‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.47Chapitre 112 sur 126 · GUYOT · texte numérisé non relu

GUYOT

M. Verneuil sur les effets thérapeutiques du c/iloral. Ibid., t. LXX, 1870. — CXIV. Statistique des cas de rage observes sur des Européens en Algérie, depuis notre prise de possession de ce pays, en 1830, jusqu'en 1851, mois d'août inclusivement. Ibid. — CXV. Histoire naturelle et médicale de la chique Rhynchoprion pcnelrans {Oken). Paris, 1870, in-8°,

CiUTO]\GOSSI A PETTEXY (Paulus). Né en Hollande, où il fit ses éludes médicales, fut appelé en Russie, par l'entremise de Boerhaave. 11 devint, en 1755, médecin en chef de Thôpital de l'amirauté de Pétersbourg, puis à partir de 1758 enseigna dans deux écoles hospitalières la matière médicale et la physiologie d'après la méthode d'Albinus et la pathologie d'après le système de Gaubius. Plus tard, il fut nommé médecin en chef du corps des cadets de la marine, enfin, en 1766, médecin de la cour de l'impératrice Catherine. L'époque de sa mort e&t inconnue et c'est à tort que Tchistovitch le fait mourir à Moscou en 1 763. Ses contemporains en parlent avec les plus grands éloges. Ce fut nonseulement un praticien remarquable, mais encore un écrivain distingué ; il a laissé neuf volumes manuscrits conservés à la bibliothèque publique de Pétersbourg, et qui renferment surtout un grand nombre de remarques et de commentaires du plus haut intérêt sur les langues orientales (L. Stieda, in HirscKs biogy. Lexicon). L. Un.

GUYOT (JcLEs). Un des médecins français les plus distingués et les plus méritants de notre siècle, à la fois philosophe, économiste, chirurgien, viticulteur et homme politique. Il naquit, en 1808, à Gyé-sur-Seine, petite localité du département de l'Aube, de J.-B.-G. Guyot, qui était, en 1833, maire de Gyé-sur- Seine, et de Gabrielle Petit du Perchoy. On a peu de détails sur les premiers temps de sa jeunesse; ce qu'il y a de certain, c'est qu'il vint étudier la médecine à Paris vers l'année 1827, et qu'il fut nommé médecin interne des hôpitaux dans la promotion de 1852; le 24 janvier 1833, il était revêtu de la robe doctorale après avoir défendu une thèse sur la Vie universelle. L'année précédente , il avait fait paraître un volume sous le titre A' Éléments de physique générale, qui contenait des aperçus de la plus haute philosophie sur la constitution des mondes. En 183i, il fit connaître un nouvel appareil propre à maintenir réduites les fractures du col du fémur. En 1835, il publia un curieux travail sur les Mouvements de l'air et des pressions de l'air en mouvement; en 1840, avant par conséquent le télégraphe électrique, il perfectionna les anciens signaux, et, après bien des hésitations, son système fut essayé par le gouvernement et réussit. C'est en 1837, ou 1838, que Guyot crut pouvoir démontrer que les grandes plaies pourraient être heureusement modifiées, quant au résultat définitif, c'est-à-dire la cicatrisation, par leur séjour dans un appareil à incubation. Nous nous rappelons l'avoir vu, à l'hôpital Beaujon, inaugurer et suivre pendant plusieurs rhois ses expériences. C'est de là qu'est né son important ouvrage : De l'emploi de la chaleur dans le traitement des ulcères, des plaies, etc., qui vit le jour en 1842. Mais Jules Guyot s'est acquis une grande autorité surtout par ses longs et importants travaux en viticulture. C'est lui qui a restauré le beau château de Sillery (Marne), qui fut la demeure de Mme de Genlis; c'est lui qui a construit les caves de Châlons-sur-Marne, immense dépôt où se traitent et se préparent les vins de Champagne. Dès 1850, notre médecin avait pris la direction du grand vignoble de Sillery, près de Reims; il découvrit les meilleures conditions pour la culture de la vigne, et il créa trente-quatre hectares de vignes

