiques, 178G. — IV. Observations sur quelques plaies extérieures de la tête. In Journ. de me'd., juin et juillet 1777- — V. Lettre sur une extirpation de la mamelle. Ibid., janv. 1778. A. G.

Guyétant (Sébastien). Fils du précédent. Il naquit pareillement à Lons-le- Saulnier en 1777, et est mort dans le mois de janvier 18G5. Il avait été membre correspondant de l'Académie de médecine, docteur de la Faculté de Paris (16 mai 1801). La liste de ses publications montre assez la variété de ses connaissances médicales, et la protection des intérêts sanitaires du peuple. Le zèle qu'il a mis à propager la vaccine est digne des plus grands éloges; il n'a pas, pour son propre compte, inoculé moins de trente mille enfants.

I. Essai sur l'état actuel de l'agriculture du Jura, les améliorations qu'elle a reçue» depuis trente atis, et celles dont elle parait susceptible. . . Lons-le-Saulnier, 1825, iu-8°. —

II. Le médecin de l'âge de retour et de la vieillesse. l'aris, 1855, in 8°; 1844, in-12. —

III. Conseils aux femmes sur les moyens de se préserver et de se guérir de la leucorrhée, 2° édit. Paris, 1837, in-12. — IV. Le guide médical des curés, des dames de charité, des

garde-malades, des maîtres et maîtresses de pension Besançon, 1858, in-8° ; Paris,

1842, in 8°. — V. Nouvelles considérations sur le traitement qu'exigent les ulcères anciens des jambes. Paris, 1845, in-12. — VI. Catalogue des plantes et fleurs visibles qui croissent dans les montagnes du département du Jura, 1822. in-8''. — VII. Mémoire sur l'industrie du Jura, 1822. — VIII. Tableau de l'état actuel de l'économie rurale dans le Jura. Lonsle-Saulnier, 1854, in-S". — IX. Nouvelles considérations sur la longévité humaine. Paris, 1865, in-12. — X. Dissertation sur la fièvre bilieuse ou méningo-gastrique continue. Thèses de Paris, 26 floréal an IX (16 mai 1801), in-8°. A. C.

GUYOIV (Jean-Baptiste-Casijiir). Né à Lorient, le 25 brumaire au IX, était fils d'un ancien pharmacien en chef de la marine. Devenu chirurgien de marine, il fit divers voyages de 1822 à 1850, en Corse, au Sénégal, au Pérou et à Madagascar, où il fut atteint après quelques mois de séjour des fièvres paludéennes qui altérèrent rapidement sa santé. Envoyé en congé de convalescence à l'île Bourbon, en 1850, il s'y maria et donna sa démission de chirurgien de marine, l'état de ses forces ne lui permettant plus les voyages sur mer. Il revint en France, désirant se fixer en Bretagne, pour y exercer la médecine, et vint à Paris achever ses études de médecine et prendre le titre de docteur, qu'il reçut le 25 juin 1856. Il s'établit à Nantes, où il mourut le 24 mars 1846. 11 est le père de l'honorable professeur actuel de la Faculté de Paris. Nous ne citerons de lui que sa thèse :

Réflexions sur les causes, les formes diverses, le siège et la thérapeutique de la fièvre intermittente. Paris, 1856, in-4°. A. D.

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