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fertiles dans un terrain jusque-là inculte. Ce fut encore par son conseil et ceux du chevalier Flcury-Lacoste, auteur d'un Bon manuel d'agriciilhire. que fut créé le vignoble de Prangins (Suisse) appartenant au prince Jérôme Napoléon. De toutes ces recherches, de toutes ces expériences, est no, en 1850, un volume intitulé : Culture de la vigne et vinification. A dater de celle époque, Guyot s'est mis à visiter toutes les régions de la France pour élever un véritable monument sur les habitudes, les mœurs, la vie des populations adonnées à la culture de la vigne, et, de 18G1 à 1868, il publia chaque année des rapports qui forment trois gros volumes in-'i'*, avec gravures el ce titre : Étude des vignobles de France, pour sei^vir à renseignement mutuel de la viticulture et de la vinification française.

Jules Guyot est mort, le 51 mars 1872, au château de Lavigny (Côte-d'Or) chez le comte de La Loyère, un des plus considérables représentants de la viticulture. Ses pul)lications portent les titres suivants :

I. Delà vie universelle. Th. de Paris, 24 janv. tSÛÔ, 111-4". — II. Traité de l'incubation et de son influence Ikcrapeutique. Pari^, tSiO, iii-8", avec 5 pi. — III. Des mouvements de l'air et des pressions de l'air en mouvement. Paris, 1855, iii-S". — IV. Mémoire sur la fracture du col du fémur et sur un nouvel appareil propre à la maintenir réduite. Paris, 1854, iii-S". — V. Éléments de phy.'iii/ue <jénerale. i'aris, tSÔ^, in-S". — YI. De l'emploi de la chaliiv dans le traitement des ulvh-cs, des plaies, apri^s tes amputations et les grandes opéralions cliirurgicales, de l'hystérie, des maladies de la peau, du rhumatisme, de la péritonite puerpérale, de l'œdème, du phlegmon, de l'érysipèle et des tumeurs blanches. Paris, 1842, in-S". — VII. Culture de la vigne et vinification. Paris, 1860, in- 12. — Il a laissé en manuscrit un opuscule intitul''' : L'amour expérimental, qui a été récemment publié, avec une préface par M- Georges Barrai. A. C.

GUYTOX DE MORVEAU (Louis-Bernard). Nous empruntons à l'excellent article de la hiograpiiie médicale, éditée à la suite du Dictionnaire des sciences médicales (1851), la notice suivante :

Guyton de Morvean, savant et hiborieux chimiste, naquità Dijon ie4janvier 1757. Son père, professeur en droit, le destina de très-bonne heure à la magistrature,, et en effet, dès l'année 1755, après avoir obtenu les dispenses nécessaires, il fut pourvu de la charge d'avocat général au parlement de Dijon, dont il exerça les fonctions jusqu'en 1782. « Ses plaidoyers, dit Cuvier, et autres discours tenus dans des occasions importantes, où il traite plusieurs grandes questions de législature, de morale et d'instruction publique, ont été imprimes en 1785,. et prouvent qu'il ne manquait ni des talenls qui font l'orateur , ni des connaissances qui sont nécessaires au jurisconsulte, ni des vues élevées qui caractérisent le magistrat ; quelques vers de sa première jeunesse, et trois volumes de discours et d'éloges, publiés en 1775, annoncent aussi qu'il ne lui aurait pas été impossible de se distinguer par ses talents littéraires. » Mais les sciences naturelles, en particulier la physique et la chimie, curent constamment plus d'attrails pour lui que toute autre occuiiation. 11 avait une telle prédilection pour ces sciences, qu'en 1774, époque où il était chancelier de l'Académie de Dijon, il obtint des États de Bourgogne la fondation de cours pubUcs de chimie, de minéralogie et de matière médicale. Ce fut alors qu'on vit l'exemple, inouï jusqu'alors, d'un homme qui, aux fonctions de magistrat, réunissait aussi celle de professeur, car Guyton se chargea de faire des leçons de chimie. Cette chaire ne pouvait tomber en des mains plus habiles ; pendant treize ans il la remplit avec beaucoup de succès, et son zèle, son exemple, ne contribuèrent pas peu à répandre dans la province le goût des sciences et de leurs applica-

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